COMPOSITEURS

 

 

 

ADAM Adolphe Charles. Compositeur, critique musical et directeur de théâtre français (Paris, 24 juillet 1803 ‑ rue de Buffault, Paris, 03 mai 1856) enterré au cimetière Montmartre (5e division). Fils de Jean-Louis [Johann Ludwig] Adam (Müttersholz, près de Sélestat, Bas-Rhin, 03 décembre 1758 - Paris, 08 avril 1848), pianiste, compositeur et musicologue. Père de L. Adam (mort à 19 ans le 10 août 1851). Il travailla avec Benoist, puis avec Boieldieu. Son premier ouvrage, Pierre et Catherine (1829), inaugure une série de 24 œuvres, parmi lesquelles plusieurs lui ont valu une gloire durable. Il est l’auteur du plus célèbre des ballets romantiques, Giselle (1841), qui est resté l’archétype du genre. Une grande part de sa gloire lui vient de son trop fameux Noël. Créateur et directeur du Théâtre-National (1847‑1848), il donna de nombreux et fort intéressants articles de critique musicale, qui furent réunis plus tard (Souvenirs d’un musicien, Paris, 1857 ; Derniers souvenirs d’un musicien, Paris, 1859). Membre de l’Institut en 1844, il succède à son père comme professeur de composition au Conservatoire en 1849. Œuvres lyriques : Pierre et Catherine (1829) ; le Chalet (Opéra-Comique, 1834) ; le Postillon de Longjumeau (Opéra-Comique, 1836) ; le Roi d’Yvetot (1842) ; Richard en Palestine (1844) ; le Toréador (Opéra-Comique, 1849) ; Si j’étais roi (1852) ; le Sourd ou l’Auberge pleine (Opéra-Comique, 1853).

 

ALFANO Franco. Compositeur italien (Naples, 08 mars 1876 San Remo, 27 octobre 1954). Professeur de composition à Bologne (1916), à Turin (1923), puis directeur de l'Académie Sainte-Cécile à Rome (1942), du Lycée musical Rossini à Pesaro (1950), enfin surintendant du théâtre Massimo à Palerme. Ses premières compositions lyriques, Miranda (1896) et la Fonte di Eschi (1898), sont aujourd'hui oubliées. Il s'impose en 1904 avec Résurrection, tirée du roman de Tolstoï. Adepte de l'école vériste, il écrivit encore l'Ombre de Don Juan (1914), la Légende de Sakountala (1923) et Cyrano de Bergerac (1936). Il termina en 1925 la partition de Turandot laissée inachevée par Puccini.

 

AUBER Daniel François Esprit. Compositeur français (Caen, Calvados, 29 janvier 1782* Paris, 12 mai 1871) enterré au Père-Lachaise (4e division, buste par Dantan). Élève de Cherubini, il débuta au théâtre avec une pièce de Népomucène Lemercier représentée au château de Chimay en 1812. A Paris, ses deux premiers ouvrages furent des échecs, mais la Bergère châtelaine en 1820 attira l'attention sur lui. Durant un demi-siècle il devait être le principal fournisseur de l'Opéra et de l'Opéra-Comique, utilisant souvent des livrets de Scribe avec lequel il s'était lié d'amitié. Il toucha à tous les genres, traitant la Neige à la manière de Rossini, avec force vocalises, et le Maçon dans un style très dépouillé. Avec la Muette de Portici, il s'installa dans la grandiloquence du grand opéra. Tout cela d'ailleurs avec une sûreté de métier qui ne laissait rien au hasard. Membre de l'Académie des Beaux-arts en 1829, directeur des Concerts de la cour en 1839, il succéda à Cherubini comme directeur du Conservatoire en 1842 et le resta jusqu'à sa mort. Parmi les 45 ouvrages qu'il signa, on peut retenir Fra Diavolo (1830), le Cheval de bronze (1835), l'Ambassadrice (1836), le Domino noir (1837), les Diamants de la couronne (1841), Haydée (1847). De 1839 à sa mort, il habita 22 rue Saint-Georges à Paris.

 

AUDRAN Edmond. Compositeur français (Lyon, Rhône, 12 avril 1840* Tierceville, Calvados, 17 août 1901 ou Tierceville, Seine-et-Oise, 17 mars 1901) enterré au cimetière de Montmartre (28e division). Fils de Marius Audran (1816-1887), premier ténor de l'Opéra-Comique, il s'orienta d'abord vers la musique religieuse. Il fit jouer, à Marseille, ses premières opérettes dont le Grand Mogol (1877) qui obtint un brillant succès. En 1878 il se fixa à Paris où durant vingt ans il écrira toute une série d'ouvrages bien venus. Ses partitions sont saines, simples et séduisantes. Certaines sont restées au répertoire de nos scènes d'opérettes : la Mascotte (1880), Gillette de Narbonne (1882), Miss Helyett (1890), la Poupée (1896).

Etudes à l'Ecole Niedermeyer ; prix de composition (1859). Maître de chapelle à l'Eglise Saint-Joseph de Marseille (1861). Débute à Marseille par l'Ours et le Pacha, opérette (1862) ; donne ensuite la Chercheuse d'esprit, opérette en 1 acte d'après Favart (1868) ; la Nivernaise, opérette en 1 acte (1866) ; le Petit Poucet, opérette en 3 actes (1868) ; le Grand Mogol, opérette-vaudeville en 3 actes avec Chivot et Duru (1877). Fait ensuite représenter à Paris : la Sulamite, oratorio (Salle Herz) ; la Saint-Valentin, 1 acte (Cercle Saint-Arnaud, 1878) ; en collaboration avec Chivot et Duru : les Noces d'Olivette, opéra-comique en 3 actes (Bouffes-Parisiens, 13 novembre 1879) ; la Mascotte, opéra-comique en 3 actes (Bouffes-Parisiens, 29 décembre 1880) ; Gillette de Narbonne, opéra-comique en 3 actes (Bouffes-Parisiens, 11 novembre 1882) ; la Dormeuse éveillée, opéra-comique en 3 actes (Bouffes-Parisiens, 29 décembre 1883) ; les Pommes d'Or, féerie, avec Blondeau, Monréal, Chivot et Duru (Comédie-Parisienne, 12 février 1883) ; le Grand Mogol (reprise, Gaîté, 21 septembre 1884) ; Pervenche, opéra-comique en 3 actes avec Chivot et Duru (Bouffes-Parisiens, 31 mars 1885) ; Serment d'amour, opéra-comique en 3 actes avec Ordonneau (Nouveautés, 19 février 1886) ; la Cigale et la Fourmi, opéra-comique en 3 actes avec Chivot et Duru (Gaîté, 30 octobre 1886) ; la Fiancée des Verts-Poteaux, opéra-comique en 3 actes avec Ordonneau (Menus-Plaisirs, 08 novembre 1887) ; le Puits qui parle, opérette-fantaisie avec Burani et de Beaumont (Nouveautés, 15 mars 1888) ; Miette, opéra-comique en 3 actes avec Ordonneau (Renaissance, 24 septembre 1888) ; la Fille à Cacolet, comédie en 3 actes avec Duru et Chivot (Variétés, 10 juillet 1889) ; la Lune, pantomime avec Beissier (Vaudeville, 11 mai 1890) ; l'Œuf rouge, opéra-pantomime en 3 actes avec Busnach et Vanloo (Folies-Dramatiques, 14 mars 1890) ; Miss Helyett, opéra-comique en 3 actes avec Boucheron (Bouffes-Parisiens, 12 novembre 1890) ; l'Oncle Célestin, opérette en 3 actes avec Ordonneau et Kéroul (Menus-Plaisirs, 24 mars 1891) ; Article de Paris, opéra-comique en 3 actes avec Boucheron (Menus-Plaisirs, 17 mars 92) ; Sainte-Freya, opéra-comique en 3 actes avec Boucheron (Bouffes-Parisiens, 04 novembre 1892) ; Madame Suzette, opérette en 3 actes avec Ordonneau et Sylvane (Bouffes-Parisiens, 29 mars 1893); Mon Prince, opérette en 3 actes avec Clairville et Sylvane (Nouveautés, 18 novembre 1893) ; l'Enlèvement de la Toledad, opéra-comique en 3 actes avec Fabrice Carré (Bouffes-Parisiens, 17 octobre 1894) ; la Duchesse de Ferrare, opérette en 3 actes avec Boucheron (Bouffes-Parisiens, 25 janvier 1895) ; Photis, comédie lyrique en 3 actes avec Louis Gallet (Genève, février 1896 ; reçue à l'Opéra-Comique) ; la Reine des reines, opéra bouffe en 3 actes avec Flers (Eldorado, 14 octobre 1896) ; la Poupée, opéra-comique en 4 actes avec Ordonneau et Valabrègue (Gaîté, 21 octobre 1896) ; M. Lohengrin, opérette en 3 actes avec Fabrice Carré (Bouffes-Parisiens, 30 novembre 1896). Audran a fait en outre représenter en 1887 à l'Alhambra de Bruxelles le Paradis de Mahomet, opérette en 3 actes. Il est l'auteur d'une Messe avec soli, chœurs et orchestre exécutée en 1875, à Marseille, puis à Paris (Église Saint-Eustache). Ouvrages non représentés en 1897 : les Petites Femmes, pièce en 4 actes avec Sylvane (reçue au Palais-Royal) ; la Princesse blonde, opéra-comique en 3 actes avec Chivot ; etc. En 1897, il habitait 27 rue Guillaume-Tell à Paris.

 

BACHELET Alfred. Compositeur et chef d'orchestre français (Paris, 26 février 1864 Nancy, Meurthe-et-Moselle, 10 février 1944). Grand prix de Rome en 1890, il entra à l'Opéra comme chef des chœurs dès son retour de la villa Médicis. En 1907 il montait au pupitre pour diriger Faust. Nommé directeur du conservatoire de Nancy en 1919, il y organisa les Concerts populaires qui révélèrent plus d'une partition contemporaine. Comme compositeur, il manifesta un puissant tempérament dans trois œuvres qu'il écrivit sans la moindre concession au goût des foules : Scemo (Opéra, 1914), Quand la cloche sonnera (Opéra-Comique, 1922) et Un jardin sur l'Oronte (Opéra, 1932). Elu membre de l'Académie des Beaux-arts en 1929, en remplacement d'André Messager.

 

BALFE Michael (Michael William BALPHE dit). Compositeur, chef d'orchestre et baryton irlandais (Dublin, 15 mai 1808 Rowney Abbey, Hertfordshire, 20 octobre 1870). Père de Victoire Balfe. Cet extraordinaire touche-à-tout commença des études musicales à Dublin, les perfectionna à Londres où dès l'âge de seize ans, il jouait de petits rôles au Drury Lane, puis il partit pour l'Italie travailler avec Filippo Galli. En 1827 il chante Figaro du Barbier de Séville au Théâtre-Italien de Paris devant Rossini dont il devient l'ami. En 1829 il est baryton à l'Opéra de Palerme et en 1835 chante Papageno au Covent Garden. C'est à Palerme qu'il compose son premier opéra, I Rivali di se stesso, dont il dirige lui-même la création, ce qui l'incite à entreprendre une carrière de chef d'orchestre. Il sera affiché comme tel à Paris en 1842, à Londres en 1850 au Drury Lane et dix ans plus tard au Covent Garden. Il voyagea d'ailleurs dans toute l'Europe, Russie comprise, et partout ses œuvres étaient représentées. Il en signa une vingtaine dont une Manon Lescaut que créa la Malibran (1836), une Fille de Bohême que le Théâtre-Lyrique de Paris afficha en 1869, et trois ouvrages créés à Paris : à l'Opéra-Comique le Puits d'amour (1843) et les Quatre Fils Aymon (1845), à l'Opéra l'Étoile de Séville (1845). Désireux de fonder une école d'opéra spécifiquement anglaise, il donna ses dernières œuvres à Londres. Puis, brusquement, en 1864, il abandonne toute activité musicale pour se retirer dans le Hertfordshire et y terminer sa vie en gentleman farmer.

 

BANÈS Antoine. — Compositeur français (1856–1924). => biographie

 

BARBIER Frédéric. Compositeur français (1829–1889). => biographie

 

BARBOT Paul. Ténor, compositeur et pianiste français (1827–1913). => biographie

 

BASTIDE Paul. Compositeur et chef d'orchestre français (1879–1962). => biographie

 

BEMBERG Hermann. Compositeur et pianiste anglais (Paris, 29 mars 1861 – 1931). Études au Conservatoire dans les classes de Dubois, Franck et Massenet. Couronné en 1887 (prix Rossini). Débute au théâtre par le Baiser de Suzon, opéra-comique en 1 acte avec Pierre Barbier (Opéra­-Comique, 04 juin 1888) ; donne ensuite Elanie (Londres, Covent-Garden, 1892-93 ; puis New York, Métropolitain, 1894) ; la Ballade du désespéré (Aix-les-Bains, 1895), etc. Bemberg est l'auteur de nombreuses mélodies et d'une Mort de Jeanne d'Arc, composée en 1887 et non exécutée. En 1897, il habitait 30 avenue de Messine à Paris.

 

BÉRIOT Charles Wilfrid de. Compositeur et pianiste français (Paris, 12 février 1833 – Sceaux-du-Gâtinais, Loiret, 22 octobre 1914). Second fils de Charles Auguste de Bériot. Il étudia le piano avec Thalberg après être sorti de l'Ecole militaire à l'âge de vingt ans. Il enseigna le piano à l’école Niedermeyer (1886) et au Conservatoire de Paris (1887). Il est l’auteur de 2 ouvrages sur l’art d’accompagner. Principales compositions : Fernand Cortez, poème symphonique ; Fantaisie-Ballet, pour violon ; deux Quatuors, avec piano ; Trio ; Sonate, piano et flûte ; Septuor ; Sonate à deux pianos ; Ouvertures ; trois Concertos de piano ; Méthodes ; Mélodies pour le chant ; une soixantaine de morceaux de piano, etc. Il participa en 1887 à une opérette collective, le Baron Frick. En 1897, il habitait 19 rue Eugène-Flachat à Paris.

 

BERNICAT Firmin. Compositeur français (1842–1883). => biographie

 

BERTON Henri François. Compositeur français (1784–1832). => biographie

 

BERTON Henri Montan. Compositeur français (1767–1844). => biographie

 

BERTON Pierre Montan. Compositeur français (1727–1780). => biographie

 

BEYDTS Louis. Compositeur et critique musical français (Bordeaux, Gironde, 29 juin 1895 Caudéran, Gironde, 15 septembre 1953). Disciple de Messager et de Reynaldo Hahn, il a conservé la tradition des partitions claires et mélodiques soutenues d'une subtile orchestration. Possédant une technique solide, une fine intelligence et du bon goût, il a signé de délicieuses opérettes : Moineau, A l'aimable Sabine et de bonnes musiques de films : la Kermesse héroïque (1935), le Diable boiteux et le Secret de Mayerling (1948). Critique musical sévère mais pertinent, il fut nommé directeur de l'Opéra-Comique en 1952.

 

BIZET Georges. Compositeur français (1838–1875). => biographie

 

BLAISE Adolphe Benoît. Compositeur et chef d'orchestre français (Paris, 1700 Paris, 1772). Il écrivit la musique de nombreux ballets et de petits opéras-comiques représentés à la foire Saint-Germain et à la Comédie-Italienne. Deux de ces derniers furent repris par l'Opéra-Comique : Annette et Lubin (1862) puis Isabelle et Gertrude (1865). Il fut chef d'orchestre à l'Opéra-Comique (salle des Menus-Plaisirs de 1750 à 1753 ; Hôtel de Bourgogne de 1760 à sa mort).

 

BLASIUS Matthieu-Frédéric. Compositeur et chef d'orchestre français (Lauterbourg, Bas-Rhin, 23 avril 1758 Versailles, Yvelines, 1829). Ce fut un des plus précieux chefs de l'Opéra-Comique où il débuta le 01 avril 1790 et où il dirigea pratiquement tous les ouvrages jusqu'en 1816. Il fut le créateur à Paris de l'Enlèvement au sérail, au théâtre Olympique. Compositeur, il signa des romances, des pages de musique de chambre, des marches militaires et quelques charmants petits opéras-comiques comme la Paysanne supposée (1788), les Trois Sultanes (1792) et l'Amour ermite (1793). Professeur au Conservatoire dès sa fondation, il a laissé une méthode de clarinette qui fit longtemps autorité.

 

BLAZE (CASTIL-). Critique musical et compositeur français (1784–1857). => biographie

 

BLAZE Henri. Compositeur et critique musical français (1763–1833). => biographie

 

BOISDEFFRE Charles Henri René LE MOUTON de. Compositeur français (Vesoul, Haute-Saône, 03 avril 1838 – Vézelise, Meurthe-et-Moselle, 25 novembre 1906*). Il n'a rien écrit pour le théâtre ; il s'est distingué surtout dans la musique religieuse et quantité de mélodies pour chant et piano. Parmi ses principales œuvres il convient de citer : Trio en mi bémol, pour piano, violon et violoncelle (1re exécution 1870) ; Quintette, pour piano et instruments à corde (1872) ; Sonate, pour piano et violon (1872) ; Quatuor, pour piano, violon, alto et violoncelle (1877) ; Marche religieuse, pour orchestre (concerts du Trocadéro, 1878) ; Cantiques des cantiques, paraphrase biblique (1878) ; Moïse sauvé des eaux, scène biblique pour soli, chœur et orchestre (1880) ; Septuor, piano et instruments à vent (1885) ; Ewa la folle, légende norvégienne, pour soli, chœurs et orchestre (1886) ; Dans la Forêt, ode symphonique pour ténor, chœurs et orchestre (1888) ; Sextuor, pour piano et instruments à cordes (1888) ; Messe solennelle, pour 4 voix, chœurs, orgue, et orchestre (Saint-Eustache, 22 novembre 1890) ; 2e Sonate, pour piano et violon (1891) ; Sonate, pour piano et violoncelle (1894) ; Symphonie en la mineur (1894), etc. Autres œuvres : Six recueils de six mélodies pour chant et piano ; un nombre considérable de pièces pour instruments à cordes et à vent, avec accompagnement de piano, etc. En 1883, les œuvres de Musique de chambre de M. de Boisdeffre ont été couronnées par l'Académie des Beaux-Arts (Prix Chartier). Chevalier de la Légion d'honneur (1894). En 1897, il habitait 46 rue du Général-Foy à Paris.

 

BOITO Enrico dit Arrigo. Compositeur et homme de lettres italien (Padoue, 24 février 1842 Milan, 10 juin 1918). Au sortir du Conservatoire de Milan il vint travailler à Paris où il se lia avec Rossini, Auber, Berlioz et Verdi pour lequel il écrivit le poème de l'Inno delle nazioni (1862). Au cours de ses voyages en Europe il s'avisa des faiblesses des opéras italiens et songea à leur apporter les réformes de structure et d'esthétique que Wagner apportait au théâtre lyrique allemand. C'est dans ce but qu'il composa Mefistofele, poème et musique, sur le même sujet que le Faust de Gounod (1868). Mais son effort pour un nouveau style de l'opéra italien se manifesta surtout dans les livrets qu'il signa pour Facio, Catalini, Mancinelli et Palombo. Il écrivit pour Ponchielli celui de la Gioconda et pour Verdi ceux d'Otello (1887) et Falstaff (1893). Compositeur, on lui doit encore Nerone, terminé par Toscanini qui le créa en 1924, et Orestiade qui ne fut jamais représenté.

 

BONDEVILLE Emmanuel. Compositeur français (Rouen, Seine-Maritime, 29 octobre 1898 – 1987). Il travailla avec Albert Wolff qui dirigea ses premières œuvres : le Bal des pendus aux Concerts Lamoureux (1933) et l'École des maris à l'Opéra-Comique (1935). Un des fondateurs du Triton, il fut à partir de 1936 directeur musical de stations de radio. Directeur de l'Opéra-Comique en 1949, il devint celui de l'Opéra en 1952. Il a également signé Madame Bovary (Opéra-Comique 1951) et Cléopâtre (Rouen 1974). Membre de l'Académie des Beaux-arts, (1959 ; secrétaire perpétuel, 1964).

 

BOULANGER Ernest. Compositeur français (1815–1900). => biographie

 

BOURGAULT-DUCOUDRAY Louis. Compositeur français (1840–1910). => biographie

 

BRUNEAU Louis Charles Bonaventure Alfred. Compositeur, chef d'orchestre et critique musical français (Paris, 03 mars 1857 Paris, 15 juin 1934) enterré au cimetière des Batignolles. Elève de Massenet, il hérita de son maître un langage simple et clair, mais s'écarta de lui quant aux sujets. Influencé par le naturalisme littéraire, il voulut le transplanter dans l'opéra et choisit ses héros parmi les humbles : ouvriers, paysans, soldats. Aussi eut-il souvent Zola comme librettiste. Son théâtre s'enrichit d'ailleurs de l'esprit social de son temps, non sans certaines prétentions humanitaires et philosophiques. Il débuta en 1885 avec Kérim, au théâtre du Château-d'Eau, puis signa successivement pour l'Opéra-Comique le Rêve (1891), l'Attaque du moulin (1893), l'Ouragan (1901), l'Enfant roi (1905), les Quatre Journées (1916), le Roi Candaule (1920) et Angelo (1928) ; pour l'Opéra Messidor (1897), le Jardin du paradis (1923) et Virginie (1927). Son Naïs Micoulin fut créé à Monte-Carlo en 1907. Il fut aussi un critique musical estimé, collaborant au Gil Blas, au Figaro et au Matin.

Études musicales au Conservatoire ; premier prix de violoncelle (1874) ; premier second Grand Prix de Rome (1881). Débute au théâtre par Kerim, drame lyrique en 3 actes, avec P. Milliet et Lavedan (Théâtre-Lyrique, 09 juin 1887) ; fait ensuite représenter le Rêve, drame lyrique en 4 actes avec Louis Gallet, d'après Zola (Opéra-Comique, 18 juin 1891) ; l'Attaque du Moulin, drame lyrique en 4 actes, avec Louis Gallet, d'après Zola (Opéra-Comique, 25 novembre 1893). Œuvres de concert : Ouverture héroïque (concerts Pasdeloup) ; Léda, poème de H. Lavedan (concerts Godard) ; Peuthisilée, poème de Catulle Mendès (concerts Colonne) ; Lieds de France, poème de Catulle Mendès (Théâtre d'Application) ; etc. En répétitions en 1897 : Messidor, drame lyrique en 4 actes avec Émile Zola (Académie nationale de Musique). Alfred Bruneau a succédé à Darcours comme critique musical au Figaro. Le prix Monbinne lui a été décerné pour sa partition de l'Attaque du Moulin. Chevalier de la Légion d'honneur. Membre de l'Académie des Beaux-arts (1925). En 1897, il habitait 11 bis rue Viète à Paris.

 

BÜSSER Paul Henri. Compositeur et chef d'orchestre français (Toulouse, Haute-Garonne, 16 janvier 1872* Paris 16e, 30 décembre 1973). Epouse à Paris 16e le 31 mars 1958 Yvonne Gall, soprano. Prix de Rome en 1893, il fut organiste à Saint-Cloud et aborda la conduite d'orchestre en dirigeant en 1900, au théâtre du Château-d'Eau, la Reine de Saba de son maître Gounod. En 1902 il entra à l'Opéra-Comique en dirigeant le Roi d'Ys et en 1905 à l'Opéra en y créant son ballet la Ronde des saisons. Il y créera par la suite le Sortilège, Graziella, la Mégère apprivoisée, Persée et Andromède, la Vision de Mona. Reçu à l'Institut en 1938, il fut directeur de l'Opéra-Comique de 1939 à 1941 et de l'Opéra de 1946 à 1951. Depuis 1931, il dirigeait une classe de composition au Conservatoire. Compositeur, il a signé successivement Daphnis et Chloé (1897), Colomba (1921), les Noces corinthiennes (1922), la Pie borgne (1927), le Carrosse du saint-sacrement (1948), la Vénus d'Arles (1965). On lui doit d'autre part d'heureuses révisions de Mireille, des Indes galantes et d'Oberon. Il a écrit un livre de souvenirs, De Pelléas aux Indes galantes, et une très intéressante étude sur Gounod.

Premières études musicales à Toulouse (maîtrise de la cathédrale), puis à Paris, d'abord à l'école Niedermeyer et ensuite au Conservatoire. Prix de fugue en 1891 (élève de Guiraud). Premier second grand prix de Rome, cantate : Amadis de Gaule (1892) ; premier grand prix, cantate : Antigone (1893). A ce moment élève de Gounod. Envoie de Rome une suite pour orchestre : A la Villa Médicis, exécutée à Rome, puis plus tard aux concerts de l'Opéra (26 janvier 1896). Œuvres en préparation en 1897 : Colomba, drame lyrique, avec L. Gallet, d'après Mérimée ; le Miracle des Perles, 3 actes avec L. Gallet sur une Légende de Mme Jane Dieulafoy, etc. Organiste du grand orgue à Saint-Cloud depuis 1892. Membre de l'Académie des Beaux-arts (1938). En 1897, il habitait 22 rue de Saint-Pétersbourg à Paris.

 

CAHEN Albert. Compositeur français (Paris, 08 janvier 1846 – Cap-d'Ail, Alpes-Maritimes, 1903). Élève de Mme Szarvady, pour le piano ; de César Franck, pour l'harmonie, la fugue et la composition musicale. A fait représenter : Jean le Précurseur, poème biblique de L. Gallet (Concerts Colonne, 1874) ; le Bois, opéra-comique en 1 acte avec Glatigny (Opéra-Comique, octobre 1880) ; Endymion, poème mythologique de L. Gallet (Concerts Pasdeloup, mars 1883) ; la Belle au bois dormant, féerie, avec L. Gallet (Genève,  1886) ; le Vénitien, opéra en 4 actes avec Gallet (Rouen, théâtre des Arts, 14 avril 1890) ; Fleur des neiges, ballet avec J. Richard (Bruxelles, Monnaie, avril 1891) ; la Femme de Claude, drame lyrique en 3 actes de L. Gallet, d'après Dumas fils (Opéra-Comique, 24 juin 1896). En 1897, il habitait 118 rue de Grenelle à Paris.

 

CAMBERT Robert. Compositeur français (Paris, 1628 Londres, 1677). Élève du célèbre claveciniste Chambonnière, il débuta comme organiste en l'église Saint-Honoré. Surintendant de la musique d'Anne d'Autriche, il devint chef des violons du roi. Lorsque Pierre Perrin obtint le privilège de fonder une Académie de musique à Paris, il demanda à Cambert les partitions de Pomone, premier ouvrage monté par l'Opéra de Paris, et des Peines et plaisirs de l'amour. Des difficultés financières ayant compromis l'entreprise de Perrin, il se réfugia à Londres et fonda à son tour une Académie où il fit représenter son Ariane.

 

CAMONDO Isaac de. Compositeur français (1851–1911). => biographie

 

CHAMINADE Cécile Louise Stéphanie. Compositrice et pianiste française (Paris 17e, 08 août 1857 – Monte-Carlo, 13 avril 1944*). Études musicales avec Lecouppey, Savard et Marsick. A fait exécuter : Callirhoë, ballet symphonique (Marseille, 16 mars 1888) ; les Amazones, symphonie lyrique, poème de Grandmougin (Anvers, 18 avril 1888) ; deux suites d'orchestre, plusieurs morceaux de concert, etc., exécutés aux concerts Pasdeloup, Lamoureux, Colonne, à la Société philharmonique de Londres ; à Angers, Lille, Marseille, Anvers, Genève, etc. En 1897, elle habitait 39 boulevard du Midi au Vésinet.

Œuvres pour piano seul éditées chez Enoch en 1897 : Sonate en ut mineur ; Minuetto ; Libellules ; Etude symphonique ; Guitare ; Valse Caprice ; Six Etudes de concert : 1. Scherzo, 2. Automne, 3. Fileuse, 4. Appassionato, 5. Impromptu, 6. Tarentelle ; Pas des Cymbales, transcription de concert ; Callirhoë, ballet symphonique ; Sérénade, 1er air de ballet ; Pas des Amphores, 2e air de ballet ; Pas des Echarpes, 3e air de ballet ; Callirhoë (variation), 4e air de ballet ; Danse pastorale, 5e air de ballet ; Marine ; Toccata ; Pierrette ; les Willis ; Gigue ; Lolita, caprice espagnol ; Primavera (arrgt Weyler) ; la Chaise à porteurs (arrgt Tavan) ; Sérénade d'automne (arrgt Weyler) ; Scaramouche ; Havanaise ; Mazurk’ suédoise ; les Sylvains ; Arabesque ; Studio ; la Morena ; Pièce dans le style ancien ; Danse ancienne ; Six Romances sans paroles : 1. Souvenance, 2. Elévation, 3. Idylle, 4. Eglogue, 5. Chanson bretonne, 6. Méditation ; Deuxième Valse ; Prélude pour orgue ou piano ; Troisième valse brillante ; Terpsichore, air de ballet ; Chanson napolitaine ; Ritournelle, transcription ; Trois Préludes mélodiques : n° 1 en la mineur, n° 2 en fa majeur, n° 3 en ré mineur ; Vert-galant ; Ballade ; Six Pièces humoristiques : 1. Réveil, 2. Sous bois, 3. Inquiétude, 4. Autrefois, 5. Consolation, 6. Norvégienne.

 

CHARPENTIER Gustave. Compositeur et chef d'orchestre français (Dieuze, Moselle, 25 juin 1860* – Paris 8e, 18 février 1956*) enterré au Père-Lachaise (10e division). Frère de Victor Charpentier, violoncelliste. Fait ses études à Tourcoing où ses parents viennent habiter après la guerre. Entre à quinze ans, comme employé, dans une filature où il reste deux ans. Entre ensuite au Conservatoire de Lille, où il remporte quelques prix, puis vient au Conservatoire de Paris (1881). De la classe de violon de Massart il passe au cours d'harmonie de Pessard, où il concourt deux fois sans résultat. Enfin, en 1885 il entre dans la classe de composition de Massenet et en sort, en 1887, avec le premier grand prix de Rome. De retour de la Villa Médicis il fait exécuter : Impressions d'Italie, suite d'orchestre (Institut, puis Concerts Lamoureux et Colonne) ; Didon, scène lyrique (Institut, Concerts Colonne, puis Bruxelles, 1888) ; les Fleurs du mal, mélodies d'après Baudelaire ; Quinze poèmes chantés, dont plusieurs avec chœurs et orchestre ; la Vie du Poète, drame lyrique (Opéra, 17 juin 1892) ; Sérénade à Watteau (Jardin du Luxembourg, 09 novembre 1896), etc. Œuvres terminées en 1897 : Louise, drame lyrique en 4 actes et 5 tableaux ; Orphée, légende lyrique en 4 actes et 6 tableaux ; Tête rouge, pièce lyrique, etc. Membre de l'Académie des Beaux-arts (1912). En 1897, il habitait 6 rue Custine à Paris.

 

CHAUMET J.-B. William. Compositeur français (Bordeaux, Gironde, 26 avril 1842 – Gajac, Gironde, 1903). Prix Cressent et prix Rossini. Comme œuvres lyriques il a fait représenter : le Péché de Géronte, opéra-comique en 1 acte (Théâtre-Lyrique de l'Athénée, janvier 1873) ; Idéa, poème dramatique, avec tableaux vivants (Bordeaux, Folies-Bordelaises, août 1873) ; Bathyle, opéra-comique en 1 acte, poème d'Ed. Blau (Opéra-Comique, 04 mai 1877) ; Hérode, poème dramatique, paroles de Georges Boyer (Conservatoire, 1885 ; Bordeaux, Grand-Théâtre, 1895) ; Mamzelle Pioupiou, pièce en 5 actes, avec Bisson (Porte-Saint-Martin, 31 mai 1889), etc. Chaumet est l'auteur d'un grand nombre de morceaux de concert, pour orchestre, piano, chant, etc. Œuvre terminée en 1897 : Mauprat, drame lyrique en 4 actes avec Gallet et Ed. Blau, d'après George Sand. En 1897, il habitait 37 boulevard Berthier à Paris.

 

CHOUDENS Antony. Compositeur et éditeur de musique suisse (1848–1902). => biographie

 

CHRISTINÉ Henri. Compositeur français (Genève, 1867 Paris, 1941). Professeur au lycée de Genève, il jouait du piano et de l'orgue, et épousa une chanteuse de café-concert pour laquelle il composa des chansons. Dranem, Mayol, Polin, Fragson comptèrent bientôt parmi ses interprètes. Il débuta dans l'opérette par de petits actes représentés à la Scala de Paris. Phi-Phi le rendit célèbre lorsqu'elle fut créée aux Bouffes-Parisiens le 11 novembre 1918 dans l'euphorie de l'armistice. Il connut par la suite d'autres succès avec Dédé (1921), P.L.M. (1925) et le Bonheur, mesdames (1934). En 1933, il fonda l'Amicale des compositeurs français de musique légère qui se proposait de réagir contre l'invasion de la France par les opérettes étrangères.

 

CIEUTAT Henry-Maurice. Compositeur français (Paris, 15 juillet 1861 –). Élève de Samuel Rousseau pour la composition musicale. Débute en 1885 par des petites pièces jouées à l'Eldorado et à la Scala, où il fait représenter jusqu'en 1893 : le Singe de Coralie, la Crémaillère, Mariage à bout portant, la Chaste Suzanne, Procès-verbal, etc., opérettes en un acte, en collaboration avec P. Bilhaud, Beissier, Remy, Sémiane, Dahl, etc. Fait jouer en outre : le Furet, 1 acte (Porte-Saint-Martin, 1887) ; la Jeunesse de la Tour, opéra-comique en 3 actes avec Lepailleur (Cambrai, 28 mars 1887, puis Lille, Saint-Quentin) ; le Château de Mac-Arott, ballet-féerie en 5 tableaux avec Mythe (Folies-Bergère, 03 mai 1887) ; Paris-Cancans, revue, musique de scène (Folies-Dramatiques, 1887) ; le Rêve, opéra-comique en 1 acte avec Sémiane et Gérès (Menus-Plaisirs, 18 février 1888) ; puis de 1888 à 1893 : le Collier, opéra-comique en 1 acte ; le Lys, pantomime en 1 acte ; Pan, scène musicale ; Pierrot puni, opéra-comique en 1 acte (Menus-Plaisirs, Bouffes-Parisiens, Lyon, Genève, Rouen, Vichy, etc.) ; les Joujoux, ballet en 1 acte avec Beissier (Casino de Paris, 1894) ; Fiammina, ballet-pantomime (Casino de Paris, 1896) ; Vénus à Paris, ballet-pantomime en 5 tableaux avec Beissier et Mercklein (Casino de Paris, 09 septembre 1896). Pièces terminées en 1897 : l'Anneau de Salomon, 5 actes avec Remy et L. Vasseur ; le Prix de Beauté, 3 actes avec Remy et Lepailleur ; Lully, pièce en 3 actes avec Michel Carré et Remy ; Lucile, drame lyrique avec Legrand ; Crispin battu, 1 acte avec L. Gallet ; la Fleur rouge, ballet en 2 actes avec L. Gallet ; le Fruit défendu, 1 acte avec J. Barbier ; Mimi-Pinson, 1 acte avec Remy et Sémiane, etc. M. Cieutat qui a été secrétaire de MM. Paul Mantz et Kaempfen, directeurs des Beaux-Arts, est attaché à l'administration des Beaux-Arts. En 1897, il habitait 20 rue de Rivoli à Paris.

 

CILEA Francesco. Compositeur et pianiste italien (Palmi, Calabre, 23 juillet 1866 Varazza, Ligurie, 20 novembre 1950). Il fit ses études au conservatoire de Naples, où fut créé en 1889 son premier opéra, Gina. S'apparentant à l'école vériste italienne, il triompha à la Scala en 1897 avec son Arlésienne. Mais sa grande œuvre restera Adrienne Lecouvreur qui fut créée au Teatro Lirico de Milan en 1902. Il fut professeur au Conservatoire de Naples de 1890 à 1892, dirigea celui de Palerme de 1915 à 1917 et revint à celui de Naples, comme directeur, en 1935.

 

CLAIRVILLE Edouard. Compositeur français (1854–1904). => biographie

 

CLÉRICE Justin. Compositeur français d'origine argentine (Buenos Aires, 16 octobre 1863 – Toulouse, Haute-Garonne, 09 septembre 1908*). Vient à Paris en 1882 et entre au Conservatoire (classes de Delibes et Pessard). Fait représenter le Meunier d'Alcala, opéra-comique en 3 actes avec Garrido et Lafrique (Lisbonne, Théâtre Trinidad, 10 avril 1887) ; Figarella, opéra-comique en 1 acte avec Grandmougin et Méry ; M. Huchot, vaudeville en 1 acte avec Térésand (Bouffes-Parisiens, 03 juin et 03 novembre 1889) ; Au pays noir, ballet en 2 actes avec Lafrique (Anvers, Théâtre-Royal, 13 novembre 1891) ; le 3me Hussards, opérette en 3 actes avec Mars et M. Hennequin (Gaîté, 14 mars 1894) ; Phrynette, 1 acte avec Beissier (Parisiana-Concert, 28 janvier 1895) ; Léda, pantomime avec Beissier (Parisiana, février 1896), etc. En préparation en 1897 : les Œufs de Pâques, comédie lyrique en 2 actes avec Méry ; Colibri, ballet avec Ed. Noel ; la Petite Vénus, 3 actes avec Ordonneau et Raymond ; Margaredd, 4 actes avec Dubarry ; Flagrant Délit, opéra-comique avec Jahyer et Puech ; la Dame de cœur, ballet en 2 actes avec Mars ; etc. En 1897, il habitait 17 boulevard de la Chapelle à Paris.

 

COHEN Jules Emile David. Compositeur français (Marseille, Bouches-du-Rhône, 02 novembre 1835* – Paris, 13 janvier 1901). Vient à Paris, entre au Conservatoire, y remporte les premiers prix de piano (1850, classe Marmontel), d'orgue (1852, classe Benoit) ; de contrepoint et de fugue (1851, classe d'Halévy). A été Inspecteur de la musique de la chapelle de l'Empereur Napoléon III, professeur au Conservatoire pendant 35 ans ; chef de chant et des chœurs, à l'Opéra, pendant 20 ans. A fait représenter : Maître Claude, opéra-comique en 1 acte avec Saint-Georges et de Leuven (Opéra-Comique, 18 mars 1861) ; José Maria, opéra-comique en 3 actes avec Meilhac et Cormon (Opéra-Comique, 16 juillet 1866) ; les Bleuets, opéra-comique en 4 actes avec Cormon et Trianon (Théâtre-Lyrique, 23 octobre 1867) ; Déa, opéra-comique en 2 actes avec Cormon et M. Carré (Opéra-Comique, 30 avril 1871). Jules Cohen a composé les Chœurs d'Athalie, les Chœurs d'Esther, les Chœurs et ballet de Psyché, exécutés à la Comédie-Française ; trois Cantates, exécutées à l'Opéra, à l'Opéra-Comique et au Théâtre-Lyrique. Plusieurs Messes, catholiques et israélites ; deux Aubades, pour les distributions de prix du Conservatoire ; Deux cents morceaux de chant, autant de piano, à deux mains, quatre mains et deux pianos ; plusieurs Symphonies, Oratorios, morceaux divers, etc. En 1897, il habitait 71 rue de Monceau à Paris et Villa des Bleuets à Herblay.

 

COQUARD Arthur. Compositeur français (Paris, 1846 – Paris, 1910). Docteur en droit (1870), ami de Duparc, attaché à la Bibliothèque nationale, il décide de se consacrer à la musique et de poursuivre ses études sous la direction de César Franck. Censeur et directeur des études musicales à l’Institution des jeunes aveugles (1852‑1899), critique musical au Correspondant, au Monde, à l’Univers, il tiendra, à l’Echo de Paris, la rubrique de la musique jusqu’à sa mort. Son œuvre comporte des partitions dramatiques (l’Epée du roi, 1884; le Mari d’un jour, 1886 ; la Jacquerie, 1895 ; Jahel, 1900 ; la Troupe Jolicoeur, 1903 ; Isdroning, Oméa, 1908 ; la Reine de Beauce), des musiques de scène, des suites d’orchestre (Eté), des mélodies (Joies et douleurs). Il a laissé une Histoire de la musique en France depuis Rameau (1891) et un Berlioz.

Ne peut suivre d'abord son goût pour l'art musical, forcé par sa famille de faire son droit, il pousse ses études jusqu'au doctorat, devient secrétaire de M. Martel, ancien président du Sénat, puis entre à la Bibliothèque nationale, comme employé auxiliaire, c'est alors seulement que, grâce aux loisirs que lui laissent ses fonctions, il peut se livrer à ses études musicales sous la direction de César Franck. Il débute comme compositeur par le Chant des épées (Concerts Colonne, 1876) ; puis il fait exécuter, dans les grands Concerts symphoniques à Paris, en province et à l'étranger de nombreux morceaux ou fragments d'ouvrage, parmi lesquels : Héro ; Ossian ; Andromaque ; Cassandre ; Drame antique de H. Bornier (3 parties) ; Helvétia (3 parties) ; Chœurs d'Esther, de Racine ; Jeanne d'Arc, oratorio en 3 parties ; Plainte d'Ariane ; Haï-Luli ; le Gaulois captif, etc. Au théâtre Coquard a fait représenter : l'Epée du Roi, opéra en 2 actes avec A. Silvestre (Angers, 21 mars 1884) ; le Mari d'un jour, opéra-comique en 3 actes avec d'Ennery et A. Silvestre (Opéra-Comique, 04 février 1886) ; l'Oiseau bleu, drame lyrique en 2 actes avec Simone Arnaud (Bodinière, 1894) ; la Jacquerie, drame lyrique en 4 actes avec Simone Arnaud et Edouard Blau, dont Lalo n'avait pu écrire que le 1er acte (Monte-Carlo, 09 mars 1895 ; Opéra-Comique, 23 décembre 1895). Ouvrages terminés en 1897 : Jahel, 4 actes, avec Simone Arnaud et L. Gallet, reçu à la Monnaie, de Bruxelles ; Philoctète, drame lyrique, etc. Coquard, qui est professeur de musique à l'Institution nationale des Jeunes Aveugles, a fait pendant longtemps la critique musicale au journal le Monde ; il a publié en 1891 un volume De la musique en France auquel l'Académie a décerné le prix Bordin. En 1897, il habitait 56 boulevard des Invalides à Paris.

 

COSTÉ Jules. Compositeur français (1828–1883). => biographie

 

DEFFÈS Pierre-Louis. Compositeur français (Toulouse, Haute-Garonne, 25 juillet 1819 – Toulouse, 1900). Premières études musicales (piano et harmonie) à Toulouse, ensuite au Conservatoire de Paris. Premier grand prix de Rome en 1847 avec la cantate : l'Ange et Tobie. Après un voyage en Italie et en Allemagne il fait exécuter sa première grande composition : Messe solennelle (Rome, Saint-Louis des Français, 12 janvier 1850), puis, l'année suivante, une grande Symphonie (séance publique de l'Institut). Débute au théâtre par l'Anneau d'Argent, opéra-comique en 1 acte avec Barbier et Carré (Opéra-Comique, 05 juillet 1855) ; fait ensuite représenter : la Clef des champs (Opéra-Comique, 20 mai 1857) ; Broskowano (Théâtre-Lyrique, 29 septembre 1858) ; les Petits Violons du roi, opéra-comique en 3 actes (Théâtre-Lyrique, 30 septembre 1859) ; le Café du roi (Ems, 17 avril 1861, puis Théâtre-Lyrique) ; les Bourguignonnes (Ems, 19 juillet 1862) ; la Boîte à surprises (Ems, 10 août 1864) ; Passé minuit (Bouffes-Parisiens, 24 novembre 1864) ; Valse et Menuet (Ems, 29 juillet 1865) ; le Fantôme du Rhin (Ems, août 1866) ; la Comédie en voyage (Ems, 27 juillet 1867) ; les Croqueuses de Pommes, opérette en 5 actes (Menus-Plaisirs, 29 septembre 1868) ; Petit Bonhomme vit encore (Bouffes-Parisiens, 10 décembre 1868) ; le Trompette de Chamboran (Dieppe, 08 août 1877) ; les Noces de Fernande (Opéra-Comique, 19 novembre 1879). Œuvre non représentée : la Fille de Shylock, opéra en 4 actes, avec J. Adenis. En outre Louis Deffès est l'auteur de plusieurs messes, saynètes, mélodies, chants, parmi lesquels Lenguo moundino et la Toulousiano, deux œuvres populaires dans le Languedoc. Deffès est directeur du Conservatoire de Toulouse depuis 1883 ; Chevalier de la Légion d'honneur, Officier de l'Instruction publique ; correspondant de l'Académie des Beaux-Arts.

 

DELANNOY Marcel François Georges. Compositeur et critique musical français (La Ferté-Alais, Essonne, 09 juillet 1898* Nantes, Loire-Atlantique, 14 septembre 1962). Epouse à 75010.Paris le 19 juillet 1927 Odette Ertaud, soprano. Il débuta en 1927 à l'Opéra-Comique avec le Poirier de misère qui fut contesté, mais prit sa revanche en 1930 avec le gracieux Fou de la dame. Pour l'exposition internationale de 1937, il écrivit une amusante comédie musicale, Philippine, mais son œuvre maîtresse restera Ginevra créée en 1942. Ses partitions sont claires, mélodiques et habilement orchestrées. On lui doit encore un opéra, Puck (1949), d'après le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare, et deux ballets : la Pantoufle de vair (1935) et les Noces fantastiques (1945). Il fut d'autre part un critique musical fort pertinent.

 

DESORMES Louis César. Compositeur et chef d'orchestre français (Alger, 1845 – Paris, 1898). Etudes musicales au Conservatoire de Paris ; élève d'Elwart pour l'harmonie. A composé plus de 200 chansons et romances, 500 morceaux de piano et orchestre, dont Sérénade de Mandolines, Venezia valse, En revenant de la Revue, Ma Mie, etc. Au théâtre, il a composé la musique d'un grand nombre de petites pièces : Donnez-vous la peine d'entrer, revue en 2 actes (Concert du XIXe siècle, janvier 1874) ; le Concert à Gonesse, opéra en 1 acte avec Durafour (Pépinière, 29 novembre 1874) ; les Diamants de Florinette, opérette en 1 acte avec Ordonneau (Pépinière, 20 mars 1875) ; Antonie et Cléopâtre, comédie en 1 acte avec Guenée (Palais-Royal, 17 octobre 1876) ; et une vingtaine d'opérettes représentées à l'Eldorado et dans d'autres concerts ; aux Folies-Bergère 37 ballets depuis 1883 ; les Réservistes à venir, la Seguédilla (1887) ; Dans l'inconnu (1888) ; Joujoux-Ballet, Flagrant délit (1889) ; Marine, le Roi s'ennuie (1890) ; Un atelier fin de siècle, les Perles (1891) ; Rêve d'Or, les Folies Parisiennes (1892) ; Fleur de Lotus, France et Russie, Emilienne aux Quatre z' arts (1893) ; Un duel après le Bal, les Demoiselles du XXe siècle, Chez le Directeur (1894) ; les Mines d'or (1895), etc. ; la Castillane (Toulouse, 1895) ; Surpris par l'Orage, pantomime avec Martinetti (Marseille, 1895) ; etc. Chef d'orchestre des Folies-Bergère depuis plusieurs années, Desormes a dirigé l'un des orchestres des Bals de l'Opéra pendant deux saisons (1895-1896). En 1897, il habitait 21 avenue Alphonse-Denis à Hyères (83).

 

DIAZ Eugène (Eugène Emile DIAZ DE LA PEÑA dit). Compositeur français (Paris, 27 février 1837 – Colleville-sur-Mer, Calvados, 11 septembre 1901*). Fils de Narcisse Virgile Diaz de la Peña (33.Bordeaux, 20 août 1807 – Menton, 18 novembre 1876), peintre. Étudie d'abord la peinture, puis la musique ; travaille avec Bizet, Guiraud, etc. Lauréat du prix de la Coupe du Roi de Thulé, il fait représenter cet opéra en 5 actes, poème de L. Gallet et Ed. Blau, à l'Académie nationale de musique (10 janvier 1873) ; il a donné encore au théâtre Benvenuto, drame lyrique en 4 actes, poème de Hirsch (Opéra-Comique, 03 décembre 1890). Auteur de nombreuses mélodies. Fait aussi de la peinture.

 

DIET Edmond-Marie. Compositeur français (Paris, 25 septembre 1854 – Paris, 1924). Il fit ses études sous la direction de Franck et de Guiraud, et s’orienta vers la musique de théâtre ; il a composé de nombreux opéras-comiques, opérettes, ballets et pantomimes représentés aux Menus-Plaisirs, aux Bouffes-Parisiens et à l’Athénée-Comique. Citons, parmi ses œuvres, les opéras-comiques Stratonice (1887), le Cousin Placide (1887), et les opérettes Mme Putiphar (1897), Madame la Présidente (1902).

Il a fait représenter : Stratonice, opéra-comique en 1 acte, avec Chardon (Menus-Plaisirs, 19 novembre 1887) ; le Cousin Placide, opéra-comique en 2 actes, avec Belville (Salle Kriegelstein, 17 décembre 1887, puis Liège, 1892) ; Scientia, ballet en 1 acte (Paradis-Latin, 1889) ; la Grève, pantomime en 2 actes (Galerie Vivienne) ; Masque rose, scène idylle, avec J. Rameau ; Fleur de Vertu, opérette en 3 actes avec E. Depré (Bouffes-Parisiens, 30 mai 1894) ; M. Ruy-Blas, monomime en 1 acte, avec Millanvoye et Eudel (Cercle funambulesque, 18 juin 1894) ; la Belle et la Bête, ballet en 2 actes, avec Richard O'Monroy (Folies-Bergère, 17 septembre 1895) ; l'Araignée d'Or, conte féerique en 2 tableaux, avec Jean Lorrain (Folies-Bergère, 07 mai 1896) ; Rêve de Noël, pantomime ballet en 3 tableaux avec J. Lorrain (Olympia, 04 décembre 1896), etc. Plusieurs mélodies et morceaux religieux. En préparation en 1897 : Daphnis et Chloé, idylle en 7 tableaux, avec Montoya, pour le Chat-Noir ; une opérette en 3 actes et 2 ballets. En 1897, il habitait 2 rue de Choiseul à Paris.

 

DUBOIS Clément François Théodore. Compositeur français (Rosnay, Marne, 24 août 1837* – Paris 17e, boulevard Pereire, 11 novembre 1924). Fait ses études musicales au Conservatoire de Paris. Premiers prix d'harmonie, d'accompagnement, d'orgue (Classe Benoît), de contrepoint et de fugue. Premier grand prix de Rome (Classe d'Ambroise Thomas), en 1861, avec la cantate Atala. De Rome il envoie à l'Académie des Beaux-Arts deux Ouvertures et une Messe solennelle, exécutée à la Madeleine en 1870. De retour à Paris, il se livre à l'enseignement ; maître de chapelle à Sainte-Clotilde, puis à la Madeleine il devient organiste de cette église. En 1871, il succède à Elwart comme professeur d'harmonie au Conservatoire et, en 1891, à Delibes comme professeur de composition. Enfin à la mort d'Ambroise Thomas il devient directeur du Conservatoire (06 mai 1896). An théâtre, Th. Dubois a fait représenter : la Guzla de l'Emir, opéra-comique en 1 acte avec J. Barbier et M. Carré (Athénée, 30 avril 1873) ; le Pain bis, opéra-comique en 1 acte avec de Brunswick et de Beauplan (Opéra-Comique, 26 février 1869) ; la Farandole, ballet en 3 actes avec Ph. Gille, Mortier et Mérante (Opéra, 06 mars 1882) ; Aben-Hamet, opéra en 4 actes et 1 prologue, avec Détrovat et L. de Thémines (Italiens, 16 décembre 1884) ; Xavière, pièce lyrique en 3 actes avec Louis Gallet (Opéra-Comique, 26 novembre 1895). Les autres œuvres de Th. Dubois sont en nombre considérable ; pour plus de clarté nous les classons ci-après par catégorie :

Œuvres lyriques : les Sept Paroles du Christ, oratorio, soli, chœurs et orchestre (Première audition à Sainte-Clotilde, 1867) ; le Paradis perdu, drame-oratorio, soli, chœurs et orchestre (1er prix du concours musical de la Ville de paris, 1878 ; Concerts-Colonne 1878) ; l'Enlèvement de Proserpine, scène lyrique, soli, chœurs et orchestre (Société de Sain-Bris, 1879) ; Hylas, scène lyrique, soli, chœurs et orchestre (Conservatoire de Lille, 1893) ; Bergerette, pour solo, chœurs et orchestre (Conservatoire, 1894) ; les Vivants et les Morts, pour solo, chœurs et orchestre (Conservatoire populaire de Roubaix, 1893) ; Délivrance, cantate pour soli et chœurs avec accompagnement de piano (Société d'Assistance des aveugles, Paris, 1887) ; Valse mélancolique, solo et chœur de femmes avec orchestre ; Notre-Dame de la mer, drame oratorio avec Louis Gallet (Concerts Lamoureux, 1897).

Œuvres symphoniques : Ouverture de Concert en ré majeur (Conservatoire, 1865) ; Trois airs de ballet (Pasdeloup, 1872) ; Première suite d'orchestre (Concerts Colonne, 1874) ; Quatre petites pièces pour orchestre (Concerts Colonne, 1874) ; Trois petites pièces pour orchestre (Concerts Colonne, 1891) ; Marche héroïque de Jeanne d'Arc (Reims, Société Philharmonique, 1888) ; Fantaisie triomphale, pour orgue et orchestre (Chicago, 1889) ; deux Suites d'orchestre sur la Farandole (la 1re exécutée au Trocadéro, 1884) ; Hymne nuptial (Trocadéro, 1893) ; Méditation-Prière, pour cordes, hautbois, harpe et orgue (Trocadéro, 1890) ; Concerto-Capriccio pour piano, avec orchestre (Société nationale de musique, 1876) ; Mélodie religieuse, violon avec orchestre (New York, 1891) ; Deuxième suite d'orchestre (Villageoise) (Concerts Colonne, 1877) ; Ouverture symphonique eu ut majeur (Conservatoire, 1879) ; Ouverture de Frithioff, légende scandinave (Concerts Colonne, 1881) ; Troisième suite d'orchestre (Société nationale de musique, 1881).

Musique religieuse : Messe brève, en fa, 4 voix et orgue ; Messe brève, en mi bémol, 3 voix, orchestre et orgue ; Messe brève, en la, 3 voix et orgue ; Messe dans le style palestrinien, sans accompagnement ; Messe de requiem, soli, chœurs, orchestre et orgue ; Petite messe des morts, avec orgue ; Credo, Benedictus, ténor et orgue ; Noël, mélodie avec accompagnement de piano, violon et orgue, etc., et de nombreux motets avec soli et accompagnement d'orgue, de violon, d'orchestre, etc.

Chœurs sans accompagnement : le Pas d'armes, 4 voix d'hommes (imposé, Concours international de Reims, 1869) ; les Voix de la nature, 4 voix d'hommes (imposé, Concours international de Reims, 1875) ; Tarentelle, 4 voix d'hommes (imposé, Concours international de Genève, 1882) ; Après la moisson, 4 voix d'hommes (imposé, Concours international de Reims, 1892) ; le Drapeau français, 3 voix d'enfants (Concours des écoles de Paris, 1880) ; le Renard et la Cigogne, 2 voix d'enfants avec accompagnement de piano.

Orgue et harmonium : Nombreuses pièces et une Messe de mariage, pour grand orgue.

A ces compositions il faut ajouter un grand nombre de transcriptions des œuvres de Haendel, Mendelssohn, Wagner, Schumann, etc., une quantité de morceaux de chant, piano et plusieurs compositions de musique de chambre. Parmi les œuvres dramatiques non éditées nous citerons : la Prova di un' opera seria (envoi de Rome, 1863), et Circé, opéra en 3 actes, en collaboration avec Jules Barbier.

Théodore Dubois a remplacé Charles Gounod à l'Académie des Beaux-arts, en 1894. Officier de la Légion d'honneur ; Officier de l'Instruction publique ; Officier de l'Ordre du Sauveur de Grèce.

 

DUPONT Gabriel. Compositeur français (Caen, Calvados, 1878 Le Vésinet, Yvelines, 1914). Second grand prix de Rome en 1901, il ne put se rendre à la villa Médicis mais se présenta néanmoins au concours Sanzogno. Il en fut le lauréat devant 137 candidats avec la Cabrera qui fut créée à Milan en 1905 par la Bellincioni. Il y révélait un réel talent musical et scénique qui s'affirma dans ses œuvres suivantes : la Glu (Nice 1910), la Farce du cuvier (Bruxelles 1912), Antar (Opéra 1921). Il mourut de tuberculose.

 

DUPREZ Gilbert-Louis. Ténor et compositeur français (1806–1896). => biographie

 

DUVERNOY Victor Alphonse. Compositeur et pianiste français (Paris, 31 août 1842 – Paris, 1907). Elève de Marmontel et de Bazin au Conservatoire de Paris, il y devint professeur de piano en 1886. Il écrivit de nombreux morceaux de genre pour piano, dont les célèbres Bagatelles, 1 concertstück, quelques œuvres symphoniques, 2 opéras, un ballet et d’autres pièces qui connurent un succès passager.

Etudes musicales au Conservatoire, premier prix de piano, en 1855 (classe Marmontel). Se livre à l'enseignement tout en s'occupant de composition et fonde avec Léonard, Stiehle, Trombetta et Jacquard, une Société de musique de chambre. Titulaire d'une classe de piano au Conservatoire. Parmi les œuvres nombreuses de Duvernoy il faut citer : la Tempête, poème symphonique, couronné par la Ville de Paris (Concerts Colonne) ; Sardanapale, opéra en 3 actes avec Pierre Berton (Concerts Lamoureux, puis, Lyon, 02 avril 1892) ; Cléopâtre, scène lyrique poème de Louis Gallet (Concerts Colonne) ; Hellé, opéra en 4 actes avec Nuitter et du Locle (Opéra, 24 avril 1896). Plusieurs pièces d'orchestre et une quantité de morceaux de piano. Duvernoy a été, pendant dix ans, critique musical de la République française. Chevalier de la Légion d'honneur, Officier de publique. En 1897, il habitait 20 boulevard Malesherbes à Paris.

 

ERLANGER Camille. Compositeur français (Paris, 25 mai 1865 Paris, 1919) enterré au Père-Lachaise (96e division). Grand prix de Rome en 1888, c'est durant son séjour à la villa Médicis qu'il composa sa première œuvre lyrique, Saint Julien l'Hospitalier, dont les extraits furent exécutés avec succès au concert. Par la suite plusieurs de ses ouvrages tinrent longtemps l'affiche à l'Opéra-Comique : Kermaria (1897), le Juif polonais (1900), Aphrodite (1906), la Sorcière (1912) et Forfaiture (1921). Il signa également le Fils de l'étoile (Opéra 1904), Bacchus triomphant (Bordeaux 1909), l'Aube rouge (Rouen 1912) et Hannele Mattern (Strasbourg 1949).

Etudes musicales au Conservatoire, premier grand prix de Rome, en 1888 (classe Delibes). A fait exécuter : Velleda, scène lyrique (Concerts Colonne, 1889) ; la Chasse fantastique, morceau symphonique (Institut, 1893) ; Saint Julien l'Hospitalier, légende dramatique en 3 actes et 7 tableaux avec M. Luguet, d'après Flaubert (fragment au Conservatoire, 1894 ; exécution intégrale, Conc.-Opéra, 1896) (la Chasse fantastique se trouve dans cette œuvre) ; Kermaria, drame lyrique en 3 actes avec Gheusi (Opéra-Comique, janvier 1897). En préparation en 1897 : Bar-Kokeba, drame musical en 3 actes et 4 tableaux avec Catulle Mendès ; la Glu, drame lyrique tiré du roman de Richepin. En 1897, il habitait 37 rue Montholon à Paris.

 

FAURÉ Gabriel Urban. Compositeur et pianiste français (Pamiers, Ariège, 12 mai 1845 – Paris, 04 novembre 1924) enterré au cimetière de Passy. Fait son éducation artistique à l'École de musique religieuse. Premiers prix de piano et d'harmonie en 1860 ; prix de composition en 1861. A publié pour chant, orgue, piano, orchestre, etc., une quantité de romances, mélodies, morceaux de musique religieuse, etc. A composé la musique de scène du Caligula, d'Alexandre Dumas, et du Shylock de Haraucourt (Odéon, 1889). En outre Fauré a fait représenter l'Organiste, 1 acte (Salle Duprez, 27 mars 1887). Maître de chapelle, puis organiste de la Madeleine (02 juin 1896). Professeur de composition, contrepoint et fugue, au Conservatoire (10 octobre 1896). Chevalier de la Légion d'honneur. Membre de l'Académie des Beaux-arts (1909). En 1897, il habitait 154 boulevard Malesherbes à Paris.

 

FÉVRIER Henry. Compositeur français (Paris, 02 octobre 1875 Paris, 06 juillet 1957) enterré au Père-Lachaise (13e division). Père de Jacques Février, pianiste. Il débuta avec des œuvres de musique de chambre et des mélodies, puis se consacra au théâtre, y apportant, outre ses dons personnels très marqués, une technique résolument wagnérienne. Il a successivement signé : le Roi aveugle (1906), Monna Vanna (1909), Carmosine (1913), Gismonda (1918), la Damnation de Blanchefeur (1921), l'Ile désenchantée (1925), Oletta (1927), la Femme nue (1929) et Sylvestre (1932).

 

FLÉGIER Ange. Compositeur et pianiste français (Marseille, Bouches-du-Rhône, 25 février 1846* –). Etudes musicales au Conservatoire de Marseille, puis au Conservatoire de Paris (1866-1869), élève de Bazin, pour l'harmonie et d'Ambroise Thomas, pour la composition. Admis à concourir pour le prix de Rome, en 1869 ; classé troisième, une maladie l'empêche de concourir à nouveau l'année suivante. A fait représenter Fatma, opéra-comique en 1 acte, paroles de Voisin (Marseille, Grand-Théâtre, 08 avril 1875), puis dans les concerts symphoniques de Paris, Marseille, Angers, etc. : Fantaisie-ballet, divertissement chorégraphique en 1 acte ; Ossian, poème lyrique, soli, orchestre et chœurs ; Scènes antiques, suite d'orchestre en 5 parties ; Marche de gala ; Trio pour hautbois, clarinette et basson (dédié à Massenet), etc. Flégier a en outre composé une centaine de mélodies, poèmes et duos parmi lesquels : les Stances, le Cor, le Beau Rêve, le Rhône, les Larmes, l'Homme et la Mer, les Enfants et les Amoureux, Rêve de bonheur, Messidor, Nocturne, Soir d'Eté, etc. Il a publié un volume de pièces pour le piano. Officier d'Académie, Officier de l'Ordre de Charles III d'Espagne. En 1897, il habitait 18 passage de l'Elysée-des-Beaux-Arts à Paris.

 

FOSSE Vincent. Compositeur français (1855–). => biographie

 

FOURDRAIN Félix. Compositeur et organiste français (Paris, 03 février 1880 Paris, 23 octobre 1923). C'est comme organiste de l'église Sainte-Elisabeth qu'il débuta dans la carrière musicale. Cependant le théâtre l'attirait et, mélodiste distingué, ayant le souci de la forme et des harmonisations savoureuses, il composa seize ouvrages lyriques dont un seul opéra. Il mourut le soir de la création de sa Griffe à l'Opéra-Comique.

 

FOURET Maurice. Compositeur français (1888–1962). => biographie

 

GANNE Gustave Louis. Compositeur et chef d'orchestre français (Buxières-la-Grue, Allier, 05 avril 1862* Paris, 13 juillet 1923). Il débuta comme chef d'orchestre aux Folies-Bergère pour lesquelles il composa des pantomimes et des ballets. En 1900, il est directeur musical du Casino de Royan ; en 1905, à l'Opéra de Monte-Carlo, il fonde les Concerts Ganne. Depuis 1895 il dirigeait chaque année les bals de l'Opéra à Paris et en 1910 fut nommé chef d'orchestre à l'Apollo. Compositeur, il a signé des marches militaires, dont la Marche lorraine, des ballets pour le Casino de Paris et plusieurs opérettes dont deux sont devenues célèbres : les Saltimbanques et Hans le joueur de flûte.

Études musicales au Conservatoire de Paris ; 1er prix d'harmonie, classe Théodore Dubois (1881), prix d'orgue, classe Franck (1882). Débute au théâtre par un ballet, la Source du Nil, 1 acte (Folies-Bergère, 1882) ; fait ensuite représenter sur la même scène plusieurs autres ballets ; Volapuck, 2 tableaux (1886) ; Fleurs et Plumes, 1 acte (1887) ; Merveilleuses et Gigolettes, 2 actes (1894) ; puis une pantomime, le Réveil d'une Parisienne (1894). Au Casino de Paris : l'Heureuse Rencontre, divertissement en 1 acte (1892) ; la Fin du monde, ballet en 1 acte (1893) ; Rabelais, opéra-comique en 4 actes avec Méténier et Dubut de Laforêt (25 octobre 1892) ; la Rue, pantomime en 1 acte (1894). Aux Menus-Plaisirs, les Colles des femmes, vaudeville-opérette avec Kéroul et Jaime (29 septembre 1893). Au Casino de Royan : l'Abeille et la Fleur, 1 acte (1895) ; Phryné, ballet en 3 actes avec Aug. Germain (1896). Ganne est l'auteur de plusieurs morceaux devenus très populaires ; le Père la Victoire (175 000 exemplaires vendus) ; la Czarine (325 000 exemplaires) ; Marche Lorraine, etc., il a composé la musique de Tout-Paris, vaudeville en 5 actes représenté au Châtelet en 1891. En 1897 il était chef d'orchestre des bals de l'Opéra, 1er chef d'orchestre du Casino municipal de Royan et habitait 15 avenue Trudaine à Paris.

 

GASTINEL Léon Gustave Cyprien. Compositeur français (Villers-les-Pots, Côte-d'Or, 15 août 1823* – Fresnes, Val-de-Marne, 18 octobre 1906*). Premières études musicales à Dijon, puis au Conservatoire de Paris. 1er grand prix de Rome en 1846 avec la cantate Vélasquez, poème de Camille Doucet. Fait représenter au théâtre : le Miroir, opéra-comique en 1 acte avec Bayard et d'Avrigny (Opéra-Comique, 19 janvier 1853) ; l'Opéra aux Fétiches, opéra-comique avec Ludovic Halévy (Bouffes-Parisiens, 05 mai 1857) ; Titus et Bérénice, opéra-comique en 1 acte avec Ludovic Halévy (Bouffes-Parisiens, 12 mai 1860) ; le Buisson vert, opéra-comique en 1 acte avec M. Carré (Théâtre-Lyrique, 14 septembre 1861) ; le Rêve, ballet en 2 actes avec Ed. Blau (Opéra, 09 juin 1890) ; le Barde, opéra en 4 actes, poème et musique (Nice, mars 1896). Gastinel a composé plusieurs oratorios, messes solennelles, exécutées à Rome et à Paris, musique de chambre, musique symphonique et compositions orphéoniques. Ouvrages non représentés en 1897 : la Kermesse, opéra-comique en 3 actes ; Eutatès, opéra en 5 actes, poème et musique ; Ourania, légende dramatique en 3 actes, etc. En 1897, il habitait 5 rue Michelet à Paris.

 

GAUTIER Paul. Compositeur français. => biographie

 

GÉDALGE André. Compositeur et pédagogue français (Paris, 27 décembre 1856 – Paris, 1926). Employé de librairie jusqu'en 1884, il entre au Conservatoire cette année-là, y travaille avec Guiraud et obtient le second grand prix de Rome l'année suivante. Professeur de contrepoint et de fugue au Conservatoire de Paris (1905), il publia plusieurs ouvrages didactiques : Traité de la fugue (1901), l’Enseignement de la musique par l’éducation méthodique de l’oreille (1921-1923), et forma d’éminents élèves : Ibert, Milhaud, Honegger. Comme compositeur, on lui doit quelques ouvrages scéniques (Hélène, 1893), 4 symphonies, 1 concerto pour piano, 1 quatuor, 2 sonates (piano et violon) et des mélodies.

Il a fait représenter le Petit Savoyard, pantomime en 4 actes avec M. Carré et Remond (Nouveautés, 10 mars 1891) et Pris au piège, opéra-comique en 1 acte (Opéra-Comique, 07 juin 1895). Lauréat du Prix Cressent, en 1895, avec Hélène, drame lyrique en 2 actes. Gédalge est l'auteur de Sita, féerie lyrique tirée du Ramayana ; il a composé deux Symphonies, un Quatuor à cordes, plusieurs suites d'orchestre, pièces de piano, etc. En 1897, il habitait 130 rue du Faubourg-Saint-Denis à Paris.

 

GEORGES Alexandre. Compositeur et organiste français (1850–1938). => biographie

 

GIORDANO Umberto. Compositeur italien (Foggia, 27 août 1867 Milan, 12 novembre 1948). Au sortir du Conservatoire de Naples, il présenta en 1888 au concours Sanzogno un opéra, Marina, qui fut fort remarqué. Appartenant à l'école vériste italienne, il obtint de très grands succès lyriques dans son pays. A l'étranger il s'est fait surtout connaître par ses émouvantes partitions d'André Chénier, Fedora, Siberia, Madame Sans-Gêne, et The Jest.

 

GOUNOD Charles. Compositeur français (Paris 6e, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, Seine-et-Oise [auj. Hauts-de-Seine], 18 octobre 1893*) enterré au cimetière d'Auteuil. Il était issu d’une famille d’artistes ; son père était un peintre de talent et sa mère, ancienne élève de Louis Adam pour le piano et de Joseph Hullmandel pour l’accompagnement, était une excellente musicienne; elle confia son fils à Reicha, qui lui fit commencer en même temps l’harmonie et le contrepoint. Admis, après la mort de Reicha, au Conservatoire dans les classes de Halévy, Berton et Lesueur, Gounod y acheva ses études et remporta le prix de Rome en 1839. L’Italie lui révéla la polyphonie palestrinienne, l’Allemagne lui offrit l’occasion de se lier avec Felix Mendelssohn-Bartholdy et sa sœur Fanny ; ceux‑ci le familiarisèrent avec le génie de Bach, de Mozart et de Beethoven, qui demeurèrent toujours ses maîtres favoris. D’abord attiré par la musique religieuse, le jeune lauréat compose une messe pour l’église Saint-Louis-des-Français et jette les esquisses d’un oratorio, d’un Te Deum et d’un Requiem. De retour à Paris, il accepte le poste d’organiste et maître de chapelle à l’église des Missions étrangères et ajoute à ses occupations musicales des études de théologie; il porte même la soutane pendant quelques mois (1847-1848), mais il sent bientôt qu’il lui serait impossible de vivre sans son art, et, rentré dans le monde, voit sa carrière s’ouvrir au théâtre sous les auspices de Pauline Viardot, qu’il avait naguère rencontrée à Rome. Sur un livret d’Emile Augier, il écrit Sapho, qui fut représentée à l’Opéra, le 16 avril 1851, avec un succès médiocre [une version en 4 actes comportant quelques modifications dans la partition sera donnée à l’Opéra le 02 avril 1884]. L’année suivante, il épouse Anne, fille du célèbre professeur du Conservatoire Pierre Zimmermann, et il est nommé directeur de l’Orphéon de la Ville de Paris ; Scribe lui offre le livret de la Nonne sanglante, et Ponsard l’occasion d’écrire une charmante musique de scène pour la tragédie Ulysse; malgré leur nouveauté poétique, les qualités de la mélodie et de l’harmonie, aucun de ces ouvrages, loués pourtant par Berlioz, n’a pleinement réussi. La Messe de sainte Cécile (1855), qui offre un curieux mélange du style profane et du style sacré, celle des Orphéonistes furent, dès leur apparition, fort appréciées. Le Médecin malgré lui (livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après Molière, création au Théâtre-Lyrique, 15 janvier 1858), exquise et spirituelle comédie musicale, semble avoir été écrite avec la plume de Mozart. C’est avec Faust que Gounod a conquis une gloire et une popularité définitives. Créée d’abord au Théâtre-Lyrique en 1859, puis entrée dix ans plus tard à l’Opéra, l’immortelle partition, qui valut à son auteur d’être élu à l’Institut en 1866, continue de parcourir triomphalement les deux mondes depuis. En revanche, Philémon et Baucis, la Reine de Saba (livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après les Nuits du Ramazan de Gérard de Nerval, création à l’Opéra le 28 février 1862), la Colombe (livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après le Faucon de La Fontaine, création Theater der Stadt, Baden-Baden, 03 août 1860), Cinq-Mars, Polyeucte et le Tribut de Zamora n’ont jamais pu se maintenir à la scène ; mais Mireille (1864) et Roméo et Juliette (1867) ont remporté à la première représentation un succès incontesté. A côté de ces opéras, il faut mentionner la musique de scène d’un drame de Legouvé, les Deux Reines de France, et celle de la Jeanne d’Arc de Jules Barbier. En dehors de la musique de théâtre, on remarquera le psaume Près du fleuve étranger (1860), Gallia, lamentation inspirée par les malheurs de la France en 1870-1871 et composée pendant le séjour de l’auteur à Londres, 13 Messes, 2 Requiem, quantité de motets pour chœurs, solistes ou duos avec orchestre ou orgue, des recueils de cantiques, des pièces de piano et d’orgue, des chœurs, de nombreuses mélodies, dont plusieurs sont universellement connues : le Rossignol, Sérénade, le Soir, le Vallon, Venise, des pièces symphoniques, de la musique de chambre et des cantates de circonstance. On doit encore à Gounod écrivain une Autobiographie (1875), Mémoires d’un artiste (1859-1877), et un livre sur le « Don Juan » de Mozart (1890). Après la chute du Tribut de Zamora (livret d’Adolphe Dennery et Jules Brésil, création à l’Opéra le 01 avril 1881), Gounod consacra exclusivement son art à sa foi ; composant dans l’enthousiasme une trilogie sacrée : Rédemption (1882), bientôt suivie d’un grand oratorio en 3 parties : Mors et vita, dont l’Angleterre eut, en 1885, la primeur sous la direction de Hans Richter. Une messe de Pâques (1885), une autre « à la mémoire de Jeanne d’Arc » (1887), la « messe de Clovis » et celle « en l’honneur de saint Jean-Baptiste de La Salle » portent le témoignage d’un retour à Palestrina et au chant grégorien. Il entreprit aussi la composition d’un drame lyrique et mystique sur les amours d’Héloïse et Abélard : Maître Pierre, demeuré inachevé et inédit. La dernière œuvre de l’auteur de Faust est un Requiem à la mémoire de l’un de ses petits-enfants ; il venait d’en terminer l’orchestration lorsqu’il fut frappé de la congestion cérébrale qui devait rapidement l’emporter. Egalement chef d’orchestre, il dirigea les orchestres de l’Opéra et de l’Opéra-Comique. Contemporain de Richard Wagner, Gounod, créateur par le sentiment, a su échapper à l’emprise impérieuse du maître de Bayreuth pour donner à la musique française, à l’époque où régnait encore sur nos théâtres l’opéra cosmopolite, un cœur nouveau, une jeunesse radieuse, une tendre et pénétrante poésie. Doué d’un sens très juste et très profond de la déclamation lyrique, infaillible dans le choix des mélodies, des harmonies et des sonorités de l’orchestre, il trouvait spontanément l’accent vrai, simple et naturel qui convient à l’expression de l’amour. « La mélodie, disait-il, sera toujours l’expression la plus pure de la pensée humaine » ; c’est précisément parce qu’il « a exprimé en mélodies caractéristiques des états d’âme familiers à la généralité qu’il a remporté les succès qui ont fait sa gloire » (Paul Dukas). Les oratorios et la musique religieuse de Gounod ont perdu de leur nouveauté depuis la diffusion universelle des chefs‑d’œuvre de Palestrina, Vittoria, Monteverdi, Schütz, Bach et Händel ; mais on ne peut plus entendre Faust, Mireille ni Roméo et Juliette, sans reconnaître que leur auteur a été, au XIXe s., l’une des forces de renaissance de la musique française.

 

GRANDVAL (Marie Félicie Clémence de REISET, comtesse de). Compositrice française (La Tour-du-Bois, Sarthe, 21 janvier 1830 –). Étudie la composition musicale avec Saint-Saëns. Débute par une Messe et un Stabat (exécutés dans plusieurs églises) ; donne ensuite aux Italiens Piccolino, opéra d'après la pièce de Sardou ; la Pénitente (Opéra-Comique, 13 mai 1868) ; les Fiancés de Rosa (Théâtre-Lyrique) ; Mazeppa, opéra en 5 actes (Bordeaux, 1892), etc. Mme de Grandval a fait exécuter plusieurs œuvres symphoniques aux Concerts Pasdeloup et Colonne ; un de ses oratorios, la Fille de Jaïre, a obtenu le prix Rossini ; elle a composé en outre un grand nombre de mélodies et un drame sacré, Sainte Agnès, qui doit être joué prochainement ; elle a également écrit la partition du Bouclier de diamant, opéra fantastique, dont le livret est de MM. Adonis et Hartmann. En 1897, elle habitait 4 rue du Commandant-Rivière à Paris.

 

GREGH Louis. Compositeur et éditeur de musique (Philippeville, 1843 –). Il a fait représenter : le Présomptif, opérette en 3 actes de Valabrègue et Mannequin (Renaissance, 06 juin 1884, jouée précédemment à Bruxelles) ; Arlette, comédie en 2 actes avec Beissier (Théâtre-d'Application, 20 décembre 1891) ; Patard, Patard et Cie, vaudeville-opérette en 5 actes avec Clairville et Sylvane (Folies-Dramatiques, 09 octobre 1893) ; Instantanée, pantomime en 2 actes avec Beissier et Boussenot (Théâtre-d'Application, 08 février 1894) ; le Capitaine Roland, opéra-comique en 2 actes avec A. Lafrique (Théâtre Mondain, 29 mars 1895) ; Arlette, ballet-pantomime avec Beissier (Olympia, 13 mars 1896), etc. En 1897, il habitait 40 boulevard Haussmann à Paris.

 

GRILLET Laurent. Compositeur français (Sancoins, Cher, 22 mai 1851 – Paris, 1901). Etudie le violon et l'harmonie avec son père, puis avec le violoncelliste Auguste Martin. Premier violon au Grand-Théâtre de Lyon (1872), il continue ses études d'harmonie sous la direction de E. Mangin ; puis, venu à Paris en 1874, il travaille le contrepoint et la fugue avec Emile Ratez, actuellement directeur du Conservatoire de Lille. Membre fondateur de l'Association artistique (1874-1881) ; sous-chef d'Olivier Métra, aux Folies-Bergère (1876) ; premier chef d'orchestre des Folies-Dramatiques (1881), de la Renaissance (1885), du Casino de la Villa des Fleurs, à Aix-les-Bains (saisons 1881-1884), du Casino de Cabourg (1887). Chef d'orchestre du Nouveau-Cirque depuis la création de cet établissement (février 1886). Il a fait représenter : le Sabbat, ballet en 1 acte et 3 tableaux avec Marc-Leprevost (Folies-Bergère, 14 janvier 1880) ; Violettes et Troubadours, ballet en 1 acte avec Grévin (Folies-Bergère, 29 décembre 1880) ; Troupe hongroise, ballet en 1 acte avec Grévin (Palace-Théâtre, 06 février 1883) ; Une fête à Grenade, ballet en 1 acte avec Mariquita (Théâtre de l'Exposition, 01 juin 1889) ; En bonne fortune, pantomime en 2 actes avec Massiac (Cercle-Funambulesque, février 1891) ; Graciosa, opéra-comique en 3 actes avec Massiac (Menus-Plaisirs, 03 février 1892) ; les Éreintés de la Vie, fantaisie-pantomime avec Champsaur (Cirque Molier, 23 mai 1888). Grillet a composé la musique de toutes les pantomimes représentées au Nouveau-Cirque, la Grenouillère, la Foire de Séville, l'Île des Singes, Lulu, le Combat naval, le Roi Dagobert, Gribouille, Papa Chrysanthème, Pierrot Soldat, le Feu au moulin, etc. ; il a publié une quantité de morceaux pour chant, piano et orchestre. Membre fondateur de la Société des instruments anciens, créée dans un but de reconstitution purement artistique, pour faire entendre de la musique ancienne exécutée sur des instruments du temps, il y joue de la vielle dont les traditions lui ont été transmises par son père, qui fut le maître incontesté de cet instrument. Grillet a publié dans le Ménestrel, les Ancêtres du violon, étude historique et critique des instruments à archet qui ont précédé le violon et qui, considérablement augmentée, va paraître prochainement en volume. En 1897, il habitait 22 rue Beaurepaire à Paris.

 

GRISART Charles-Jean-Baptiste. Compositeur français (Paris, vers 1840 –). Auteur d'un grand nombre de morceaux de piano, transcriptions pour violon, adaptations symphoniques, messes, mélodies, etc. A fait représenter : Memnon, opéra-comique en 1 acte avec Cadol et Bocage (Folies-Bergère, 30 novembre 1871) ; la Quenouille de verre, opérette en 3 actes avec A. Millaud (Bouffes-Parisiens, 07 novembre 1873) ; les Trois Margot, opéra bouffe en 3 actes avec Bocage et Chabrillat (Bouffes-Parisiens, 06 janvier 1877) ; le Pont d'Avignon, opéra bouffe en 3 actes avec Liorat (Bouffes-Parisiens, 03 septembre 1878) ; le Petit Abbé, saynète musicale avec Bocage et Liorat (Vaudeville, 09 octobre 1879) ; les Poupées de l'Infante, opéra-comique en 3 actes avec Bocage et Liorat (Folies-Dramatiques, 09 avril 1881) ; le Bossu, opéra-comique en 4 actes avec Bocage et Liorat (Gaîté, 19 mars 1888) ; le Petit Bois, opérette en 1 acte avec Liorat (Bouffes-Parisiens, 07 mars 1893). En préparation en 1897 : Sa majesté Lulu, opérette en 3 actes, avec Liorat. En 1897, il habitait 20 rue de l'Odéon à Paris.

 

GUNSBOURG Raoul. Compositeur et directeur de théâtre (1860–1955). => biographie

 

HAHN Reynaldo. Compositeur et chef d'orchestre vénézuélien naturalisé français en 1912 (Caracas, Venezuela, 09 août 1874 Paris 8e, 7 rue Greffulhe, 28 janvier 1947) enterré au Père-Lachaise (85e division). Élève de Lavignac et Massenet, il devait devenir, s'étant fait naturaliser, l'un des musiciens français les plus distingués. Intelligent, érudit, il fut un chef d'orchestre efficace et discret qui débuta au casino de Cannes en 1906. Par la suite il ne dirigea que les œuvres qu'il aimait. Compositeur, il écrivit des mélodies qu'il interprétait lui-même dans les salons, des chaconnes, des pavanes dans le style ancien. Au théâtre, l'Opéra-Comique présenta son Ile du rêve en 1898 et sa Carmélite en 1902. Il s'orienta ensuite vers l'opérette et signa de charmants ouvrages : Ciboulette qui triomphe toujours (1923), le Temps d'aimer (1926), Brummel (1931), Ô mon bel inconnu (1933). On lui doit encore un opéra, le Marchand de Venise (1935), des ballets, des musiques de scène. Il a reconstitué pour Don Juan l'orchestre original que dirigeait Mozart en 1787, et rétabli pour Mireille sa version première. Il fut un pertinent critique au Figaro et écrivit d'une plume élégante quelques ouvrages littéraires comme Du chant (1920), la Grande Sarah (souvenirs sur Sarah Bernhardt dont il était l'ami, 1930), l'Oreille au guet (1937) et Thèmes variés (1946). Il mourut directeur de l'Opéra de Paris, poste auquel il fut appelé dès la libération de la capitale (1945). Membre de l'Académie des Beaux-arts (1945).

Études musicales au Conservatoire de Paris (élève de Massenet). A publié un grand nombre de mélodies et quelques morceaux de piano à deux et quatre mains. A composé la musique de scène le plusieurs pièces, notamment de l'Obstacle d'Alphonse Daudet (Gymnase, 27 décembre 1890). En préparation en 1897 : l'Île des rêves, idylle polynésienne en 3 actes, d'après Loti, avec Hartmann et A. Alexandre. En 1897, il habitait 6 rue du Cirque à Paris.

 

HERVÉ (Louis Auguste Joseph Florimond RONGER dit). Compositeur et organiste français (Houdain, Pas-de-Calais, 30 juin 1825* Paris 16e, 03 novembre 1892) enterré au cimetière de Boulogne-Billancourt (6e division, tombe n° 313). Ce fut un personnage étonnant qui, renouant avec la tradition de la foire Saint-Germain, tint au théâtre tous les emplois : auteur, compositeur, chanteur, comédien, machiniste, chef d'orchestre, décorateur. Au besoin le tout dans une même soirée. Il étudia l'orgue à l'église Saint-Roch et la composition avec Auber. En 1840, il est organiste à l'hospice de Bicêtre et écrit une opérette, l'Ours et le Pacha, qu'il fait interpréter par des pensionnaires fous. En 1845, il est nommé organiste à Saint-Eustache. Parallèlement à ces activités religieuses il compose des vaudevilles pour les théâtres de la périphérie. En 1849, il devient chef d'orchestre à l'Odéon, puis au Palais-Royal. C'est pour cette dernière scène qu'il écrit les Folies dramatiques données en avant-première devant la cour aux Tuileries. Son succès lui permet d'obtenir le privilège d'un petit théâtre où il pouvait faire représenter des opérettes à deux personnages. Aussi ouvre-t-il le 21 octobre 1854 les Folies concertantes, huit mois avant l'inauguration des Bouffes-Parisiens d'Offenbach. En 1858, il exploite les Folies Marigny associé avec le mime Deburau. Des difficultés pécuniaires l'obligèrent à tenter sa chance à Marseille, puis à se faire engager comme second ténor par l'Opéra de Montpellier. Il part pour Le Caire, cette fois comme chef d'orchestre, mais y est abandonné par son imprésario. S'étant fait rapatrier, il reprend la baguette aux Délassements-Comiques et à l'Eldorado, scènes pour lesquelles il compose des ballets et des musiques de revues. C'est à cette époque qu'il s'oriente vers les grands théâtres d'opérettes parisiens. Il écrira pour eux des ouvrages insolites, un peu fous, mais aux qualités musicales excellentes, maniant la parodie avec aisance. Ces ouvrages devaient d'ailleurs faire courir tout Paris : les Chevaliers de la table ronde (1866), l’Œil crevé (1867), Chilpéric (1868) et le Petit Faust (1869). Invité à Londres en 1870, il y fera triompher ses ouvrages, et sera chef d'orchestre à l'Empire Theatre de 1886 à 1891. Après la guerre franco-allemande il devait encore signer quelques succès comme le Trône d'Écosse, Alice de Nevers, et surtout Mam'zelle Nitouche (1883), toujours considéré comme son chef-d'œuvre.

 

HILLEMACHER Paul Joseph Guillaume. Compositeur français (Paris, 25 novembre 1852 Versailles, Yvelines, 11 août 1933). Fils d'Eugène-Ernest Hillemacher (Paris 1818 – 1887), peintre. Frère de Lucien Hillemacher. Grand prix de Rome en 1876. En 1897, il habitait 66 rue Ampère à Paris. Composés en collaboration étroite entre les deux frères, leurs ouvrages sont signés P. L. Hillemacher. On leur doit essentiellement des ouvrages lyriques ainsi que des pièces pianistiques et des mélodies. Ils ont fait représenter : Loreley, légende symphonique en 3 parties (prix de la ville de Paris, 1882) ; Saint-Mégrin, opéra en 4 actes avec Dubreuil et Eug. Adenis (Bruxelles, 03 mars 1886) ; Une aventure d'Arlequin, opéra-comique en 1 acte (Bruxelles, mars 1888) ; la Cinquantaine, petite suite d'orchestre (concerts Lamoureux) ; le Régiment qui passe, opéra-comique en 1 acte avec M. Hennequin (Royan, 11 septembre 1894) ; Héro et Léandre, musique de scène pour le poème de Haraucourt (Chat-Noir, 1893-94) ; le Drac, drame lyrique en 3 actes avec Gallet d'après G. Sand (Carlsrühe, 13 novembre 1896). En préparation en 1897 : Circé, drame lyrique en 3 actes avec Haraucourt.

 

HILLEMACHER Lucien Joseph Edouard. Compositeur français (Paris, 10 juin 1860 Paris, 1909). Frère de Paul Hillemacher avec qui il a composé ses œuvres. Grand prix de Rome en 1880. En 1897, il habitait 173 rue de Courcelles à Paris.

 

HOLMÈS (Augusta Mary Anne HOLMES puis). — Compositrice et pianiste irlandaise naturalisée française (sous le nom de Holmès) en 1871 (Paris 1er, 16 décembre 1847 – Paris, 28 janvier 1903). Elle s’est fait entendre à Paris comme pianiste dans les concerts. Produit sa première œuvre : une composition sur le psaume In Exitu, à la Société philharmonique (1873). L'année suivante elle fait représenter à l'Opéra populaire du Châtelet Héro et Léandre, symphonie en 1 acte ; puis : Andante pastoral (Concerts Pasdeloup, 1877) ; Lutèce (1879) ; les Argonautes (1880) ; les Sept Ivresses, poème symphonique (1883) ; Irlande, symphonie (1885) ; Ode triomphale, Patrie, primée au concours de musique du centenaire de 1789 (Palais de l'Industrie, 11 septembre 1889) ; la Montagne noire, drame lyrique en 4 actes, paroles et musique (Opéra, 08 février 1895). En outre Mme Holmès a publié, un grand nombre mélodies, dont quelques-unes sous le pseudonyme d'Hermann Zenla. En 1897, elle habitait 40 rue Juliette-Lamber à Paris.

 

HONEGGER Arthur. Compositeur et critique musical suisse (Le Havre, Seine-Maritime, 10 mars 1892 Paris, 27 novembre 1955) enterré au cimetière Saint-Vincent à Montmartre. A l'âge de dix ans il composait des petits opéras (texte et musique) sans avoir fait particulièrement d'études musicales. Il commença vraiment celles-ci en 1905 avec le maître de chapelle de Saint-Michel au Havre, et écrivit une Esmeralda sur le livret de Victor Hugo, qu'il ne devait d'ailleurs pas achever. Élève de Gédalge au conservatoire de Paris (1912) il travailla également avec Widor et d'Indy. Ce sont ses musiques de scène pour le Dit des jeux du monde de Paul Méral (1918) et les Mariés de la tour Eiffel de Cocteau (1921) qui l'imposèrent dans le monde musical. Il fit alors des tournées de chef d'orchestre dans les deux Amériques, en Allemagne et en Russie, tout en composant des pages symphoniques (Pacific 231) et des oratorios : le Roi David (1923), Judith (1925), Amphyon (1929), Sémiramis (1933), ces deux derniers sur des livrets de Paul Valéry. Avec Paul Claudel il signa Jeanne au bûcher (1935) et la Danse des morts (1936). Au théâtre on lui doit Antigone (Bruxelles 1927), l'Aiglon, en collaboration avec Jacques Ibert (1937) et trois opérettes : les Aventures du roi Pausole (1930), la Belle de Meudon (1931), les Petites Cardinal (1938, avec Jacques Ibert). Ce musicien solide, un des plus représentatifs du XXe siècle, écrivit d'autre part de nombreux articles pour le journal Comœdia et deux volumes de mémoires : Incantation des fossiles (Lausanne, 1948), Je suis compositeur (Zurich, 1952). Enfin il a enrichi plusieurs films de partitions attachantes, souvent émouvantes, entre autres les Misérables (1933), Crime et châtiment (1935), l'Équipage (1935), Mayerling (1935), Un ami viendra ce soir (1945).

 

HÜE Georges. Compositeur français (1858–1948). => biographie

 

IBERT Jacques. Compositeur français (Paris, 15 août 1890 – Paris, 05 février 1962). Prix de Rome en 1919, il devait échapper à toute école pour s'imposer par une expression personnelle de la musique s'appuyant sur la mélodie subtile, la sobriété des moyens et la clarté de l'orchestration. Directeur de la villa Médicis à Rome de 1936 à 1940 puis de 1946 à 1960, il s'y révéla un précieux ambassadeur de la culture française. Compositeur, il a laissé de nombreuses œuvres instrumentales et vocales, une musique de scène pour Un chapeau de paille d'Italie et plusieurs ouvrages lyriques : Angélique (1927), Persée et Andromède (1929), le Roi d'Yvetot (1930), Gonzague (1931), l'Aiglon (1937) et les Petites Cardinal (1938), ces deux derniers en collaboration avec Arthur Honegger. Il signa également des ballets et des musiques de films. Il a été administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux du 30 septembre 1955 au 13 avril 1956. Membre de l'Académie des Beaux-arts (1956).

 

INDY Vincent d' (Paul Marie Théodore VICENT, baron d'INDY dit). — Compositeur et organiste français (Paris, rue de Grenelle, 27 mars 1851 – Paris, 02 décembre 1931) enterré au cimetière du Montparnasse (13e division). Élève de César Franck, pour la composition ; et du Conservatoire, classe d'orgue (1873-1875). Grand prix de composition musicale de la ville de Paris (1885). A fait représenter ou exécuter : Attendez-moi sous l'orme, opéra-comique en 1 acte avec Prevel et Bonnière (Opéra-Comique, 11 février 1882) ; le Chant de la cloche, légende dramatique en 1 prologue et 7 tableaux (grand prix de la ville de Paris, exécuté en février 1886 sous la direction de Lamoureux) ; Wallenstein, trilogie ; Sauge fleurie ; Symphonie sur un air montagnard français ; Jean Hunyade ; etc. ; Fervaal, drame musical en 3 actes et 1 prologue, poème et musique (fragments exécutés aux concerts de l'Opéra, novembre 1895) ; la Forêt enchantée, légende symphonique (Concerts Lamoureux, novembre 1896). Parmi les autres très nombreuses compositions de Vincent d'Indy : Ouverture pour Antoine et Cléopâtre ; la Chevauchée du Cid ; Karadec, musique de scène ; l'Art et le Peuple, chœur ; Cantate Domino ; Sainte-Marie-Magdeleine, cantate ; et de nombreuses pièces mélodies, suites, valses, etc., pour piano seul et avec accompagnement de violon, violoncelle, alto, orgue, ou de chant : soprano, baryton et chœurs. Chevalier de la Légion d'honneur ; inspecteur de l'enseignement musical de la ville de Paris. Président des Sociétés de concerts de Barcelone, du Havre, etc. En 1897, il habitait 7 avenue de Villars à Paris, où il est décédé.

 

JACQUET H.-Maurice. Compositeur et chef d'orchestre français (1886–1954). => biographie

 

JAQUES-DALCROZE Emile. Compositeur et pédagogue suisse (Vienne, 06 juillet 1865 Genève, 01 juillet 1950). Il travailla à Paris avec Marmontel, Delibes et Gabriel Fauré, fut également à Vienne l'élève de Bruckner et débuta comme chef d'orchestre en 1890 à l'Opéra d'Alger. Revenu à Genève il enseigne le solfège et l'harmonie au Conservatoire. Cependant il s'intéresse particulièrement aux enfants et invente pour eux la gymnastique rythmique unissant le mouvement à la musique. Il enseigne cette discipline à l'Institut Jaques-Dalcroze qu'il fonde à Genève en 1915. Se penchant sur le folklore helvétique il compose des chansons, des rondes enfantines et de remarquables partitions pour les fêtes nationales suisses. Le théâtre lui doit un drame lyrique, le Violon maudit, et plusieurs opéras-comiques dont le charmant Bonhomme jadis représenté à l'Opéra-Comique en 1906.

 

JONAS Emile. Compositeur français (Paris, 05 mars 1827 – Saint-Germain-en-Laye, Yvelines, 22 mai 1905*). Il se fit admettre, en 1841, au Conservatoire de musique, où il remporta le premier prix d'harmonie en 1847 (classe Lecouppey) et le second grand prix de Rome en 1849 (classe Carafa) avec la cantate Antonio. Huit ans plus tard, il était attaché à cet établissement comme professeur de solfège ; puis professeur de la classe d'harmonie pour les élèves militaires, en même temps chef de musique d'une des subdivisions de la garde nationale de Paris. Directeur de la musique de la synagogue du rite portugais, secrétaire du comité d'organisation des festivals militaires à l'Exposition universelle de 1867. Émile Jonas a composé pour le théâtre un assez grand nombre d'opérettes et d'opéras bouffes représentés d'abord aux Bouffes-Parisiens : le Duel de Benjamin, 1 acte (1855) ; la Parade, 1 acte (1856) ; le Roi boit ; les Petits Prodiges (1857) ; Job et son chien, 1 acte (1863) ; le Manoir des La Renardière, 1 acte (1864) ; Avant la noce, 1 acte (1865) ; puis les Deux Arlequins, 1 acte (Fantaisies-Parisiennes, 1865) ; Malborough s'en va-t-en guerre, avec Delibes, Bizet et Legouix (Athénée, 1867) ; le Canard à trois becs, 3 actes avec. J. Moineaux (Folies-Dramatiques, 06 février 1869) ; Désiré de Champigny, 1 acte (Bouffes-Parisiens, 1869) ; Javotte, 3 actes (Athénée, 1871 ; repris à Londres sous le titre de Cinderella) ; le Chignon d'or, 3 actes (Bruxelles, 1874) ; la Poularde de Caux, 1 acte avec Bazille, Clapisson, E. Gautier, Gevaert, Mangeant et Poise ; Bonne Aventure, opéra-comique en 3 actes avec Najac et Bocage (Renaissance, 03 novembre 1882) ; le Premier Baiser, opéra-comique en 3 actes de Najac et Toché (Nouveautés, 20 mars 1883), etc. Jonas a fait exécuter deux ouvertures au Conservatoire en 1851 et 1852 ; il a publié un recueil de chants hébraïques (1854). Deux opérettes Kelebella, et Miss Robinson, publiée dans le Journal des Demoiselles. Officier de la Légion d'honneur. En 1897, il habitait 28 rue de Trévise à Paris.

 

JONCIÈRES Victorin de (Félix Ludger ROSSIGNOL dit). — Compositeur et critique musical français (Paris, 12 avril 1839 – Paris, 1903) enterré au cimetière Montmartre (12e division, buste par Marqueste). Fait ses études au lycée Bonaparte ; cultive d'abord la peinture dans l'atelier de Picot, puis l'abandonne pour la musique. Après avoir écrit quelques compositions, notamment le Sicilien, opéra-comique d'après Molière, il entre au Conservatoire dans la classe d'Elwart qu'il quitte peu après à la suite de dissentiments que son attachement aux théories wagnériennes provoque entre lui et son professeur. Il a fait représenter : Hamlet, ouverture, entr'actes et musique de scène sur la tragédie de Shakespeare (Gaîté, 1862) ; Sardanapale, opéra en 3 actes avec H. Becque (Théâtre-Lyrique, 08 février 1867) ; le Dernier Jour de Pompéi, opéra en 4 actes avec Nuitter et Beaumont (Théâtre-Lyrique, 21 septembre 1869) ; Dimitri, opéra en 4 actes avec de Bornier et Silvestre (Théâtre-Lyrique, 05 mai 1876) ; la Reine Berthe, opéra en 2 actes avec J. Barbier (Opéra, 27 décembre 1878) ; le Chevalier Jean, drame lyrique en 4 actes avec Gallet et E. Blau (Opéra-Comique, 11 mars 1885) ; Lancelot, drame lyrique en 3 actes et 5 tableaux avec Gallet et E. Blau, reçu à l'Opéra. Joncières, qui rédige depuis 1871 le feuilleton musical de la Liberté, a en outre composé plusieurs symphonies, suites d'orchestre et morceaux divers. Chevalier de la Légion d'honneur. Officier de l'Instruction publique. Président de la Société des Compositeurs de musique. En 1897, il habitait 10 rue de Castiglione à Paris.

 

LACOMBE Louis. Pianiste et compositeur français (1818–1884). => biographie

 

LACOME D'ESTALENX Paul Jean Jacques. Compositeur français (Le Houga, Gers, 04 mars 1838 – Le Houga, 1920). D'une famille de musiciens, étudie particulièrement la musique et vient à Paris en 1860, après avoir remporté un prix pour la composition d'une opérette dans un concours organisé par un journal. Il collabore à plusieurs revues littéraires et publie quelques travaux de critique, notamment la Musique en famille (1876). A fait représenter au théâtre : J' veux mon peignoir, opéra-comique en 1 acte avec Mancel (Tertulia, 11 mai 1872) ; En Espagne, opéra bouffe en 1 acte avec Mancel (Tertulia, 28 mai 1872) ; la Dot mal placée, opéra-comique en 3 actes avec Mancel (Athénée, 28 février 1873) ; le Mouton enragé, opérette en 1 acte avec Noriac et Jaime (Bouffes-Parisiens, 27 mai 1873) ; Amphitryon, opéra-comique en 1 acte avec Nuitter et Beaumont (Théâtre-Taitbout, 05 avril 1875) ; Jeanne, Jeannette et Jeanneton, opéra-comique en 3 actes avec Delacour et Clairville (Folies-Dramatiques, 27 octobre 1876) ; Pâques fleuries, opéra-comique en 3 actes avec Clairville et Delacour (Folies-Dramatiques, 21 octobre 1879) ; le Beau Nicolas, opéra-comique en 3 actes avec Vanloo et Leterrier (Folies-Dramatiques, 08 octobre 1880) ; la nuit de la Saint-Jean, opéra-comique en 1 acte avec Delacour et Lusignan (Opéra-Comique, 13 novembre 1882) ; Madame Boniface, opéra-comique en 3 actes avec E. Depré et Ch. Clairville (Bouffes-Parisiens, 20 octobre 1883) ; Myrtille, opéra-comique en 3 actes avec Erckmann-Chatrian et Drack (Gaîté, 27 mars 1885) ; les Saturnales, opéra-comique en 3 actes avec Valabrègue (Nouveautés, 26 septembre 1887) ; la Gardeuse d'oies, opérette en 3 actes avec Leterrier et Vanloo (Renaissance, 26 octobre 1888) ; Ma mie Rosette, opéra-comique en 3 actes avec Prével et Liorat (Folies-Dramatiques, 04 février 1890) ; Mademoiselle Asmodée, opéra-comique en 3 actes avec Ferrier et Clairville, musique de V. Roger (Renaissance, 24 novembre 1891) ; le Cadeau de Noces, opéra-comique en 4 actes avec Liorat, Stop et Fernand Hue (Bouffes-Parisiens, 20 janvier 1893) ; le Bain de Monsieur, opérette en 1 acte avec Pradels et Maurel (Eldorado, 12 septembre 1895), etc. En préparation : le Maréchal Chaudron, opéra-comique avec Rolle et Chivot, reçu à la Gaîté ; les Quatre Filles Aymon, 3 actes avec Liorat et Fonteny, musique de V. Roger, etc. Lacome a composé plus de 200 mélodies parmi lesquelles l'Estudiantina ; des suites d'orchestre, trios, quatuors, etc. Il a mis en musique les Contes de Perrault (1880). Chevalier de la Légion d'honneur, Chevalier de l'Ordre de Charles III ; Officier de l'Instruction publique. En 1897, il habitait 30 avenue Trudaine à Paris.

 

LAGOANÈRE Oscar Louis Antoine Ferdinand de. — Compositeur français (Bordeaux, Gironde, 25 août 1853 –). Études au lycée de Bordeaux ; études musicales au conservatoire ; piano (classe Marmontel) ; harmonie et accompagnement (classe Duprato et Savard). Reçu professeur aux écoles de la Ville de Paris en 1873. Débute comme pianiste-accompagnateur aux Bouffes-Parisiens, en 1871 ; y reste cinq ans ; passe au théâtre de la Renaissance comme accompagnateur et second chef d'orchestre, y reste quatre ans. Devient 1er chef d'orchestre aux Folies-Dramatiques, 2 ans ; puis à la Porte-Saint-Martin, cinq ans. Directeur des Menus-Plaisirs, en 1887 ; il prend la direction des Bouffes-Parisiens, en 1889, y monte Cendrillonnette, l'Enfant prodigue, Miss Helyett, etc.; revient aux Menus-Plaisirs, 1891-1893 ; entre à l'Olympia en 1891 comme chef d'orchestre et devient directeur de cet établissement le 01 février 1896. M. de Lagoanère a fait représenter : Il était une fois, 1 acte avec Jaime (Menus-Plaisirs, 1886) ; l'Étape d'un 27 jours, opérette en 1 acte (Folies-Marigny) ; Un ménage au violon, opérette en 1 acte avec Galipaux (Variétés) ; Fillette et Loup garou, opérette en 1 acte avec Dufrenoy (Horloge) ; les Deux Panthères, opérette en 1 acte (Bouffes-du-Nord). Il a composé la musique de scène de Macbeth, de Shakespeare, traduction de Richepin (Porte-Saint-Martin) ; du Voyage à travers l'impossible (Porte-Saint-Martin) ; de Carnot, drame (Ambigu) ; de nombreuses mélodies, valses, romances, etc. A l'Olympia il a composé la musique de plusieurs pantomimes et ballets : Olympia, le Coucher de la Mariée, la Folie de l'or, Bains de dames, Fêtes arlésiennes, etc. En 1897, il habitait 8 rue Caumartin à Paris.

 

LALO Édouard Victor Antoine. Compositeur français (Lille, Nord, 27 janvier 1823* – Paris, 22 avril 1892) enterré au Père-Lachaise (67e division). Il commence ses études au Conservatoire de Lille, sous la direction de l’Allemand Baumann, qui avait connu personnellement Beethoven, à Vienne. Malgré l’opposition de sa famille, il décide de se consacrer uniquement à la musique, et vient se fixer à Paris à l’âge de seize ans, seul et sans ressources. Il ne parvient pas à entrer au Conservatoire, et travaille la composition avec Schulhoff, pianiste slave, ancien ami de Chopin. De 1855 à 1864, il est altiste dans le quatuor Armingaud-Jacquard. Mais il se forme surtout seul, par l’étude sérieuse des grands chefs-d’œuvre du passé. Ses premières compositions, mélodies pour chant et piano, pages pour violon, quatuor à cordes, passent complètement inaperçues. En 1865, il écrit son premier ouvrage dramatique, Fiesque, opéra en 3 actes, mais ne peut le faire représenter. Après une vingtaine d’années d’obscurité, pendant lesquelles il vit de son talent d’altiste, le sort lui devient plus favorable. Ses œuvres symphoniques connaissent un réel succès, en particulier la Symphonie espagnole, en 1873, et la Rhapsodie norvégienne, en 1881. Sa partition du Roi d’Ys, légende bretonne en trois actes, se voit refusée à l’Opéra en 1879. Il doit attendre jusqu’en 1888 pour assister enfin à la création de son œuvre à l’Opéra-Comique, où elle obtient d’emblée un éclatant succès. Entre-temps, son ballet Namouna connaît un injuste échec à l’Opéra, en 1882 (Serge Lifar s’en est inspiré pour son ballet « Suite en blanc »). Peu avant sa mort, il avait écrit un concerto pour piano et orchestre, et esquissé quelques scènes d’un nouveau drame lyrique, la Jacquerie (terminé par Arthur Coquard).

L’œuvre de Lalo, assez peu abondante, mais de haute qualité, se distingue par une originalité hors de pair, une distinction racée. Symphoniste de nature, il a le goût de la musique bien construite et correctement écrite. Il possède aussi l’instinct de la couleur et de la description, un sens harmonique et orchestral très personnel. Eloigné de la routine officielle a de tout académisme, il fait songer à ses amis les peintres Manet et Degas, indépendants farouches, dont l’esthétique hautaine se rapproche beaucoup de la sienne.

 

LAMBERT Lucien. Compositeur français (Paris, janvier 1861 Oporto, 1945). Elève de Jules Massenet et de Théodore Dubois, il obtint le prix Rossini en 1883 avec sa cantate Prométhée enchaîné. Il a abordé tous les genres de composition, mais a particulièrement réussi dans la musique dramatique. Ses œuvres ont été représentées à l’Opéra et à l’Opéra-Comique : le Spahi (1896), la Marseillaise (1900), la Roussalka (1911).

Étudie le piano avec son père, l'harmonie avec Barbereau, le contrepoint et la fugue avec Th. Dubois, la composition avec Massenet. A composé Prométhée enchaîné, poème de C. Du Locle (prix Rossini, 1883), exécuté à la Société des concerts du Conservatoire ; Sire Olaf, musique de scène pour la légende dramatique de A. Alexandre (Lille, 1887 ; Paris, Lyrique, 1888) ; Brocéliande, opéra féerique de A. Alexandre (Rouen, 1893) ; le Spahi, drame lyrique en 3 actes, poème de Gallet et A. Alexandre (Prix de la Ville de Paris, 1896). Une Ouverture et un Poème symphonique exécutes aux concerts Lamoureux et Colonne. En préparation en 1897 : la Penticosa, drame lyrique en 2 actes avec Eug. et Ed. Adenis (reçu au Théâtre royal d'Anvers). En 1897, il habitait 201 boulevard Malesherbes à Paris.

 

LAPARRA Raoul. Compositeur français (Bordeaux, Gironde, 1876 Suresnes, Hauts-de-Seine, lors d'un bombardement, 1943). Prix de Rome en 1903, il fut toujours inspiré par l'Espagne où il fit de nombreux séjours. On lui doit des œuvres fortes, colorées, émouvantes : la Habanera (1908) qui le plaça d'emblée parmi les grands compositeurs lyriques, la Jota (1911), le Joueur de viole (1925), les Toreras (1929), l'Illustre Fregona (1931). Il a signé une étude, Musique et danse populaire en Espagne (1920), une autre sur Bizet et l'Espagne (1935).

 

LA TOMBELLE Fernand de. Compositeur français (Paris, 03 août 1854 Castelnaud-Fayrac, Dordogne, 1928). Il fut élève de Guilmant et de Théodore Dubois ; il a écrit surtout de la musique de chambre et de la musique d’église, des pièces d’orgue et des œuvres chorales : les Sept Paroles du Christ, et l’oratorio Crux, de style néo‑classique.

Élève de Guilmant et de Th. Dubois. Lauréat du Conservatoire, 1er prix de quatuor et de symphonie de la Société des compositeurs. Auteur de nombreuses compositions pour orgue, exécutées au Trocadéro et très répandues en Angleterre et en Amérique S'est intéressé surtout à la musique de chambre, ou symphonique ; sonates, trios, quatuors, à cordes ou avec piano, suites d'orchestre, etc. A composé aussi plusieurs scènes chorales et volumes de mélodies. A fait représenter au Théâtre Cluny, une fantaisie en 1 acte en collaboration avec Callias et Depré (02 mars 1892). En 1897, il habitait 6 rue Newton à Paris.

 

LAURENT DE RILLÉ Anatole. Compositeur français (Orléans, Loiret, 1824 – Paris, 1915). Etudie d'abord la peinture, puis la musique avec Comoghio, ensuite avec Elwart. A composé un grand nombre de chœurs orphéoniques : Noël, les Martyrs aux arènes, la Noce de village, les Buveurs, le Chant des travailleurs, la Saint-Hubert, Hymne à Sainte Cécile, le Pardon d'Auray, l'Océan, etc. A fait représenter au théâtre une quantité d'opérettes ; d'abord aux Folies-Nouvelles : Aimé pour lui-même, Bel-Boul, le Sire de Framboisy, Elle a des bottes, Trilby, le Jugement de Paris (1857) ; Achille à Scyros, le Moulin de Catherine, la Demoiselle la Hoche Tromblon (1858) ; le Sultan Mysapouf (1859), etc., puis Frasquita (Bouffes-Parisiens, 1859) ; Au fond du verre (Bade, 1859) ; le Petit Poucet, opéra bouffe en 3 actes avec Leterrier et Vanloo (Athénée, 08 octobre 1868) ; les Pattes blanches, opérette en 1 acte avec Constantin (Bouffes-Parisiens, 20 mai 1873) ; la Liqueur d'or, opéra-comique en 3 actes avec Liorat et Busnach (Menus-Plaisirs, 11 décembre 1873) ; Babiole, opéra-comique en 3 actes avec Clairville et Gastineau (Bouffes-Parisiens, 16 janvier 1878) ; la Princesse Marmotte, opéra en 3 actes avec Clairville, Gastineau et Busnach (Bruxelles, Galeries Saint-Hubert, 1880) ; la Leçon de Chant, opéra-comique en 1 acte avec Adenis (Lyrique-Vivienne, 21 juin 1891) ; le Crime de Musette, monomime (Parisiana, 1895), etc. En 1866, Laurent de Rillé a été nommé inspecteur général de l'enseignement du chant dans les Lycées et les Ecoles normales de France. Secrétaire, puis président des commissions musicales des expositions universelles de 1867, 1878 et 1889, il a composé la cantate officielle exécutée à l'Opéra-Comique le 15 août 1867. Président de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique. Président de la commission de surveillance de l'enseignement du chant dans le Département de la Seine. En 1897, il habitait 1 rue Fontaine à Paris.

 

LAZZARI Joseph Fortune Sylvestre dit Sylvio. Compositeur autrichien naturalisé français en 1896 (Bozen, Tyrol méridional, 30 décembre 1857 Suresnes, Hauts-de-Seine, 10 juin 1944*). Autrichien de naissance il fit ses études à Vienne, où il fut profondément marqué par l'esthétique wagnérienne. Sa première œuvre, Armor, fut représentée à Prague en 1898. Cependant il vint à Paris en 1882 travailler avec Giraud et Gounod. Il subit alors l'influence des impressionnistes et il tenta dans ses partitions de réaliser une synthèse entre le style de Wagner et celui des contemporains français. Naturalisé français en 1896 il se fixe définitivement à Paris, y produisant des opéras qui révéleront un compositeur complet, sobre et d'une très belle émotion : la Lépreuse (1912), le Sauteriot (1918), la Tour de feu (1928).

 

LE BORNE Fernand. Compositeur français (Charleroi, Hainaut, Belgique, 10 mars 1862 Paris, 1929). Élève de Massenet, Saint-Saëns et César Franck. A composé plusieurs symphonies, suites d'orchestre, concertos, quatuors, sonates, morceaux de concerts, mélodies, motets, une Messe solennelle en la ; Daphnis et Chloé, drame pastoral (Bruxelles, 10 mai 1885) ; Mudarra, drame lyrique en 4 actes et 7 tableaux, poème de L. Tiercelin et Bonnemère, non encore représenté ; les Temps de guerre, tableaux symphoniques exécutés aux concerts de l'Opéra (janvier 1896) ; Hedda, légende symphonique en 3 actes, poème de P. Ferrier et Bocage (reçue à l'Opéra-Comique), etc. Critique musical au Monde Artiste. En 1897, il habitait 221 rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris.

 

LECOCQ Charles Alexandre. Compositeur français (Paris, 03 juin 1832 – Paris, 24 octobre 1918) enterré au Père-Lachaise (89e division). Études musicales au Conservatoire, élève de Bazin et d'Halévy ; 1er prix d'harmonie en 1850 ; 2e prix de fugue en 1852. Débute au théâtre par le Docteur Miracle, opérette reçue aux Bouffes-Parisiens au concours (1857) ; fait ensuite représenter le Baiser à la porte, et Litine et Valentin, opérettes en 1 acte avec de Lagnette (Champs-Élysées, 1864) ; les Ondines au Champagne, opérette en 1 acte (Folies-Marigny, 1865) ; le Myosotis, 1 acte avec Cham et Busnach (Palais-Royal, 02 mai 1866) ; le Cabaret du Ramponneau, opérette en 1 acte (Folies-Marigny, 11 octobre 1867) ; l'Amour et son carquois, opéra bouffe en 2 actes (Athénée, 30 janvier 1868) ; Fleur-de-Thé, opéra bouffe en 3 actes, avec Chivot et Duru (Athénée, 11 avril 1868) ; les Jumeaux de Bergame, opéra-comique en 1 acte avec Busnach (Athénée, 20 septembre 1868) ; Gandolfo, opérette en 1 acte avec Duru et Chivot (Bouffes-Parisiens, 16 janvier 1869) ; le Rajah de Mysore, opérette en 1 acte avec Duru et Chivot (Bouffes-Parisiens, 21 septembre 1869) ; le Beau Dunois, opéra bouffe en 1 acte avec Duru et Chivot (Variétés, 13 avril 1870) ; le Testament de M. de Crac, opérette en 1 acte avec Moineaux et Noriac (Bouffes-Parisiens, 23 octobre 1871) ; le Barbier de Trouville, opérette en 1 acte avec Jaime (Bouffes-Parisiens, 19 septembre 1871) ; Sauvons la caisse, opérette en 1 acte avec Laguette (Tertulia, 22 septembre 1871) ; les Cent Vierges, opéra bouffe en 3 actes avec Clairville, Chivot et Duru (Variétés, 13 mai 1872) ; la Fille de Madame Angot, opéra bouffe en 3 actes avec Clairville, Koning et Siraudin (Bruxelles, 04 décembre 1872 ; puis Folies-Dramatiques, 21 février 1873) ; Giroflé-Girofla, opéra-comique en 3 actes avec Leterrier et Vanloo (Bruxelles, 21 mars 1874 ; puis Renaissance, 11 novembre 1874) ; les Prés-Saint-Gervais, opérette en 3 actes avec Sardou et Gille (Variétés, 14 novembre 1874) ; le Pompon, opéra-comique en 3 actes avec Chivot et Duru (Folies-Dramatiques, 10 novembre 1875) ; la Petite Mariée, opéra bouffe en 3 actes avec Leterrier et Vanloo (Renaissance, 21 décembre 1875) ; Kosiki, opérette en 3 actes avec Busnach et Liorat (Renaissance, 18 octobre 1876) ; la Marjolaine, opérette en 3 actes avec Vanloo et Leterrier (Renaissance, 03 février 1877) ; le Petit Duc, opéra-comique en 3 actes avec Meilhac et Halévy (Renaissance, 25 janvier 1878) ; la Camargo, opéra-comique en 3 actes avec Leterrier et Vanloo (Renaissance, 20 novembre 1878) ; le Grand Casimir, vaudeville en 3 actes avec Prével et Saint-Albin (Variétés, 11 janvier 1879) ; la Petite Mademoiselle, opéra-comique en 3 actes avec Meilhac et Halévy (Renaissance, 12 avril 1879) ; la Jolie Persane, opéra-comique en 3 actes avec Leterrier et Vanloo (Renaissance, 28 octobre 1879) ; Janot, opéra-comique en 3 actes avec Meilhac et Halévy (Renaissance, 22 janvier 1881) ; la Roussotte, pièce en 3 actes et 1 prologue de Meilhac, Halévy et Millaud, musique avec Hervé et Boullard (Variétés, 26 janvier 1881) ; le Jour et la Nuit, opéra bouffe en 3 actes avec Vanloo et Leterrier (Nouveautés, 05 novembre 1881) ; le Cœur et la Main, opéra-comique en 3 actes avec Nuitter et Beaumont (Nouveautés, 19 octobre 1882) ; la Princesse des Canaries, opéra bouffe en 3 actes avec Chivot et Duru (Folies-Dramatiques, 09 février 1883) ; l'Oiseau bleu, opéra-comique en 3 actes avec Chivot et Duru (Nouveautés, 16 janvier 1884) ; la Vie Mondaine, opérette en 4 actes avec de Najac et P. Ferrier (Nouveautés , 13 février 1885) ; Plutus, opéra-comique en 2 actes avec Millaud et Jollivet (Opéra-Comique, 31 mars 1886) ; les Grenadiers de Mont-Cornette, opéra-comique en 3 actes avec Daunis, Delorme et Ed. Philippe (Bouffes-Parisiens, 04 janvier 1887) ; la Volière, opéra-comique en 3 actes avec Nuitter et Beaumont (Nouveautés, 12 février 1888) ; Ali-Baba, opéra-comique en 3 actes avec Vanloo et Busnach (Eden-Théâtre, 28 novembre 1889 ; joué précédemment à Bruxelles) ; l'Égyptienne, opéra-comique en 3 actes avec Chivot, Nuitter et Beaumont (Folies-Dramatiques, 08 novembre 1890) ; Nos Bons Chasseurs, vaudeville en 3 actes avec M. Carré et Bilhaud (Nouveau-Théâtre, 10 avril 1894) ; etc. En préparation en 1897 : Renza, 3 actes avec J. Barbier ; Cyrano de Bergerac, opérette en 3 actes avec Clairville ; Don Japhet, 3 actes avec M. Carré, etc. Lecocq a écrit en outre des mélodies, des chansonnettes et un recueil de compositions, Miettes musicales. Chevalier de la Légion d'honneur. En 1897, il habitait 27 rue du Mont-Thabor à Paris.

 

LEFEBVRE Charles-Edouard. Compositeur français (Paris, 19 juin 1843 – Aix-les-Bains, Savoie, 1917). Études musicales au Conservatoire, Grand prix de Rome en 1870, avec la cantate : le Jugement de Dieu. Nombreuses compositions : Andante, pour orchestre (envoi de Rome) ; Judith, drame lyrique (fragments exécutés au Conservatoire, puis exécution intégrale aux concerts Pasdeloup, 1879) ; Ouverture dramatique (Concerts Colonne) ; Dalila, scène pour orchestre ; Symphonie en ré ; Lucrèce, opéra en 3 actes (non représenté) ; le Trésor, opéra-comique en 1 acte poème de Coppée (Angers, 1883 ; Bruxelles, 1884) ; Sérénade, pour orchestre ; Zaïre, opéra en 4 actes poème de Collin (Lille, 1887) ; Eloa, poème lyrique ; Melka, légende fantastique (Concerts Lamoureux) ; Djelma, opéra en 3 actes poème de Lomon (Opéra, 25 mai 1894) ; Sainte-Cécile, poème lyrique (Concerts de l'Opéra, février 1896) ; des chœurs, menuets, romances, andantino, nocturnes, quatuors, préludes, musique d'église et nombre de pièces pour piano et violon et violoncelle, alto, orgue, etc. En 1884, Lefebvre a obtenu le prix Chartier (Acad. des Beaux-Arts) pour ses œuvres de musique de chambre. Chevalier de la Légion d'honneur. En 1897, il habitait 37 avenue de Villiers de Paris.

 

LEFÈVRE-DÉRODÉ Ernest. Compositeur français (1853–1913). => biographie

 

LEMAIRE Jean Eugène Gaston. Compositeur français (château d'Amblainvilliers, Seine-et-Oise, 09 septembre 1854 –). Etudes musicales à l'Ecole Niedermeyer. Débute dans le journalisme comme critique musical à la Presse (1888). Publie ensuite quelques mélodies, valses, etc. et fait jouer En dansant la gavotte, scène Louis XV, chantée et dansée, poème de Dréville (Figaro et Hôtel de Ville, 1890). Depuis cette époque il a fait représenter dans les théâtres, cercles, casinos ou salons : Perrette et le pot au lait, pantomime en 1 acte avec J. Oudot (Galerie Vivienne, 11 février 1891) ; la Nuit d'Octobre, adaptation symphonique (Cercle des Mathurins, 1891) ; Conte de printemps, pantomime en 2 actes avec Lefébure et Ludessi (Bodinière, 18 mai 1892) ; la Belle Tunisienne, opérette en 1 acte avec Froyez (Etretat, 26 août 1892) ; la Lettre de Cachet, opéra-comique en 1 acte avec Oudot et Froyez ; les Maris de Juanita, opéra-comique en 1 acte avec M. Carré ; Pierrette directeur, ballet mêlé de vers, avec M. de Lihus ; Marquise pour rire, pantomime en 1 acte avec Max Maurey (Mathurins, 1892-95) ; Rose, conte lyrique en 4 parties, avec Maurice Richard (Théâtre des Poètes, 14 mars 1895) ; le Supplice de Jeannot, divertissement ; le Rêve de Manette, monomime ; Fleur d'Amour, pantomime japonaise ; la Leçon de Redowa, scène 1810, etc. (Salons, 1894-96).

Gaston Lemaire a publié de nombreux morceaux pour chant, piano, orchestre, etc. : Andante religioso ; deux Ave Maria ; l'Enfant Jésus ; Invocation à l'Eucharistie ; Marie et l'Eucharistie ; Air favori de Cléo de Mérode ; O Salutaris ; le Pain des Anges (cantique 1er comm.) ; Air de ballet (piano, flûte et mandoline) ; En rêvant ; Gavotte des Mathurins ; Jeffick, poème symphonique ; Marche nuptiale ; Bob-Walter, pochade serpentine, etc.

En préparation en 1897 : un opéra-comique avec Michel Carré. Officier d'Académie. En 1897, il habitait 69 avenue de la Grande-Armée à Paris 16e.

 

LENEPVEU Charles Ferdinand. Compositeur français (Rouen, Seine-Maritime, 04 novembre 1840 – Paris, 1910). Commence l'étude du droit mais l'abandonne pour celle de la musique. Après avoir obtenu à Caen, un 1er prix pour une cantate (1861), il est admis en 1863 au Conservatoire, classe d'Ambroise Thomas, et remporte, en 1865, le Grand prix de Rome, avec la cantate Renaud et Armide, exécutée en 1866. Depuis son retour de Rome, Lenepveu a donné : le Florentin, opéra-comique en 3 actes de Saint-Georges, couronné au concours institué en 1869 par le ministère des Beaux-Arts et représenté à l'Opéra-Comique le 25 février 1874 ; Messe de Requiem, exécutée à la salle des concerts du Conservatoire ; Velléda, opéra en 4 actes, poème de Challamel et Chantepie, représenté pour la première fois le 04 juillet 1882 au Covent-Garden, de Londres, avec Adelina Patti comme principale interprète ; Méditation, poésie de Pierre Corneille ; Jeanne d'Arc, drame lyrique en 3 parties, poème de Paul Allard, exécuté pour la première fois dans la cathédrale de Rouen le 01 juin 1886 ; Ode triomphale à Jeanne d'Arc, poésie de Paul Allard ; Hymne funèbre et triomphal, poésie de Victor Hugo, exécuté pour la première fois à Rouen, le 14 juillet 1889 ; et de nombreuses mélodies, scènes lyriques, compositions religieuses, etc. Charles Lenepveu a été nommé membre de l'Académie des Beaux-arts, en remplacement d'Ambroise Thomas, le 1er mai 1896. Chevalier de la Légion d'honneur ; Officier de l'Instruction publique ; Commandeur de Saint-Grégoire-le-Grand. En 1897, il habitait 9 rue de Verneuil à Paris.

 

LEONCAVALLO Ruggero. Compositeur italien (Naples, 08 mars 1858 Montecatini, près de Florence, 09 août 1919). Grand admirateur de Wagner, il rêva d'écrire une trilogie lyrique italienne dont il n'acheva que le premier volet, I Medici, représenté à Milan en 1893. Mais l'année précédente (1892) avait vu triompher son Paillasse qui devait décider de sa célébrité. Il resta donc fidèle à l'école vériste italienne, mais ses œuvres suivantes furent généralement moins appréciées : Chatterton (Rome 1896), la Bohème (Venise 1897), Zaza (Milan 1900), Roland von Berlin (Berlin 1904), Malbrough s'en va-t-en-guerre (Paris 1910), I Zingari (Milan 1912) et la Petite Reine des roses (Paris 1913).

 

LEROUX Xavier Henry Napoléon. Compositeur français (Velletri, Etats romains, 11 octobre 1863 Paris, 1919). Epouse Meyriane Héglon-Leroux, cantatrice. Grand prix de Rome en 1885, il se consacra essentiellement à la musique de théâtre, débutant avec des musiques de scène pour les Perses d'Eschyle, Pluton d'Aristophane et la Sorcière de Sardou. Sa première œuvre lyrique, Evangéline, fut créée à Bruxelles en 1895, puis se succédèrent de solides succès : Astarté (Opéra 1901), William Ratcliff (Nice 1906), la Reine Fiammette (1903), le Chemineau (1907), qui se fixèrent dans le répertoire de l'Opéra-Comique lequel accueillit encore son Carillonneur (1913) et ses Cadeaux de Noël (1915). Professeur d'harmonie au Conservatoire de Paris, il fut un temps directeur de la revue Musica et fonda en 1907 le conservatoire privé Femina.

Études musicales au Conservatoire de Paris ; élève de Théodore Dubois et Jules Massenet : 1er prix d'harmonie et accessit de piano (1881), 1er prix de fugue, second grand prix (1884) et premier grand prix de Rome (1885). Principales œuvres jouées : Endymion, cantate, poème d'Augé de Lassus ; Cléopâtre, drame en 5 actes et 6 tableaux de Sardou et Moreau (Porte-Saint-Martin, 23 octobre 1890) ; Harald, ouverture dramatique (Concerts Lamoureux) ; William Ratcliff, 4 actes avec Louis de Gramont (3e tableau exécuté aux Concerts Colonne) ; Evangéline, drame lyrique avec Louis de Gramont, Hartmann et A. Alexandre (Bruxelles, Monnaie, décembre 1895) ; musique de scène des Perses, d'Eschyle (Odéon, 05 novembre 1896) ; une Messe, avec orchestre ; des motets, des mélodies : le Nil, Floraison, Chrysanthème, Pensée de printemps, etc. Ouvrages terminés et non représentés en 1897 : l'Épave, opéra avec Louis de Gramont ; Printemps parfumé, avec Louis de Gramont ; Vénus et Adonis, avec Louis de Gramont, etc. En 1897, il habitait 17 rue Vivienne à Paris.

 

LETOREY Omer. Compositeur français (Chalon-sur-Saône, Saône-et-Loire, 1873 – Paris, 1938). Elève de l’école Niedermeyer et du Conservatoire, prix de Rome (1895), organiste, maître de chapelle, directeur de la musique de scène à la Comédie-Française et chef des chœurs à l’Opéra, il a composé quelques opéras-comiques : Cléopâtre (1918), l’Œillet blanc (1930), le Sicilien ; 1 poème symphonique : Brand, d’après Ibsen, etc. On lui doit aussi une Etude sur le contrepoint chromatique.

 

LETOREY Pierre Henri Ernest. Compositeur français (Rouen, Seine-Maritime, 02 novembre 1867 –). Études musicales au Conservatoire, classe de Pessard, puis avec professeurs particuliers. Auteur de nombreux morceaux symphoniques au répertoire des casinos ; mélodies et scènes vocales et lyriques : Champagne, Jeanne d'Arc, les Oiseaux, etc., quantité de pièces de chant et quelques opérettes en un acte : Rosier de Nanterre, Nos Pioupious, non encore représentées. Letorey a dirigé l'orchestre de divers établissements : Athénée (1890) ; Alcazar d'hiver (1893) ; Eldorado (1894) ; Pépinière (1895), etc., et divers bals de la Ville de Paris. En 1897, il habitait 22 rue du Bois à Levallois-Perret.

 

LEVADÉ Charles Gaston. Compositeur français (Paris, 03 janvier 1869 –). Elève de Jules Massenet au Conservatoire, grand prix de Rome en 1899, il a écrit de nombreuses mélodies (les Vieilles de chez nous), le Psaume CXIII pour solistes, orchestre et chœurs, 1 pantomime (Cœur de Margot, 1895), 1 opéra de chambre (l’Amour d’Héliodora, 1903), 1 opéra (les Hérétiques, 1905), 2 opéras-comiques (la Rôtisserie de la reine Pédauque, 1920 ; la Peau de chagrin, 1929) et diverses transcriptions.

Etudes musicales au Conservatoire ; 1re médaille de solfège (1884) ; accessit d'harmonie (1888) ; 1er prix d'accompagnement au piano (1890) ; 1er second Grand prix de Rome (1893), élève de Massenet. Il a composé plusieurs mélodies chantées dans les concerts Erard, Pleyel, etc. ; de nombreux morceaux de musique religieuse, de chant et de piano ; une pantomime, Cœurs de Magots, avec Krauss (Bodinière, 28 janvier 1895) ; des suites d'orchestre et des pièces pour piano, violon, violoncelle. Chœurs mixtes et chœurs pour voix de femme, etc. En 1897, il habitait 8 rue de Vintimille à Paris.

 

LIPPACHER Clément. Compositeur français. Né à Haguenau (Alsace). Premières études musicales à Strasbourg, prix d'harmonie et d'orgue. Organiste de l'église Sainte-Eugénie, à Paris. A fait représenter : les Papillons, ballet en 2 actes avec Holtzer, musique avec Pugno (1882) ; la Vente de M. X... (1883) ; la Pension de Me Laicque, avec Mengal (1886) ; Viviane, ballet-féerie en 5 actes de Gondinet, musique avec Pugno (Eden-Théâtre, 28 octobre 1886), etc. Lippacher a composé la musique de scène du Christ et du Noël d'Alsace, de Grandmougin (1892) ; de nombreuses suites d'orchestre, mélodies, et divers morceaux d'orgue et de piano. En 1897, il habitait 13 rue du Conservatoire à Paris.

 

LUIGINI Alexandre Clément Léon Joseph. Compositeur et chef d'orchestre français (Lyon, Rhône, 09 mars 1850 – Paris, 29 juillet 1906). Il fut l’élève de Jules Massenet au Conservatoire de Paris ; excellent chef d’orchestre, il débuta en 1877 au Grand-Théâtre de Lyon, fonda les Concerts du Conservatoire de cette ville, et passa, en octobre 1897, à l’Opéra-Comique de Paris, où il devint directeur de la musique (1904-1906). On lui doit 2 opéras-comiques et plusieurs ballets.

Études musicales au Conservatoire de Paris ; harmonie, classe Savard ; violon, classe Massart (prix, 1869). Violon solo, puis 1er chef d'orchestre au Grand Théâtre de Lyon. Fondateur des Concerts du Conservatoire de Lyon. A fait représenter au Grand Théâtre de Lyon : le Rêve de Nicette, ballet avec Dalia et Vincent (20 février 1870) ; Ange et Démon, ballet en 3 actes avec Dalia et Alessandri (13 janvier 1875) ; les Caprices de Margot, opéra-comique en 1 acte (06 avril 1877) ; la Reine des fleurs, ballet en 1 acte avec Lamy (20 novembre 1879) ; les Noces d'Ivanowna, ballet en 1 acte avec Ruby (02 décembre 1883) ; Fleurs et Papillons, ballet en 1 acte avec Ruby (07 décembre 1885) ; le Bivouac, ballet (09 février 1889) ; les Écharpes, ballet en 1 acte avec Natta (15 octobre 1891) ; le Meunier, ballet en 1 acte avec Natta (25 janvier 1892) ; Arlequin écolier, ballet en 1 acte avec Natta (04 avril 1894) ; à Montpellier : Bayon d'or, ballet en 1 acte avec Roux (18 avril 1891) ; Rose et Papillon, ballet en 1 acte avec Roux (19 février 1891) ; à Toulouse : Danritha, ballet en 1 acte (25 mars 1894). A. Luigini a composé plusieurs œuvres : Ballet égyptien ; la Voix des cloches ; Ballet russe ; Aubade ; Carnaval turc ; Marche solennelle ; Marche de l'Emir, etc. Trois quatuors classiques pour instruments à cordes ; Gloria Victis, cantate patriotique (Lyon, 1887), etc., il est l'auteur de la musique de Faublas, opéra-comique en 3 actes de Cadol et Duval (Théâtre Cluny, 25 octobre 1881). En 1897, il habitait 32 rue de la République à Lyon.

 

MAGNARD Lucien Denis Gabriel dit Albéric. Compositeur français (Paris 18e, 09 juin 1865 manoir des Fontaines, près de Baron, Oise, 03 septembre 1914). Fils du rédacteur en chef du Figaro, il entra au Conservatoire de Paris dans les classes de Théodore Dubois et Massenet. Il travailla ensuite quatre ans avec Vincent d'Indy et s'installa dans un petit manoir des environs de Senlis où, loin des intrigues et des querelles, il médita sur les grands classiques, composa des partitions qu'il faisait éditer à ses frais et qu'il ne cherchait pas à faire exécuter, ignora farouchement tout ce qui n'était pas la musique. En dehors de quelques pages symphoniques on lui doit trois ouvrages lyriques d'une très haute tenue : Yolande représentée à la Monnaie en 1892, Bérénice que créa l'Opéra-Comique en 1911, et Guercœur que l'Opéra révéla en 1931. Il trouva la mort alors qu'il tentait d'interdire aux Allemands de pénétrer dans sa propriété.

 

MARCELLES Paul (Marcel Paul Roger FOURNIER dit). Compositeur français (Paris, 16 novembre 1863 –). Elève de l'École Centrale des arts et manufactures. Élève, pour la musique, de Gédalge. Il a fait représenter Pierrette Doctoresse, pantomime en 1 acte avec Gaston Guérin (Cercle Mathurins, 1891) ; Ludus pro patria, pantomime en 1 acte avec Gerbault et Artus (Bodinière) ; Veuve Prosper, successeur, opérette en 3 actes avec Vély et Alévy (Déjazet) ; Une bonne soirée, opérette en 1 acte avec Vély et Alévy (Ambigu, 1894) ; Zut, pantomime en 1 acte (Cercle Funambulesque). Paul Marcelles a composé la musique de plusieurs revues : Paris-Forain, de Redelsperger ; Paris-Trianon, de Vély et Alévy ; les Dessous de l'année, de Clairville et Vély (Nouveau-Théâtre). En préparation en 1897 : les Travaux d'Hercule, opérette en 3 actes avec Vély et Alévy ; Hors Cadre, opérette en 1 acte avec Clairville et Guérin, etc. En 1897, il habitait 13 rue de Turin à Paris.

 

MARÉCHAL Charles Henri. Compositeur français (Paris, 22 janvier 1842 – Paris, 1924). Il entra au Conservatoire en 1866. En 1870, il remporta le premier grand prix de Rome en même temps que Ch. Lefebvre. Il débuta par un oratorio, la Nativité, puis se voua plus particulièrement à la scène : les Amoureux de Catherine (Opéra-Comique, 1876), la Taverne des Trabans (Opéra-Comique, 1881), Calendal (1894), Ping-Sing (1895), le Lac des aulnes, ballet (1907), etc. On lui doit encore des scènes chorales, des mélodies, des pièces de piano, et 3 livres de souvenirs : Rome (1904), Paris (1907), Lettres et souvenirs, 1870‑1874 (1920). Il est également l'auteur des deux jolis morceaux intercalés dans l'Ami Fritz, de MM. Erckmann et Chatrian.

Études musicales au Conservatoire ; grand prix de Rome en 1870. Débute au théâtre par les Amoureux de Catherine, opéra-comique en 1 acte de J. Barbier, d'après Erckmann-Chatrian (Opéra-Comique, 08 mai 1876) ; donne ensuite la Taverne des Trabans, opéra-comique en 3 acte, avec J. Barbier (Opéra-Comique, 31 décembre 1881) ; l'Étoile, opéra-comique en 1 acte de P. Collin (Théâtre-d'Application, 31 mai 1889) ; Deïdamie, opéra en 2 actes d'Édouard Noël (Opéra, 15 septembre 1893) ; Calendal, opéra en 4 actes de Perrier et Mistral (Rouen, 21 décembre 1894). Maréchal a composé la musique de scène de l'Ami Fritz (Comédie-Française, 1876) ; des Rantzau (Comédie-Française, 1882) ; de Smilis (Comédie-Française, 1884) ; de Crime et Châtiment (Odéon, 1888). Il a fait exécuter au Conservatoire, en 1876, la Nativité, poème sacré de Cicile ; aux Concerts Colonne : les Vivants et les Morts, strophes de Ph. Gille (1886), le Miracle de Naïm, drame sacré de Paul Collin (1891). Au concours musical de Rouen : la Légende de Jumièges, poème de Noël (26 juillet 1896). Il a composé une quantité de mélodies, morceaux pour piano, chant et orchestre, plusieurs chœurs pour l'enfance, quelques morceaux de musique religieuse : Ave Maria, Agnus Dei, Kyrie, Notre Père, O Salutaris, etc., et deux opéras : Daphnis et Chloé et Ping-Sing, non représentés en 1897. En 1897, il habitait 11 bis rue Viète à Paris.

 

MARIOTTE Antoine. Compositeur français (1875–1944). => biographie

 

MARTY Georges Eugène. Compositeur et chef d'orchestre français (Paris, 16 mai 1860 – Paris, 1908). Entre au Conservatoire en 1872 ; 1re médaille de solfège (1875) ; 1er prix d'harmonie (1878) ; 1er grand prix de Rome à l'unanimité (1882). Deux fois lauréat des concours de la Ville de Paris. A fait exécuter : Édith, cantate du prix de Rome (Concerts Colonne, 1882) ; Ballade d'hiver (Concerts Pasdeloup, 1885) ; Ouverture de Balthazar, Matinée de Printemps (Concerts Lamoureux, 1887-88) ; Lysic, pantomime en 1 acte avec E. Larcher (Cercle funambulesque, 1888) ; le Duc de Ferrare, drame lyrique avec P. Milliet (fragments, Concerts de l'Opéra, 1896). Georges Marty a composé en outre plusieurs suites d'orchestre, quantité de morceaux de piano à deux et quatre mains, des mélodies, chœurs, etc. ; Merlin enchanté, poème dramatique d'E. Moreau ; le Duc de Ferrare, drame lyrique en 3 actes avec P. Milliet, etc. En préparation en 1897 : la Grande Mademoiselle, opéra-comique en 3 actes avec Dubut de Laforest. Officier d'Académie, professeur de la classe d'ensemble vocal au Conservatoire, chef de chant à l'Opéra ; chef des chœurs et chef d'orchestre des Concerts de l'Opéra (saison 1895-1896). En 1897, il habitait 106 rue Jouffroy à Paris.

 

MASCAGNI Pietro. Compositeur italien (Livourne, 07 décembre 1863 – Rome, 02 août 1945). Elève de Ponchielli à Milan, il était un obscur chef de musique municipale dans une petite ville de l’Italie méridionale, quand il remporta le concours Sonzogno avec son opéra en 1 acte, Cavalleria rusticana (Rome, 1910), qui connut un succès mondial. Le sujet est tiré d’un conte du grand romancier réaliste sicilien Giovanni Verga. La musique a comme point de départ le réalisme de Carmen et l’exploitation de certaines trouvailles extérieures du drame wagnérien, dans un climat de passion brûlante. Mascagni devint ainsi le chef de file du « vérisme » italien, mais il ne retrouva plus la veine éclatante de son premier succès. Après la réussite de l’idylle l’Amico Fritz (1891), seul Iris (1898) s’impose à la considération, par la sérieuse application de sa recherche harmonique. De Guglielmo Ratcliff (1895), on rappelle l’intermède orchestral, et de le Maschere (comédie lyrique en 1 prologue et 3 actes, livret de Luigi Illica, Théâtre Costanzi de Rome, 17 janvier 1901), la belle ouverture. Autres opéras : I Rantzau (1892), Amica (1905, en français, pour Monte-Carlo), Isabeau (1911), Parisina (1913), Lodoletta (1917), Il Piccolo Marat (1921), Nerone (1935).

 

MASSÉ Félix Marie dit Victor. Compositeur français (56.Lorient, 07 mars 1822* – Paris, 05 juillet 1884) enterré au cimetière de Montmartre (26e division). Epouse à Paris le 21 octobre 1854 Mlle Mayer ; leur fille, Zoé Jeanne Marie Massé épousera le librettiste Philippe Gille. Il entra au Conservatoire en 1834, fut élève de Zimmermann et de Halévy, et y obtint les premiers prix de piano (1838), d'harmonie et d'accompagnement (1840), de contrepoint et fugue (1843). Le premier grand prix de Rome lui fut décerné en 1844. A son retour, il se fit remarquer par des mélodies sur les Orientales de Victor Hugo, et débuta au théâtre avec la Chanteuse voilée (1832), un acte qui fut bien accueilli à l'Opéra-Comique. Galatée (ou Galathée) suivit de près (livret de Jules Barbier et Michel Carré, création le 14 avril 1852), au même théâtre; puis vinrent les Noces de Jeannette (1853), la Fiancée du diable (1854), Miss Fauvette et les Saisons (1855), toujours à l'Opéra-Comique. Au Théâtre-Lyrique : la Reine Topaze (1856) ; le Cousin de Marivaux, au théâtre de Bade (1857) ; les Chaises à porteurs (Opéra-Comique, 1858) ; la Fée Carabosse (théâtre Lyrique, 1859) ; la Mule de Pédro (Opéra, 1863) ; Fior d'Aliza (Opéra-Comique, 1866) ; le Fils du brigadier (Opéra-Comique, 1867) enfin, Paul et Virginie (Théâtre-Lyrique, 1876). Dans cette série, la Chanteuse voilée, les Noces de Jeannette, Galatée, la Reine Topaze et Paul et Virginie sont comptés comme les meilleurs. Massé a encore publié des recueils de Chants bretons, du Soir, d'Autrefois, qui contiennent de jolies mélodies. Le genre de Massé est le demi-caractère. Son œuvre, sans être sérieux, n'est pas absolument léger ; la clarté le distingue, et, si l'originalité n'y domine pas, au moins est-il toujours d'une bonne facture et d'une grande entente scénique. Chef des chœurs à l'Opéra depuis 1860, professeur de composition au Conservatoire (1866-1880), il fut élu membre de l’Institut en 1871.

 

MASSENET Jules. Compositeur français (1842–1912). => biographie

 

MESSAGER André. Compositeur et chef d'orchestre français (1853–1929). => biographie

 

MISSA Edmond-Jean-Louis. Compositeur français (Reims, Marne, 12 juin 1861 – Paris, 1910). Elève de Jules Massenet, prix de Rome (1881), il a écrit de nombreux opéras (le Chevalier timide, Lydia, Lucas et Lucette [opéra-comique, livret de Paul Gravollet, 1905],...), des opérettes (la Belle Sophie), des romances, des pièces de piano et de la musique symphonique.

Études musicales au Conservatoire, prix de fugue, mention honorable au concours du prix de Rome (1881, élève de Massenet). Prix Cressent. A fait représenter Juge et Partie, opéra-comique en 2 actes d'Adenis (Opéra-Comique, 17 novembre 1886) ; Lydia, opéra-comique en 1 acte de Lyden et Smoni (Dieppe, 26 juillet 1887) ; le Chevalier timide, opéra-comique en 1 acte de Busnach (Menus-Plaisirs, 01 septembre 1887) ; la Belle Sophie, opérette en 3 actes de Burani et Adonis (Menus-Plaisirs, 11 avril 1888) ; Doctoresse, pantomime en 1 acte de Hugounet et Villeneuve (Bouffes-Parisiens, 17 décembre 1890) ; la Princesse Nangara, opérette en 3 actes avec Battaille (Reims, 12 mars 1892) ; Mariage galant, opéra-comique en 1 acte de Boucheron et Oswald, musique avec Pietrapertosa (Menus-Plaisirs, 03 décembre 1892) ; Tararaboum-revue, revue en 4 actes de Ferrier et Delilia (Menus-Plaisirs, 30 décembre 1892) ; l'Hôte, pantomime en 3 actes avec M. Carré et Hugounet (Casino de Paris, 23 mai 1893) ; Dinah, comédie lyrique en 4 actes de M. Carré et Choudens (Comédie-Parisienne, 28 juin 94) ; Ninon de Lenclos, opéra-comique en 4 actes de Lénéka et Bernède (Opéra-Comique, 19 février 1895) ; le Dernier des Marigny, revue en 4 actes avec M. Carré et Colias (Folies-Marigny, 22 janvier 1896) ; les Deux Peuples, 1 acte avec Roger Milès (Olympia, 30 septembre 1896). En préparation en 1897 : la Peur, drame mimé en 2 actes ; Rosel, drame lyrique en 3 actes ; Lulli, opéra-comique en 3 actes ; la Pitchounette, 3 actes ; les Demi-Vierges, 4 actes ; le Grand Gueux, 4 actes ; Muguette, opéra en 5 actes avec M. Carré et Hartmann (pour l'Opéra-Comique), etc. Missa est l'auteur d'un grand nombre de mélodies romances, chœurs ; morceaux pour piano, orchestre, etc. En 1897, il habitait 8 rue Castex à Paris.

 

NUX Paul VÉRONGE DE LA. Compositeur français (Fontainebleau, Seine-et-Marne, 29 juin 1853 –). Etudes musicales au Conservatoire, classe de F. Bazin pour la composition ; premier second grand prix de Rome en 1874 ; second premier grand prix en 1876. A fait représenter au théâtre Zaïre, opéra en 2 actes de Besson et Ed. Blau. En préparation en 1897 : les Labdacides, opéra. Auteur de nombreuses compositions pour concerts, piano, etc. Chevalier de la Légion d'honneur.

 

OFFENBACH Jacques (Jacob EBERST dit). Compositeur allemand naturalisé français en 1860 (Cologne, 20 juin 1819 – Paris, 05 octobre 1880) enterré au cimetière de Montmartre (9e division). Epouse à Paris le 14 août 1844 Herminie d'Alcain. Fils d’un chantre israélite de Cologne, originaire d’Offenbach près de Francfort (auteur d’un livre de prières chantées pour la jeunesse juive), il vint fort jeune à Paris (1842) et entra au Conservatoire dans la classe de violoncelle de Vaslin. Violoncelliste de l’Opéra-Comique, il se fit connaître par ses compositions sur les Fables de La Fontaine (le Corbeau, la Cigale et la Fourmi), qui lui valurent d’être engagé comme chef d’orchestre de la Comédie-Française en 1847 ; c’est à ce titre qu’il composa la Chanson de Fortunio pour les représentations du Chandelier d’A. de Musset. Quelques années plus tard, il obtint le privilège directorial d’un théâtre d’opérettes et de pantomimes, qu’il ouvrit en 1855 sous le nom de Bouffes-Parisiens et qu’il exploita successivement à la salle Lacazes, puis au théâtre Comte (passage Choiseul). C’est là que furent créées un grand nombre de ses opérettes célèbres. Ayant abandonné ses fonctions en 1866, il fit jouer ses œuvres sur les scènes des Variétés, du Palais-Royal, de la Renaissance, des Folies-Dramatiques, où elles connurent de brillants succès jusqu’en 1872, date à laquelle il prit la direction du théâtre de la Gaîté, qu’il céda en 1876 à Vizentini. Il écrivit pour cette scène une féerie, le Voyage dans la lune. Sauf de très rares voyages, dont un en Amérique, Offenbach ne quitta guère Paris et la fin de sa vie fut assombrie par des attaques de goutte très douloureuses. Avant ses débuts au théâtre, Offenbach avait publié quelques duos et morceaux pour violoncelle, ainsi que des romances ; mais, dès 1855, sa production est exclusivement consacrée au théâtre. Il ne réussit guère, cependant, sur les scènes officielles : son ballet le Papillon se solde, à l’Opéra, par un échec retentissant (1860) ; il n’obtient aucun succès à l’Opéra-Comique avec Barkouf (1860), Robinson Crusoé (1867), Vert-Vert (1869) et Fantasio (1872) ; il ne triomphera sur ce théâtre qu’après sa mort, avec les Contes d’Hoffmann, achevés par E. Guiraud (1881). C’est toutefois dans l’opérette qu’Offenbach excelle. Il apporte dans ce genre une verve, une cocasserie, une truculence et une abondante facilité de moyens comiques qui justifient le succès dont ses œuvres ont joui et jouissent encore auprès du public. Sa musique reflète l’ambiance décadente du Second Empire, dont elle nous propose une savoureuse caricature lorsqu’elle ne pousse pas à la charge; à l’humour souvent délicat qui caractérise l’opérette française, Offenbach ajoute une pointe acerbe qui l’oriente vers une autre catégorie du comique : le burlesque. Parmi les 102 opérettes qu’il nous a laissées et dont la plupart ne comportent qu’un acte, citons les plus célèbres : les Deux Aveugles (1855), le Violoneux (1855), Ba-ta-clan (1855), Croquefer (1857), le Mariage aux lanternes (1857), Orphée aux Enfers (1858), les Bavards (1862), la Belle Hélène (1864), Barbe-Bleue (opéra bouffe en 3 actes et 4 tableaux ; Variétés, 05 février 1866), la Vie parisienne (1866), la Grande-Duchesse de Gérolstein (1867), la Périchole (1868), le Château de Toto (1869), la Princesse de Trébizonde (1869), les Brigands (1869), Pomme d’Api (1873), le Docteur Ox (1877), la Jolie Parfumeuse (1873), la Foire Saint-Laurent (1877), la Fille du tambour-major (opéra-comique en 3 actes, livret d’Henri Chivot et Alfred Duru, créé à Paris, au Théâtre des Folies-Dramatiques, le 13 décembre 1879), Madame Favart (1879), Belle Lurette (1880), Mademoiselle Moucheron (posthume, 1881). Il a résumé les souvenirs de sa tournée en Amérique dans un opuscule : Notes d’un musicien en voyage (1877). L. Schmidt, Stern et Zamara ont tiré 3 opérettes de ses fragments inédits, et Monte-Carlo a représenté en 1907 un opéra posthume : Myriame et Daphné.

 

PACINI Antonio. Compositeur et éditeur de musique italien (1778–1866). => biographie

 

PALADILHE Emile. Compositeur français (Montpellier, Hérault, 03 juin 1844* – Paris, 06 janvier 1926). Admis très jeune au Conservatoire de Paris, il y fait ses études sons la direction de Marmontel, Benoist et Halévy ; second prix de piano en 1856 ; premiers prix de d'orgue et de piano en 1857 ; premier Grand prix de Rome, en 1860, avec la cantate Ivan IV, exécutée à l'Opéra en décembre de la même année. Pendant son séjour à Rome, Paladilhe a envoyé a l'Académie des Beaux-Arts, un opéra-bouffe italien, une Messe solennelle, une Ouverture et une Symphonie en mi bémol. De retour à Paris il a publié plusieurs mélodies, notamment Mandolinata, Premières Pensées, Mélodies écossaises, etc., des morceaux de musique religieuse, etc. Au théâtre il a fait représenter : le Passant, opéra-comique en 1 acte avec Coppée (Opéra-Comique, 24 avril 1872) ; l'Amour africain, opéra-comique en 2 actes avec Legouvé (Opéra-Comique, 08 mai 1875) ; Suzanne, opéra-comique en 3 actes avec Cormon et Lockroy (Opéra-Comique, 30 décembre 1878) ; Diana, opéra-comique en 3 actes avec J. Normand et H. Régnier (Opéra-Comique, 23 février 1885) ; Patrie !, opéra en 5 actes avec Sardou et Gallet (Opéra, 20 décembre 1886) ; les Saintes Maries de la mer, drame lyrique avec Gallet (Montpellier, 1892). En préparation en 1897 : Dalila, drame lyrique avec Gallet, d'après O. Feuillet ; Vanina, drame lyrique avec Gallet, etc. Paladilhe a composé une Messe de Saint-François-d'Assise, exécutée à l'église Saint-Eustache, le 27 novembre 1896. membre de l'Académie des Beaux-arts, depuis le 02 juillet 1892, en remplacement d'Ernest Guiraud. Chevalier de la Légion d'honneur. En 1897, il habitait 14 rue Saint-Marc à Paris.

 

PARÈS Philippe Charles Gabriel. Chef d'orchestre et compositeur français (Paris, 28 novembre 1860 Paris, 02 janvier 1934). Père du compositeur Philippe Parès (01 janvier 1901 – 02 février 1979). Chef de musique de la Garde Républicaine de 1893 à 1910. Il a composé le Secret de Maître Cornille, opéra-comique.

 

PÉNAVAIRE Jean-Grégoire. Compositeur et chef d'orchestre français (Lesparre, Gironde, 15 septembre 1840 – Paris, 1906). Elève de Fétis et d’Elwart, chef d’orchestre au théâtre de Nantes, il a écrit de la musique symphonique, quelques pièces vocales, 4 opéras-comiques et 1 ballet : les Folies d’Espagne.

Etudes musicales sous la direction de Millon, Sivori, Morel, Elwart et Fétis. Chef d'orchestre au théâtre d'Anvers ; 1er violon aux Italiens et aux Concerts Pasdeloup. A écrit un grand nombre d'œuvres pour orchestre, chant, piano, violon, etc. : la Vision des croisés ; Torquata Tasso ; Miguel Cervantès ; Symphonie en ut mineur ; Recueil de vingt mélodies ; Vieilles chansons sur de nouveaux airs ; Romanzetto ; Concerto en la, etc. Il a fait représenter Chanson de mai, opéra-comique (Cercle des Familles, décembre 1872) ; Ninette et Ninon, opéra-comique en 1 acte avec Langlé et Mme Lesguillon (Athénée-Lyrique, 25 avril 1873) ; la Folie espagnole, ballet (1874) ; le Contrat, opéra-comique (Théâtre de Spa, septembre 1890), etc. En portefeuille en 1897 : Monseigneur Scapin, opéra-comique en 1 acte ; le Chevalier d'Aubertin, 3 actes ; la Fée de Mérindol, 3 actes, etc. En 1897, il habitait 21 rue Notre-Dame-de-Lorette à Paris.

 

PESSARD Emile Louis Fortuné. Compositeur français (Montmartre [auj. Paris 18e], 28 mai 1843 Paris, 10 février 1917). Études musicales au Conservatoire ; élève de Bazin pour l'harmonie et l'accompagnement, de Laurent pour le piano, de Benoist pour l'orgue et de Carafa pour la composition : 1er prix d'harmonie en 1862 ; 1er grand prix de Rome en 1866, avec la cantate Dalila, exécutée à l'Opéra le 21 février 1867. Inspecteur du chant dans les écoles de la ville de Paris (1878-1880). Professeur d'harmonie au Conservatoire, en remplacement de Savart (1881). Directeur de l'enseignement musical dans les maisons d'éducation de la Légion d'honneur. Émile Pessard a fait représenter au théâtre la Cruche cassée, opéra-comique en 1 acte de Lucas et Abraham (Opéra-Comique, 21 février 1870) ; le Char, opéra-comique en 1 acte de Paul Arène et Alphonse Daudet (Opéra-Comique, 18 janvier 1878) ; le Capitaine Fracasse, opéra-comique en 3 actes de Mendès (Lyrique, 02 juillet 1878) ; Tabarin, opéra en 2 actes de Ferrier (Opéra, 12 janvier 1885) ; Tartarin sur les Alpes, 4 actes et 13 tableaux de Bocage et de Courcy, d'après Alphonse Daudet (Gaîté, 17 novembre 1888) ; Don Quichotte, opéra-comique en 1 acte de Deschamps (Menus-Plaisirs, 04 juillet 1889) ; les Folies amoureuses, opéra-comique en 3 actes de Lénéka et Matrat, d'après Regnard (Opéra-Comique, 15 avril 1891) ; une Nuit de Noël, drame en 5 actes de Maurice Lefevre et Roddaz, musique de scène (Ambigu, 19 août 1893) ; Mam'zelle Carabin, opérette en 3 actes de F. Carré (Bouffes-Parisiens, 03 novembre 1893) ; le Muet, opérette mimée en 1 acte avec Galipaux (Bodinière, 26 mars 1894) ; etc. En outre, il a publié plus de dix volumes de mélodies, morceaux pour piano, instruments, etc. Il a composé des messes, plusieurs suites d'orchestre, un trio pour piano, violon et violoncelle, etc. Depuis 1891, Émile Pessard fait la critique musicale à l'Évènement. Officier de la Légion d'honneur ; officier de l'Instruction publique. En 1897, il habitait 26 rue Richer à Paris.

 

PFEIFFER Georges-Jean. Pianiste et compositeur français (Versailles, Yvelines, 12 décembre 1835 –). Lauréat de l'Institut Chartier pour la musique de chambre. Mention honorable au concours Rossini ; études et concertos adoptés par les Conservatoires français et étrangers. Auteur de nombreuses mélodies et de plusieurs morceaux pour orchestre, piano, etc. A fait représenter au théâtre : l'Enclume, opéra-comique en 1 acte de P. Barbier (Opéra-Comique, 23 juin 1884). En répétition : le Légataire universel, opéra-comique en 3 actes de J. Adenis et Bonnemère, d'après Regnard (à l'Opéra-Comique). En préparation en 1897 : Jacqueline, drame lyrique en 2 actes avec J. et Ed. Adenis. Vice-président de la Société des compositeurs de musique ; vice-président du syndicat de la protection artistique et littéraire. Critique musical du Voltaire. En 1897, il habitait 40 rue Condorcet à Paris.

 

PIERNÉ Henri Constant Gabriel. Compositeur et chef d'orchestre français (Metz, Moselle, 16 août 1863 – Ploujean, Finistère, 17 juillet 1937) enterré au Père-Lachaise (13e division). Cousin de Paul Pierné. Études musicales au Conservatoire ; 1er prix de piano en 1879 (classe Marmontel) ; 1er prix de fugue et contrepoint (1881) ; 1er prix d'orgue en 1882 (classe César Franck) ; 1er grand prix de Rome même année (classe Massenet). A composé la musique de : le Collier de perles, pantomime en 2 actes, poème de Mendès (Spa, août 1891 ; puis Casino de Paris, 1891) ; les Joyeuses Commères de Paris, fantaisie de Mendès et Courteline (Nouveau-Théâtre, 1892) ; Bouton d'or, fantaisie lyrique en 4 actes de M. Carré (Nouveau-Théâtre, 03 janvier 1893) ; le Docteur Blanc, mimodrame en 5 actes de Mendès (Menus-Plaisirs, 05 avril 1893) ; Yanthis, pièce en 4 actes de J. Lorrain (Odéon, 18 février 1894) ; Izeïl, drame en 4 actes de Silvestre et Morand (Renaissance, 24 janvier 1894) ; la Princesse lointaine, pièce en 4 actes et en vers de Rostand (Renaissance, 05 avril 1895) ; Salomé, pantomime lyrique de Silvestre et Meltzner (Comédie-Parisienne, 04 mars 1895) ; la Coupe enchantée, opéra-comique en 2 actes de Matrat (Royan, 24 août 1895) ; etc. En préparation en 1897 : Lizarda, 3 actes avec Silvestre (pour l'Opéra-Comique) ; Vendée, opéra en 3 actes avec Ad. Brisson et Folley (reçu au Grand Théâtre de Lyon) ; Don Luis, 3 actes avec Beaumont, etc. M. Pierné a composé en outre un grand nombre de mélodies, morceaux d'orchestre, etc. Il a fait exécuter aux concerts de l'Opéra, Nuit de Noël, 1870, épisode lyrique (janvier 1896). Il est organiste du grand orgue de l'église Sainte-Clotilde, où il a succédé à César Franck. Membre de l'Académie des Beaux-arts (1924). En 1897, il habitait 14 rue Monsieur-le-Prince à Paris.

 

PIERNÉ Paul. Compositeur français (Metz, Moselle, 1874 – Paris, 1952). Cousin de Gabriel Pierné. Il fut organiste de l’église Saint-Paul-Saint-Louis à Paris, et a laissé 2 opéras, 1 ballet, 2 symphonies, 1 messe, des mélodies et des poèmes symphoniques.

 

PIZZETTI Ildebrando. Compositeur italien (Parme, 20 septembre 1880 Rome, 1968). Élève du Conservatoire de Parme, il s'intéressa au chant grégorien et à la polyphonie vocale. Nommé professeur à Rome en 1907, il fit la connaissance de Gabriele d'Annunzio qui lui fournit deux de ses livrets : Fedra (1915) et la Figlia di Jorio (1954). Directeur du Conservatoire de Florence en 1917, il devint celui du Conservatoire de Milan en 1923 et fut chargé de la chaire de composition à l'académie Sainte-Cécile en 1936. Il est l'auteur de onze opéras de très haute tenue où il prolonge le vérisme italien et ses traditions mélodramatiques dans une écriture châtiée où le chant s'inspire souvent du grégorien. Ainsi Debora e Joele (1922), Fra Gherardo (1928), l'Orseolo (1935), Meurtre dans la cathédrale (1959) et Clitemnestre (1965).

 

PLANQUETTE Jean Robert. Compositeur et pianiste français (Paris, 31 juillet 1848 Paris, 28 janvier 1903) enterré au Père-Lachaise (93e division). Dès sa sortie du Conservatoire de Paris il composa des chansons, des romances, et se rendit célèbre avec le Régiment de Sambre-et-Meuse que toutes les musiques militaires adoptèrent. Il a signé une vingtaine d'opéras-comiques dont plusieurs connurent un durable succès : les Cloches de Corneville (1877), Rip (1884), Surcouf (1887), le Capitaine Thérèse (1901).

Etudes musicales au Conservatoire ; 1er prix de solfège, 2e prix de piano ; élève de Duprato pour la composition. Débute par des chansons et des saynètes pour les cafés-concerts et met en musique plusieurs monologues. Aborde le théâtre avec Paille d'avoine, opérette en 1 acte avec Jaime, Rozale et Lemonnier (Délassements, 12 mars 1874) ; et donne ensuite les Cloches de Corneville, opéra-comique en 3 actes de Clairville et Gabet (Folies-Dramatiques, 19 avril 1877) ; Babel-Revue, revue en 4 actes de Burani et Ed. Philippe, musique avec Okolowicz (Athénée, 10 janvier 1879) ; le Chevalier Gaston, opéra-comique en 1 acte de Véron (Monte-Carlo, 1879) ; les Voltigeurs de la 32e, opéra-comique en 3 actes de Gondinet et Duval (Renaissance, 07 janvier 1880) ; la Cantinière, 3 actes de Burani et Ribeyre (Nouveautés, 26 octobre 1880) ; Rip, opéra-comique de Meilhac, Gille et Farnie (Folies-Dramatiques, 11 novembre 1884) ; la Crémaillère, 3 actes de Burani et A. Brasseur (Nouveautés, 28 novembre 1885) ; la Princesse Colombine, opérette en 3 actes de M. Ordonneau et André (Nouveautés, 07 décembre 1886) ; Surcouf, opéra-comique de Chivot et Duru (Folies-Dramatiques, 06 octobre 1887) ; la Cocarde tricolore, opéra-comique de Cogniard, remanié par Ordonneau (Folies-Dramatiques, 12 février 1892) ; le Talisman, opéra-comique en 3 actes de d'Ennery et Burani (Gaîté, 20 janvier 1893) ; Panurge, 4 actes de Meilhac et Saint-Albin (Gaîté, 22 novembre 1895). En préparation en 1897 : Floréal, opéra-comique avec Silvestre et Burani. En outre, Planquette a publié un recueil de chansons militaires : Refrains du Régiment. En 1897, il habitait 11 rue de Calais à Paris.

 

PUCCINI Giacomo. Compositeur italien (Lucques, 22 décembre 1858 – Bruxelles, 29 novembre 1924). Il fit ses études à l’Institut musical Pacini de Lucques et au Conservatoire de Milan. Il aborda d’emblée le genre de l’opéra et remporta deux succès consécutifs à Milan avec le Villi (1884) et Edgar (1889). Vinrent ensuite les œuvres qui assurèrent sa renommée mondiale : Manon Lescaut (Turin, 1893), la Bohème (Turin, 1896, et Paris, 1900), la Tosca, inspirée de Sardou (Rome, 1900, et Paris, 1903), Madame Butterfly (Milan, 1904). Une tendance nouvelle se fait jour dans les œuvres ultérieures : la Fanciulla del West (New York, 1910), la Rondine (Monte-Carlo, 1917) et le Trittico (New York, 1918, et Rome, 1919), composé de 3 pièces en 1 acte : Il Tabarro, Suor Angelico, Gianni Schicchi. La dernière partition de Puccini, Turandot, restée inachevée, fut terminée par Alfano et représentée en 1924 à la Scala de Milan. Toutes ces œuvres témoignent d’un instinct très sûr du théâtre, d’un usage constant d’effets qui portent sur le public et d’un langage dont le lyrisme exacerbé frôle de justesse les frontières de la vulgarité. Eminent représentant du vérisme italien, Puccini a également écrit, en dehors de ses opéras, 1 Messe solennelle, 1 Capriccio sinfonico, 2 menuets pour orchestre à cordes et de la musique de chambre.

 

PUGET Paul (Paul Charles Marie CURET, adopté PUGET). Compositeur français (Nantes, Loire-Atlantique, 25 juin 1848* –). Adopté à 75002.Paris le 05 août 1872 par Henri Puget, ténor de l'Opéra-Comique. Études musicales au Conservatoire de Paris, classes Marmontel (piano), Bazin (harmonie), V. Massé (composition), 1er grand prix de Rome en 1873. Deux ans avant, Puget avait fait représenter une opérette au Théâtre Tivoli ; depuis il a donné au théâtre : le Signal, opéra-comique de Dubreuil et Busnach (Opéra-Comique, 17 novembre 1886), et il a composé la musique de scène de Lorenzaccio, de Musset (Renaissance, 03 décembre 1896). En outre, il a composé un grand nombre de mélodies, morceaux divers,  Ulysse et les Sirènes, poème antique de Paul Collin (1re audition Salle Erard, avril 1889), etc. Il est l'auteur d'une adaptation de l'Hymne russe et de la Marseillaise. En préparation en 1897 : Beaucoup de bruit pour rien, opéra en 4 actes de Blau, d'après Shakespeare ; Caprice de roi, opéra en 4 actes de d'Artois et Léonce de Larmandie ; etc. En 1897, il habitait 136 boulevard Malesherbes à Paris.

 

PUGNO Stéphane Raoul. — Pianiste et compositeur français (Montrouge, Hauts-de-Seine, 23 juin 1852 Moscou, lors d'une tournée de concerts, 03 janvier 1914). Etudes musicales au Conservatoire, 1er prix de piano (1866) ; 1ers prix d'harmonie et de solfège (1867) ; prix de fugue et 1er prix d'orgue (1869). Organiste et maître de chapelle pendant vingt ans, professeur au Conservatoire. Il a composé quantité de morceaux de piano, chant, etc. Au théâtre et dans les concerts il a donné : la Résurrection de Lazare, oratorio de Grandmougin et Favin (Concerts Pasdeloup, 11 avril 1879) ; la Fée Cocotte, féerie en 3 actes de Marot et Philippe, musique avec Bourgeois (Palace-Théâtre, 26 janvier 1881) ; Ninetta, opéra-comique en 3 actes de Bisson et Hennequin (Renaissance, 26 décembre 1882) ; Viviane, ballet-féerie en 5 actes de Gondinet, musique avec Lippacher (Eden-Théâtre, 28 octobre 1886) ; le Sosie, opéra bouffe en 3 actes de Valabrègue et Kéroul (Bouffes-Parisiens, 08 octobre 1887) ; le Valet de cœur, opérette en 3 actes de Ferrier et Clairville (Bouffes-Parisiens , 19 avril 1888) ; le Retour d'Ulysse, opéra bouffe en 3 actes de F. Carré (Bouffes-Parisiens, 01 février 1889) ; la Vocation de Marius, vaudeville en 4 actes de F. Carré et Debelly (Nouveautés, 29 mars 1890) ; la Petite Poucette, vaudeville-opérette en 3 actes de M. Ordonneau et Hennequin (Renaissance, 07 mars 1891) ; la Danseuse de corde, pantomime en 3 actes de Scholl et Roques (Casino de Paris, 05 février 1892) ; Pour le Drapeau, mimodrame en 3 actes de H. Amic (Ambigu, 18 février 1895). En préparation en 1897 : Mélusine, avec A. Silvestre ; les Pauvres Gens, drame lyrique en 3 actes avec H. Cain. En 1897, il habitait 67 rue Rochechouart à Paris.

 

RAVERA Nicolo Teresio. Compositeur italien (Alessandria, Piémont, 24 février 1851 –). Ayant étudié au Conservatoire de Milan (premiers prix de piano, d'orgue et de composition), il voyagea, surtout en Amérique, comme concertiste de piano. Il écrivit de la musique de piano, des mélodies vocales et des opéras, dont plusieurs furent créés à Paris : Une folle journée (1888), Lucette et Colin (1888), le Divorce de Pierrot (1892), la Mare au diable (1895), Pierrette somnambule (1900), le Sosie de Bridoye (1902).

Débute par un petit opéra-comique : Lucette et Colin, en collaboration avec Bryon (salle Herz, 06 mai 1888) ; donne ensuite Fiamma, opéra en 4 actes (Théâtre municipal d'Alexandrie, octobre 1890) ; le Divorce de Pierrot, opéra-comique en 1 acte avec Lénéka et Gandrey (Hôtel Continental, 18 avril 1892) ; la Mare au diable, opéra-comique en 3 actes avec Lénéka, d'après George Sand (Lyrique-Vivienne, 04 avril 1895), etc. En préparation en 1897 : Estelle, drame lyrique en 3 actes avec Louis Gallet. En 1897, il habitait 12 rue de Hambourg à Paris.

 

RENAUD Albert. Compositeur français (Paris, 1855 –). Études musicales sous la direction de César Franck et Léo Delibes ; ex-organiste du grand orgue de Saint-François-Xavier, auteur de nombreuses mélodies, morceaux pour piano, orgue, orchestre, etc., et d'une Messe solennelle, pour soli, chœur à 4 voix, deux orgues et orchestres, exécutée en 1891. A fait représenter au théâtre : Aladin, féerie en 4 actes d'E. Depré (Lyrique Vivienne, 18 janvier 1891) ; A la Houzarde, opéra-comique de J. Lemaire et d'Hurcourt (Bruxelles, Alcazar, 21 mai 1891) ; Rokneddin, ballet-pantomime en 3 actes de M. Carré et Fourcade (Eden-Théâtre, 07 avril 1892) ; Sleeper Awakened (le Dormeur éveillé), pièce-ballet en 3 actes de Sir Augustus Harris (Londres, Palace-Theatre, 10 décembre 1892) ; Don Quichotte, pièce lyrique en 4 actes et 20 tableaux de Sardou et Nuitter (Châtelet, 09 février 1895). Ouvrages terminés ou en préparation en 1897 : l'Éventail, ballet en 3 actes avec Van Dyck et de Roddaz ; Candide, opéra-comique en 3 actes et 6 tableaux de Nuitter et Beaumont ; le Roi Midas, pièce lyrique et fantastique en 3 actes et 8 tableaux d'Augé de Lassus ; le Soleil de minuit, opéra-comique en 3actes de Nuitter et Beaumont ; le Danseur d'Antibes, ballet en 2 actes et 3 tableaux d'Augé de Lassus ; Yoli ou le Pays des âmes, ballet en 3 actes de Paul Milliet ; le Cœur sanglant, drame en 4 actes de L. Tiercelin ; l'Abbé de Vieilleville, opéra-comique en 1 acte de Ch. de Batz et R. Kemp ; le Roi de Camargue, drame lyrique en 4 actes et 7 tableaux de Jean Aicard, Roger Milès et Générès, etc. Albert Renaud collabore à la Patrie comme critique musical. En 1897, il habitait 7 cité du Retiro à Paris.

 

REY Jean-Etienne. Compositeur français (Toulouse, Haute-Garonne, 02 août 1832 –). Premières études musicales au conservatoire de Toulouse (lauréat de tous les prix de solfège, de piano et d'harmonie) ; puis au Conservatoire de Paris (élève de Carafa). Il a fait exécuter en 1861, au théâtre du Capitole, à Toulouse, un Oratorio (soli, orchestre et chœurs) ; puis : la Gitana, opéra en 5 actes (Grand théâtre de Bordeaux, 1864) ; une Messe solennelle, soli, chœurs et orchestre (Toulouse, 1874) et sur les théâtres de Lisbonne et de Madrid plusieurs œuvres pour chant et orchestre. En 1897, Rey possédait en portefeuille six grands ouvrages dramatiques, un poème symphonique, huit symphonies et une grande quantité de musique de chambre. Il a mis en musique un choix de Fables de La Fontaine et de Florian. En 1897, il habitait 30 rue Pascal à Nanterre.

 

REYER Ernest (Louis Etienne Ernest REY dit). — Compositeur français (Marseille, Bouches-du-Rhône, 01 décembre 1823 – 83.Le Lavandou, 15 janvier 1909*). Entre dès l'âge de six ans à l'école communale de musique, de Marseille, dirigée par Barsotti ; deux fois lauréat du prix de solfège. Placé à seize ans dans les bureaux de l'administration des finances à Alger, il continue ses études musicales et compose à l'occasion de la visite du duc d'Aumale, une Messe solennelle, exécutée devant les princes ; il publie ensuite quelques romances et vient à Paris en 1848, auprès de sa tante, Louise Farrenc qui dirige ses études. Le 05 avril 1850 il fait exécuter au Théâtre-Italien, le Sélam, ode symphonique avec chœurs, sur un poème de Théophile Gautier ; quatre ans plus tard, le 20 mai 1854, il donne au Théâtre-Lyrique Maître Wolfram, opéra-comique en 1 acte, poème de Méry. Depuis cette époque il a fait représenter : Sacountala, ballet-pantomime en 2 actes de Théophile Gautier (Opéra, 14 juillet 1858) ; la Statue, opéra-comique en 3 actes de Barbier et Carré (Théâtre-Lyrique, 11 avril 1861 ; repris à l'Opéra-Comique, 20 avril 1878) ; Erostrate, opéra en 2 actes de Méry, Carré et Pacini (Bade, 21 août 1862 ; repris modifié à l'Opéra, 16 octobre 1871) ; Sigurd, opéra en 4 actes de Du Locle et A. Blau (Bruxelles, Monnaie, 07 janvier 1884 ; repris à l'Opéra, 12 juin 1885) ; Salammbô, opéra en 5 actes de Du Locle (Bruxelles, Monnaie, 10 février 1890 ; puis Rouen, théâtre des Arts, 23 novembre 1890 ; repris à l'Opéra, 16 mai 1892). En outre, Ernest Reyer a composé une Cantate exécutée à l'Opéra ; un hymne : l'Union des Arts, exécuté à Marseille, en 1862, pour l'inauguration d'une société d'artistes ; la Madeleine an désert, scène dramatique (Concerts Pasdeloup, 22 mars 1874) ; plusieurs morceaux de musique religieuse : Salva regina, Ave Maria, O Salutaris hostia, etc.; et quelques chœurs à 4 voix d'hommes : l'Hymne du Rhin, le Chant du paysan, Chœur des buveurs, Chœur des assiégés, etc. Reyer a collaboré comme critique musical d'abord à la Presse, puis à la Revue Française, au Courrier de Paris et enfin au Journal des Débats, où il a succédé à Berlioz. Membre de l'Académie des Beaux-arts en remplacement de Félicien David (11 novembre 1876). Bibliothécaire de l'Opéra. Commandeur de la Légion d'honneur, chevalier de l'Ordre de l'Aigle rouge, de Prusse (1862), etc. En 1897, il habitait 24 rue de la Tour-d'Auvergne à Paris.

 

RICHEPIN Tiarko. Compositeur français (1884–1973). => biographie

 

ROGER Victor. Compositeur français (Montpellier, Hérault, 21 juillet 1851 – Paris, 1903). Etudes musicales à l'Ecole Niedermeyer. Débute par des opérettes et des chansons à l'Eldorado, puis fait représenter le 18 août 1883, au Casino de Trouville, une opérette : Mademoiselle Irma, 1 acte avec Fabrice Carré, jouée par Judic, Grivot et Christian. Donne ensuite : Joséphine vendue par ses sœurs, opérette bouffe en 3 actes avec Ferrier et F. Carré (Bouffes-Parisiens, 20 mars 1886) ; Oscarine, opérette en 3 actes avec Nuitter et Guinon (Bouffes-Parisiens, 15 octobre 1888) ; Cendrillonnette, opérette en 4 actes de Ferrier, musique avec Serpette (Bouffes-Parisiens, 24 janvier 1890) ; le Fétiche, opérette en 3 actes de Ferrier et Clairville (Menus-Plaisirs, 13 mars 1890) ; Sansonnet, opérette en 3 actes avec Ferrier (Nouveautés, 26 novembre 1890) ; les Douze Femmes de Japhet, vaudeville en 3 actes avec Mars et Desvallières (Renaissance, 16 décembre 1890) ; le Coq, opérette en 3 actes avec Ferrier et Depré (Menus-Plaisirs, 30 octobre 1891) ; Mademoiselle Asmodie, opéra-comique en 3 actes de Ferrier et Clairville, musique avec Lacome (Renaissance, 24 novembre 1891) ; les 28 jours de Clairette, opérette en 4 actes avec Raymond et Mars (Folies-Dramatiques, 03 mai 1892) ; Caterinette, Pierre et Paul, opérettes en 1 acte avec Mars (Lunéville, 17 juillet 1893) ; Clary-Clara, opérette en 3 actes avec Raymond et Mars (Folies-Dramatiques, 20 mars 1894) ; Nicol-Nick, opérette en 4 actes avec Raymond et Mars (Folies-Dramatiques, 23 janvier 1895) ; la Dot de Brigitte, opérette en 3 actes avec Ferrier et Mars, musique avec Serpette (Bouffes-Parisiens, 06 mai 1895) ; le Voyage de Corbillon, vaudeville-opérette en 4 actes avec Mars (Cluny, 30 janvier 1896) ; Chez le Couturier, ballet-pantomime en 2 tableaux avec Flers et J. Lemaire (Folies-Bergère, 23 mai 1896) ; Sa majesté l'Amour, opérette en 3 actes avec Hennequin et Mars (Eldorado, 24 décembre 1896) ; etc. En préparation en 1897 : les Quatre Filles Aymon, opérette en 4 actes avec Liorat et Fonteny, musique avec Lacome ; Adélaïde, opérette en 3 actes avec Mars et Desvallières, etc. Victor Roger collabore à la France, comme critique musical. En 1897, il habitait 28 rue du Mont-Thabor à Paris.

 

ROSENLECKER Georges. Compositeur français (Le Havre, Seine-Maritime, 09 octobre 1849 –). Premières études d'harmonie avec A. Donnay, organiste de Notre-Dame, au Havre, puis élève de César Franck pour la fugue, la composition et l'orchestration. Auteur de nombreuses compositions pour chant, piano, etc. A fait représenter la Légende de l'Ondine, drame lyrique en 3 actes et 5 tableaux, poème de Jean de Villeurs (Théâtre Royal de Liège, 29 avril 1886 ; exécuté avant aux Concerts de l'Association artistique d'Angers, 1882). En préparation en 1897 : Satanita, opéra-comique en 3 actes, poème d'Armand Silvestre. Rosenlecker a été l'organisateur et le secrétaire du Comité qui fit en 1890 du Théâtre de Rouen, un Théâtre-Lyrique où furent représentés, devant des abonnés parisiens, plusieurs œuvres inédites en France, dont Samson et Dalila. En 1897, il habitait 28 avenue du Trocadéro à Paris.

 

ROUSSEAU Samuel Alexandre. Compositeur français (Neuve-Maison, Aisne, 11 juin 1853 – Paris, 1904). Père du compositeur Samuel-Rousseau. Prix de Rome en 1878, il devint maître de chapelle de Sainte-Clotilde. Il a composé des messes, des motets, des pièces d’orgue, 4 drames lyriques, dont la Cloche du Rhin, représentée à l’Opéra en 1898.

Études musicales au Conservatoire, 1er prix d'orgue en 1877, 1er second Grand prix de Rome, en 1878. Prix Cressent (1878). Prix de la Ville de Paris (1891). Auteur de nombreux morceaux de musique religieuse. notamment d'une Messe solennelle ; de quantité de mélodies, etc. A fait représenter au théâtre : Dianorah, opéra-comique en 1 acte, poème de Chantepie (Opéra-Comique, 28 décembre 1879) ; Mérowig, drame lyrique en 3 actes, poème de Montorgueil (Grand-Théâtre, 12 décembre 1892). En préparation en 1897 : Nunziata, drame lyrique, poème de Gheusi et Montorgueil. En 1897, il habitait 53 boulevard Saint-Martin à Paris.

 

ROUSSEAU Marcel dit SAMUEL-ROUSSEAU. Compositeur français (Paris, 1882 – Paris, 1955). Fils du compositeur Samuel Rousseau. Il fit ses études au Conservatoire de Paris et obtint en 1905 le second premier prix de Rome avec sa cantate Maïa. Longtemps professeur d’harmonie au Conservatoire de Paris, vice‑président de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, directeur de l’Opéra (1941‑1944), il a principalement composé pour le théâtre. Ses opéras‑comiques : Tarass Boulba (1919), le Hulla (1923), le Bon Roi Dagobert (1927) ; ses drames lyriques : le Roi Arthur (prix Rossini 1903), Kerkeb, danseuse berbère (1951) ; ses ballets : Promenade dans Rome (1936), Entre deux rondes (1940) ; ses musiques de scène pour Esther, Princesse d’Israël (1912), Bérénice ; ses études pour piano, ses mélodies et ses Variations pastorales pour harpe et orchestre témoignent d’une invention mélodique facile et charmante, exempte de vulgarité, qui l’apparente aux meilleurs maîtres du style léger. Membre de l'Académie des Beaux-arts (1947).

 

SAINT-SAËNS Charles Camille. Compositeur, pianiste et organiste français (Paris 6e, 3 rue du Jardinet, 09 octobre 1835 Alger, 16 décembre 1921) enterré au cimetière du Montparnasse (13e division). Commence l'étude du piano dès l'âge de deux ans et demi ; à cinq ans il déchiffre sans faute une partition de Grétry. A sept ans il devient l'élève de Stamati, pour le piano ; Maleden est son professeur de composition. Il suit pendant un an la classe d'Halévy, au Conservatoire. Admis comme élève du cours d'orgue de Benoît, il remporte le second prix de cet instrument en 1849 et le 1er prix en 1851. En 1852 il se présente au concours du prix de Rome, ne réussit pas et ne se représente plus. Nommé organiste de Saint-Méry en 185, organiste de la Madeleine en 1858 ; professeur de piano à l'École Niedermeyer, Saint-Saëns a fait exécuter à seize ans sa première grande composition Symphonie en mi bémol par l'orchestre de la Société de Sainte-Cécile (1851), puis quelques années plus tard, la Symphonie en fa, par la Société Sainte-Cécile, de Bordeaux (1856). Pour plus de clarté nous classerons l'œuvre considérable de Saint-Saëns comme suit :

Œuvres dramatiques et lyriques. — la Princesse jaune, opéra-comique en 1 acte de L. Gallet (Opéra-Comique, 18 juin 1872) ; le Timbre d'Argent, drame lyrique en 4 actes de J. Barbier et M. Carré (Théâtre-Lyrique, 23 février 1877) ; Samson et Dalila, opéra en 4 actes de F. Lemaire (Weimar, Théâtre Grand-ducal, 02 décembre 1877 ; Rouen, Théâtre des Arts, 03 mars 1890 ; Paris, Opéra, 23 novembre 1892) ; Etienne-Marcel, opéra en 1 acte de L. Gallet (Lyon, Grand-Théâtre, 08 février 1879 ; Belgique, puis Paris, Opéra-populaire, 24 octobre 1884) ; Henri VIII, opéra en 4 actes de Détroyat et A. Silvestre (Opéra, 05 mars 1883) ; Proserpine, drame lyrique en 4 actes de Vaquerie et L. Gallet (Opéra-Comique, 16 mars 1887) ; Ascanio, opéra en 5 actes de L. Gallet (Opéra, 21 mars 1890) ; Phryné, opéra-comique en 2 actes d'Augé de Lassus (Opéra-Comique, 24 mai 1893) ; Frédégonde, drame lyrique en 5 actes de L. Gallet, partition laissée inachevée par Guiraud (Opéra, 18 décembre 1895) ; Javotte, ballet en 2 actes de Croze (Bruxelles, Monnaie et Lyon Grand-Théâtre, novembre 1896). Les Noces de Prométhée, cantate couronnée au concours international de Paris (Cirque des Champs-Élysées, 01 septembre 1867) ; le Déluge, poème biblique (Concerts du Châtelet, 05 mars 1876) ; la Lyre et la Harpe, ode commandée pour le festival triennal de Birmingham (Birmingham, 28 août 1879 ; Paris, Concert populaires, 11 janvier 1880) ; Antigone, musique de scène (Comédie-Française).

Œuvres symphoniques. — Symphonie en mi bémol (orchestre de la Société de Sainte-Cécile, 1851) ; Symphonie en fa (Société Sainte-Cécile, de Bordeaux, 1856) ; Occident et Orient (exécutés à la distribution des récompenses de l'Exposition universelle de 1878) ; le Rouet d'Omphale ; Marche héroïque ; Phaéton ; Danse macabre ; Suite pour orchestre ; la Jeunesse d'Hercule ; 2e symphonie en la mineur ; Suite algérienne ; Une nuit â Lisbonne ; la Iota aragonese ; scène d'Horace, d'après Corneille ; 3e Symphonie en ut mineur ; Pallas-Athénée, etc.

Musique religieuse. — Motets au Saint-Sacrement : Ave Verum, en si m., en ré et en mi b ; O Salutaris, en la, en si b et en la b ; Tantum Ergo, en mi b ; Veni Creator, en ut. Motets à la Vierge : Ave Maria, en la, en sol, en mi et en si b ; Inviolata, en ré et en fa ; Sub Tuum, en fa m. ; Messe solennelle (soli chœur et orchestre) ; Messe de Requiem ; Bénédiction nuptiale (grand orgue), etc.

Morceaux de concert, avec orchestre. — Tarentelle (flûte et clarinette) ; Introduction et Rondo (violon) ; 4 Concertos pour piano : ré majeur, sol mineur, ut mineur, mi bémol ; 3 Concertos pour violon : la majeur, ut majeur, si mineur ; Concerto pour violoncelle en la mineur ; Romance, pour violoncelle ou cor ; Romance pour violon en ut majeur ; morceau de concert, pour violon ; Marche militaire française ; Africa, etc.

Mélodies, duos, trios (chant avec accompagnement de piano). — Alla riva del Tebro ; l'Attente ; Au cimetière ; la Brise ; la Chasse des Burgraves ; Clair de Lune ; la Cloche ; Étoile du matin ; le Lac ; la Mort d'Ophélie ; le Matin ; Soirée en mer ; Sérénade ; le Sommeil des fleurs ; Tristesse ; Vogue, vogue la Galère ; la Splendeur vide ; Sérénité ; Sabre en main ; la Solitaire, etc.

Divers. — Méditation ; Prière ; Barcarolle (harmonium) ; 3 Rapsodies ; Rapsodie bretonne ; Mélodies persanes ; les Soldats de Gédéon (double chœur à 4 voix d'hommes) ; Rêverie du soir ; Hymne à Victor Hugo ; les Marins de Kermor (chœur) ; les Titans (chœur) ; la Fiancée du Timbalier ; Havanaise ; Sarabande et Rigaudon ; Souvenirs d'Ismaïlia, etc.

En outre Saint-Saëns a composé un nombre considérable de Gavottes, Mazurkas, Romances, Sonates, Menuets, Valses, Berceuses, etc., et surtout des morceaux de piano : Études, thèmes, concertos, préludes, sonates, etc., à deux mains, à quatre mains, pour deux pianos, pour piano et violon, etc., etc. Il a transcrit pour piano un grand nombre de compositions de Bach, plusieurs quatuors de Beethoven, la valse et la kermesse de Faust, le menuet d'Orphée, la marche religieuse de Lohengrin (piano, violon et orgue), etc. Il a restauré la partition du Malade imaginaire, de Marc-Antoine Charpentier. D'autre part, Saint-Saëns a exposé et défendu ses théories musicales dans divers écrits. Protestant contre l'assimilation faite de ses idées avec celles de Wagner, il a combattu les tendances wagnériennes de ses confrères de la presse musicale et à cet effet il a publié une étude d'esthétique : Matérialisme et Musique (1882). Il a publié en outre : Harmonie et mélodie (1885) ; Notes sur les décors de théâtre dans l'antiquité romaine (1886) ; Rimes familières, etc. ; de passage à Alger en 1892, il y a fait représenter le 17 mars une petite comédie en un acte : la Crampe de l'écrivain. A l'occasion du cinquantenaire de son premier concert, Saint-Saëns a donné, le 02 juin 1896, salle Pleyel, un grand concert au bénéfice de l'Association des artistes musiciens. Elu membre de l'Académie des Beaux-arts, en remplacement de Reber, le 19 février 1881. Membre de l'Académie de Beaux-Arts, de Bruxelles (14 janvier 1885). Commandeur de la Légion d'honneur. En 1897, il habitait 4 place de la Madeleine à Paris.

 

SALVAYRE Gervais Bernard Gaston. Compositeur français (Toulouse, Haute-Garonne, 24 juin 1847 – Saint-Ague, près de Toulouse, 1916). Premières études musicales à la maîtrise de la cathédrale, puis au Conservatoire de Toulouse (1er prix de violoncelle : Classe Garreau) ; ensuite au Conservatoire de Paris : élève de Benoît, pour l'orgue (1er prix en 1868) ; de Bazin, pour la fugue et de Thomas pour la composition. 1er Grand prix de Rome, en 1872, avec la cantate Calypso. Envoie de Rome un Stabat mater, exécuté an Conservatoire. A fait représenter au théâtre : le Bravo, opéra-comique en 4 actes de Blavet (Théâtre-Lyrique, 18 avril 1877) ; le Fandango, ballet en 1 acte de Meilhac, Halévy et Mérante (Opéra, 26 novembre 1877) ; Richard III, opéra en 4 actes de Blavet (Saint-Pétersbourg, décembre 1883) ; Egmont, drame lyrique en 4 actes de Millaud et Alb. Wolff (Opéra-Comique, 06 décembre 1886) ; la Dame de Monsoreau, opéra en 5 actes de Dumas et Maquet (Opéra, 30 janvier 1888). En préparation en 1897 : Myrto, comédie lyrique en 3 actes de Louis Gallet ; Salah-Ed-Din, opéra en 4 actes de Bocage et P. Ferrier ; Beaucoup de bruit pour rien, de L. Gallet, d'après Shakespeare ; etc. Salvayre a fait exécuter aux Concerts du Conservatoire, aux Concerts Lamoureux et Colonne, d'importants ouvrages symphoniques. Il a publié un grand nombre de mélodies et de pièces détachées. Critique musical au Gil Blas. Chevalier de la Légion d'honneur. En 1897, il habitait 39 rue de Saint-Pétersbourg à Paris.

 

SELLENICK Adolphe. Chef d'orchestre et compositeur français (1826–1893). => biographie

 

SERPETTE Henri Charles Antoine Gaston. Compositeur français (Nantes, Loire-Atlantique, 04 novembre 1846* – Paris, 1904). Fait de sérieuses études littéraires, suit les cours de droit et se fait recevoir avocat. Entre au Conservatoire (classe d'Ambroise Thomas), en 1868 ; 1er grand prix de Rome, en 1871 avec la cantate Jeanne d'Arc, exécutée à l'Opéra le 24 novembre de la même année. De retour d'Italie il débute au théâtre par la Branche cassée, opéra bouffe en 3 actes de Jaime et Noriac (Bouffes-Parisiens, 23 juin 1874). Depuis il a fait représenter : le Manoir du Pic Tordu, vaudeville en 3 actes de Crémieux, Nuitter, Saint-Albin et Mortier (Variétés, 28 mai 1875) ; le Moulin du Vert Galant, opérette en 1 acte de Bernard et Grangé (Bouffes-Parisiens, 12 avril 1876) ; la Petite Muette, opéra-comique en 3 actes de Ferrier (Bouffes-Parisiens, 04 octobre 1877) ; la Nuit de Saint-Germain, opéra-comique en 3 actes de Hirsch et Saint-Arroman (Bruxelles, Fantaisies-Parisiennes, 20 mars 1880) ; Madame le Diable, féerie-opérette en 1 acte de Meilhac et Mortier (Renaissance, 05 avril 1882) ; la Princesse, comédie-opérette de Toché (Variétés, 22 octobre 1882) ; Steeple-Chase, opérette en 1 acte de P. Decourcelle (Saint-Gratien, 22 juillet 1883) ; Tige de lotus, opéra-comique en 1 acte de Toché (Contrexéville, 26 juillet 1883) ; Insomnie, opéra-comique en 1 acte de Mayrena et Cohen (Deauville, 17 août 1883) ; Fanfreluche, opéra-comique en 3 actes de Burani, Hirsch et Saint-Arroman (Renaissance, 16 décembre 1883) ; Mademoiselle Réséda, opérette en 1 acte de J. Prével (Renaissance, 02 février 1884) ; le Château de Tire-Larigot, opérette-fant. en 3 actes et 10 tableaux de Blum et Toché (Nouveautés, 30 octobre 1884) ; le Petit Chaperon rouge, opérette en 3 actes de Blum et Toché (Nouveautés, 10 octobrer 1885) ; le Singe d'une nuit d'été, opérette en 1 acte de Noël (Bouffes-Parisiens, 01 septembre 1886) ; Adam et Ève, opérette-fant. en 3 actes de Blum et Toché (Nouveautés, 06 octobre 1886) ; la Gamine de Paris, opérette en 3 actes de Leterrier et Vanloo (Bouffes-Parisiens, 30 mars 1887) ; la Lycéenne, 3 actes de Feydeau (Nouveautés, 23 décembre 1887) ; Cendrillonnette, opérette en 4 actes de Ferrier, musique avec Victor Roger (Bouffes-Parisiens, 24 janvier 1890) ; la Demoiselle du Téléphone, vaudeville en 3 actes de Desvallières, Mars et Sylvane (Nouveautés, 26 janvier 1891) ; Me-na-ka, opérette en 1 acte de P. Ferrier (Nouveautés, 02 mai 1892) ; la Bonne de chez Duval, vaudeville-opérette en 3 actes de Raymond et Mars (Nouveautés, 06 octobre 1892) ; Cousin-Cousine, opérette en 3 actes de Kéroul et Ordonneau (Folies-Dramatiques, 23 décembre 1893) ; Chiquita, opérette en 1 acte de Clairville (Nouveautés, 04 février 1895) ; la Dot de Brigitte, opérette en 3 actes de Ferrier et Mars, musique avec Victor Roger (Bouffes-Parisiens, 06 mai 1895) ; le Carnet du Diable, f.-opérette de Blum et Ferrier (Variétés, 23 octobre 1895) ; le Capitole, opérette en 3 actes de Ferrier et Clairville (Nouveautés, 05 décembre 1895) ; le Carillon, opérette-féerie en 4 actes de Blum et Ferrier (Variétés, 07 novembre 1896). Serpette a donné des articles de critique musicale dans plusieurs journaux. En 1897, il habitait 4 rue de Londres à Paris.

 

SÉVERAC Déodat de. Compositeur français (Saint-Félix-de-Caraman, Lauraguais, Haute-Garonne, 20 juillet 1873 Céret, Pyrénées-Orientales, 24 mars 1921). Fils du peintre Gilbert de Séverac, il aimait la terre et les paysans ; aussi ses œuvres, toujours poétiques et raffinées, s'inspirent-elles sans cesse du folklore. Pour le théâtre il composa le Cœur du moulin, un charmant ouvrage que l'Opéra-Comique monta en 1903, le Mirage (1905), Héliogabale (1910), la Fille de la terre (1921) et les Antibel qui ne furent jamais représentés. Il vivait retiré dans le Roussillon.

 

SILVER Charles. Compositeur français (Paris, 16 avril 1868 Paris, 1949). Epouse à Paris 9e le 03 septembre 1900* Georgette Bréjean-Gravière, cantatrice. Prix de Rome en 1891, il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire de Paris. Il a laissé 4 opéras, 1 ballet, 1 oratorio (Tobia, 1902), de la musique symphonique, Au jardin du Paradis, suite d’orchestre pour le conte d’Andersen, des chœurs et des mélodies.

Études musicales an Conservatoire, classes Dubois et Massenet ; 1er Grand prix de Rome en 1891, avec la cantate l'Interdit, exécutée à l'Institut. A composé la musique de l'Escarpolette, 1 acte de Laya (Bodinière) ; du Conte du Bohémien, fantaisie de J. Lorrain (Théâtre Minuscule, 02 décembre 1895) ; de la Belle au Bois dormant, opéra-féerie en 3 actes et 1 prologue de Carré et Collin (non représenté). Est l'auteur d'une ouverture dramatique : Bérénice, exécutée aux Concerts Lamoureux, d'une suite symphonique en 4 parties : Poème Carnavalesque, exécutée aux Concerts de l'Opéra, d'une suite pour orchestre : le Ballet de la Reine, de plusieurs mélodies et d'un oratorio : Tobie, poème de P. Collin. En 1897, il habitait 10 cité d'Hauteville à Paris.

 

SIVRY Charles de. Compositeur et pianiste français (1848–1900). => biographie

 

STRAUS Oscar. Compositeur et chef d'orchestre autrichien (Vienne, Autriche, 06 avril 1870 Bad Ischl, 11 janvier 1954). Fils d'un financier, il étudia la composition à Berlin avec Max Bruch. Chef d'orchestre à Brünn en 1895, puis à Vienne en 1904, c'est cependant à Berlin qu'il présenta ses premières opérettes. Il en composera une trentaine dont les quatre plus célèbres furent représentées en France : Rêve de valse (1907), le Soldat de chocolat (1908), la Teresina (1925) et Trois Valses (1937). Il écrivit également la partition de Mariette sur un livret de Sacha Guitry en 1928. Obligé de s'expatrier en 1939 il vécut à Paris, New York, Hollywood et, la guerre finie, se fixa à Bad Ischl. Il signa d'autre part quelques musiques de films.

 

STREET Georges Ernest. Compositeur (Vienne, 1854 –). Né en Autriche de parents français. Études musicales à Paris, avec Bizet et Berthold Dameke. Débute par quelques petites opérettes à l'Eldorado, à la Scala et à l'Alcazar : l'Amour en livrée ; le Charmeur ; la Fillette de Plouhinec, etc. Fait ensuite représenter : Scaramouche, ballet en 2 actes de Maurice Lefevre et Vuagnieux, musique avec Messager (Nouveau-Théâtre, 17 octobre 1891) ; les Deux Réservistes, 1 acte de Meyan et Carré (Nouveau-Théâtre, 22 octobre 1891) ; Fidès, drame mimé en 1 acte de Roger-Milès et Rossi (Opéra-Comique, 28 février 1894) ; Mignonnette, opérette en 3 actes de G. Duval (Nouveautés, 03 octobre 1896). Street a collaboré pendant huit ans au Matin, comme critique musical, et ensuite à l'Eclair. En 1897, il habitait 39 rue Joubert à Paris.

 

SUPPÉ Franz von (Francesco Cavaliere SUPPÉ-DANIELI dit). Compositeur et chef d'orchestre autrichien d'origine belge (Spalato, Dalmatie, 18 avril 1819 Vienne, Autriche, 21 mai 1895). Chef d'orchestre aux théâtres Josephstadt, an der Wien, puis Leopoldstadt de Vienne, il écrivit pour ces trois scènes de nombreux vaudevilles, puis des opérettes, une trentaine environ, toutes de verve et de jeunesse, faisant songer à Offenbach ou à Johann Strauss. Parmi elles la Dame de pique (1864), Cavalerie légère (1866), Fatanitza (1876), Boccace, la plus célèbre (1879) et Donna Juanita (1880).

 

TERRASSE Claude Antoine. Compositeur et organiste français (L'Arbresle, Rhône, 27 janvier 1867* Paris, 30 juin 1923). Organiste à Auteuil, à Arcachon, enfin à l'église de la Trinité, il n'aborda le théâtre qu'en 1896 lorsque Lugné-Poe lui confia la musique de scène d'Ubu roi d'Alfred Jarry. Intelligent et spirituel, il devait enrichir le répertoire lyrique français de joyeuses opérettes, pleines de grâce et d'humour. Ce seront successivement : la Petite Femme de Loth (1900), les Travaux d'Hercule (1901), Chonchette (1902), le Sire de Vergy (1903), Monsieur de La Palisse (1904), Pâris ou le Bon juge (1906), le Coq d'Inde et l'Ingénu libertin (1907), le Mariage de Télémaque que l'Opéra-Comique monta en 1910, Pantagruel (1911), Alice des P.T.T. (1912), Cartouche (1912), l'Amour patriote (1913) et le Cochon qui sommeille (1918).

 

THOMAS Charles Louis Ambroise. Compositeur français (Metz, Moselle, 05 août 1811* - Paris 9e, 12 février 1896*) enterré au cimetière Montmartre (28e division). Fils de Jean Baptiste Martin Thomas (1770-1823), musicien. Epouse Jeanne Marie Elvire Remaury (1829 - ap. 1896). Fils d'un professeur de musique de Metz, qui commença ses études musicales, Ambroise Thomas fut admis au Conservatoire de Paris en 1828. Premier prix de piano en 1829 et d'harmonie en 1830, il remporta le premier grand prix de Rome en 1832. Son début dans l'art dramatique se fit avec la Double Echelle, joli opéra-comique en un acte qui fut joué le 27 août 1837. Le Perruquier de la Régence lui succéda (Opéra‑Comique, 1838) ; puis vinrent tour à tour le ballet la Gipsy (Opéra, 1839); le Panier fleuri (Opéra‑Comique, 1839); Caroline (Opéra‑Comique, 1840) ; le Comte de Carmagnola (Opéra, 1841); le Guérillero (Opéra, 1842); Angélique et Médor (Opéra‑Comique, 1843); Mina ou le Ménage à trois (Opéra-Comique, 1843) ; Betty, ballet (Opéra, 1846); le Caid (Opéra‑Comique, 1849) ; le Songe d'une nuit d'été (Opéra‑Comique, 1850); Raymond ou le Secret de la reine (Opéra‑Comique, 1851); la Tonelli (Opéra-Comique, 1853); la Cour de Célimène (Opéra‑Comique, 1855); Psyché (Opéra‑Comique, 1857) ; le Carnaval de Venise (Opéra‑Comique, 1857); le Roman d'Elvire (Opéra‑Comique, 1860) ; Mignon (Opéra‑Comique, 1866) ; Hamlet (Opéra, 1868) ; Gilles et Gillotin (Opéra‑Comique, 1874) ; Françoise de Rimini (Opéra, 1882). Ces ouvrages ne sont pas tous d'égale beauté, mais ils sont au moins tous remarquables par certaines idées, par l'esprit, par le style et par la facture. Quant à ceux qui s'appellent le Caïd, Psyché, Mignon, Hamlet, Gilles et Gillotin, etc., l'avenir leur réserve particulièrement de longues et fructueuses reprises. A ces opéras il faut ajouter deux cantates : la première, composée pour l'inauguration de la statue de Lesueur à Abbeville ; la seconde, Hommage à Boieldieu, pour le centenaire de ce compositeur à Rouen. Dans l’œuvre général d’Ambroise Thomas, il faut citer encore un grand nombre de chœurs orphéoniques : le Tyrol, la Vapeur, les Traîneaux, l'Atlantique, les Archers de Bouvines, etc., qui sont les plus populaires. Thomas, qui était depuis 1856 professeur de composition au Conservatoire, a succédé à Auber dans la direction de cet établissement en 1871. On lui doit plusieurs progrès dans le régime général des études et la suppression de quelques abus.

 

THOMÉ François Luc Joseph dit Francis. Pianiste et compositeur français (Port-Louis, île Maurice, 18 octobre 1850 1909) enterré au cimetière de Montmartre (21e division, monument par Landowski et Nénot). Vient fort jeune à Paris ; admis au Conservatoire en 1866, classe Marmontel pour le piano, classe Duprato pour l'harmonie, il remporte, en 1869, le second prix d'harmonie, et, en 1870, le 1er prix de fugue. Se livre à l'enseignement et à la critique musicale. A composé la musique de Djemmah, ballet en 2 actes de Détroyat et Pluque, et Folie parisienne, ballet-pantomime en 2 actes d'Agoust (Eden-Théâtre, 18 février 1886) ; le Papillon, ballet-pantomime de Legrand et Larcher (Lyrique, 23 décembre 1888) ; Barbe-Bleuette, fantaisie-opérette en 1 acte (Hôtel Continental, 28 février 1889) ; l'Infidèle, comédie en 1 acte et en vers de Porto-Riche (Vaudeville, 11 mai 1890) ; Roméo et Juliette, drame en 5 actes de G. Lefèvre, d'après Shakespeare (Odéon, 30 octobre 1890) ; l'Enfant Jésus, mystère en 4 actes de Grandmougin (Bodinière, 14 décembre 1891) ; Une soirée chez M. le Sous-Préfet, 1 acte de Galipaux (Bodinière, 01 février 1893) ; Vieil Air, jeune chanson, à-propos en 1 acte de Lénéka (Lyrique-Vivienne, 19 décembre 1893) ; le Trottin, pantomime en 1 acte avec Eudel et Millanvoye ; A l'Automne, 1 acte avec Saphs (Salle Duprez, 15 janvier 1895) ; Mademoiselle Pygmalion, pantomime en 3 actes de M. Carré et J. Hubert (Cercle Funambulesque, 14 mai 1895) ; etc. Francis Thomé est l'auteur d'une quantité de mélodies, romances, etc. Il a fait exécuter une ode symphonique : Hymne à la nuit. En 1897, il habitait 60 rue Condorcet à Paris.

 

TOMASI Henri. Compositeur et chef d'orchestre français (Marseille, Bouches-du-Rhône, 17 août 1901 Avignon, Vaucluse, 1971). Grand prix de Rome en 1927, il débuta comme chef d'orchestre au poste colonial de la Radio française (1932), fut chef d'orchestre à l'Opéra de Monte-Carlo de 1946 à 1950 et fit une carrière de chef itinérant en France comme à l'étranger. S'il a composé des œuvres symphoniques et de musique de chambre, il s'intéressa surtout au ballet. Mais on lui doit d'excellents ouvrages lyriques : l'Atlantide (Mulhouse 1951), Don Juan de Manara (Munich 1954), Sampiero Corso (Bordeaux 1956), le Triomphe de Jeanne (Rouen 1956), Princesse Pauline (Opéra-Comique 1962), le Silence de la mer et l'Elixir du révérend père Gaucher (Toulouse 1964), Ulysse (Mulhouse 1965). C'était un musicien au langage clair et chaleureux, élégamment orchestré avec beaucoup de poésie.

 

TOULMOUCHE Frédéric Michel. Compositeur français (Nantes, Loire-Atlantique, 03 août 1850 –). Elève de Victor Massé. Débute au théâtre par une opérette en 1 acte, Ah ! le bon billet, de Bureau et Jattiot (Renaissance, 06 décembre 1882) ; donne ensuite : le Moûtier de Saint-Guignolet, opéra-comique en 3 actes de Bisson, Jattiot et Bureau (Bruxelles, Galeries Saint-Hubert, 05 mai 1885) ; la Veillée des noces, opéra-comique en 3 actes de Bisson, Jattiot et Bureau (Menus-Plaisirs, 27 novembre 1888) ; l'Ame de la Patrie, opéra en 1 acte de Bonnemère (Saint-Brieuc, 09 juillet 1892) ; Mademoiselle ma femme, opérette en 3 actes d'Ordonneau et Pradels (Menus-Plaisirs, 05 mai 1893) ; la Perle du Cantal, opérette en 3 actes d'Ordonneau (Folies-Dramatiques, 02 mars 1895) ; la Saint-Valentin, opérette en 3 actes d'Ordonneau et Beissier (Bouffes-Parisiens, 28 mars 1895) ; les Deux Tentations, bouffonnerie en 1 acte de Pradels et Frappa (Nouveau-Théâtre, 19 novembre 1895) ; le Lézard, opérette en 1 acte de Busnach et Liorat (Scala, 1896) ; Tante Agnès, opérette en 2 actes de Boucheron (Olympia, 27 octobre 1896). En 1897, il habitait 4 rue du Faubourg-Montmartre à Paris.

 

TOURTE Francis. Compositeur et librettiste français (1816–1891). => biographie

 

TRIAL Jean-Claude. Compositeur et violoniste français (Avignon, Vaucluse, 1732 Paris, 1771). Frère du ténor Antoine Trial. Maître de chapelle à la cathédrale de Vaison, puis violoniste au théâtre de Montpellier, il vint à Paris et il se lia avec Rameau qui perfectionna son harmonie. D'abord violoniste à l'Hôtel de Bourgogne, il devint chef d'orchestre à la chapelle du prince de Conti qui le fit nommer, en 1767, directeur de l'Académie royale de musique, associé à Montan Berton. Il a composé des motets, des pages pour violon, des ouvertures pour les vaudevilles de l'Hôtel de Bourgogne, la musique pour la Chercheuse d'esprit de Favart et des ouvrages lyriques : Sylvie (1765), Théonis (1767), la Fête de Flore (1770).

 

VARNEY Pierre Joseph Alphonse. Chef d'orchestre et compositeur français (Paris, 01 décembre 1811 – Paris, 07 février 1879). Père de Louis Varney. Musicien érudit, d'une belle autorité, il débuta au pupitre à Gand avant de diriger à La Haye, à Rouen et enfin au Théâtre-Lyrique de Paris (1851). En 1854, il est chef au Grand-Théâtre de Bordeaux, revient à Paris en 1858 pour diriger aux Bouffes-Parisiens le répertoire Offenbach dont il crée Orphée aux Enfers, et reparaît à Bordeaux en 1865 pour y prendre la direction des Concerts Sainte-Cécile. Compositeur, il signa la musique de scène du Chevalier de Maison-Rouge d'Alexandre Dumas, partition où l'on trouve le chœur des Girondins qui fut adopté comme chant révolutionnaire en 1848. On lui doit également quelques œuvres lyriques comme la Ferme de Kilmoor (1852), l'Opéra au camp (1854), le Moulin joli (1866).

 

VARNEY Louis. Compositeur français (La Nouvelle-Orléans, 30 mai 1844 Paris, 20 août 1908). Fils d’Alphonse Varney. Il composa une quarantaine d'opérettes et d'opéras-comiques dont certains ont connu une vogue durable : les Mousquetaires au couvent (1880), Fanfan la Tulipe (1882), les Petits Mousquetaires (1885), le Papa de Francine (1896), les Demoiselles de Saint-Cyr (1900) et le Chien du régiment (1902).

Élève de son père. A composé la musique de : Il Signor Pulcinella, opéra-comique en 4 actes de Beauvallet et Leprévost (Athénée, 1876) ; Babel-Revue, revue en 3 actes de Burani et Ed. Philippe (Athénée, 10 janvier 1879) ; les Mousquetaires au couvent, opéra bouffe en 3 actes de Ferrier et Prével (Bouffes-Parisiens, 16 mars 1880) ; Coquelicot, opéra-comique en 3 actes de Silvestre, d'après les frères Cogniard (Bouffes-Parisiens, 02 mars 1882) ; Fanfan la Tulipe, opéra-comique en 3 actes de Ferrier et Prével (Folies-Dramatiques, 21 octobre 1882) ; Babolin, opéra-comique en 3 actes de Ferrier et Prével (Nouveautés, 19 mars 1884) ; les Petits Mousquetaires, opéra-comique en 3 actes de Ferrier et Prével (Folies-Dramatiques, 05 mars 1885) ; l'Amour mouillé, opéra-comique en 3 actes de Prével et Liorat (Nouveautés, 25 janvier 1887) ; Dix jours aux Pyrénées, 3 actes et 6 tableaux de Ferrier (Gaîté, 22 novembre 1887) ; Divorcée, opérette en 1 acte de Toché (Cabourg, 11 août 1888) ; la Japonaise, comédie-vaudeville en 4 actes de Najac et Millaud (Variétés, 23 novembre 1888) ; la Vénus d'Arles, opéra-comique en 3 actes de Ferrier et Liorat (Nouveautés, 30 janvier 1889) ; Riquet à la houppe, 3 actes et 20 tableaux de Ferrier et Clairville (Folies-Dramatiques, 20 avril 1889) ; la Fée aux Chèvres, 3 actes et 4 tableaux de Ferrier et Vanloo (Gaîté, 18 décembre 1890) ; la Fille de Fanchon la Vielleuse, opéra-comique en 3 actes de Liorat, Busnach, Prével et Fonteny (Folies-Dramatiques, 03 novembre 1891) ; la Femme de Narcisse, opérette en 3 actes de Fabrice Carré (Renaissance, 14 avril 1892) ; le Brillant Achille, vaudeville-opérette en 3 actes de Clairville et Beissier (Renaissance, 21 octobre 1892) ; Miss Robinson, opérette en 3 actes de Ferrier (Folies-Dramatiques, 17 décembre 1892) ; Cliquette, vaudeville-opérette de Clairville père et Busnach (Folies-Dramatiques, 11 juillet 1893) ; les Forains, opérette en 3 actes de Boucheron et Mars (Bouffes-Parisiens, 09 février 1894) ; la Fille de Paillasse, opéra-comique en 3 actes de Liorat et Leloir (Folies-Dramatiques, 20 avril 1894) ; la Princesse Idéa, ballet en 1 acte d'A. Moreau et Mariquita (Folies-Bergère, 27 mars 1895) ; les Petites Brebis, opérette en 2 actes de Liorat (Cluny, 05 juin 1895) ; Mam'zelle Bémol, vaudeville-opérette en 4 actes de Delilia et Raymond (Cluny, 07 septembre 1895) ; la Belle Épicière, opérette en 3 actes de P. Decourcelle et Kéroul (Bouffes-Parisiens, 16 novembre 1895) ; la Falote, opérette en 3 actes de Liorat et Ordonneau (Folies-Dramatiques, 16 avril 1896) ; le Papa de Francine, opérette en 4 actes de Cottens et Gavault (Cluny, 05 novembre 1896). En préparation en 1897 : Manette Lescaut, opérette en 3 actes de Liorat. En 1897, il habitait 9 rue Charon à Paris.

 

VASSEUR Léon Félix Auguste Joseph. Compositeur et organiste français (Bapaume, Pas-de-Calais, 28 mai 1844* Paris, 1917). Étudie d'abord la musique sous la direction de son père, puis à l'École Niedermeyer. Organiste de Saint-Symphorien, à Versailles, en 1863, il devient en 1870, organiste de la cathédrale de cette ville. En 1879, il fonde dans la salle Taitbout, le Nouveau-Lyrique, puis il devient le chef d'orchestre des Folies-Bergère et des concerts de Paris (1882). Vasseur a d'abord écrit un Office divin pour orgue et une Méthode d'orgue-harmonium, puis il a fait représenter : Un fi, deux fi, trois figurants, vaudeville en 1 acte de Jaime (Alcazar, 01 avril 1872) ; la Timbale d'Argent, opérette en 3 actes de Jaime et Noriac (Bouffes-Parisiens, 09 avril 1872) ; Mon mouchoir, opérette en 1 acte de Jaime (Bouffes-Parisiens, 09 mai 1872) ; la Petite Reine, opéra bouffe en 3 actes de Noriac et Jaime (Bouffes-Parisiens, 09 janvier 1873) ; le Grelot, opérette en 1 acte de Bernard et Grangé (Bouffes-Parisiens, 20 mai 1873) ; le Roi d'Yvetot, opéra bouffe en 3 actes de Chabrillat et Kémery (Bruxelles, 25 octobre 1873) ; les Parisiennes, opéra bouffe en 3 actes de J. Moineaux, Blum et Koning (Bouffes-Parisiens, 31 mars 1874) ; la Famille Trouillat, opérette en 3 actes de Blum et Crémieux (Renaissance, 10 septembre 1874) ; la Blanchisseuse de Berg-op-Zoom, opéra-comique en 3 actes de Chivot et Duru (Folies-Dramatiques, 27 janvier 1875) ; la Cruche cassée, opéra-comique en 3 actes de Noriac et Moineaux (Taitbout, 27 octobre 1875) ; la Sorrentine, opérette en 3 actes de Noriac et Moineaux (Bouffes-Parisiens, 24 mars 1877) ; l'Opoponax, opérette en 1 acte de Busnach et Nuitter (Bouffes-Parisiens, 02 mai 1877) ; le Droit du Seigneur, opéra-comique en 3 actes de Burani et Boucheron (Fantaisies-Parisiennes, 13 décembre 1878) ; le Billet de Logement, opéra-comique en 3 actes de Burani et Boucheron (Fantaisies-Parisiennes, 15 novembre 1879) ; le Petit Parisien, opéra-comique en 3 actes de Burani et Boucheron (Folies-Dramatiques, 16 janvier 1882) ; Royal Amour, opérette en 1 acte de Trogoff et Lagrange (Alcazar, 10 novembre 1884) ; le Mariage au tambour, opéra-comique en 3 actes de Burani, d'après A. Dumas, de Leuven et Brunswick (Châtelet, 04 avril 1885) ; la Brasserie, ballet en 1 acte de Narrey (Eden-Théâtre, 18 septembre 1886) ; Madame Cartouche, opérette en 3 actes de Busnach et Decourcelle (Folies-Dramatiques, 17 octobre 1886) ; Ninon, opéra-comique en 3 actes de Blavet, Burani et André (Nouveautés, 23 mars 1887) ; Mam'zelle Crénom, opérette en 3 actes de Jaime et Duval (Bouffes-Parisiens, 19 janvier 1888) ; le Prince Soleil, 5 actes de Raymond et Burani (Châtelet, 11 juillet 1889) ; Paris-Attraction, revue en 3 actes de Burani, Clerc et Lemonnier (Nouveautés, 15 novembre 1889) ; le Voyage de Suzette, 5 actes et 11 tableaux de Duru et Chivot (Gaîté, 20 janvier 1890) ; la Famille Vénus, opérette en 3 actes de Clairville et Bénédite, musique avec J. Vasseur (Renaissance, 02 mai 1891) ; le Pays de l'Or, 3 actes de Vanloo et Chivot (Gaîté, 26 janvier 1892) ; le Commandant Laripète, opéra bouffe en 3 actes de Silvestre et Valabrègue (Palais-Royal, 03 mars 1892) ; la Prétentaine, 4 actes de Ferrier et Bénédite (Nouveau-Théâtre, 10 octobre 1893). En préparation en 1897 : l'Anneau de Salomon, 5 actes ; la Pension Tonchard, 4 actes ; Aspasie, 4 actes ; Mariette, 1 acte ; la Petite Pologne, 4 actes ; la Foire aux Amours, 3 actes ; le Prince Bambou, 3 actes. En 1897, il habitait 1 rue Lallier à Paris.

 

VERDI Giuseppe. Compositeur italien (Le Roncole di Busseto, province de Parme, 10 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901). Fils de l’aubergiste des Roncole (hameau dépendant de Busseto), adjoint au maire, mais illettré. Après avoir commencé des études avec Fr. Provesi, organiste de Busseto, il fut envoyé par Antoine Barezzi à Milan. Il tenta d’y entrer au Conservatoire. Mais il avait dépassé l’âge de l’admission et à l’examen il fut renvoyé. Il continua alors ses études avec V. Lavigna, retourna ensuite à Busseto comme maître de chapelle, se maria en 1836 avec Margherita Barezzi (morte en 1840) fille de son protecteur Antonio Barezzi, et, après un premier essai d’opéra (Rocester), se rendit en 1838 à Milan, où il obtint un vrai succès avec son premier opéra : Oberto, conte di S. Bonifacio (Scala, 1839), qui lui ouvrit la carrière théâtrale. Son deuxième opéra, l’opéra-comique un Giorno di regno, fut aussi son premier échec, mais il l’avait écrit dans la période la plus triste de sa vie : il venait de perdre presque en même temps sa femme et ses deux enfants. Il abandonna alors le théâtre comique, pour s’adonner complètement au mélodrame. Et sa foudroyante carrière commença. Il voulait le succès artistique et l’argent ; il se les procura par tous les moyens : imitation de Bellini, exploitation du moment historique et politique, choix d’arguments fortement dramatiques, capables d’émouvoir un public populaire. Mais on ne peut méconnaître, même dans les opéras de cette première période, de Nabucco à Attila (1842-1846), la beauté des pages les plus connues de Nabucco, I Lombardi et Ernani, ni le sens dramatique et populaire dont il fit toujours preuve dans l’agencement des scènes de ses livrets. Lorsqu’il eut atteint le succès désiré, le mécontentement de soi-même le saisit. Tandis que sa renommée se répand à l’étranger, et qu’il épouse à Paris en 1859 Giuseppina Strepponi (morte en 1897), une des premières interprètes de ses opéras (1859), il révise aussi sa production. Les opéras de cette période de transition, de Macbeth à Stiffelio (1847-1850), témoignent de ses efforts pour approcher la tragédie en musique; il surveille mieux ses moyens, visant surtout à caractériser le plus exactement possible les personnages. Il inaugure ainsi la période de sa maturité, avec des essais hardis, pour son temps : Rigoletto (1851), dont l’argument, extrait du Roi s’amuse de Hugo, était considéré comme dangereux et révolutionnaire, et la Traviata (1853), le premier opéra avec des personnages de la vie contemporaine (ceux de la Dame aux camélias de Dumas). Il essaie le grand opéra avec les Vêpres siciliennes (Paris, 1855). Il recherche la vérité et la réalité musicales dans un Ballo in maschera (Rome, 1859) ; il parvient aux accents dramatiques et aux contrastes violents du comique et du tragique dans la Forza del destino (Saint-Pétersbourg, 1862). Sa production se ralentit et gagne en profondeur. Mais il n’avait pas encore rencontré le poète dont il avait besoin : jusqu’ici, il avait mis en musique des textes d’intérêt secondaire, pourvu que le drame lui fournît des situations puissamment dramatiques : Il Trovatore le Trouvère ») [1853] est le plus parfait exemple de livret inconcevable par son absurdité, malgré les pages d’une réelle valeur dont l’artiste a su l’habiller et qui ont encore aujourd’hui prise sur le grand public. La collaboration, d’abord orageuse, mais ensuite parfaite, avec le poète et musicien Arrigo Boito, celle également avec Ghislanzoni aboutiront aux derniers chefs-d’œuvre de Verdi. En effet, Verdi démontre après Don Carlos (1867), qu’il a bien étudié le théâtre de Meyerbeer ; mais il introduit également, avec le personnage du roi Philippe, une introspection musicale encore inédite dans le domaine du drame lyrique et qui apportera des éléments à Moussorgski ; après Aïda (Le Caire, 1871), le chef-d’œuvre de l’opéra spectaculaire italien, mais en même temps l’opéra le plus surprenant de l’histoire du mélodrame par son indéniable couleur locale, non imitée avec des moyens extérieurs, mais inventée, comme le disait Verdi, créée par pur effort d’imagination, par élan intérieur, on arrive aux deux derniers chefs-d’œuvre : Otello (Scala, 1886) et Falstaff (Scala, 1893), tous les deux inspirés du théâtre de Shakespeare et tous les deux réécrits pour Verdi par Arrigo Boito. Otello est un drame lyrique qui tient encore au mélodrame, par la puissance, la justesse de son récitatif et de son arioso toujours coulés dans les vieilles formules mélodramatiques. Falstaff, comédie lyrique, constitue le chef-d’œuvre de l’opéra-comique italien. La production théâtrale de Verdi (et Verdi est surtout musicien de théâtre) marque une continuelle ascension ; cependant la faveur du public, constante aujourd’hui encore, s’est toujours reportée sur les opéras les moins parfaits. Phénomène de goût qui démontre que, si une bonne partie du succès de Verdi est due à la situation politique Verdi étant reconnu comme le représentant du mouvement nationaliste italien , sa vraie réussite a dépendu de causes moins contingentes et moins extérieures. Verdi se dresse, en effet, comme l’héritier de la tradition théâtrale italienne ; peut-être même l’enchaîna-t-il, entraînant le goût du public vers des formes dont la vulgarité n’avait pas été atteinte par ses prédécesseurs italiens et étrangers. Ce fut en effet lui qui enracina dans le théâtre lyrique le goût du mélodrame romantique, rendant plus difficile le retour à la tragédie et à la comédie en musique (Otello et Falstaff). Son manque de culture et ses affirmations dans ce sens, comme ses erreurs de jugement, apparaissent fréquemment dans ses lettres. Mais il avait un culte inébranlable de l’art du chant; la générosité, la sincérité et la puissance de son inspiration faillirent lui faire croire qu’il était dans le vrai en estimant que le théâtre lyrique devait vivre uniquement des manifestations vocales de ses personnages, et que la seule vraie expression musicale était le mélodrame. En dépit de ces considérations, personne avant lui n’était parvenu à camper des personnages lyriques aussi débordants de vitalité musicale. La puissance de ses créations réussit, en effet, presque toujours à faire oublier la fausseté de la vie purement mélodramatique des personnages et les défauts de son orchestre. Mais il n’était pas fermé aux manifestations d’autrui. L’agilité avec laquelle, déjà vieux, il sut renouveler sa palette mélodramatique et enrichir ses moyens d’expression témoigne de sa richesse intérieure. Musicien religieux suivant la pente de son génie, Verdi, dans son Requiem dédié à la mémoire du poète Alessandro Manzoni, a exprimé avec une puissance pathétique les sentiments de l’âme chrétienne partagée entre la douleur et la crainte, l’espérance et l’amour. Un Stabat Mater, un grandiose Te Deum, des Laudes à la Vierge et 2 Ave Maria « a cappella » datent de 1898, trois ans avant la mort du maître. Verdi a dirigé l’orchestre de l’Opéra de Paris le 22 mars 1880.

 

VIDAL Paul Antonin. Compositeur et chef d'orchestre français (Toulouse, Haute-Garonne, 16 juin 1863 Paris, 1931). Grand prix de Rome en 1883, il entra à l'Opéra en 1889 et y fut successivement chef des chœurs, chef de chant et chef d'orchestre, montant pour la première fois au pupitre le 31 janvier 1894 pour Gwendoline. Il fut le créateur de l'Étoile, l'Étranger, Monna Vanna, le Miracle. En 1914, il sera nommé directeur de la musique à l'Opéra-Comique. Professeur d'harmonie et de composition au Conservatoire de Paris, il avait fondé les Concerts de l'Opéra avec Georges Marty en 1895. Compositeur, il a signé une opérette, Eros (1892), des ballets et d'importants ouvrages lyriques : Guernica (1895), la Burgonde (1898), Narsès (1908). Il termina l'orchestration de la Vivandière.

Études musicales au Conservatoire de Paris ; 2e second grand prix de Rome en 1881 ; premier grand prix en 1883, auteur d'un grand nombre de compositions : l'Amour dans les Enfers ; la Nativité, poème de Boucher ; Chant de Noël, solo et chœur ; la Chanson des Fées (le Baiser, de Banville) ; Chanson de l'Arquebusier, poème de Bornier ; le Gladiateur, scène lyrique ; Ave Maria, en mi (3 voix de femmes) ; Cantique ; quelques duos, chœurs et quelques mélodies sur des poèmes de Sully-Prudhomme, Hugo, Gheusi, Bilhaud, Th. Gautier, etc. A fait représenter au théâtre : Pierrot Assassin, pantomime en 1 acte avec P. Margueritte (Théâtre-Libre, 23 mars 1888) ; Colombine abandonnée, pantomime en 1 acte avec P. Margueritte et Beissier (Cercle funambulesque, 15 mai 1888) ; la Révérence, pantomime en 1 acte avec Lecorbeiller (Bouffes-Parisiens, 17 décembre 1890) ; Eros, fantaisie lyrique de Noriac, Jaime et Bouchor (Bouffes-Parisiens, 22 avril 1892) ; la Maladetta, ballet en 2 actes de Gailhard et Hansen (Opéra, 24 février 1893) ; le Mariage d'Yvette, opérette en 1 acte avec Sutra (Bodinière, 27 mai 1893) ; la Dévotion à Saint-André, 1 acte avec Vicaire (Lyrique-Vivienne, 25 février 1894) ; Guernica, drame lyrique en 3 actes de Gailhard et Gheusi (Opéra-Comique, 07 juin 1895). En préparation en 1897 : la Belle au Bois dormant, conte féerique en 1 acte et en vers, avec V. Margueritte ; Gauthier d'Aquitaine, drame lyrique, etc. Professeur au Conservatoire (classe d'accompagnement au piano) ; chef d'orchestre de l'Opéra. En 1897, il habitait 40 rue des Martyrs à Paris.

 

WAGNER Wilhelm Richard. Compositeur allemand (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1883). En 1814, la famille Wagner s’installa à Dresde, où Wagner commença ses études quelques années plus tard sur les bancs de la Kreuzschule. De retour à Leipzig (1827), il parfait sa culture générale, ébauche quelques compositions et, tout en poursuivant ses études supérieures de philosophie, il travaille l’harmonie et le contrepoint avec Weinlig, le cantor de Leipzig. Maître de sa technique, il écrit ses premières œuvres : 1 Fantaisie, 1 Polonaise, 2 sonates pour le piano, 1 symphonie, 7 compositions pour le Faust de Goethe, et tente d’aborder le théâtre avec les Noces (inachevé) et les Fées. Chef de chant à Würzburg (1833), puis chef d’orchestre à Magdeburg (1834-1836), où il s’éprend de la jeune cantatrice Minna Planer, qu’il épouse (1836), il compose et fait représenter en cette ville une œuvre inspirée de Shakespeare, la Défense d’aimer, dont l’échec se confirme après deux représentations. La fermeture du théâtre l’entraîne vers Leipzig, Königsberg (1837) et Riga. Il quitte cette dernière ville en janvier 1839, pour se rendre à Paris, via Londres. Les déceptions qu’il éprouve et la misère qui l’accable orientent son activité vers des travaux lucratifs : transcriptions de grands opéras en vogue et articles pour la Gazette musicale, tâches dont il s’évade en composant Rienzi et le Vaisseau fantôme (1840). Il rentre à Dresde en 1842 pour monter Rienzi, dont le succès lui vaut d’être nommé maître de chapelle de la cour royale de Saxe (1843). La représentation du Vaisseau fantôme n’obtient qu’un accueil poli ; celle de Tannhäuser (1845) est un échec. Ces déboires successifs incitent Wagner à se rallier dès 1848 au mouvement révolutionnaire naissant. Il se lie avec Röckel et Bakounine, et participe au soulèvement de Dresde (1849). Le triomphe de la réaction, le mandat d’amener décerné contre lui obligent Wagner à fuir sa patrie et à se réfugier à Zürich. C’est là qu’il rédige ses écrits théoriques : l’Art et la Révolution, l’Œuvre d’art de l’avenir, Opéra et drame. Sur les conseils de Liszt, qui vient de monter Lohengrin à Weimar (1850), il entreprend l’ébauche de l’Anneau du Nibelung, qu’il achèvera seulement une vingtaine d’années plus tard. La passion amoureuse qu’il éprouve pour Mathilde Wesendonck, femme d’un industriel de Zurich, l’oblige, en 1858, à quitter cette ville pour Venise, où il achève, sous l’empire des sentiments qui l’animent, Tristan et Isolde, dont l’idée première remonte à 1854. Pendant quelques années, Wagner lutte encore pour imposer son œuvre. L’échec de Tannhäuser, à Paris, en 1861, l’affecte profondément; il parcourt néanmoins les villes d’Europe qui lui restent ouvertes, dirigeant au concert des fragments de ses œuvres. En 1864, criblé de dettes, il quitte Vienne, où il s’était fixé, se réfugie quelque temps en Suisse et, de là, gagne Stuttgart, où, en 1864, l’envoyé du roi de Bavière se présente à lui, l’invitant à se rendre sans tarder auprès de son maître. Grâce à la faveur royale, Tannhäuser, le Vaisseau fantôme et Tristan et Isolde sont représentés à Munich, mais la cabale parvient, une fois encore, à exiler le maître. A Tribschen, où l’amitié de Louis II lui reste fidèle, la fille de Liszt, Cosima, vient le rejoindre et l’épouse le 25 août 1870, après avoir obtenu le divorce d’avec son mari, Hans von Bülow. Il eut de Cosima trois enfants illégitimes, avant le divorce de celle-ci : Isolde, Eva et Siegfried. Là s’écoulent six années de bonheur, durant lesquelles s’achèvent Siegfried, le Crépuscule des dieux et les Maîtres chanteurs. Là aussi s’élaborent les plans du théâtre de Bayreuth, petite ville de Bavière, où Wagner s’installe définitivement en 1872. L’inauguration des festivals de la « Colline verte » a lieu en 1876, en présence de l’empereur Guillaume Ier, du roi Louis II et de l’élite du monde entier. C’est le début d’un triomphe que vient couronner, six ans plus tard, la création de Parsifal (1882). Quelques mois après, la mort foudroie Wagner à Venise, alors qu’il travaillait à la rédaction d’un essai philosophique ; ses cendres, ramenées à Bayreuth, reposent dans le jardin de la villa Wahnfried, sous une dalle de marbre où se recueillent chaque année les pèlerins du Festival, dont ses petits-fils Wieland et Wolfgang furent les pieux et fidèles animateurs.

 

WECKERLIN Jean-Baptiste Théodore. Compositeur et musicologue français (Guebwiller, Haut-Rhin, 09 novembre 1821 – Guebwiller, 1910). Études musicales au Conservatoire de Paris, élève de la classe de composition d'Halévy (1845-1849) ; n'a pas concouru pour le prix de Rome. En 1847, il fait jouer au Conservatoire, Roland, grande scène historique et six ans après il donne au Théâtre-Lyrique, l'Organiste, opéra-comique en 1 acte (17 mai 1853) ; puis, plus tard : Après Fontenoy, 1 acte ; le Sicilien, de Molière, opéra en 2 actes a été répété 32 fois à l'Opéra-Comique et n'a pas été joué par suite de l'incendie du théâtre ; le Marché des Fées, opéra-comique en 4 actes avec Clairville n'a pas été représenté non plus. Weckerlin est l'auteur de plusieurs pièces en 1 actes : les Revenants bretons ; Tout est bien qui finit bien, etc. qui ont été publiées. Il a fait représenter au théâtre de Colmar trois opéras-comiques en dialecte alsacien ; en outre il a composé plusieurs odes-symphonies et oratorios : les Poèmes de la mer ; l'Inde ; la Naissance du Christ, etc. ; il a publié quelques volumes : Échos du temps passé, série d'airs anciens du XIIe au XVIIIe siècle ; Chants et chansons populaires ; Chansons populaires de l'Alsace ; Échos d'Angleterre ; Album de Grand' maman, etc. et une quantité de mélodies ; enfin il a donné la transcription de la musique du Bourgeois gentilhomme de Lully (Gaîté, 1876). Fondateur de la Société Sainte-Cécile, qui donna pendant plusieurs années des concerts de musique classique, Weckerlin a succédé à Félicien David comme bibliothécaire du Conservatoire. Chevalier de la Légion d'honneur. En 1897, il habitait 8 rue Rougemont à Paris.

 

WENZEL Léopold. Compositeur naturalisé français en 1883 (Naples, 23 janvier 1847 –). Études musicales au Conservatoire de San-Pietro Majella qu'il quitte à l'âge de 13 ans. Utilisant ses connaissances sur le violon il donne des concerts à Athènes, en Turquie, en Égypte, puis vient en France et entre dans l'orchestra de Métra, à l'Élysée-Montmartre (1866). Après la guerre de 1870, il devient chef d'orchestre de l'Alcazar de Marseille, puis de l'Alcazar de Paris. Naturalisé français en 1883, Wenzel s'est établi à Londres, où il dirige l'orchestre de l'Empire-Theatre depuis 1889. Au théâtre il a fait représenter : le Chevalier Mignon, opérette en 3 actes de Clairville père et fils et Depré (Bouffes-Parisiens, 23 octobre 1884) ; la Cour d'Amour, ballet en 3 actes de Balbiani (Eden-Théâtre, octobre 1884) ; Blondes Ivresses, ballet en 4 actes de Balbiani (Eden-Théâtre, 16 juin 1887) ; le Dragon de la Reine, opéra-comique en 3 actes de Decourcelle et Beauvallet (Bruxelles, Alhambra, 25 mars 1888) ; à l'Empire-Theatre de Londres, dix ballets : Rêve de fortune ; Cécile ; la Poupée ; Orphée ; Brighton ; Nisita ; Versailles ; Tour de Ville ; Cathrina ; la Fille que j'ai laissée derrière moi (1889-1893) ; l'Élève du Conservatoire, opérette en 3 actes de Burani et Kéroul (Menus-Plaisirs, 27 octobre 1894) ; Monte-Cristo, ballet (Londres, Empire, novembre 1896), etc. En outre Wenzel est l'auteur d'un grand nombre de mélodies : Gédéah ; l'Indienne ; la Napolitaine ; Veux-tu ? ; Harmonie ; Hymne à l'aurore, etc., et dans un genre tout différent : la Tonkinoise ; la Nuit aux baisers ; le Petit Vin de Bordeaux ; le P'tit Bleu. Officier d'Académie. En 1897, il habitait 122 Shaftesbury-avenue à Londres.

 

WIDOR Charles Marie. Compositeur et organiste français (Lyon, Rhône, 21 février 1845 – Paris, 12 mars 1937). Commence ses études musicales à Lyon, les continue à Bruxelles sous la direction de Lemmens (orgue) et Fétis (composition), puis revient à Lyon où il était déjà titulaire, depuis 1860, de l'orgue de Saint-François. Organiste de Saint-Sulpice à Paris, depuis 1869. Professeur d'orgue au Conservatoire en remplacement de César Franck, puis professeur de composition, contrepoint et fugue (octobre 1896). Widor a publié un grand nombre d'œuvres très diverses : symphonies, cantates, mélodies, sonates, concertos pour piano, violon, violoncelle, orgue et orchestre : la Nuit de Walpurgis ; Airs de ballet ; Quintette en ré mineur (2 violons, alto, basse et piano) ; Sérénade en si bémol ; huit symphonies (pour grand orgue) ; deux symphonies (orchestre) ; Prélude, Andante et Final, Trio en si bémol (piano, violon et violoncelle) ; Scènes de bal (piano) ; l'Orientale, Scherzo ; Dans les bois (5 pièces pour piano) ; Suite polonaise (piano) ; Pages intimes (piano) ; Nuit de Sabbat (orchestre) ; Carnaval (12 pièces piano) ; marche nuptiale (orchestre), etc. ; et diverses compositions de musique religieuse : Messe (2 ch. et 2 orgues) ; Psaume (ch., orchestre et orgue) ; O Salutaris (baryton) ; Ave Maria, en sol et en mi bémol ; deux motets à 5 voix (Tantum ergo et Regina Cæli) ; O Salutaris (ténor avec violoncelle et orgue). Au théâtre, il a donné : la Korrigane, ballet en 2 actes de Coppée et Mérante (Opéra, 01 décembre 1880) ; Conte d'Avril, comédie en 4 actes et en vers de Dorchain, d'après Shakespeare (Odéon, musique de scène, 22 septembre 1885) ; les Jacobites, drame en 5 actes de Coppée (Odéon, musique de scène, 21 novembre 1885) ; Maître Ambros, drame lyrique en 4 actes de Coppée et Dorchain (Opéra-Comique, 06 mai 1896) ; Jeanne d'Arc, pantomime en 3 actes de Dorchain (Hippodrome, 25 juin 1890). En préparation en 1897 : Nerto, opéra en 4 actes et 6 tableaux de Ginisty et Gramont ; les Pêcheurs de Saint-Jean, opéra de Henri Cain. Widor a rédigé la critique musicale à l'Estafette. Chevalier de la Légion d'honneur. Membre de l'Académie des Beaux-arts (1910 ; secrétaire perpétuel, 1914). En 1897, il habitait 3 rue de l'Abbaye à Paris.

 

WOLFF Albert. Chef d'orchestre et compositeur français (Paris, 19 janvier 1884 Paris, 21 février 1970). Travailleur, actif, sportif et cependant fort sensible, il fit ses études au Conservatoire de Paris dans les classes de Xavier Leroux et de Paul Vidal. Tout en étant coureur cycliste, il débuta comme organiste à Saint-Thomas-d'Aquin et comme accompagnateur du conservatoire Femina. En 1908, il entre salle Favart comme chef de chant. Nommé chef d'orchestre en 1911 il dirigea la tournée que l'Opéra-Comique effectua cette même année à Buenos Aires où il créa Louise, la Reine Fiammette et Pelléas et Mélisande. Ce fut un grand chef de théâtre, ayant le souci de l'interprétation expressive et de l'accompagnement nuancé. Il assura 32 créations salle Favart ainsi qu'une vingtaine de reprises importantes. Il eut à cœur, à l'étranger, de ne diriger que des œuvres françaises. Ainsi Louise et le Roi d'Ys au Metropolitan, Pelléas et Mélisande à Londres, le Jongleur de Notre-Dame, l'Heure espagnole à Buenos Aires, Ariane et Barbe-Bleue et Samson et Dalila en Italie. Il dirigea aussi en Suisse, en Belgique, en Allemagne, dans les pays scandinaves, en Lituanie et en Grèce. Il mena également une carrière internationale de chef de concert. Compositeur, il a signé trois ouvrages lyriques : le Marchand de masques (Nice 1914), l'Oiseau bleu (New York 1919) et Sœur Béatrice (Nice 1948). Mobilisé en 1914 comme brancardier il fut volontaire pour entrer dans l'aviation et fut officier pilote de 1915 à 1919.

 

WOLF-FERRARI Ermanno. Compositeur italien (Venise, 12 janvier 1876 – Venise, 21 janvier 1948). C'est à la suite d'un voyage à Bayreuth qu'il s'orienta vers la musique, mais il ne subit cependant pas l'influence wagnérienne. Il travailla à l'Akademie der Tonkunst à Munich, mais c'est à Venise que furent créées ses premières œuvres : un oratorio en 1899 et une féerie, Cendrillon en 1900. Directeur du lycée musical Benedetto Marcello à Venise de 1902 à 1910, il voyagea beaucoup en Italie et aux États-Unis avant de se fixer à Munich. Il renouvela l'opera buffa italien en signant de spirituelles partitions sur des livrets tirés d'œuvres de Goldoni, les Quatre Rustres par exemple. Mais on lui doit également de charmants opéras-comiques comme le Secret de Suzanne (Munich 1909), l'Amour médecin (Dresde 1913) et un opéra se rapprochant de l'école vériste italienne : les Joyaux de la madone (Berlin 1911). En 1939 il fut nommé professeur de composition au Mozarteum de Salzbourg.

 

WORMSER André Adolphe Toussaint. Compositeur français (Paris, 01 novembre 1851 –). Études musicales au Conservatoire : 1er prix de piano en 1872, 1er grand prix de Rome en 1875. Auteur de plusieurs œuvres symphoniques : Lupercales ; Suite Tsigane, etc. A fait représenter : Adèle de Ponthieu, opéra-comique en 3 actes avec M. Carré (Aix-les-Bains, 10 septembre 1887) ; l'Enfant prodigue, pantomime en 3 actes avec M. Carré (Cercle funambulesque, puis Bouffes-Parisiens, 21 juin 1890) ; le Dragon vert, fantaisie exotique avec M. Carré (Nouveau-Théâtre, 21 février 1895) ; le Rêve du tambour, pantomime en 1 acte avec M. Carré (Cercle funambulesque, 29 mars 1895) ; l'Idéal, saynète mimée (Londres, Palace Theatre, juillet 1896) ; Rivoli, opéra-comique en 3 actes avec Burani (Folies-Dramatiques, 30 octobre 1896). En préparation en 1897 : l'Étoile, ballet avec Aderer et Roddaz (à l'Opéra) ; les Chouans, drame lyrique d'après Balzac. En 1897, il habitait 83 rue Demours à Paris.

 

YVAIN Maurice. Compositeur français (Paris 2e, 12 février 1891 – Suresnes, Hauts-de-Seine, 28 juillet 1965*). Il composa des chansons, de la musique de danse, et, après sa démobilisation, nombre d'opérettes à succès : Ta bouche (1922), Là-Haut (1923), Pas sur la bouche (1925), Bouche à bouche (1925), Elle est à vous (1929), Chanson gitane (1946), le Corsaire noir (1958) par exemple. L'Opéra de Paris a présenté son ballet Blanche-Neige en 1951.

 

ZANDONAI Riccardo. Compositeur italien (Sacco di Rovereto, 1883 Pesaro, 1944). Élève de Mascagni à Pesaro, il fut considéré dès ses premières compositions comme un bon successeur de Puccini. De fait, certaines de ses partitions sont, avec émotion, du plus beau vérisme italien : Conchita ou la Femme et le pantin (1911), Francesca da Rimini (1914), Juliette et Roméo (1922), le Cavalier d'Ekebu (1928), Saint Julien l'Hospitalier (1928).

 

 

 

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