Encylopédie

 

 

OPÉRA DE LYON

 

 

 

 

le Grand-Théâtre de Lyon

 

 

 

Grand-Théâtre de Lyon

 

Grand-Théâtre. Place de la Comédie. 2.000 places. Construit en 1831 par Marie Antoine Chenavard (69.Lyon, 1787 69.Lyon, 1883).

 

 

 

En 1893 :

Subvention 280.000 francs. Administration. – Poucet, directeur ; Luigini, chef d'orchestre.

 

En 1894 :

Subvention 280.000 francs. Administration. – Dauphin, directeur ; Luigini, chef d'orchestre.

 

En 1895 :

Subvention 280.000 francs. Administration. – Campo-Casso, directeur ; Polidor, secrétaire ; Porte et Masson, régisseurs ; Luigini, 1er chef d'orchestre ; Arnaud et Couart, 2es chefs ; Forestier, pianiste ; A. George, 3e chef, répétiteur des chœurs.

 

En 1896 :

Administration. – Vizentini, directeur ; Mirande, secrétaire ; Gravier, régisseur ; A. Luigini, 1er chef d'orchestre ; Kiemlé et Couart, 2es chefs ; A. George, 3e chef, répétiteur des chœurs.

 

En 1897 :

Administration. – Vizentini, directeur ; Mirande, secrétaire ; Gravier, régisseur ; Mirane, 1er chef d'orchestre ; Kiemlé et Couart, 2es chefs ; A. George, 3e chef, répétiteur des chœurs.

 

En 1898 :

Administration. – Vizentini, directeur ; Mirande, secrétaire ; Streleski, régisseur ; Mirane et Bruisse, 1ers chefs d'orchestre ; Couart, 2e chef ; A. George, 3e chef, répétiteur des chœurs.

Artistes du chant. – Ténors : MM. Dutreih, Dastrez, Duffaut (de l'Opéra), Vallès (de l'Opéra), Garret, A. Delmas. – Barytons : MM. Delvoye, Stielemens, Durand. – Basses : MM. Joel Fabre, Maas, Pierre d'Assy, Carrieri, Plain. – Mmes Fiérens (de l'Opéra), de Meryanne, J. Valduriez, A. Duperret, Jane Dhasty, M. Grange-Chauvin, de Craponne (de Rouen), Marie Girard, Pelisson, Cresson-Salier.

 

En 1899 :

Administration. – Tournié, directeur ; Mirande, secrétaire ; Streleski, régisseur général ; Delahaye, 2e régisseur ; Amalou, 1er chef d'orchestre ; Couart, A. George, Francotte, 2es chefs ; Lechercy, conservateur.

Artistes du chant. – Ténors : MM. Ansaldy, Barbary, Dargeiré, Deville, Narderson, Sentenac. – Barytons : MM. Fuld, Hamaide, Mondaud. – Basses : MM. Sylvain, Le Taste. – Mmes Taurnié, Mastio, Bossy, Pascal, Corsetti, Bonheur-Thais, Viry, Streuski, Pelisson.

 

En 1902 :

Administration. – Tournié, directeur ; Mirande, secrétaire général ; Blanc, contrôleur en chef ; Merle, caissier-comptable ; Vaucheret, régisseur général ; Carpreau, 2e régisseur ; Soyer de Tondeur, maître de ballet ; Perriche, régisseur du ballet ; Auguste Féraud, chef-machiniste ; Moya, bibliothécaire ; Lhéritier, chef de la figuration ; Kervella, accessoiriste-artificier ; Le Goff, peintre-décorateur ; Bosc, costumier.

Artistes du chant. – Ténors : MM. Leprestre, Lucas, Fonteix jeune, Hyacinthe, Echenne ; Forest, trial. – Barytons : MM. Beyle, Ghasne, Germain. – Basses : MM. Mass, Blancard, Azéma, Seurin.

Soprani : Mmes Lucas, de Meyrianne, Tournié, Milcamps, de Nuovina (en représentation). – Contraltos : Mmes Bressler-Gianoli, Soyer (en représentation). – Dugazons : Mlles de Camilli, dona Mativa, Norah Turner ; Mme de Géradon, mère dugazon.

Artistes de la danse. – Mlle Cerny, 1re danseuse noble ; M. Soyer de Tondeur, 1er danseur noble ; Mlles Irène Lovaty, 1re danseuse demi-caractère ; Saint-Cygues, travestis ; Garbini, Colombo, Ardemagni, Francine Aubert, 2es danseuses.

Personnel musical. – MM. Miranne, 1er chef d'orchestre ; Charles Gerin, Couard, 2es chefs d'orchestre ; M. Forestier, pianiste accompagnateur, organiste, chef de chant ; Mlle Monnier, pianiste accompagnatrice ; M. Polin, répétiteur des chœurs.

 

En 1903 :

Régie de la Ville.

Administration. – MM. Mondaud, directeur artistique ; G. Nerval, régisseur genéral ; Merle-Forest, 1er régisseur de la scène ; Soyer de Tondeur, maître de ballet ; Carpreau, chef de la chorale ; F. Rey, 1er chef d'orchestre ; E. Archainbaud, chef d'orchestre ; Couard, 2e chef d'orchestre ; Lagrange, 3e chef d'orchestre.

Artistes du chant. – MM. Gibert, 1er ténor ; Perrens, 1er ténor ; Galand, 1er ténor léger ; Vialas, 2e ténor ; Vallis, 2e ténor ; Echenne, 3e ténor ; Merle-Forest, trial ; Seveilhac, 1er baryton de grand opéra ; Dufour, 1er baryton d'opéra-comique ; Roosen, baryton en tous genres ; Vallier, 1re basse noble ; Azéma, 1re basse chantante ; Salden, 1re basse chantante ; Falchieri, 1re basse bouffe ; Gaillard, 2e basse.

Mmes Bréjean-Silver, en représentation pour toute la saison ; Picard, falcon ; Erard, 1re chanteuse légère ; Sterda, falcon ; Lassara, 1re chanteuse en tous genres ; Bressler-Gianoli, 1re contralto ; Charbonnel, contralto ; Mativa, 1re dugazon ; Vialas, 1re dugazon ; Daubret, 2e dugazon ; de Géradon, mère dugazon.

Artistes du ballet. – Mmes Cerny, 1re danseuse noble ; Ghibaudi, 1re danseuse demi-caractère ; Saint-Cygne, 1re danseuse travesti ; Colombo, 2e danseuse ; Aubert, 2e danseuse ; Gazazza, 2e danseuse ; Garbini, 2e danseuse.

MM. Soyer de Tondeur, 1er danseur noble ; Perriche, régisseur du ballet ; Dumont, danseur comique. – 8 coryphées, 16 dames du corps de ballet, 8 hommes du corps de ballet.

Artistes de l'orchestre. – MM. Gillardini, 1er violon solo ; Jouet, violon solo ; Vanel, alto ; Pio Bedetti, violoncelle ; Ugo Bedetti, violoncelle ; Gayraud, contrebasse ; Bottero, contrebasse ; Leduc, flûte ; Bridet, hautbois et cor anglais ; Aubrespy, clarinette solo ; Gorron, clarinette basse ; Terraire, 1er basson ; J. Gerin, cor solo ; Schventzer, cor solo ; Brulé, trompette ; Baudet, 1er piston solo ; Bourges, trombone solo ; Jenier, tuba solo ; Bernachon, timbalier ; Forestier-Bovy, harpiste solo. – Orchestre de 70 musiciens. Pour les grandes œuvres, 20 musiciens de supplément. – 60 choristes. Fanfare de scène.

Chefs de service. – M. Giniès, chef de chant ; Mme Forestier-Bovy, chef de chant ; MM. Bouchez, chef machiniste ; Miraud, costumier ; Thomas, coiffeur ; Héritier, chef de la figuration ; Legoff, peintre-décorateur de Lyon ; Jussaume, peintre-décorateur de Paris ; Bosc, costumier ; Ponsonnet, tapissier-décorateur ; Kervalla, artificier ; Ducoure et Kahn, accessoiristes.

 

En 1905 :

Régie de la Ville.

Administration. – MM. Broussan, directeur artistique ; Lorant, régisseur général ; P. Flon, 1er chef d'orchestre ; Archainbault, chef d'orchestre ; Couard, 2e chef ; Soyer de Tondeur, maître de ballet ; Carpreaux, chef de la figuration.

Opéra, Traduction. – MM. Verdier, fort ténor ; Abonil, fort ténor ; Soubeyran, 1er ténor demi-caractère ; Servais, 2e ténor ; Echenne, 3e ténor ; Dangès, 1er baryton ; Roselli et Roosen, barytons ; Galinier, 1re basse noble ; Manent, basse noble ; Lequien, basse chantante ; Van Laer, 3e basse.

Mmes Janssen, Charles Mazarin, soprani dramatiques ; Claessens, Pierrich, falcons ; Milcamps et X, chanteuses légères ; Hendrickx et Georgiadis, contralti ; De Véry, 1re dugazon ; Gavelle, Lenté-Maître, Strelesky, dugazons.

Ballet. – M. Soyer de Tondeur, maître de ballet et 1er danseur ; Mmes J. Cerny, 1re danseuse noble ; Ghibaudi, 1re danseuse demi-caractère ; Saint-Cygne, 1re danseuse travestie.

Orchestre. – MM. Gillardini, 1er violon solo ; Jouet, violon solo ; Vanel, alto ; Pio Bedetti, Ugo Bedetti, violoncelles ; Gayraud, Bottero, contrebasse ; Leduc, flûte ; Bridet, hautbois et cor anglais ; Lapras, clarinette solo ; Gorron, clarinette basse ; Terraire, 1er basson ; J. Gerin, Nardon, cors solo ; Brulé, trompette ; Baudet, 1er piston solo ; Bourgès, trombone solo ; Jenier, tuba solo ; E. Desenfans, timbalier ; Bernachon, tambour ; Tarpin, grosse caisse.

 

En 1906 :

Régie de la Ville.

Administration. – MM. Broussan, directeur artistique ; Nerval, régisseur général, parlant au public ; P. Flon, 1er chef d'orchestre ; Archainbault, chef d'orchestre ; Couard, troisième chef ; Soyer de Tondeur, maître de ballet ; Héritier, chef de la figuration.

Opéra, traduction. – MM. Jérôme, Geyre, 1ers ténors ; Sarpe, 2e ténor ; Echenne, 3e ténor ; Dangès, Moor, 1ers barytons ; Delpret, baryton d'opéra-comique ; Laville, 2e baryton ; Galinier, Lafont, basses ; Lhérie, 3e basse ; Van Laer, 3e basse ; Dubois, trial.

Mmes Baron, Pierrick, Nimidoff et Bernard, soprani dramatiques ; Rigaud, Labens, Mirande, chanteuses légères ; Doria, Rambaud, Strelesky, mezzo-soprano.

Ballet. – M. Soyer de Tondeur, maître de ballet et 1er danseur ; Mmes J. Cerny, 1re danseuse noble ; X, 1re danseuse demi-caractère ; Francine Aubert, 1re danseuse travestie ; Mlles Colombo, Clara Timossi et X, 2es danseuses ; M. Dumont, danseur comique, régisseur du ballet. – 8 coryphées et 12 dames de ballet.

Orchestre. – MM. Gillardini,  violon solo ; Jouet, violon solo ; Lespinasse, Avril, Chabert, Cazin, Boursier, Philibert, Luca, Mercier, Haoud, Gumand, 1ers violons ; Perrini, Allemand, Polin, Genin, Bost, Bonvard, Strelesky, 2es violons ; Vanel, Chevaillier, Romandet, Moya, Aulas, Sambret, altos ; Bedetti Pio, Bedetti Hugo, Briere, Sauriac, Bamier, violoncellistes ; Gayraud, Bottero, Canguilhem, Macs, Martin, contrebassistes ; Leduc, Londé, Allardet, flûtistes ; Bridet, Cormillon, Bense, hautboïstes ; Lapras, Champin, Allard, clarinettistes ; Terraire, Villard, bassons ; Gerin, Nardon, Schventzer, Gastalsi, cors ; Odol, Girerd, Jabœuf, Mermet, pistons ; Jenier, tuba ; Bourgès, Laroche, trombones ; Paul Flon, timbalier ; Bollard, tambour ; Storz, grosse caisse ; Mmes Bovy, Forestier, Mlle Forestier, harpistes.

 

En 1907 :

Régie de la Ville.

Administration : MM. Flon et Landouzy, directeurs ; Philippe Flon, 1er chef d'orchestre ; Fernand Almanz, régisseur général metteur en scène ; Eugène Dubois, régisseur parlant au public.

Artistes du chant. – Ténors : MM. Verdier, 1er ténor ; Geyre, 1er ténor léger ; Géraldy, ténor, traduction ; Rouziery, 2e ténor des 1ers ; Echenne, 3e ténor. – Barytons : MM. Auber, 1er baryton ; Gaidan, 1er baryton ; Formond, baryton d'opéra-comique. – Basses : MM. Sylvain, basse noble ; Lafont, Javid, 1res basses chantantes ; Van Laer, 2e basse ; Faber et Sylvio, basses ; Gardon et Dubois, trial et laruette.

Chanteuses légères : Mmes Lise Landouzy, 1re chanteuse légère ; Tasso, Clerval, chanteuses légères. – Soprani : Mmes Claessens, Meynis. – Contralto : Mme Fiérens, contralto et falcon. – Falcon : Mme Maurice. – Mezzo-sopranos : Mmes Lagard, Myriam, Gerval. – Dugazons : Mmes Faber, Delcourt, Streleski et Rambaud.

Corps de ballet. – M. Soyer de Tondeur, maître de ballet et 1er danseur ; Mmes E. Colombo, 1re danseuse demi-caractère ; Josépha Cerny, 1re danseuse noble ; Francine Aubert, 1re danseuse travestie ; Mlles Clara, Defrance, Saint-Just, Sampietro, 2es danseuses. – 8 coryphées, 16 dames de ballet et 8 danseurs.

Orchestre de 70 artistes. – MM. Henri Kamm, chef d'orchestre ; Couard et Paul Flon, chefs des chœurs de coulisse ; Giniès, pianiste-accompagnateur ; Mme Forestier, pianiste-répétiteur. Solistes : MM. Gillardini, 1er violon solo ; Jouet, violon solo ; Vaent, alto ; Pio Bedetti et Hugo Bedetti, violoncelles ; Gayraud, contrebasse ; Leduc, flûte ; Bridet, hautbois ; Lapras, clarinette ; Allard, clarinette basse ; Terraire, basson ; Gerin, cor ; Nardon, cor ; Jabœuf, trompette ; Odol, piston ; Bourgès, trombone ; Jenier, tuba ; Desenfans, timbalier.

 

En 1908 :

Régie de la Ville.

Administration : MM. Flon et Landouzy, directeurs ; Fernand Almanz, régisseur général ; J.-M. Nodet, administrateur.

Artistes du chant. – Ténors : MM. Imbart de la Tour, Granier, Faure-Fernet, Geyre, Sardet, Lorrain, Echenne. – Basses : MM. Henri Sylvain, Lafont, Van Laër, Verheyden, Ambert.  – Trials : Dubois, Cervelli.

Chanteuses légères : Mme Lise Landouzy, Mlle Berthe César. – Soprani dramatiques : Mme Claessens, Mlle Céleste Gril. – Contralti : Mme Paquot d'Assy, Mlle de Wailly. – Mezzo-sopranos : Mlles Taponnier, La Criola, Gerval, Marthe Perrier. – Dugazons : Mlles Sarah Streleski, Fanny Faure, Mme Rambaud.

Corps de ballet. – M. Soyer de Tondeur, maître de ballet et 1er danseur ; Mlles Elena Colombo, 1re danseuse noble ; Rosa Zetti, 1re danseuse demi-caractère ; Francine Aubert, 1re danseuse travestie ; Mlles Clara, Gualdi, Saint-Just, Sampietro, 2es danseuses. – 8 coryphées, 16 dames de ballet et 8 danseurs.

Orchestre de 70 artistes. – M. Philippe Flon, 1er chef d'orchestre ; MM. Paul Flon, 2e chef d'orchestre ; Mornay, chef de la fanfare de scène ; Mme Bovy-Forestier, harpiste pianiste-accompagnateur ; Mlle Forestier, harpiste ; M. Giniès, organiste pianiste-accompagnateur. Solistes : MM. Gillardini, 1er violon solo ; Jouet, violon solo ; Danel, alto solo ; Pio Bedetti et Hugo Bedetti, violoncelles solo ; Bottero-Maes, contrebasse solo ; Leduc, flûte ; Bridet, hautbois ; Lapras, clarinette ; Gerin, cor ; Nardon, cor ; Jabœuf, trompette ; Odol, piston ; Bourgès, trombone ; Jenier, tuba ; Desenfans, timbalier ; X, basson ; X, clarinette-basse.

 

Saison 1908-1909 :

Régie de la Ville.

Direction et Administration. – MM. Philippe Flon et Fernand Landouzy, directeurs (3e année) ; Fernand Almanez, régisseur général ; Finance, chef d'orchestre ; Paul Flon, 2e chef d'orchestre ; Mallet, régisseur partant au public ; Moya, bibliothécaire ; Morin, chef machiniste ; Mazaufroy, chef électricien ; Bosc, costumier ; Thomas, coiffeur.

Artistes du chant. – Ténors : MM. Fontaine, Geyre, Swolf, Grillières, Echenne. – Barytons : MM. Auber, Galdan, Figarella. – Basses : MM. Henry Sylvain, Cotreuil, Van Laër, Verheyden, Garassu. – Trials : MM. Mallet et Cervelli. Chanteuses légères : Mme Lise Landouzy (en représentation), Mlles Berthe César, Sabran, Datiny, De l'Homme. – Sopranos dramatiques : Mme Marguerite Claessens et Mlle Marthe Perrier. – Forte chanteuse falcon : Mme Duval-Melchissédech. – Contralti : Mlles Soïni et de Wailly. – Mezzo-sopranos : Mlle Taponnier, Mme Dingry, Mlles Paule Gorska, Gerval et Talberg. – Dugazons : Mlle Roland, Mme Rambaud, Mlle Claude Oldy.

Artistes de la danse. – M. Soyer de Tondeur, maître de ballet, premier danseur ; Mlles Elena Colombo, danseuse noble ; Rossini, 1re danseuse demi-caractère ; Francine Aubert, 1re danseuse travestie ; Furbacco, Franck, A. Sampletro, Smarazzo, 2es danseuses. – 8 coryphées, 16 dames du corps de ballet, 8 danseurs.

Artistes de l'orchestre (70 musiciens). – MM. Philippe Flon, 1er chef d'orchestre ; Finance, chef d'orchestre ; Paul Flon, 2e chef d'orchestre ; Mme Bovy-Forestier, harpiste, pianiste-accompagnateur ; Mlle Forestier, harpiste ; M. Giniès, organiste, pianiste-accompagnateur. Solistes : MM. Gillardini, 1er violon solo ; Jouet, violon solo ; Vinet, alto ; Pio Bedetti et Hugo Bedetti, violoncelle ; Bottero et Piron, contrebasse ; Leduc, flûte ; Bridet, hautbois ; Lapras, clarinette solo ; Villars, basson solo ; G. Gerin et Scharm, cor solo ; Odel, trompette et piston solo ; Jenier, tuba solo ; E. Desenfans, timbalier.

Chœurs (Cadre de 60 choristes). – MM. Jourde et Piron, répétiteurs de chœurs.

Répertoire (Créations en France). – Salomé, drame lyrique en 2 actes, poème d'Oscar Wilde, musique de Mariotte ; la Glaneuse, pièce lyrique en 3 actes, poème d'Arthur Bernède et Paul de Choudens, musique de Félix Fourdrain ; le Prêcheur de Saint-Othmar, pièce en 3 actes, version française de Louis Schneider, musique de Wilhem Kienzel ; le Chemineau, de Xavier Leroux ; les Armaillis, de Gustave Doret ; Aphrodite, de Camille Erlanger.

Créations à Lyon : Fidelio, de Beethoven ; le Vaisseau fantôme, de R. Wagner ; les Pêcheurs de Saint-Jean, de Ch. Widor ; Thérèse, de Massenet ; le Bonhomme Jadis, de Jaques-Dalcroze ; les Folies amoureuses, d'Emile Pessard ; le Sorcier de la Forêt, ballet de Léneka, musique de Brunetti ; Lison, ballet de Natta, musique de Léon Jehin.

Reprises probables (Grand-Opéra) : la Walkyrie, Sigurd, Siegfried, Guillaume Tell, l'Africaine, les Huguenots, Hamlet, Faust, Roméo et Juliette, Hérodiade, Thaïs, l'Etranger, Samson et Dalila, Marie-Magdeleine, Gwendoline, la Damnation de Faust, Lohengrin, Henri VIII, les Maîtres chanteurs, Robert le Diable.

Opéra-comique : Pelléas et Mélisande, l'Etoile du Nord, Lakmé, Mignon, Carmen, la Fille du Régiment, Manon, Mireille, le Barbier de Séville, Werther, Cavalleria rusticana, Paillasse, Philémon et Baucis, la Vie de Bohème (Puccini), la Navarraise, le Pré-aux-Clercs, le Domino Noir, les Noces de Figaro, la Dame Blanche, les Contes d'Hoffmann.

Ballet : Namouna, d'E. Lalo ; Riquet, de Ph. Flon ; Coppélia, de Delibes.

Pendant le cours de la saison, des soirées extraordinaires seront données avec le concours d'artistes en représentation.

 

 

 

 

 

 

 

La Double-scène tournante du Grand-Théâtre à Lyon.

 

Les progrès réalisés depuis près de deux siècles dans la machinerie des théâtres, qui ont accru sensiblement l'impression de vérité de la mise en scène, ont porté principalement sur des détails ; l'un des plus importants est le perfectionnement de l'éclairage. Les grandes lignes de l'agencement d'une scène de théâtre sont cependant restées sensiblement les mêmes qu'au XVIIIe siècle, à ce point que les machinistes de nos théâtres les plus modernes ne sont pas dépaysés sur la scène du théâtre du Palais de Versailles, par exemple. A l'étranger, de grands théâtres, comme celui de la Scala de Milan (inauguré en 1778), conservent sensiblement les dispositions déjà classiques au XVIIIe siècle.

L'agencement généralement adopté est celui qui a été imaginé par l'architecte et peintre italien Servandoni (1695-1766), dont les décors pour l'opéra Orion, joué en 1728 à Paris, firent époque. Cette disposition comporte l'emploi de décors, plans à coulisse, parallèles au rideau. Ces décors sont plantés dans des rainures ou costières, généralement au nombre de sept. Dans la hauteur, le théâtre est divisé en trois parties : les dessous, qui comportent le plus souvent trois étages ; la scène proprement dite, dont le plancher (ou plateau) est généralement incliné vers la salle ; les dessus (ou cintres), comportant plusieurs ponts, balcons et passerelles, surmontés d'un plancher à claire-voie ; le gril, sur lequel se trouvent les treuils, cabestans et autres appareils de levage servant à la manœuvre des décors et des accessoires. Diverses modifications à cet agencement ont été proposées à différentes époques. En 1829, Ciceri proposa de planter les décors sur des châssis obliques au rideau, et non plus parallèles, ce qui augmentait l'impression de profondeur, mais augmentait aussi la durée des manœuvres.

En Allemagne, on chercha à accélérer la plantation et le changement des décors en montant l'ensemble d'un décor contre un filet invisible pour le public et que l'on enlevait d'une pièce, dans le cintre, à l'aide de treuils mécaniques. Les décors de ce système ont l'inconvénient d'être fragiles.

La disposition actuelle a encore, d'une manière générale, l'inconvénient de nécessiter l'emploi d'une quantité considérable de câbles de diverses natures, qui encombrent les cintres et qui, avec les frises et toiles roulées, constituent un aliment dangereux pour un incendie éclatant en un point quelconque de la scène. De nombreuses catastrophes ont montré la réalité de ce danger.

Double-scène tournante. — Pour parer à ces divers inconvénients, le dessinateur lyonnais Gustave Garnier, plus connu sous le nom de Giranne, a imaginé un nouveau système de machinerie, qu'il fit breveter dès 1905 et auquel il donna le nom de double-scène. Ce système comporte en effet deux scènes accouplées, mobiles, disposées de manière qu'on puisse jouer sur l'une, pendant qu'on équipe l'autre pour l'acte suivant. L'ensemble est circulaire, de sorte que l'on remplace une scène par l'autre au moyen d'une simple rotation de 180°.

Le but principal de Giranne était de trouver une nouvelle plantation rapide et rationnelle des décors, permettant de donner le plus possible l'illusion de la réalité et, accessoirement, de faire passer devant le public une succession rapide de tableaux. Il se proposait aussi de réduire au minimum l'importance des cintres et de leur matériel, afin de diminuer les risques d'incendie.

La construction d'une double-scène du système Giranne, au Grand-Théâtre de Lyon, fut décidée par le conseil municipal de cette ville le 5 juillet 1921, et les travaux, exécutés par les ateliers Otis-Pifre, commencèrent aussitôt.

La double-scène se compose de deux parties principales : la partie inférieure, dite plateau, et la partie supérieure ou gril. Un organe accessoire occupe une position médiane, c'est le panorama.

Le plateau est constitué par une charpente circulaire en acier, de 20m,50 de diamètre. Au-dessous du plateau se trouve un plancher de service, qui joue le même rôle que les « dessous » des théâtres ordinaires. Ces deux planchers sont fixés sur un cylindre en acier, de 1m,25 de diamètre, monté sur un pivot, également en acier, par l'intermédiaire d'un roulement à billes. L'équilibrage est si par faite-ment réalisé qu'un seul homme peut suffire à faire tourner la scène, bien qu'elle constitue une charge de 150 tonnes.

Quoique toute la charge de la scène repose en principe sur le pivot, on a disposé un chemin de roulement sous le plancher de service. La charpente repose sur ce rail par des galets montés sur des armatures à ressorts, destinées à égaliser la distribution de la charge.

Chaque scène comporte une série de plans mobiles, qui peuvent s'élever ou s'abaisser comme les plateaux de monte-charges. Ces plans sont au nombre de trente pour chaque moitié du plateau, dont douze mesurent 1 mètre de largeur et 2m,50 de longueur, et les dix-huit autres 1 mètre de côté. Les douze plans principaux, actionnés par des treuils électriques, peuvent descendre à 2 mètres au-dessous du plateau, ou s'élever à 1m,50 au-dessus. Les plans de 1 mètre carré peuvent s'élever à 2m,50. A l'aide de ces divers plans mobiles, on peut facilement préparer des décors très accidentés : montagnes, terrasses, etc.

Dans le plancher de la scène sont encore ménagées des rainures ou costières, pour la plantation des décors. Dans ces rainures se trouvent des chariots mobiles, sur lesquels sont fichés des mâts servant à la fixation des décors. Les chariots, disposés aux extrémités latérales de la scène, reçoivent des mâts servant à la fixation des portants d'éclairage. Chaque scène comporte ainsi dix-sept chariots de costières. De plus, sur toute la périphérie du plateau, se trouvent encore des gaines servant à la plantation de mâts, pour des portants d'éclairage, par exemple.

La partie supérieure ou gril de la double-scène est constituée par une charpente métallique circulaire, analogue à celle de la partie inférieure. Cette charpente est suspendue en son centre à un tourillon vertical, fixé à une robuste poutre montée sous la toiture du théâtre. La charge totale portée par cette poutre est estimée à 70 tonnes. D'autre part, le gril est guidé à sa périphérie par une série de galets qui s'appuient sur un chemin de roulement, analogue à celui du plateau.

Au-dessous du gril sont suspendues dix passerelles, servant pour la manœuvre des décors ou pour les projections lumineuses. Le gril sert aux différentes manœuvres de levage usuelles dans les théâtres : accrochage des herses, des couronnements, etc. Sur le plancher supérieur du gril est disposée, à cet effet, une série de treuils électriques, à chacun desquels correspond un câble de suspension ou équipe. Sur chaque scène se trouvent douze treuils, actionnant chacun une équipe.

Au-dessous du gril se trouve encore, entre chaque passerelle, un transporteur monorail, sur lequel roulent des chariots ou trolleys, pouvant se déplacer sur toute la largeur de la scène. Chaque trolley est muni d'un moufle de construction spéciale, maintenant la charge suspendue à une hauteur quelconque. On peut ainsi maintenir des accessoires quelconques à diverses hauteurs au-dessus de la scène. Le gril porte, enfin, deux nacelles télescopiques, dans lesquelles peuvent prendre place des électriciens.

Les deux scènes sont séparées par une double, cloison formant sur chaque face un panorama. Ce panorama remplace la toile de fond habituelle ; il se prolonge très loin sur les côtés et à la partie supérieure, de manière à permettre la suppression des frises et à donner, mieux que par les moyens habituels, l'impression de la voûte céleste.

Les deux toiles de panorama sont montées sur une poutre légère ou patience, suspendue au gril comme la poutre d'un pont roulant. On peut déplacer l'ensemble de 1m,50, en avant ou en arrière de l'axe, de manière à donner plus de profondeur à la scène en service qu'à celle en préparation. On peut d'ailleurs enrouler complètement les toiles du panorama, pour en supprimer entièrement l'emploi, lorsqu'on veut disposer de toute la profondeur de la scène.

Le plateau et le gril doivent tourner exactement du même mouvement, bien qu'ils ne soient pas reliés rigidement l'un à l'autre. La commande simultanée des deux parties est réalisée au moyen de deux chaînes Galle, entourant respectivement toute la circonférence du gril ou du plateau et qui sont commandées par des pignons calés sur un même arbre vertical, de plus de 25 mètres de hauteur. Cet arbre est constitué d'une série de tronçons réunis par des articulations à cardan, pour éviter les efforts de torsion qui résulteraient de défauts d'alignement presque inévitables sur une telle hauteur. A sa partie inférieure, cet arbre est entraîné par un treuil électrique, qui peut fonctionner à deux vitesses. La grande vitesse assure l'entraînement du plateau à l'allure de 0m,20 par seconde, à la périphérie de la scène. La petite vitesse correspond à une rotation de 6 centimètres seulement par seconde. Elle peut être utilisée pour des changements à vue, au cours desquels le décor se déroule aux yeux du public, par un mouvement presque insensible.

La machinerie du théâtre comprend encore des monte-charges pour les décors, pour les costumes, et des ascenseurs pour le personnel. Tout le matériel est établi pour faciliter la tâche des machinistes, améliorer l'acoustique, réduire le danger d'incendie et, enfin, permettre la réalisation de décors donnant toute satisfaction au point de vue esthétique.

La préparation d'une scène pendant qu'on joue sur l'autre pourrait permettre de supprimer l'entr'acte. L'inventeur ne s'est pourtant pas proposé cette suppression. L'entr'acte est nécessaire pour le repos des acteurs et le délassement des spectateurs ; il semble d'ailleurs indispensable pour séparer deux actes qui se passent à plusieurs années d'intervalle.

La double-scène donne, toutefois, au régisseur le moyen d'en régler exactement la durée.

La nouvelle machinerie a été inaugurée, le 15 novembre 1922, par une représentation de Carmen. Malheureusement, l'inventeur, Giranne, décédé quelques semaines auparavant, n'a pas pu assister à l'achèvement de son œuvre.

(P. Calfas, Larousse Mensuel Illustré, avril 1923)

 

 

 

 

 

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