le BRUYANT ALEXANDRE

 

 

 

Alexandre Ernest Célestin LECLERC dit le BRUYANT ALEXANDRE

 

chansonnier français

(Paris 1er, 02 juin 1866* Paris 10e, 13 avril 1931*)

 

 

 

 

le Bruyant Alexandre

 

 

 

Le Bruyant Alexandre, chansonnier populaire qu'Ernest La Jeunesse avait baptisé « le Pèlerin de Paris », vêtu de velours noir et cuirassé de rouge, est une des célébrités de Paris qui disparaît. Disciple ou mieux serviteur de Bruant, il s'était fait une célébrité avec ses bottes et ses chansons. Devenu presque aveugle, il s'était rendu presque sympathique en vendant ses chansons et ses brochures à la terrasse des cafés, autour de la gare Saint-Lazare et aux environs de la place de la Bastille. Pendant la guerre, le « Bruyant Alexandre », qui, sous une poitrine d'athlète cachait un cœur tendre pour les combattants et les blessés sur les fronts du Nord et de l'Est, chanta pour les ambulances et recueillit une grosse somme qu'il remit à l'Etat. Un jour, le cardinal Dubois, archevêque de Paris, le fit appeler et le réconforta. Il lui conta ses heures douloureuses, et les réceptions que lui firent les « poilus » sous les murs de Reims. Depuis longtemps il avait terminé la série de ces types qui appartiennent à la petite histoire de Paris, et dont un des derniers fut son maître ou patron Bruant, mais dont la figure fut plus puissante que la sienne. Maurice Hamel a publié dans le Petit Parisien des anecdotes de l'histoire du « Bruyant Alexandre », dans laquelle les événements tragiques et les événements violents se succèdent. Un jour, à 3 heures du matin, il est attaqué avec la recette de sa journée sur un petit poney, sur la route de Nogent-sur-Marne, en rentrant à sa propriété. Il se délivre des bandits à coups de revolvers et en fait arrêter deux dans un estaminet près du fort. Avec le « Bruyant Alexandre » le « Pèlerin de Paris » a disparu.

  

(Henry Lyonnet, Larousse Mensuel Illustré, septembre 1931)

 

 

 

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