Encylopédie     © l’Art Lyrique Français

ŒUVRES LYRIQUES FRANÇAISES

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K

 

 

KAATJE

 

Poème lyrique en trois actes, livret d’Henri Cain, musique de Victor Buffin, représenté à la Monnaie de Bruxelles le 22 février 1913 avec Mmes Fanny Heldy (Kaatje), Charny [remplaçant Degeorgis grippée] (Pomona), Bardot (la mère), Symiane (la servante), Callemien (1re jeune fille), Gianini (2e jeune fille), MM. Girod (Jean), Maurice de Cléry (le père), Dognies (1er jeune homme), Demarcy (2e jeune homme).

 

 

KA-BU-FOR

 

Opérette en un acte, paroles de M. Couailhac, musique de M. Sinsoilliez, représentée à Lille le 27 octobre 1886.

 

 

KADDARA

 

Drame groenlandais en quatre actes et cinq tableaux, livret de C. Norman-Hansen, musique de Hakon Börresen.

 

Première à la Monnaie de Bruxelles, dans la version française de Paul Spaak, le 17 mars 1924 avec Mmes Soyer (Kaddara), Blondeau (une jeune Groenlandaise), Ballard (la sorcière Toulouvatta), Terka-Lyon (Announa), MM. Wiedemann (Ouïarak), Marcelly (le vieux père), Decock (un pêcheur), Chantraine (Angekokken, le sorcier).

 

 

KASSYA

 

Drame lyrique en quatre actes, livret d’Henri Meilhac et Philippe Gille, d'après une nouvelle de L. von Sacher-Masoch, musique de Léo Delibes, terminée et orchestrée par Jules Massenet.

 

Création à l'Opéra-Comique (salle du Châtelet) le 24 mars 1893. Mise en scène de Léon Carvalho.

Mmes SIMONNET (Sonia), DE NUOVINA — débuts — (Kassya), Suzanne ELVEN (la Bohémienne), Marie DELORN (Nidda), ROBERT (Lackta).

MM. GIBERT (Cyrille), SOULACROIX (Camille), LORRAIN (Kotska), CHALET (Kolénoti), BERNAERT (Moctou), ARTUS (un Sergent), TROY (Yahn).

Chef d'orchestre : Jules DANBÉ.

 

N. B. — Seul le ballet de cette œuvre, sous le titre de « Danses slaves de Kassya », a été représenté à l’Opéra-Comique entre le 01.01.1900 et le 31.12.1950.

 

8 représentations à l’Opéra-Comique au 31.12.1950.

 

 « Delibes était mort subitement le 17 janvier 1891, laissant achevée sa partition de Kassya, moins l'instrumentation, qu'il n'avait guère poussée plus loin que le premier acte. Qui serait chargé de compléter et de parfaire ce travail ? Quel musicien assez habile et assez dévoué consentirait à prendre cette responsabilité ? On s'adressa d'abord à Ernest Guiraud, qui, après avoir accepté, dut ensuite se récuser pour diverses raisons. Finalement, ce fut M. Massenet qui voulut bien non seulement mettre au point l'œuvre de celui qui avait été son ami, mais encore écrire des récitatifs pour remplacer le dialogue parlé avec lequel la pièce avait été conçue tout d'abord. Tout ceci avait demandé du temps, et c'est seulement deux ans après la mort du regretté Delibes que son dernier ouvrage put être offert au public.

Les librettistes, qui s'étaient inspirés de divers récits de M. Sacher Masoch, le romancier tchèque, avaient livré à leur collaborateur un drame qui ne manquait ni de couleur ni de pittoresque, mais dont le caractère était un peu sombre, le ton un peu violent, et dans lequel l'intérêt n'était pas assez saisissant. C'était comme une suite de tableaux curieux, mouvementés, parfois étranges, que reliait entre eux une action un peu lâche et par trop ténue. Cela porta tort au succès de l'œuvre, qui, au point de vue musical, renfermait des pages dignes de l'auteur de Lakmé et du Roi l'a dit. On y peut remarquer surtout, au premier acte, le chœur des buveurs, le récit du ténor, un joli duo et la prophétie saisissante de la bohémienne ; au second, la chanson slave et le chœur des soldats ; au troisième, un entracte d'un heureux effet, le chœur délicieux des frileuses, hors-d'œuvre qui est la perle de la partition, et l'air de l'hirondelle, qui est d'un sentiment exquis ; enfin, au quatrième, de jolis airs de ballet, dont une polonaise pleine d'éclat, et la scène finale. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément d’Arthur Pougin, 1903]

 

 

KATHARINA

 

Légende dramatique en trois actes et quatre tableaux, version française de Florimond Van Duyse, musique d'Edgard Tinel.

 

Première à la Monnaie de Bruxelles le 27 février 1909 avec Mmes Croiza (Catherine), Bourgeois (Octavie), Lucey (suivante de Catherine), MM. Lestely (Maximin Daïa), Morati (Lucius), Petit (Ananias), Artus (le Prêteur), Galinier (le grand pontife, un officier de justice, voix du dehors), Nandès (Porphyrius, un héraut), La Taste (Zénon), Delaye (Sabinius, Appionus), Delrue (Urbain), Colin (Aristarque), Hiernaux (une voix du dehors).

 

 

KATIA KABANOVA

 

[Kát'a Kabanová]

Opéra tchèque en trois actes et six tableaux, livret et musique de Leos Janácek, d'après la Tempête, pièce d'Alexandre Ostrovski, représenté à l'Opéra de Brno le 23 novembre 1921.

 

Première à l'Opéra-Comique (3e salle Favart) le 23 février 1968, dans une version française de Michel Ancey, mise en scène de Pierre Médecin, décors et costumes d'Annelies Corrodi, avec Hélène Garetti. 6 représentations en 1968, soit 6 au 31.12.1972.

 

 

KATINKA

 

Opérette viennoise en trois actes, livret de Bekeffi, version française d'André Barde, Pierre Varenne et R. Delamare, musique de Louis Lajtaï. Création française au théâtre de l'Empire le 22 février 1933.

 

"Cette opérette est aussi américaine que viennoise. Du moins dans la présentation. L'intrigue n'est plus guère qu'un prétexte à déploiement de somptuosités de music-hall. Quant à l'histoire du jeune roi de Wallembourg, Georges XX, dépossédé de son trône par une opportune révolution, elle est conforme à toutes les nécessités de l'opérette-vaudeville. C'est-à-dire que le roi sans sujet est bien heureux de consacrer ses facultés politiques au siège de la vertu de la danseuse Lola. Mais celle-ci a un partenaire, Pedro, qui fait échouer toutes les entreprises royales, en se transformant tour à tour en portier, chauffeur, voire soubrette. Pendant quoi la fiancée de Georges XX, la princesse Sylvie, qui voyage sous le nom de Katinka, accepte, en tout honneur, les hommages de tous les soupirants. Mais elle n'en est pas moins furieuse d'être délaissée ; et naturellement, quand une jolie femme se met ainsi en tête de reconquérir un infidèle, elle ne manque pas de réussir. Du moins dans une opérette. La musique écrite sur ce livret ingénu et compliqué ne prétend point apporter quoi que ce soit d'imprévu, mais se borne à nous étourdir de valses langoureuses et d'airs destinés à la popularité." (Larousse Mensuel Illustré, 1933)

 

 

KEL-BEL-BOUL

 

Opérette en un acte, livret de Seurat et Vauthier, musique de Georges Douay, représentée au Casino de Lyon le 01 avril 1886.

 

 

KÉRIM

 

Drame lyrique en trois actes, livret de Paul Milliet et Henri Lavedan, musique d’Alfred Bruneau, représenté au théâtre du Château-d'Eau le 09 juin 1887.

 

« Ni l'un des auteurs, M. Henri Lavedan, ni le compositeur M. Alfred Bruneau, ne faisaient prévoir dans cet ouvrage la renommée qu'ils allaient se faire bientôt avec rapidité. La vérité est que cette première œuvre scénique de l'un et de l'autre n'offrait qu'un médiocre intérêt, et que cet intérêt ne pouvait guère être excité par une exécution matérielle véritablement déplorable. Le poème oriental de Kérim était quelque peu enfantin, et la musique, malgré sa recherche assidue du leitmotiv, ne présentait que des qualités difficilement appréciables. L'effet produit fut nul. Les interprètes étaient Mlle de Géneffe, MM. Piroïa, Boué et Bonelli. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément d’Arthur Pougin, 1903]

 

 

KERKEB, DANSEUSE BERBÈRE

 

Drame musical en un acte, livret de Michel Carré fils, d'après une nouvelle d’Elissa Rhaïs, musique de Marcel Samuel-Rousseau.

 

Création au Théâtre de l'Opéra (Palais Garnier) le 06 avril 1951. Mise en scène de Max de Rieux. Maquettes du décor et des costumes de Jean Souverbie, décor exécuté par Maurice Moulène et Bertin.

Mme Geori BOUÉ (Kerkeb), BOUVIER (Nedjma), CROISIER (Doudja), DESMOUTIERS (Henna), CHAUVELOT (Fathma).

M. BOURDIN (Sid-Hafid), Habib BENGLIA (Knett).

Chef d'orchestre : Louis FOURESTIER

 

Reprise à l'Opéra le 15 juin 1951 (6e) avec les créateurs.

 

Reprise à l’Opéra du 02 novembre 1956 (21e représentation).

Mmes SARROCA (Kerkeb), BOUVIER (Nedjma), MELVAT (Doudja), DESMOUTIERS (Henna), ALLARD (Fathma).

MM. BIANCO (Sid-Hafid), Roland LAIGNEZ (Knett).

Chef d'orchestre : Louis FOURESTIER

 

26e à l’Opéra le 12 juillet 1958 avec les interprètes de la reprise, sauf Mmes C. SERRES (Nedjma) et PASTOR (Henna).

 

Autres interprètes à l'Opéra :

Kerkeb : Mmes LUCCIONI (1951), MAS (1951).

Doudja : Mmes MONMART (1951), COLLARD (1952).

Henna : Mme GABRIEL (1958).

Fathma : Mme RICQUIER (1953).

 

26 représentations à l’Opéra au 31.12.1961.

 

 

KERMARIA

 

Idylle d’Armorique en trois épisodes, livret de Pierre-Barthélemy Gheusi, musique de Camille Erlanger. Création à l'Opéra-Comique (salle du Châtelet) le 08 février 1897, avec Mmes Julia Guiraudon (Tiphaine), Charlotte Wyns (Annette), MM. Jérôme (Yvon), Bouvet, Mondaud, Belhomme.

 

« Le titre qu'on vient de lire est celui que portait l'affiche ; la partition portait cette mention : « Idylle d'Armorique, en trois épisodes précédés d'un prologue ». Au reste, dès la seconde représentation, les quatre actes étaient réduits à trois, par la soudure et la réunion des deux derniers en un seul. Certains auteurs ont aujourd'hui une singulière manière d'entendre le théâtre. C'est ainsi que M. Gheusi, s'adressant à un journaliste avant la représentation de sa pièce, lui disait : « Je voudrais que vous apprissiez au public que Kermaria n'est qu'une idylle, non en trois actes, mais en trois épisodes précédés d'un prologue. Ceci pour bien montrer que l'action est bannie de Kermaria, que nous en avons soigneusement évité le côté dramatique. Il importe que le public ne vienne pas à l'Opéra-Comique avec l'idée d'une pièce ressemblant aux Noces de Jeannette et à la Dame Blanche. Si je ne craignais d'exagérer, mon désir serait qu'il pût écouter Kermaria avec recueillement, comme s'il était dans une église. Comprenez-vous ma pensée ? »

Dame ! faire du théâtre en en « bannissant » l'action, c'est une théorie comme une autre, mais qui est peut-être moins bonne qu'une autre. D'autre part, appeler les amateurs au spectacle comme on les convie à l'église, c'est encore une théorie, mais je ne sais pas si elle est beaucoup meilleure que la précédente. Tout cela ne parait pas — et n'a pas paru — être absolument dans le goût du public. Il est certain que le poème de Kermaria diffère sensiblement, comme qualité, de ceux des Noces de Jeannette et de la Dame Blanche, si fort dédaignés par l'auteur, et la différence n'est pas à son avantage. Quant à la musique, elle aussi est bien pour quelque chose dans le mince succès qui a accueilli l'ouvrage. Et l'on est tenté tout d'abord de demander à M. Camille Erlanger, élève de Léo Delibes et grand prix de Rome de 1888, qui par conséquent doit connaître son « métier » autant qu'homme de France, pourquoi il affiche un tel mépris pour les règles grammaticales de son art et pourquoi il les foule aux pieds avec une volonté si tenace et si évidente. Je ne parle pas de la façon dont il écrit pour les voix, des écarts et des intervalles terribles qu'il leur fait franchir inutilement. Mais les modulations étranges, mais les fausses relations, mais les septièmes qui montent, mais les suites de quintes surtout, qu'il semble ériger en principe, et dont sa partition est pleine, pourquoi ? à quel propos ? à quoi cela lui sert-il ? Quintes en montant, quintes en descendant, par degrés conjoints, par degrés disjoints, il y en a partout, de toutes sortes et de toutes façons. Encore un coup, pourquoi ? M. Erlanger a rendu compte lui-même, dans

un journal, de la représentation de son œuvre ; je ne me demande pas s'il a eu tort ou raison à ce sujet. Mais enfin, il a soigneusement évité dans son article les fautes d'orthographe ; pourquoi donc les accumuler à ce point dans sa musique, alors que cela est si inutile et ne lui rapporte rien ? M. Erlanger pourtant n'est point sans talent, et il l'a montré dans quelques parties de son œuvre. Mais il y a dans la partition de Kermaria un tel parti pris d'intransigeance, un tel dédain des conditions premières de la musique, un tel vouloir de bizarrerie et d'étrangeté, que le public en a été déconcerté et comme découragé. Le peu d'intérêt de la pièce et la valeur toute relative de la musique ont abouti, en somme, à un échec dont l’une et l'autre ont leur part de responsabilité.

Kermaria a servi au début d'une jeune artiste fort intéressante, Mlle Guiraudon, sortant du Conservatoire, qui s'est montrée toute charmante dans le rôle de Tiphaine. Les autres étaient fort bien tenus, et il convient de citer d'une façon toute particulière Mlle Wyns, MM. Jérôme, Bouvet, Mondaud et Belhomme. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément d’Arthur Pougin, 1904]

 

 

KERMESSE (LA) ou LA FOIRE FLAMANDE

 

Opéra-comique en deux actes, livret de Joseph Patrat, musique de Georg Joseph Vogler. Création à l'Opéra-Comique (1re salle Favart) le 15 novembre 1783.

 

 

KETTLY ou LE RETOUR EN SUISSE

 

Opéra-comique en un acte, musique de Denefve, représenté au théâtre de Mons en 1838.

 

 

KHAN THALOU

 

Folie chinoise, musique de M. Magner, représentée aux Bouffes-Parisiens, à Paris, dans le mois de mars 1867. Chantée par MM. Joseph Kelm et Jeannin.

 

 

KHOVANTCHINA (LA)

 

Drame musical populaire en quatre actes et cinq tableaux, livret de Modeste Moussorgski et Vladimir V. Stassov (1824-1906), musique inachevée de Modeste Moussorgski, terminée et orchestrée par Rimski-Korsakov. La version révisée d’Igor Stravinsky et Maurice Ravel n’a jamais été terminée ni représentée.

 

Personnages : le prince Ivan Khovanski, commandant des « streltsy » (basse) ; le prince Andreï, son fils (ténor) ; le prince Vassili Galitsine (ténor) ; le boyard Chakloviti (baryton) ; Dossipheï, chef des « vieux croyants » (basse) ; Marpha, « vieille croyante » (mezzo-soprano) ; l’écrivain (ténor) ; Emma, jeune fille du quartier allemand (soprano) ; Varsonovev, domestique de Galitsine (basse) ; Kouska, « strelets » (baryton) ; trois « streltsy » (deux basses, un ténor) ; Strechnev (ténor) ; Susanne, ancienne « vieille croyante » (soprano) ; « streltsy », « vieux croyants », jeunes filles et esclaves persanes d’Ivan Khovanski, garde de Pierre le Grand, le peuple.

 

L’action se déroule en 1682-1689.

 

Création au théâtre Kononov de Saint-Pétersbourg le 21 février 1886, par une troupe d'amateurs, puis à Moscou en 1897, également par des amateurs.

 

Première fois à l'Opéra Impérial de Saint-Pétersbourg, le 07 novembre 1911, avec Mme ZBRUEVA (Marfa), MM. Fédor CHALIAPINE (Dosithée), LOBINSKY (Chaklowity), SHARONOFF (Ivan), sous la direction d’Albert COATES.

 

Première fois à Paris, en russe (version de Rimski-Korsakov), au Théâtre des Champs-Élysées, le 05 juin 1913 dans une mise en scène d'Alexandre Sanine, avec Mmes PETRENKO (Marthe), BRIAN (Emma), MM. Fédor CHALIAPINE (Dosithée), Paul ANDREEW (Chaklowitz), ZAPOROJETZ (Ivan), BOLCHAKOV (Kouska), DAMAEV (André), Nicolas ANDREEW (le clerc), sous la direction d’Émile COOPER.

 

Première au Palais Garnier, dans la traduction française de R. et M. d'Harcourt, le 13 avril 1923, mise en scène d'Alexandre Sanine, décors de Th. Fédorowsky.

Mmes Lyse CHARNY (Marthe), Jeanne LAVAL (Emma), CROS (Suzanne).

MM. JOURNET (Dosiféi), DUCLOS (Chaklowity), Albert HUBERTY (Ivan Khovansky), COFFIN (André Khovansky), DALERANT (Kouzka), FABERT (le Clerc), BRUHAS (Vasonoview), MAHIEUX, P. COMBES, DUBOIS (Trois Streltzy), PODESTA (Strechniew).

Au 3e acte, « Danses des Persanes » réglées par Léo STAATS.

Chef d'orchestre : Serge KOUSSEVITZKY

 

8e à l’Opéra, le 03 juillet 1924, avec les interprètes de la création à l'Opéra, sauf :

Mme Cécile REX (Emma).

MM. Fédor CHALIAPINE (Dosiféi), PODESTA (André Khovansky), MAHIEUX (Kouzka), ERNST (Varsonoview), PEYRE, MADLEN, G. DUBOIS (Trois Streltzy).

Chef d'orchestre : Henry DEFOSSE

 

Autres interprètes au Palais Garnier :

Dosiféi : MM. MAHIEUX (1923), Robert COUZINOU (1923).

 

8 représentations à l’Opéra au 31.12.1961.

  

Première à l'Opéra-Comique (3e salle Favart) le 27 juin 1930, en russe, par la troupe de l'Opéra russe de Paris, mise en scène de Wladimir Karavia, décors et costumes de Constantin Popoff.

Mmes Nina KIRILOVA (Marthe), Olga MONSKA (Emma).

MM. Nicolas AVSEENKO (Dosithée), ZAKHAROFF (Chaklowitz), RITCHER (Ivan Khovansky), TORCHINE (Kouska), Wladimir KARAVIA (André Khovansky), IGNATIEFF (le Clerc), ARIEW (Varsonofiew), LEVITZKI (un Strélitz).

Chœurs de l'Opéra russe de Paris.

Au 4e acte, « Danses persanes » réglées par M. Pavel PETROFF dansées par Mlle Mariette de RAUWERA et le Corps de ballet de l'Opéra-Comique.

Chef d'orchestre : Cyril SLAVIANSKY D'AGRENEFF.

2 représentations à l’Opéra-Comique au 31.12.1950.

 

 

KIOSQUE (LE)

 

Opéra-comique en un acte, livret d’Eugène Scribe et Paul Duport, musique de Jacques Féréol Mazas. Création à l'Opéra-Comique (2e salle Favart) le 02 novembre 1842. La scène se passe en Espagne, à l'époque de la royauté de Joseph Napoléon, dans un joli kiosque habité par une respectable douairière et ses deux nièces. Un jeune officier français, accusé d'avoir mal parlé du nouveau gouvernement, est obligé de se cacher, et comme il est amateur de peinture, il s'introduit dans le pare et se dispose à dessiner le kiosque. Pendant qu'il cherche un point de vue, il prête l'oreille à une conversation des deux cousines qui se plaignent de la fatuité des hommes, et vont jusqu'à désirer qu'ils fussent tous muets. Notre officier se présente alors à ces dames comme un jeune artiste privé de la parole ; il excite leur intérêt, qui redouble, lorsque s'emparant d'un violon, il répond à coups d'archet à toutes leurs questions. Il se rend si bien maître de la place, qu'il l'emporte sur un rival redoutable, un noble officier espagnol chargé d'arrêter le factieux, et qu'il épouse la jeune Estrelle. Une telle fable parait avoir été imaginée dans l'unique but de tirer parti du talent de violoniste d'un acteur de l'Opéra-Comique, Emon, chanteur muet ou à peu près. Il faut ajouter que l'auteur de la musique du Kiosque était aussi un habile violoniste qui a laissé des ouvrages estimés. La fréquence des morceaux de violon et des airs chantés par des femmes a donné à cet opéra une sonorité aiguë, perpétuelle et fatigante. Le style de la partition est d'ailleurs franc et dans le goût des anciens opéras-comiques. On a remarqué le quatuor chanté par Mmes Boulanger, Descot, Darcier, Révilly ; un boléro, chanté par Sainte-Foy, dans lequel un dessin de flûte imite gentiment le glouglou d'une bouteille ; enfin un duo pour soprano et ténor renfermant une mélodie charmante accompagnée par le cor.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

KISS ME QUICK

 

Opérette de M. O. de Lagoanère, représentée au théâtre de la Porte-Saint-Denis le 13 octobre 1877 ; chantée par Mme Matz-Ferrare.

 

 

KITÈGE

 

[Kitej]

Titre complet : « Légende de la ville invisible de Kitège et de la vierge Fevronia »

Opéra en quatre actes et cinq tableaux, livret de Vladimir Ivanovitch Bielski, musique de Nicolaï Rimski-Korsakov (1903-1904).

 

Création au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg, le 20 février 1907.

 

Première à Paris, au Palais Garnier, en oratorio, le 06 juillet 1926.

Mmes Xénia DERJINSKAIA (Fevronia), Ellen SADOWEN (le Jouveanceau), ANTONOVITCH (Alconos, Oiseau du Paradis), DE GONITCH (Sirine, Oiseau du Paradis).

MM. Kapiton ZAPOROJETZ (Prince Ioury), VESELOVSKY (Prince Vsevolod, son fils), BOLCHAROV (Grischka Kouterma), KAIDANOV (Bédiaj), KONDRATIEFF (Bouronday), DOUBROVSKY (Fédor Pojarok), BRAMINOV (le Joueur de Tympanon), D'ARIAL (le Montreur d'Ours, un brave homme), OKOROTCHENKOV (un Mendiant, un brave homme).

Chœurs mixtes russes, direction J. ARISTOFF.

Chef d'orchestre : Emil COOPER.

2 auditions à l’Opéra au 31.12.1961.

 

Première à l'Opéra-Comique (3e salle Favart) le 06 mars 1935, en russe, par la troupe de l'Opéra russe de Paris, mise en scène d’Alexandre Sanine, décors et costumes de Georges Lapchine.

Mmes Sandra JAKOVLEFF (Févronia), LOSSOWSKA (l'Adolescent), V. FAURE (Sirine), A. ANTONOVITCH (Alconost).

MM. Georges POSEMKOWSKY (Grichka), RITCH (Vsevolod), A. KANCHINE (Poyarok), ZAPOROJETZ (Prince Youri), KAIDANOFF et DOUBROWSKY (les Chefs Tartares).

Chef d'orchestre : Alexandre LABINSKY.

4 représentations à l’Opéra-Comique au 31.12.1950.

 

"Le prince de la ville légendaire de Kitège doit épouser la jeune Févronia ; mais les Tartares enlèvent celle-ci après avoir été conduits dans la ville par le traître Grichka. Cependant le prince finira par rejoindre Févronia et la conduire au séjour des anges.

Sur ce livret bizarre, Rimski-Korsakov a écrit une musique chatoyante, assez évocatrice lorsqu'il s'agit de traduire une bataille. L'orchestre s'interrompt d'ailleurs à propos pour laisser un chœur a capella chanter des prières ; ce chœur a obtenu le plus vif succès." [Larousse Mensuel Illustré, première aux Champs-Elysées le 19 février 1929 avec Mmes Maria Kousnezoff-Massenet (Févronia); MM. C. Zaporojetz (prince Youri), P. Raiceff (prince Vsévolod)]

 

"La jeune Févronia aime le jeune prince Vsevolod et prie pour que la ville de Kitège, où règne le père de Vsevolod, soit délivrée des Tatars qui, effrayés par la vision de la ville dans l'eau d'un lac, s'enfuient. Cette légende fournit le prétexte de motifs populaires qui permettent au musicien de déployer ses dons de folkloriste et de coloriste." [Larousse Mensuel Illustré, première à l'Opéra-Comique, 1935]

 

 

KLAPPERMAN (LE) ou LE CRIEUR DE NUIT D’AMSTERDAM

 

Opéra-comique en un acte, musique de Joseph Borremans, représenté au théâtre de la Monnaie de Bruxelles le 31 octobre 1804.

 

 

KOBOLD (LE)

 

Opéra-ballet en un acte, livret de Charles Nuitter et Louis Gallet, musique d’Ernest Guiraud. Création à l'Opéra-Comique (2e salle Favart) le 26 juillet 1870.

 

« Le kobold est un lutin dont la fonction consiste à empêcher les jeunes garçons de contracter mariage. Jaloux de leur amitié, il veut en jouir en égoïste. Mais sa puissance n'a d'effet qu'autant qu'il reste invisible ; s'il est vu par un mortel, il perd son pouvoir et périt dans les flammes. Un garde-chasse, du nom de Frédéric, est fiancé à Catherine, fille de Pippermann. Le kobold leur joue mille tours ; mais Catherine, par ses stratagèmes, et surtout en excitant la jalousie du lutin outre mesure, l'oblige à se montrer, ce qui finit la pièce, et lui permet d'épouser Frédéric. Cette fable aurait pu fournir la matière d'une jolie fantaisie lyrique. Charles Nodier a montré, dans Trilby, le parti qu'on peut tirer de ces lutins familiers. Quant à la musique, elle a été fort goûtée, autant que le permettaient les préoccupations si graves du public, puisque, dans la même soirée, on chantait la Marseillaise et le Rhin allemand dans tous les théâtres. Les bonnes études qu'a faites le compositeur se révèlent dans l'ouverture et dans l'arrangement de l'harmonie et de l'instrumentation, sur les motifs assez simples et peu développés de la partie vocale de la partition. Les airs de ballet sont agréables. Le kobold est naturellement une danseuse ; Mlle Trévrian faisait alors partie de la troupe de l'Opéra-Comique, et la pièce a, dit-on, été faite pour elle. Cette idée a rarement réussi. Il vaut mieux que l'Opéra-Comique garde son genre. Les autres rôles ont été chantés par Gustave Leroy, Nathan et Mlle Heilbronn. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément, 1872]

 

 

KONRAD WALLENROD

 

Drame lyrique en trois actes, livret de Pierre-Barthélemy Gheusi, musique d’Ernest Lefèvre-Dérodé, représenté à Reims vers 1890.

 

 

KOSIKI

 

Opéra-comique en trois actes, livret de William Busnach et Armand Liorat, musique de Charles Lecocq, représenté au théâtre de la Renaissance le 18 octobre 1876, avec Mmes Zulma Bouffar, Marie Harlem, Pauline Lasselin, Notermann, Davenay, Daucourt, Ribe, Nina, Darenne, MM. Vauthier, Félix Puget, Berthelier, Urbain, William.

 

« Après le succès littéraire de la relation d'un voyage au Japon par M. le comte de Beauvoir, les pièces japonaises ont été à la mode et plusieurs ont réussi. Kosiki est du nombre. La mise en scène et les costumes ont ajouté un attrait de plus à cet ouvrage tout de fantaisie et d'invraisemblance et à la partition du musicien, qui renferme de jolies mélodies et certains effets piquants. La trame est assez compliquée. Le mikado est mort, Kosiki lui succède. Le taïcoun Xicoco parvient à lui faire épouser Nousima, sa fille, qui est aimée de son cousin, Sagami ; mais Kosiki n'éprouve auprès de Nousima aucun sentiment tendre, tandis qu'au contraire elle se sent troublée en présence du jeune jongleur Fitzo. Kosiki est une fille. Un neveu du mikado, Namitou, dans l'espoir de lui succéder, a substitué une fille à l'enfant héritier, et il se trouve naturellement que cet héritier frustré n'est autre que le jongleur Fitzo. Kosiki monte sur se trône avec celui qu'elle aime, et Sagami épouse Nousima. Quoiqu'il y ait eu chez les auteurs l'intention évidente d'obtenir le succès en soulignant trop les situations scabreuses, on ne peut méconnaître que c'est là un véritable opéra-comique. Il y a moins d'extravagance que dans les opérettes ordinaires.

La musique de M. Lecocq a le mérite d'être toujours bien appropriée au caractère de la scène et de bien rendre les mots eux-mêmes, avec le sens un peu équivoque qui est fréquent dans ces sortes de pièces et que les actrices ont bien soin de souligner, souvent avec exagération. Dans le premier acte, je glisserai sur les premiers couplets de Nousima : Ah ! que la vie était maussade, qui sont à peine dignes d'un vaudeville, pour rappeler ceux de Namitou : Ce n'est pas use sinécure que d'être prisonnier d'État, le chœur des Yacounines : Prosternons-nous, les jolis couplets de la poupée : Voyez ces beaux cheveux d'ébène, le chœur à l'unisson des demoiselles d'honneur et surtout les couplets du jongleur. Dans le second acte, après le trio bouffe, je signalerai le rondo de la lettre, les couplets de Kosiki : Allons, que rien ne l'effarouche, le duo des refus et le finale. Le morceau d'orchestre qui précède le troisième acte n'est que bizarre. La recherche de l'effet au moyen des intervalles chromatiques et des sonorités étranges est presque étrangère à la musique. On ne peut guère rappeler dans cet acte que les couplets de Namitou : Dans la forteresse, et de duo des couteaux, chanté par Fitzo et Kosiki. Distribution : Namitou, Vauthier ; Fitzo, Félix Puget ; Xicoco, Berthelier ; Sagami, Urbain ; Kosiki, Mme Zulma Bouffar ; Nousima, Mlle Marie Harlem. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément, 1876]

 

 

KOULOUF ou LES CHINOIS

 

Opéra-comique en trois actes et en prose, livret de René-Charles Guilbert de Pixerécourt, musique de Nicolas Dalayrac. Création à l’Opéra-Comique (salle Feydeau) le 18 décembre 1806.

 

 

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