Béatrice

 

 

Légende lyrique en quatre actes, livret de Robert de FLERS et Gaston Arman de CAILLAVET, d'après un conte de Charles Nodier, musique d’André MESSAGER.

 

   partition

 

 

Création à l’Opéra de Monte-Carlo le 21 mars 1914 ; décors de Visconti ; mise en scène de Raoul Gunsbourg.

 

Première à l'Opéra-Comique (3e salle Favart) le 23 novembre 1917 ; mise en scène de Pierre-Barthélemy Gheusi ; décors d’Alexandre Bailly ; costumes de Marcel Multzer.

 

Reprise à l'Opéra-Comique du 25 octobre 1927 (14e représentation) dans une mise en scène de Gabriel Dubois.

 

22 représentations à l’Opéra-Comique au 31.12.1950.

 

 

 

personnages

emplois

Monte-Carlo

21 mars 1914

(création)

Opéra-Comique

23 novembre 1917

(1re)

Opéra-Comique

25 octobre 1925

(14e)

Béatrice soprano dramatique Mme Andrée VALLY Mmes Yvonne CHAZEL Mmes Yvonne GALL
la Vierge soprano   Jeanne VAULTIER Germaine CORNEY
Musidora mezzo-soprano   Madeleine MATHIEU Madeleine MATHIEU
la Bohémienne mezzo-soprano ou contralto   CARTON Lucienne ESTÈVE
la Supérieure mezzo-soprano   Jeanne BOREL Mathilde CALVET
Frosine soprano   Marie TISSIER Milly MORERE
Lélia soprano   Mathilde SAÏMAN Odette ERTAUD
Sœur Odile soprano   Marguerite VILLETTE Marguerite VILLETTE
Sœur Blandine soprano   Andrée FAMIN Adélaïde VACCHINO
Sœur Monique soprano   Marcelle RAGON Henriette LEBARD
Sœurs     Suzy LAUGÉE, Gabrielle ALAVOINE, MARZANNE, Blanche VALLIN Odette ERTAUD, Andrée BERNADET, Germaine CERNAY, Adélaïde VACCHINO, Véra PEETERS
Lorenzo ténor MM. Charles ROUSSELIÈRE MM. Charles FONTAINE MM. René LAPELLETRIE
Tibério baryton   André BAUGÉ Roger BOURDIN
l'Evêque basse Robert MARVINI Félix VIEUILLE Félix VIEUILLE
Fabrice ténor   Arthur LHEUREUX Victor PUJOL
Fabio ténor   BERTHAUD Léon NIEL
Beppo baryton   Félix BELLET Paul PAYEN
le Jardinier ténor   COURTY Albert CORNELLIER
le Matelot     Louis ROSSEL D'ARJAC
le vieux Pêcheur     Hubert AUDOIN Louis MORTURIER
un Pêcheur     Raymond GILLES Raymond GILLES
Religieuses, Pêcheurs, Chœur des Anges        
Chef d'orchestre   Léon JEHIN André MESSAGER Albert WOLFF

 

L'action se passe en Sicile au XVIe siècle.

 

 

 

 

la création de Béatrice (Musica, mai 1914)

 

 

 

 

Fidèle à sa tâche décentralisatrice et hospitalière, le théâtre de Monte-Carlo vient d'accueillir, au lendemain de Cléopâtre, et dès son achèvement, la Béatrice de M. André Messager. Il faut le louer d'avoir choisi de la sorte la deuxième œuvre française inédite au programme de son actuelle saison.

Les quatre actes adroitement disposés de MM. de Flers et Caillavet, d'après une nouvelle de Charles Nodier, usent assez librement de cette poétique légende de sœur Béatrice qui, située en d'autres lieux, a, vous le savez, inspiré aussi M. Maeterlinck. Ou ne peut, leur refuser le mérite d'offrir au musicien une série d'épisodes fort variés et de s'interdire toute fâcheuse expansion « littéraire ». L'action est située en Sicile au seizième siècle. Dans la cour ensoleillée d'un couvent, sœur Béatrice lit aux religieuses assemblées le récit du miracle qui valut, jadis, son nom à leur demeure : couvent de la Vierge des Épines Fleuries. Et toutes les saintes filles veulent offrir en hommage à la statue de la Vierge des brassées de fleurs odorantes. C'est en vain que Béatrice réclame pour elle tous les lys et la garde exclusive de l'autel. La voici punie de son mouvement d'orgueil par la Mère Supérieure et privée d'assister à l'office du soir. Restée seule avec deux de ses compagnes, elle secourt une Bohémienne errante et misérable qui, en échange de ses soins, lui prédit un avenir d'amour. Béatrice indignée la chasse et dit à l'Évêque, survenu pour visiter la communauté, dans quelles circonstances elle a voué naguère sa vie à la Vierge, son ami d'enfance, Lorenzo, ayant été miraculeusement soustrait aux mains des Turcs... Tandis que retentissent dans la chapelle les strophes d'un pieux cantique, on entend au loin le chant libre et enthousiaste de Lorenzo, qui ne tarde pas à apparaître. Il évoque les tendres souvenirs du passé, et comme Béatrice l'écarte de son chemin et se met sous la protection de la sainte statue, deux compagnons surgissent à son appel, bâillonnent et enlèvent la religieuse terrifiée. Lentement, la Vierge mystérieuse descend de son autel, et, au son de la cloche de l'Angelus, va remplacer au cloître la disparue... Nous retrouverons Béatrice, au deuxième acte, sur une terrasse au bord de la mer, déjà déçue dans son amour terrestre et ne parvenant pas à retenir Lorenzo séduit par le charme des aventures faciles et des jolies filles de Palerme. Nous la verrons même, au tableau suivant, devenue danseuse, sous le nom de Ginevra, et s'offrant, dans un cabaret de la Calabre, aux caresses des passants venus malgré le désespoir et le repentir de Lorenzo. Pour elle deux pêcheurs, Beppo et Fabricio, sa prendront de querelle. Beppo est frappé au cœur d'un coup de couteau. Ginevra défaille devant le cadavre, et l'hymne apaisant de la Vierge des Épines Fleuries, comme descendant du ciel, lui rappelle soudain son existence passée. Comme hallucinée elle quitte le sombre repaire et revient, au dernier acte, dans la cour du couvent enguirlandée de feuilles d'automne. Épuisée, elle se traîne vers l'autel de la Vierge dont les volets sont clos, puis se met à l'écart... La lente procession des religieuses survient bientôt et s'agenouille devant la niche vide. La Vierge est mêlée aux sœurs, et, laissée seule un instant avec Béatrice, lui révèle comment elle a voulu la sauver et racheter ses péchés, pose sur les épaules de la religieuse évanouie le long manteau blanc de la communauté et remonte à l'autel. La procession, revenue, un chœur lointain d'anges célèbre le miracle accompli.

Je ne prétendrai pas apprendre aux lecteurs du Ménestrel le musicien consommé qu'est M. André Messager et les services peu communs que, depuis de longues années, il a rendus à son art. Quand il aurait pu, comme tant de ses congénères soucieux avant tout de leurs intérêts personnels, consacrer tout son temps aux exigences d'une production personnelle qui lui fut toujours particulièrement facile, il a préféré vouer une précieuse partie de ses efforts à répandre la musique des autres et à faire connaître de belles œuvres. Faut-il vous rappeler à cet égard les interprétations si compréhensives et si claires que nous lui devons de Fervaal, de Louise, de Pelléas et Mélisande, de maints drames wagnériens et de maints ouvrages symphoniques contemporains français ou étrangers ? Au lieu d'utiliser la souplesse de son intelligence et la dextérité de sa technique à édifier d'épaisses polyphonies ou à parfaire patiemment d'ingénieuses menuailles harmoniques, suivant les fluctuations de la mode, M. Messager a toujours eu le bon goût — et le mérite plus rare encore — de savoir rester lui-même. Avec Véronique, avec les P’tits Michu et tant d'autres partitions de musique légère écrites de la façon la plus élégamment désinvolte, il nous a prouvé qu'il n'y avait de genre « inférieur » que pour les musiciens médiocres. Avec la spirituelle Basoche, la tendre Isoline, et surtout cette charmante Madame Chrysanthème, dont on aimerait voir bientôt la délicate poésie remplacer à l'Opéra-Comique les scandaleux flons-flons de Madame Butterfly, il a affirmé des qualités de sensibilité et de finesse que vous aurez plaisir à retrouver dans Béatrice. J'en atteste, dès le début de l'ouvrage, la lumineuse couleur du tableau du couvent, l'harmonieuse façon avec quoi les strophes chorales des religieuses, basées sur l'Ave Maris Stella, s'opposent aux récits de Béatrice. Je ne méconnais pas, ensuite, l'effet qu'a produit l'exubérante arrivée, bien sicilienne, de Lorenzo, les caressantes effusions des scènes d'amour, et la verve de l'épisode des compagnons de Lorenzo, au second acte. Mais je leur préfère le troisième tableau, d'une frappante progression dramatique et d'un accent nouveau chez l'auteur de Fortunio. Je leur préfère surtout la pénétrante méditation instrumentale qui constitue le prélude du dernier acte, l'expression touchante de la scène de la révélation et les modulations doucement éclaircissantes du chœur final. L'accueil chaleureux que fit l'élégant public de Monte-Carlo à Béatrice, et qui lui ouvrira certainement sous peu les portes d'un de nos grands théâtres parisiens, vous permettra d'ailleurs bientôt de contrôler par vous-même ces hâtives impressions.

Le théâtre de Monte-Carlo a présenté l’ouvrage de M. Messager dans des conditions des plus satisfaisantes, si l'on considère surtout 1a besogne écrasante que lui impose la brièveté de sa saison lyrique. Les décors de M. Visconti, abondamment éclairés, ne manquent pas de somptuosité. La mise en scène de M. Gunsbourg témoigne de cette facilité improvisatrice qui est ici indispensable. Mme Andrée Vally ne pouvait guère prétendre, vu la date récente de ses débuts scéniques, rendre complètement du premier coup les aspects si divers du rôle complexe de Béatrice. Mais elle y montre une grâce qui a son prix et un louable éloignement pour tout effet de discutable aloi. La voix de M. Rousselière — Lorenzo — est toujours généreuse, et son jeu plein d'ardeur. L'onction épiscopale de M. Marvini, les organes sonores de Mmes Royer, Carton, Monti et Alex, de MM. Bourbon et Gilly complètent dignement l'ensemble, et M. Jehin fait preuve au pupitre de sa vigilance et de son autorité coutumières.

(Gustave Samazeuilh, le Ménestrel, 28 mars 1914)

 

 

C'est aux Contes et Nouvelles de Charles Nodier, où son mysticisme dissipe les mauvais rêves de Jean Sbogar et d'Inès de las Sierras que de Caillavet et de Flers ont emprunté la Légende de sœur Béatrix. Le récit en est infiniment touchant. « Non loin de la plus haute cime du Jura, dans une gorge étroite et profonde », s'élevait jadis le couvent de Sainte-Marie-des-Epines-Fleuries, où le culte de la Vierge se perpétuait avec une ferveur particulière, en mémoire d'un miracle fameux. Une pieuse veuve, qui vivait solitaire dans son château, s'étant, un soir, aventurée jusqu'à l'extrémité d'une longue avenue, vit tout à coup resplendir un buisson d'épines. Elle revint le lendemain, accompagnée de son chapelain, qui découvrit, abandonnée, une statue de la Vierge, « taillée avec simplicité dans un bois grossier ». Le prêtre la transporta dans la chapelle ; mais, durant la nuit, elle disparut. On la retrouva à la place même où elle s'était révélée, et c'est là que, pour obéir à sa volonté secrète, on lui dressa un autel.

Parmi les religieuses qui se vouèrent à la servir, sœur Béatrice se distinguait par le zèle de sa dévotion. Un jour, un jeune seigneur, grièvement blessé par des brigands, fut recueilli au monastère ; Béatrice le soigna. C'était le compagnon de son enfance, celui que le vœu de leurs deux familles désignait pour être son époux et que l'absence lui avait fait oublier. Il lui rappela leur passé ; il lui révéla qu'elle était belle ; il eut raison de sa faiblesse, et Béatrice cessa d'être digne de remplir son office sacré.

Après s'être jetée aux pieds de Marie, afin qu'elle lui pardonnât si sa passion triomphait de la piété qu'elle lui gardait au fond du cœur, elle s'enfuit avec son séducteur. Pendant quelques mois, elle connut toutes les joies du monde. Puis elle fut délaissée et, de chute en chute, elle tomba dans la plus basse débauche. « Quinze années s'écoulèrent ainsi et, durant quinze années, l'ange tutélaire que le baptême avait donné à son berceau se voila de ses ailes et pleura ». Un jour, enfin, jeune encore, mais flétrie, méconnaissable, à demi morte de faim, sa course errante la ramena à la porte du couvent. Elle reconnut le paisible asile d'autrefois. Elle apprit avec stupeur que sœur Béatrice n'avait pas quitté le sanctuaire et, comme elle allait prier à la chapelle pendant qu'on lui préparait un peu de nourriture et un lit, elle aperçut la sœur custode, qui s'avançait vers elle. C'était la Vierge Marie qui avait pris sa place. Nul n'avait remarqué le départ de Béatrice ; nul ne fit attention à son retour. Elle vécut un siècle sans avoir paru vieillir, et l'Eglise l'honora parmi ses saints.

L'adaptation scénique altère, déforme même, mais avec toute l'habileté requise, la simplicité charmante de la légende. Le Jura, trop prosaïque, apparemment, fait place à la Sicile. On imagine volontiers, en se rappelant l'adorable miracle des Roses de la Sainte Elisabeth de Liszt, un prologue où le miracle des Epines se fût accompli. Il suffira ici que Béatrice l'évoque en un récitatif. Ce cloître est, d'ailleurs, hospitalier, lequel reçoit tour à tour l'évêque de Palerme, puis une bohémienne, qui, tandis que Béatrice est privée d'assister à l'office pour expier un mouvement d'orgueil, lit dans les lignes de sa main sa tragique destinée ; enfin, Lorenzo, l'ami d'enfance de Béatrice, guéri de sa blessure, grâce au vœu que la jeune femme a fait de se consacrer à la Vierge et qui vient la sacrifier sans scrupule à son désir.

Désir éphémère ! C'est dans le décor ravissant de la rade de Palerme qu'au second acte le bonheur de Béatrice agonise. On la retrouve, au troisième, dans une taverne sordide, où elle danse pour les pêcheurs de la côte.

En vain, Lorenzo, que le hasard met en sa présence, veut l'arracher à son existence maudite. Elle repousse avec horreur celui qui a causé sa perte. Une rixe, dont elle a été l'enjeu et où un pêcheur a trouvé la mort, ameute contre elle la populace. Elle s'enfuit et vient tomber sur le seuil du couvent où la Vierge la recueille, le jour de l'Assomption.

Les péripéties multiples, les situations disparates parmi lesquelles l'action évolue offraient au compositeur une variété de ressources presque surabondante. De la religion, du sang, de la volupté et de la mort ; une héroïne en qui « Primerose » lutte avec « Carmen », il y avait là peut-être de quoi effaroucher le père de la Basoche, de Véronique ou des P'tites Michu. Si l'on n'estime pas que Béatrice fait oublier ses aînées, il serait trop aisé, il serait inexact de dire que Messager a tenté de forcer son talent. Car il n'a point cessé de faire tout avec grâce. Une constante facilité, la souple élégance du tour, la clarté, la pureté du style, une grande délicatesse dans l'orchestration, ce sont assurément là ses qualités ordinaires. On se rappelle que Saint-Saëns fut le parrain de cet art très français. Le sentiment subtil des affinités sonores, par quoi se définit essentiellement le « musicien », se discerne, lui aussi, aux lueurs intermittentes de quelques mirages fauréens.

Mais il se peut que l'élude de la partition la révèle mieux que l'audition fugitive. On oublie, en s'attardant à certains détails captieux, que l'accent dramatique manque parfois de force et de caractère, que l'on souhaiterait, parfois aussi, dans l'invention, une personnalité plus originale. Les épisodes, agréablement poétiques, ont le plus favorablement inspiré Messager. Le chœur des religieuses déroule, au premier tableau, sur le thème liturgique de l'Ave maris stella, qui le soutient de sa basse clandestine, une ondoyante mélodie. Primerose l'emporte, en définitive, sur Carmen. Il y a dans le duo du second tableau, entre Béatrice et Lorenzo, une passion peut-être un peu déclamatoire. Ce don Juan, en somme banal, a quelquefois la musique qu'il mérite. Le pittoresque du troisième tableau, adroitement stylisé, s'interdit toute violence. On doit louer, par contre, l'expression dramatique, sobre, poignante, de la rencontre de Béatrice et de Lorenzo : Je suis la Ginevra, ainsi que l'émotion pénétrante, le charme descriptif du quatrième acte.

(Paul Locard, Larousse Mensuel Illustré, mars 1918)

 

 

 

 

 

Jeanne Vaultier (la Vierge) lors de la première à l'Opéra-Comique le 23 novembre 1917

 

 

 

Catalogue des morceaux

 

Acte I – une cour dans un couvent

  Introduction  
Scène I Or, par un jour d'été (Béatrice) – Chœur des Religieuses la Supérieure, les Sœurs, Béatrice
Scène II Non ! Non ! A moi tous les lys ! (Béatrice) la Supérieure, les Sœurs, Béatrice, le Jardinier
Scène III Je suis sans foyer ni chaumière (la Bohémienne) la Bohémienne, les Sœurs Odile et Blandine, Béatrice
Scène IV Au temps de mon enfance (Béatrice) l'Evêque, la Supérieure et des Sœurs, Béatrice
Scène V Amis, vive la vie ! (Lorenzo) – Ayez pitié, ouvrez au malheureux (Lorenzo, Béatrice) Lorenzo, les Religieuses, Béatrice

Acte II – une terrasse au bord de la mer

  Prélude  
Scène I L'aube blanchit la mer jolie (la voix d'un Pêcheur) – Me voilà ! Tu rêvais encor ? (Lorenzo, Béatrice) Béatrice, Lorenzo
Scène II   Tibério, Fabrice, Musidora, Lélia, Frosine, Béatrice, Chœur
Scène III L'Amour est toujours beau (Béatrice) Tibério, Fabrice, Musidora, Lélia, Frosine, Béatrice
Scène IV Il vous aime toujours (Lorenzo, Musidora) Lorenzo, Musidora
Scène V Tu m'as trahie (Béatrice) Lorenzo, Béatrice
Scène VI   Béatrice, Fabrice, Tibério, Lélia, Frosine, Chœur

Acte III – un pauvre cabaret de pêcheurs sur la côte de Calabre

Scène I   la Bohémienne, Beppo, Fabio, Pêcheurs
Scène II   la Bohémienne, Beppo, Fabio, Pêcheurs, Lorenzo, Tibério
Scène III Nous avons couru les mers violettes (Lorenzo) – Et qu'en rapportez-vous, Seigneur ? (la Bohémienne, Lorenzo) Lorenzo, Tibério, la Bohémienne
Scène IV Quand l'atteindrai-je donc, cette heure où l'on oublie ? (Lorenzo) Lorenzo
Scène V   Lorenzo, Béatrice
Scène VI   Lorenzo, Béatrice, Beppo, Fabio, Pêcheurs, la Bohémienne
Danse  

Acte IV – même décor qu'au premier acte

  Prélude  
Scène I C'est ici, c'est ici ! L'église (Béatrice) Béatrice
Scène II Chœur des Religieuses – Comme chaque jour du mois de Marie (la Supérieure) – L'Autel est vide (Béatrice et la Supérieure) les Religieuses, Béatrice, la Supérieure
Scène III Relève-toi ! (la Vierge) Béatrice, la Vierge
Scène IV Quel est ce cri (les Sœurs) – Gloria in excelsis Deo (Chœur des Anges invisibles) Béatrice, la Supérieure, les Sœurs, la Vierge

 

 

 

 

 

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