Charles ACHARD

 

 

 

 

Frédéric dit Charles ACHARD

 

ténor français

(Bordeaux, Gironde, 07 janvier 1833* – Paris 9e, 11 septembre 1877*)

 

Fils de Pierre Frédéric ACHARD, acteur et chanteur comique, et de Rosalie LIEZ, légitimé par leur mariage à Paris 2e le 28 décembre 1841.

Frère de Léon ACHARD, ténor ; demi-frère de Frédéric ACHARD, acteur.

Epouse à Dijon, Côte-d'Or, le 01 juillet 1861* Adélaïde MAZIER (Dôle, Jura, 28 mars 1835 – décembre 1874)

Parents de Rosalie Françoise Eliane Geneviève ACHARD (Dijon, Côte-d'Or, 03 mai 1862* – Chailly-en-Bière, Seine-et-Marne, 13 août 1884*) [épouse à Paris 10e le 28 décembre 1878* Frédéric ACHARD, acteur].

 

 

Elève du Conservatoire de Paris, il accepta plusieurs engagements successifs en province, notamment au Grand-Théâtre de Lyon, avant de venir débuter à la Salle Favart, où il tint pendant plusieurs années l'emploi de second ténor. L'Opéra-Comique le céda à la Monnaie de Bruxelles pour la saison 1865-1866. Retiré à Dijon, il fut nommé directeur du Conservatoire de cette ville par décision ministérielle du 24 avril 1872, en remplacement de M. Poisot, démissionnaire.

En 1860, il habitait 33 rue de Trévise à Paris 9e.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta en juillet 1865 dans Marie (Adolphe) de Hérold.

 

 

 

 

 

Charles Achard a moins de méthode et moins de voix que son frère, et de plus, malheureusement pour lui, une espèce de tic nerveux qui, paralysant tous ses consciencieux efforts, l'empêche de jouer ses rôles comme il les sent, et le fait invariablement tomber dans toutes les villes de province où il débute.

On m'a dit qu'un riche mariage l'avait fait renoncer au théâtre. Si c'est vrai, je l'en félicite bien sincèrement ; mais qu'avait-il besoin de cela ? sa part de la succession du père Achard pouvait lui permettre ou d'embrasser une autre carrière ou même de ne rien faire du tout.

Ce n'est pas parce qu'on est le fils d'un artiste de talent que l'on est obligé de suivre sa profession. Les messieurs Achard ont un frère qui l'a bien compris : il a mieux aimé être un négociant honorable qu'un artiste médiocre, pour ne pas dire mauvais.

M. Charles Achard a essayé plusieurs fois, à la faveur du nom et de quelques indispositions de son frère Léon, de se faire entendre sur la scène de la place Favart ; mais ses tentatives ont été si peu heureuses qu'il n'a jamais été sérieusement admis aux débuts. — Il y a cependant joué pendant une quinzaine de jours à la dernière reprise de Marie ; il est vrai qu'il n'y allait personne.

(Encyclopédie théâtrale illustrée, 1869)

 

L'enterrement de Charles Achard a eu lieu hier, à dix heures, en l'église Notre-Dame-de-Lorette. Le deuil était conduit par les trois frères que tout le monde connaît et aime, Léon, Frédéric et Victor Achard. Deux religieuses, vêtues de robes nuance carmélite serrées à la taille par de gros nœuds bleus, et la tête couverte de longs voiles noirs, suivaient le cercueil couvert de roses blanches et de fleurs funéraires.

Parmi les 3 à 400 personnes qui étaient venues donner à la famille Achard un témoignage de sympathique douleur, nous avons aperçu MM. Halanzier, Derval, Vizentini, Berthelier, Baudu, Cœdès, Christian, Potel, J. Dupuis, Duvernoy, Nathan, Pierre Berton, Malard, Ponchard, Albert Carré, Soumis-Duchampt, Lenormant, Grivot, Pujol, Revel, Bernès, Martin, Mmes Hélène Monnier, Legault, Franck-Duvernoy, etc.

Après une messe basse, le convoi s'est dirigé vers le cimetière Montmartre, où la famille Achard possède un caveau.

(le Figaro, 14 septembre 1877)

 

 

 

 

 

 

 

 

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