Aïno ACKTÉ

 

Aïno Ackté dans Salomé en 1911

 

Aino ACHTÉ dite Aïno ACKTÉ

 

soprano finlandais

(Helsinki, Finlande, 24 avril 1876 – Vihti, près d'Helsinki, Finlande, 08 août 1944)

 

Fille de Lorenz Nikolai ACHTÉ, compositeur et directeur du Conservatoire d'Helsinki, et d'Emmy STROEMER dite STROEMER-ACKTÉ, (1850 1924), soprano allemand.

Sœur d'Irma ACHTÉ dite Irma TERVANI (Helsinki, 04 juin 1887 Berlin, 29 octobre 1936), mezzo-soprano.

Epouse 1. à Helsinki au printemps 1901 (divorce 1917) le docteur Heikki RENVALL, membre du parlement finlandais, avocat et directeur d'un grand journal quotidien.

Epouse 2. en 1919 le major-général Bruno JALANDER (1872 1966).

 

 

Née en Finlande, alors possession de la Russie, elle commença son éducation musicale avec sa mère, cantatrice bien connue en Allemagne et en Scandinavie, et à dix-sept ans vint à Paris, où, en 1894, elle fut admise au Conservatoire dans la classe de chant d'Edmond Duvernoy et celle d'opéra d'Alfred Girodet. Après avoir obtenu les deux seconds prix de chant et d'opéra en 1896, elle remporta le premier prix d'opéra l'année suivante et fut aussitôt engagée par la direction de l'Opéra, où elle débuta fort heureusement, en 1897, dans le rôle de Marguerite de Faust. Sa claire et jolie voix de soprano, délicate et un peu frêle, la facilité de sa vocalisation, lui valurent un succès complet, que justifiaient ses très réelles qualités de cantatrice. Elle joua ensuite Roméo et Juliette, créa le rôle d'Herwine dans la Cloche du Rhin, puis se montra dans Elsa de Lohengrin et Elisabeth de Tannhäuser. Elle déploya un charme délicieux dans le joli personnage de Benjamin du Joseph de Méhul, adapté à l'Opéra avec des récitatifs de Bourgault-Ducoudray. Après avoir créé les rôles principaux dans Hellé et dans Orsola, elle obtint encore un vif succès dans celui de Margyane de la Statue, de Reyer. En 1903, elle alla donner des représentations à Dresde, à Stockholm et à Varsovie, des concerts dans les grandes villes de Suède et de Danemark, puis fut engagée pour deux saisons à l'Opéra Métropolitain de New York, où son succès fut grand; elle y interpréta le répertoire français, le répertoire wagnérien et la Salomé de Richard Strauss ; et, de retour en Europe, se fit entendre dans sa ville natale. En 1938, elle prit la direction de l'Opéra d'Helsinki.

En 1905, elle habitait 47 avenue de Friedland à Paris 8e.

 

 

 

Aïno Ackté dans Joseph (Benjamin)

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Elle a débuté le 8 octobre 1897 dans Faust (Marguerite).

 

Elle a été successivement affichée en 1897 dans Roméo et Juliette (Juliette) ; en 1898 dans Lohengrin (Elsa) ; en 1899 dans Tannhäuser (Elisabeth) ; le 18 mars 1899 dans la première au Palais Garnier du Bourgeois gentilhomme ; le 26 mai 1899 dans la première au Palais Garnier de Joseph (Benjamin) de Méhul ; en 1900 dans Hellé (Hellé) et Alceste (Alceste) ; en 1910 dans Thaïs (Thaïs).

 

Elle participa à la première à l'Opéra, le 17 décembre 1902 de Paillasse (Nedda) de Ruggero Leoncavallo ; le 6 mars 1903 de la Statue (Margyane) d'Ernest Reyer.

 

Elle a créé au Palais Garnier, le 8 juin 1898 la Cloche du Rhin (Herwine) de Samuel Rousseau ; le 14 mai 1902 Orsola (Thisbé) de Hillemacher.

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y débuta le 12 avril 1906 en participant à la première de la version scénique de Marie-Magdeleine (Méryem) de Jules Massenet.

 

Elle y chanta également Carmen (Micaëla) en représentation.

 

 

 

 

 

Aïno Ackté dans Faust (Marguerite)

 

 

 

Née à Helsingfors, en Finlande, élève de M. Edmond Duvernoy et de M. Giraudet, premier prix de 1897, a débuté dans Marguerite, de Faust. D'emblée, elle a enlevé tous les suffrages et marqué sa place au premier rang des cantatrices de l'Académie nationale de musique. Aussi a-t-elle eu, le lendemain même de son apparition, l'agréable surprise de signer avec MM. Bertrand et Gailhard un nouvel et brillant engagement, remplaçant celui bien modeste qu'elle avait dû contracter suivant les conditions réglementaires faites aux élèves sortant du Conservatoire.

Cette jolie et distinguée jeune fille, d'un visage et d'une allure étranges et poétiques, douée d'une voix merveilleuse et stylée, ne s'est pas contentée de chanter Marguerite ; elle l'a rendue avec une étonnante souplesse de talent.

C'est une brillante étoile qui se lève ; c'est tout au moins une Nilsson.

Mademoiselle Ackté a chanté Juliette (Roméo et Juliette) et Elsa (Lohengrin), avec un succès au moins égal à celui qu'elle avait remporté à ses débuts dans Faust. Elle a créé Hervine de la Cloche du Rhin.

(Adrien Laroque, Acteurs et actrices de Paris, juillet 1899)

 

 

 

 

Aïno Ackté dans Paillasse (Nedda)

 

Aïno Ackté dans Alceste à l'Opéra le 11 novembre 1900

 

 

 

Aïno Ackté dans Lohengrin (Elsa) à l'Opéra en 1900

 

 

 

 

Air des Bijoux

extrait de l'acte III de Faust de Gounod

Aïno Ackté (Marguerite) et Piano

Fonotipia mat. 36870, enr. à Paris en 1905

 

 

 

le Rêve "Seule dans ma misère"

extrait de Lohengrin de Wagner [version française]

Aïno Ackté (Elsa) et Piano

Fonotipia 39089, mat. 36872, enr. à Paris en 1905

 

 

Voir également les enregistrements de Si j'avais vos ailes ; Madame Chrysanthème

 

 

 

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