Sigrid ARNOLDSON

 

 

Sigrid ARNOLDSON

 

soprano suédois

(Stockholm, Suède, 20 mars 1861 – Stockholm, 07 février 1943)

 

Fille de Carl Oskar ARNOLDSON (Stockholm, 04 juillet 1830 –), ténor.

Epouse Alfred FISCHHOF [neveu de Robert FISCHHOF (Vienne, Autriche, 31 octobre 1856 – 31 mars 1918), pianiste et compositeur autrichien].

 

 

Fille et élève d'un ténor renommé du Théâtre-Royal de Stockholm, elle n'était cependant point destinée au théâtre. C'est sur les instances de sa compatriote Christine Nilsson qu’elle fut envoyée à Paris pour y faire ses études de musique et de chant. Elle débuta à l'Opéra-Italien de Moscou en 1886 avec un succès retentissant. Elle alla donner ensuite quelques représentations à Londres, à Amsterdam et à Stockholm, puis joua Mignon à l'Opéra-Comique de Paris, où l'on applaudit la fraîcheur de sa voix et son talent scénique. De Paris elle entreprit une tournée triomphale à travers l'Europe, puis en Amérique. A son retour, elle chanta de nouveau dans les grandes villes de l'Europe et revint périodiquement à Paris, où elle se fit entendre à diverses reprises, tantôt dans Mignon, tantôt dans Lakmé.

La voix de Sigrid Arnoldson, très étendue mais non très puissante, est d'un timbre délicieux et d'une égalité prodigieuse. Sa vocalisation est d'une sûreté et d'une agilité remarquables. Son talent est d'ailleurs d'une souplesse extraordinaire, et l'on peut s'en rendre compte par la variété de son répertoire, qui comprend des ouvrages pris dans toutes les écoles.

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y débuta le 14 décembre 1887 dans Mignon (Mignon).

 

En représentation en 1902, elle y chanta Carmen (Carmen), Lakmé (Lakmé) et Mignon (Mignon).

 

 

 

 

Sigrid Arnoldson dans Carmen (Carmen) à l'Opéra-Comique en 1902

 

 

 

Sigrid Arnoldson dans Lakmé (Lakmé) en 1891

 

 

 

 

Sigrid Arnoldson dans Hamlet (Ophélie)

 

 

Mme Arnoldson, qui vient de remporter une série de succès à l'Opéra-Comique, est d'origine suédoise, fille d'un ténor très apprécié à l'Opéra de Stockholm.

Encore toute jeune fille, presqu'une enfant, Mme Arnoldson, par esprit d'imitation, s'essayait déjà dans l'art du chant à imiter son père ; elle eut le bonheur d'être entendue par la grande cantatrice Nilsson qui, étonnée de sa virtuosité et de la souplesse de sa voix, en parla à Strakosch le célèbre professeur de chant. Ce dernier fit exprès le voyage de Stockholm pour entendre la future étoile. Elle débuta avec un grand retentissement au Grand Théâtre de Moscou, puis revint en France pour étudier les maîtres modernes. Elle se fit entendre pour la première fois à Paris, à l'Opéra-Comique, dans Mignon, où elle fut acclamée.

Depuis, toutes les grandes capitales du monde engagent la brillante chanteuse, dont le fin talent de comédienne ne le cède en rien à la voix... C'est pour elle qu'Alexandre Dumas fils écrivit les jolis vers que voici :

 

     Sous les yeux du Seigneur et dans sa foi tranquille,

     Sur le chemin doré qui conduit à l'Eden,

     Un ange qui nous pleure et pourtant nous exile,

     Ferme à nos yeux mortels le céleste jardin.

 

     Il ne nous reste plus, pour éclairer notre âme,

     Qu'un unique rayon du bonheur d'autrefois ;

     Et ce rayon que Dieu nous a laissé, Madame,

     Se trouve dans l’amour, le rêve et votre voix.

 

Mme Arnoldson est décorée de l'Ordre Litteris et Artibus, de Suède ; avec Jenny Lind et Christine Nilsson, c'est la seule cantatrice qui ait reçu cette rare distinction.

Citons dans le vaste répertoire de Mme Arnoldson ses ouvrages de prédilection : Mignon, Lakmé, Faust, Roméo et Juliette, Mireille, le Barbier, Manon, Hamlet, la Traviata, Rigoletto, qu'elle chante soit en français, soit en italien.

(Journal de musique, 10 juillet 1903)

 

 

 

 

 

Sigrid Arnoldson dans Mignon (Mignon)

 

 

 

Sigrid Arnoldson dans Mignon (Mignon) en 1891, photo Paul Nadar

 

 

 

 

 

Chanson du Roi de Thulé

extrait de l'acte III de Faust de Gounod

Sigrid Arnoldson (Marguerite) et Orchestre

Disque Pour Gramophone 33704, mat. 12486u, enr. à Berlin en mars 1908

 

 

 

Air des Bijoux

extrait de l'acte III de Faust de Gounod

Sigrid Arnoldson (Marguerite) et Orchestre

Disque Pour Gramophone 33613, mat. 1295r, enr. à Berlin en juin 1906

 

 

"Il m'aime ! Il m'aime!"

extrait de l'acte III de Faust de Gounod

Sigrid Arnoldson (Marguerite) et Orchestre

Disque Pour Gramophone 33705, mat. 12486u, enr. à Berlin en mars 1908

 

 

Romance "Connais-tu le pays"

extrait de l'acte I de Mignon de Thomas

Sigrid Arnoldson (Mignon) et Orchestre

Disque Pour Gramophone 33612, mat. 1294r, enr. à Berlin en juin 1906

 

 

voir également les enregistrements de Carmen (acte I "Séguedille") et  Manon (acte III "N'est-ce plus ma main?")

 

 

 

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