Armand d'ARTOIS

 

affiche d'Alfons Mucha pour la création de Lorenzaccio, adapté par Armand d'Artois (1896)

 

 

Jules François Armand d'ARTOIS DE BOURNONVILLE dit Armand d'ARTOIS

 

auteur dramatique et littérateur français

(Paris, 31 janvier 1845 23 quai Conti, Paris 6e, 13 décembre 1912*), enterré au Père-Lachaise (1re division).

 

Fils de Victor Armand d'ARTOIS DE BOURNONVILLE [fils d'Armand DARTOIS, vaudevilliste].

Epouse Jeanne Marie HERVET (1857 – ap. 1912).

 

 

Il se préparait à l'Ecole Polytechnique ; se plaça d'abord dans une maison de banque, puis entra au Ministère de l'Instruction publique où il devient sous-chef en 1878. Il fut nommé en 1884 conservateur de la Bibliothèque Mazarine. Il débuta au théâtre en 1867 ; on lui doit des comédies et des drames.  Nous citerons notamment : le Capitaine Ripaille (1867) ; le Petit marquis (1877) ; la Fausse belle-mère (1877) ; le Nid des autres (1878) ; le Bourgeois de Lille (1883) ; l'Affaire Clémenceau (1890) ; la Fermière (1890) ; Une idylle tragique (1896) ; les Antibel (1899) ; etc. Il a publié deux romans de cape et d'épée : le Capitaine Ripaille et le Sergent Balthazar ; il a mis à la scène le Lorenzaccio, d’Alfred de Musset, musique de scène de Paul Puget (Renaissance, 03 décembre 1896), avec Sarah Bernhardt.

En 1897, il habitait 25 quai Conti à Paris 6e.

 

 

 

 

livrets

 

Octogène, folie-cauchemar en 4 actes et 7 tableaux, avec Lambert Thiboust jeune, musique de L’Eveillé (Théâtre de la Tour d’Auvergne, 1872)

Caprice de roi, opéra en 4 actes, avec de Léonce de Larmandie, musique de Paul Puget (reçu à l'Opéra-Comique en 1895 mais non représenté)

Lorenzaccio, drame en 5 actes d’Alfred de Musset, version abrégée et arrangée par Armand d’Artois, musique de scène de Paul Puget (Renaissance, 03 décembre 1896) => texte

 

 

 

 

 

Il était, suivant l'expression de Sarcey, « un enfant de la balle » : son grand-père était le fameux vaudevilliste Victor-A. d'Artois (1788-1867), l'auteur, avec Théaulon, Brazier, Dumersan, etc., de plus de deux cents œuvres dramatiques. Attaché au ministère de l'instruction publique en 1861, J.-F. Armand d'Artois fut nommé, en 1884, conservateur de la bibliothèque Mazarine. Il commença par écrire des vers (quelques-unes de ses poésies figurent dans le « Parnasse contemporain »), et débuta sur la scène avec le Capitaine Ripaille, drame en 5 actes, avec A. Bizouard (théâtre Beaumarchais, 1867) ; puis, avec François Coppée, il donne le Petit Marquis, drame en 4 actes (Odéon, 1873). C'est encore avec Coppée qu'il écrit la Guerre de Cent Ans, drame qui ne fut jamais joué (publié en 1878). On peut lui attribuer deux pièces anonymes : Octogène, folie-cauchemar en 4 actes, avec L. Thiboust, musique de L'Eveillé (1872) ; C'est ma fille, comédie en 1 acte (1876). Puis vinrent la Fausse Belle-mère, avec Aurélien Scholl, comédie en 3 actes (Odéon, 1877) ; le Nid des autres, comédie en 3 actes, avec Aurélien Scholl (Odéon, 1878) ; la Chanson du printemps, aimable comédie en 1 acte, en vers (Vaudeville, 1879) ; un Patriote (à la Gaîté, 1881), drame en 5 actes, avec Maurice Gérard (cette pièce, dont le sujet était emprunté à Fenimore Cooper, fut récompensée au concours Michaelis, où les concurrents devaient traiter un sujet emprunté à la guerre de l'indépendance américaine) ; les Bourgeois de Lille, drame en 5 actes, épisode du siège de Lille en 1792 ; la Princesse Falconi, drame en 1 acte et en vers (Vaudeville, 1884) ; la Fermière, drame en 5 actes, avec Henri Pagat (Ambigu-Comique, 1889), dont le sujet rappelle celui de François le Champi ; l'Affaire Clémenceau, pièce en 5 actes, d'après le roman d'Alexandre Dumas fils (Vaudeville, 1887) ; Une Idylle tragique, avec P. Decourcelle, d'après le roman de P. Bourget (Gymnase, 1896) ; les Antibel, pièce en 4 actes, avec Pouvillon (Odéon, 1899) ; le Roi de Rome, pièce en 5 actes, avec Pouvillon (Nouveau-Théâtre, 1899) ; Gil Blas de Santillane, avec Bergerat et Duval (Porte-Saint-Martin, 1903) ; les Bergers de Théocrite (Comédie-Française, 1911). C'est lui qui, en 1896, adapta pour la scène le Lorenzaccio, de Musset, pièce dans laquelle Sarah Bernhardt se fit tant applaudir à la Renaissance.

On doit encore à A. d'Artois, outre des articles de critique littéraire et dramatique, deux romans : le Capitaine Ripaille (1892), tiré de la pièce du même nom, et le Sergent Balthazar (1895).

Dans les drames d'Armand d'Artois, on a critiqué des invraisemblances, des développements un peu déclamatoires ; mais le public appréciait son habileté à découper et à ordonner l'action et l'intérêt scénique et pittoresque de ses inventions dramatiques.

(P. Basset, Larousse Mensuel Illustré, avril 1913)

 

 

 

 

 

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