Armand d'ARTOIS

 

 

 

 

Jules François Armand d'ARTOIS DE BOURNONVILLE dit Armand d'ARTOIS

 

auteur dramatique et littérateur français

(Paris, 31 janvier 1845 23 quai Conti, Paris 6e, 13 décembre 1912*), enterré au Père-Lachaise (1re division).

 

Fils de Victor Armand d'ARTOIS DE BOURNONVILLE [fils d'Armand DARTOIS, vaudevilliste].

Epouse Jeanne Marie HERVET (1857 – ap. 1912).

 

 

Il se préparait à l'Ecole Polytechnique ; se plaça d'abord dans une maison de banque, puis entra au Ministère de l'Instruction publique où il devient sous-chef en 1878. Il fut nommé en 1884 conservateur de la Bibliothèque Mazarine. Il débuta au théâtre en 1867 ; on lui doit des comédies et des drames.  Nous citerons notamment : le Capitaine Ripaille (1867) ; le Petit marquis (1877) ; la Fausse belle-mère (1877) ; le Nid des autres (1878) ; le Bourgeois de Lille (1883) ; l'Affaire Clémenceau (1890) ; la Fermière (1890) ; Une idylle tragique (1896) ; les Antibel (1899) ; etc. Il a publié deux romans de cape et d'épée : le Capitaine Ripaille et le Sergent Balthazar ; il a mis à la scène le Lorenzaccio, d’Alfred de Musset, musique de scène de Paul Puget (Renaissance, 03 décembre 1896), avec Sarah Bernhardt.

En 1897, il habitait 25 quai Conti à Paris 6e.

 

 

 

 

livrets

 

Octogène, folie-cauchemar en 4 actes et 7 tableaux avec Lambert Thiboust jeune, musique de L’Eveillé (Théâtre de la Tour d’Auvergne, 1872)

Caprice de roi, opéra en 4 actes avec de Léonce de Larmandie, musique de Paul Puget (reçu à l'Opéra-Comique en 1895 mais non représenté)

Lorenzaccio, drame en 5 actes d’Alfred de Musset, version abrégée et arrangée par Armand d’Artois, musique de scène de Paul Puget (Renaissance, 03 décembre 1896) => texte

 

 

 

 

 

Il était, suivant l'expression de Sarcey, « un enfant de la balle » : son grand-père était le fameux vaudevilliste Victor-A. d'Artois (1788-1867), l'auteur, avec Théaulon, Brazier, Dumersan, etc., de plus de deux cents œuvres dramatiques. Attaché au ministère de l'instruction publique en 1861, J.-F. Armand d'Artois fut nommé, en 1884, conservateur de la bibliothèque Mazarine. Il commença par écrire des vers (quelques-unes de ses poésies figurent dans le « Parnasse contemporain »), et débuta sur la scène avec le Capitaine Ripaille, drame en 5 actes, avec A. Bizouard (théâtre Beaumarchais, 1867) ; puis, avec François Coppée, il donne le Petit Marquis, drame en 4 actes (Odéon, 1873). C'est encore avec Coppée qu'il écrit la Guerre de Cent Ans, drame qui ne fut jamais joué (publié en 1878). On peut lui attribuer deux pièces anonymes : Octogène, folie-cauchemar en 4 actes, avec L. Thiboust, musique de L'Eveillé (1872) ; C'est ma fille, comédie en 1 acte (1876). Puis vinrent la Fausse Belle-mère, avec Aurélien Scholl, comédie en 3 actes (Odéon, 1877) ; le Nid des autres, comédie en 3 actes, avec Aurélien Scholl (Odéon, 1878) ; la Chanson du printemps, aimable comédie en 1 acte, en vers (Vaudeville, 1879) ; un Patriote (à la Gaîté, 1881), drame en 5 actes, avec Maurice Gérard (cette pièce, dont le sujet était emprunté à Fenimore Cooper, fut récompensée au concours Michaelis, où les concurrents devaient traiter un sujet emprunté à la guerre de l'indépendance américaine) ; les Bourgeois de Lille, drame en 5 actes, épisode du siège de Lille en 1792 ; la Princesse Falconi, drame en 1 acte et en vers (Vaudeville, 1884) ; la Fermière, drame en 5 actes, avec Henri Pagat (Ambigu-Comique, 1889), dont le sujet rappelle celui de François le Champi ; l'Affaire Clémenceau, pièce en 5 actes, d'après le roman d'Alexandre Dumas fils (Vaudeville, 1887) ; Une Idylle tragique, avec P. Decourcelle, d'après le roman de P. Bourget (Gymnase, 1896) ; les Antibel, pièce en 4 actes, avec Pouvillon (Odéon, 1899) ; le Roi de Rome, pièce en 5 actes, avec Pouvillon (Nouveau-Théâtre, 1899) ; Gil Blas de Santillane, avec Bergerat et Duval (Porte-Saint-Martin, 1903) ; les Bergers de Théocrite (Comédie-Française, 1911). C'est lui qui, en 1896, adapta pour la scène le Lorenzaccio, de Musset, pièce dans laquelle Sarah Bernhardt se fit tant applaudir à la Renaissance.

On doit encore à A. d'Artois, outre des articles de critique littéraire et dramatique, deux romans : le Capitaine Ripaille (1892), tiré de la pièce du même nom, et le Sergent Balthazar (1895).

Dans les drames d'Armand d'Artois, on a critiqué des invraisemblances, des développements un peu déclamatoires ; mais le public appréciait son habileté à découper et à ordonner l'action et l'intérêt scénique et pittoresque de ses inventions dramatiques.

(P. Basset, Larousse Mensuel Illustré, avril 1913)

 

 

 

 

 

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