Jean-Pierre AUBÉRY

 

 

 

 

Jean-Pierre AUBÉRY

 

baryton et violoniste français

(Entrechaux, Vaucluse, 19 août 1841* Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, 11 mars 1905*)

 

Fils de Joseph AUBÉRY (1806 av. 1872), cordonnier, et de Catherine BERNARD ( ap. 1872).

Epouse à Paris 1er le 27 juin 1872* Amélie Justine DUMONTIER (Oran, Algérie, 24 octobre 1845 ap. 1905), employée de commerce.

Père de Marie Antoinette Louise AUBÉRY (Paris 1er, 23 mars 1875* Millau, Aveyron, 04 mai 1971) ; de Paul Albert AUBÉRY (1877 ), musicien.

 

 

Au Conservatoire de Paris, il y obtint en 1860 un 2e accessit de violon (élève d’Alard) ; en 1867 les seconds prix de chant et d’opéra-comique ; en 1868 les premiers prix de chant (élève de Vauthrot) et d’opéra-comique (élève de Couderc) ainsi qu’un second prix d’opéra. Il fit partie de l’orchestre de l’Opéra de novembre 1859 au 01 août 1868. Il abandonna ensuite le violon pour le chant et fut engagé au Théâtre-Lyrique en août 1868. Au théâtre lyrique de l’Athénée, il a participé aux premières françaises des Masques (Abdallah) de Carlo Pedrotti [version française de Charles Nuitter et Alexandre Beaumont] le 23 septembre 1869 ; de la Fête de Piedigrotta de Luigi Ricci [version française de Victor Wilder] le 23 décembre 1869 ; de Valse et menuet de Louis Deffès le 16 avril 1870 ; et d'Une fête à Venise (Zampieri) de Federico Ricci [version française de Nuitter et Beaumont] le 15 février 1872. Il a également chanté aux Concerts du Conservatoire (aspirant, 1865 ; sociétaire du 21 octobre 1873 au 09 juin 1896).

En 1872, il habitait 27 rue Neuve des Petits-Champs à Paris 1er. Il est décédé en son domicile, 43 rue Perronet à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

 

 

 

 

Sa carrière au Théâtre-Lyrique

 

Il y débuta le 02 novembre 1868 dans le Barbier de Séville (Figaro).

 

Il y chanta Iphigénie en Tauride (Oreste, 26 novembre 1868).

 

 

 

 

 

Aubéry, qui sort du Conservatoire, a réussi à souhait dans le rôle de Figaro. On lui voudrait la voix plus mordante et plus en dehors ; mais cette voix, telle quelle, est agréable ; il la conduit avec une virtuosité bien rare chez un débutant ; il n’y a pas à s’étonner du style : Aubéry était encore, il y a quelques mois, premier violon à l’Opéra. Il anime bien la scène et, quand il aura mieux posé sa diction et se sera défait d’un accent trop méridional, il sera très agréable comédien.

(le Ménestrel, 08 novembre 1868)

 

M. Aubéry, le baryton chargé du rôle de Figaro, conduit avec talent une voix ingrate. On reconnaît que c’est un musicien consommé, et nous n’étonnerons personne en disant que, quoique jeune, M. Aubéry a déjà été premier violon à l’Opéra.

(l’Indépendance dramatique, 11 novembre 1868)

 

Le Barbier de Séville, de Rossini, vient de faire son apparition au Théâtre-Lyrique. Aubéry, que nous avons applaudi à Rennes, a été parfaitement accueilli, malgré une peur atroce qui paralysait une grande partie de ses moyens.

(la Jeunesse bretonne, 15 novembre 1868)

 

[les Masques à l’Athénée]

Le nouveau baryton Aubéry a été bien reçu, il a été très applaudi à son air d’entrée, ainsi qu’au duo avec Mlle Singelée. M. Aubéry avait fait une courte apparition au Théâtre-Lyrique où il s’est fait remarquer.

(le Théâtre illustré, octobre 1869)

 

 

 

 

 

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