Mathilde AUGUEZ

 

 

 

Pauline Mathilde Lucie dite Mathilde AUGUEZ

 

soprano français

(Amiens, Somme, 29 mars 1868* – Paris 6e, 18 juillet 1955)

 

Fille d'Auguste Jules Arsène AUGUEZ (Amiens, Somme, 19 novembre 1832* av. 1898) employé au chemin de fer, et de Pauline Mathilde DEMONCHY (Abbeville, Somme, 26 janvier 1832* av. 1898) maîtresse de français [mariés à Amiens, Somme, le 08 août 1860*].

Epouse à Paris 8e le 10 mars 1898* Henri LAVEDAN, auteur dramatique.

 

 

Elle obtient au Conservatoire de Paris : une 3e médaille de solfège en 1885, une 1re médaille en 1886, un 1er accessit d'opéra-comique en 1886, un 2e accessit de chant en 1887 et un second prix d'opéra-comique en 1887. Elle débute à l'Opéra-Comique en 1887. Elle créé au Théâtre des Nouveautés le 30 janvier 1889 la Vénus d'Arles de Louis Varney. Puis elle revient à l'Opéra-Comique, qu'elle quitte pour créer le 30 octobre 1891 le Coq de Victor Roger aux Menus-Plaisirs, et passe enfin aux Variétés ; elle y débute le 11 décembre 1891 dans Mam'zelle Nitouche d'Hervé, où elle reprend le rôle d'Anna Judic ; elle joue ensuite les Variétés de l'année ; le Premier mari de France ; les Brigands d'Offenbach ; la Chanson de Fortunio (Valentin) d'Offenbach le 02 mai 1895 ; etc. Elle chanta les chansons 1830 pour les conférences sur la chanson de Maurice Lefevre à la Bodinière.

En 1895, elle habitait 51 rue de Miromesnil à Paris 8e. En 1898, lors de son mariage avec le célèbre écrivain Henri Lavedan, elle habitait 29 avenue de Marigny à Paris 8e.

 

 

 

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle a débuté en 1887.

 

Elle a créé le 16 mars 1887 Proserpine (une jeune fille) de Camille Saint-Saëns ; le 18 mai 1887 le Roi malgré lui (une Serve) d'Emmanuel Chabrier (une Serve) ; le 04 juin 1888 le Baiser de Suzon (Suzon) d'Herman Bemberg.

 

Elle fit ses vrais débuts le 29 mars 1888 dans Madame Turlupin (Isabelle). Elle chanta ensuite la Basoche (Marie d'Angleterre, 1890) ; Mignon (Frédéric) ; Mireille (Andreloun) ; les Dragons de Villars (Georgette) ; Raoul, sire de Créqui ; le Café du roi.

 

 

 

 

 

 

Mathilde Auguez (Valentin) et, à sa droite, Marcelle Lender (Laurette) dans la Chanson de Fortunio aux Variétés en mai 1895, lithographie de Toulouse-Lautrec

 

 

 

 

[Reprise de la Chanson de Fortunio au Théâtre des Variétés le 02 mai 1895]

[...] A Mlle Mathilde Auguez était dévolu le rôle de Valentin, elle y a été charmante de tout point, et elle a dit de la plus adorable façon la fameuse chanson que tout le monde connaît, parce que tout le monde l'a chantée ou entendu chanter. [...] Quand à Mlle Lender, qui fait Laurette, c'est vraiment une bien belle personne...

(Edmond Stoullig, le Monde artiste, 05 mai 1895)

 

En la même semaine, les Variétés remettaient sur l'affiche un charmant petit ouvrage que j'ai bien souvent ici signalé au choix de l'Opéra-Comique, la Chanson de Fortunio, une des plus jolies partitions d'Offenbach. Voilà de l'opéra-comique et du meilleur, selon la véritable formule du genre. Sous l'Empire, ce n'était que de l'opérette ; aujourd'hui, le déplacement du point de vue fait que la Chanson de Fortunio irait très bien à côté de certains ouvrages d'Auber. Un temps viendra où une sélection sera faite parmi les partitions composant l'ancien répertoire des Bouffes. Il en est qui sont déjà classées comme de petits chefs-d’œuvre. Celle-là est du nombre.

Mme Auguez dit à la perfection le joli rôle de Valentin. Cela suffit. Le reste se tient dans le domaine de la comédie plaisante ; quand il y faut trop de voix, on s'en tire avec de la physionomie.

(Louis Gallet, la Nouvelle Revue, 15 mai 1895)

 

 

 

 

 

 

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