Marthe BAKKERS

 

 

 

Marthe BAKKERS

 

soprano et compositeur belge

(1885 – ap. 1935)

 

 

Elève de Mme Gillet, professeur bruxellois, elle fit l’essentiel de sa carrière à l’Opéra-Comique où elle a débuté en 1907. Elle a enregistré des disques, dont certains sous le pseudonyme de Mme Cezac. Comme compositeur, on lui doit Jumelyne et Chiffonnette, opérette en 1 acte, livret de Germaine Namur-Devismes, créée à Enghien-les-Bains le 30 juin 1934, ainsi que des chansons dont Ayez le sourire, paroles de Germaine Namur-Devismes et Janine Carlyse (1935), et Histoire d’un vieux moulin, paroles de Janine Carlyse (1935).

 

=> sa discographie

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y a débuté le 17 février 1907 dans Orphée (l'Ombre heureuse).

 

Elle y a créé le 10 mai 1907 Ariane et Barbe-Bleue (Ygraine) de Paul Dukas.

 

Elle y a participé à la première le 18 décembre 1907 d'Iphigénie en Aulide (une Femme grecque) de Gluck ; le 22 mai 1908 de Snégourotchka (le Bleuet) de Rimski-Korsakov [version française de Pierre Lalo].

 

Elle y a chanté Alceste (une Femme du peuple) ; Aphrodite (Séso) ; Carmen (Frasquita ; Micaëla) : le Domino noir (la Tourière) ; la Flûte enchantée (un Garçon) ; Iphigénie en Tauride (une Femme grecque) ; le Jongleur de Notre-Dame (une Voix d'ange) ; Lakmé (Ellen) ; Louise (la Plieuse) ; Mireille (Clémence) ; les Noces de Jeannette (Jeannette) ; Orphée (l'Amour).

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Elle y chanta le 29 décembre 1907 dans Carmen (Frasquita) avec la troupe de l'Opéra-Comique.

 

 

 

 

 

Nous apprenons l’engagement à l’Opéra-Comique de Mlle Marthe Bakkers, une jeune élève de Mme Gillet, le professeur bruxellois.

(l’Humanité, 23 novembre 1906)

 

 

Opéra-Comique. Les Noces de Jeannette (1.216e) et le Barbier de Séville (332e). — Lorsque Mlle Marthe Bakkers chanta pour la première fois (le dimanche 13 octobre 1907) les Noces de Jeannette, Comœdia s'exprimait ainsi sur la débutante : « Mlle Bakkers a la voix jeune et prête à s’élargir avec le temps et l'étude ; pour l'instant, c'est un fil, mais un fil d'argent pur d'alliage, que les notes viennent frapper doucement et qui vous caresse le plus délicieusement du monde. Elle chante avec simplicité, obtient les effets sans les chercher, n'altère jamais la mesure ni le rythme, même dans les passages syncopés ; elle vocalise avec netteté et — c'est à n'y pas croire — les trilles sont de vrais trilles posés sur les deux notes, qu'on entend distinctement, comme si elles sortaient d'un instrument. Ainsi, à l'air du Rossignol, la flûte ne donne pas des sons plus précis que ne le fait sa voix. »

Nous n'avons rien à ajouter à ces lignes, si ce n'est que Mlle Bakkers, moins timide, joue et chante avec beaucoup plus d'aisance, que le timbre de sa voix est plus sonore et qu'elle fait grand honneur à la Maison, qui, d'ailleurs, vient de renouveler son engagement.

(Julien Torchet, Comœdia, 23 juin 1908)

 

 

Je ne veux pas, cependant, après avoir parlé de Mlle Raveau comme il convient, me dispenser d'adresser aux deux autres interprètes d'Orphée les éloges qu'elles méritent. Mme Vallandri, qui jouait Eurydice, a su s'attirer des applaudissements très vifs pour l'excellent accent dramatique qu'elle a donné à l'air si difficile du quatrième acte, dans lequel elle a montré une véritable ampleur. Quant au rôle de l'Amour, il était tenu par Mlle Bakkers, qui nous a charmés par une voix d'une fraîcheur délicieuse, qu'elle sait conduire avec autant de goût que de style, et en articulant avec tant de précision qu'on ne perd pas un mot de son chant. Elle est parfaite. J'ai dans l'idée qu'avec tant d'attraits de toutes sortes, cette reprise d'Orphée va obtenir un joli regain de succès.

(Arthur Pougin, le Ménestrel, 02 janvier 1909)

 

 

 

 

 

    

 

Conjuration des poignards

extrait de l'acte IV des Huguenots de Meyerbeer

Marthe Bakkers (Valentine), Pierre d'Assy (Saint-Bris), Emile Boussagol (Nevers), Chœurs et Orchestre

Disque Pour Gramophone 034032, mat. 885i, enr. à Paris en octobre 1908

 

 

 

Par le petit doigt

chanson (par. et mus. Théodore Botrel)

Marthe Bakkers, Harry Weber et Orchestre

Disque Pour Gramophone 34224, mat. 15410u, enr. à Paris le 04 novembre 1909

 

 

    

 

Quatuor du Rouet (1re partie)

extrait de l'acte II de Martha de Flotow

Marthe Bakkers (Martha), Suzanne Brohly (Nancy), Léon Beyle (Lyonel), Louis Dupouy (Plumkett) et Orchestre

Disque Pour Gramophone 034058, mat. 01336v, enr. à Paris le 01 mars 1910

 

 

    

 

Quatuor du Rouet (2e partie)

extrait de l'acte II de Martha de Flotow

Marthe Bakkers (Martha), Suzanne Brohly (Nancy), Léon Beyle (Lyonel), Louis Dupouy (Plumkett) et Orchestre

Disque Pour Gramophone 34233, mat. 15533u, enr. à Paris le 01 mars 1910

 

 

    

 

Quatuor nocturne "C'est minuit"

extrait de l'acte II de Martha de Flotow

Marthe Bakkers (Martha), Suzanne Brohly (Nancy), Léon Beyle (Lyonel), Louis Dupouy (Plumkett) et Orchestre

Disque Pour Gramophone 034057, mat. 01335 1/2 v, enr. à Paris le 01 mars 1910

 

 

    

 

Quintette

extrait de l'acte III de Martha de Flotow

Marthe Bakkers (Martha), Suzanne Brohly (Nancy), Léon Beyle (Lyonel), Louis Dupouy (Plumkett), Armand Narçon (lord Tristan) et Orchestre

Disque Pour Gramophone 34232, mat. 15532u, enr. à Paris le 01 mars 1910

 

 

    

 

Duo de l'Enlèvement

extrait de l'acte III de la Princesse de Trébizonde d'Offenbach

Mme Cezac [Marthe Bakkers] (Trémolini), Alix Martell [Suzanne Brohly] (Régina) et Orchestre

Disque Pour Gramophone 34277, réédité sur P 299, mat. 16177u, enr. à Paris le 09 décembre 1910

 

 

    

 

Cavatine "Faites-lui mes aveux"

extrait de l'acte III de Faust de Gounod

Marthe Bakkers (Siebel) et Orchestre

Disque Pour Gramophone 33934, réédité sur P 435, mat. BE317-1, enr. à Paris le 02 mars 1922

 

 

voir également les enregistrements de Werther (acte III "Bonjour grande sœur") et de Léon Beyle

 

 

 

Encylopédie