Auguste Armand BARRÉ

 

 

 

 

Armand dit Auguste Armand BARRÉ

 

baryton français

(Le Pallet, Loire-Atlantique, 10 décembre 1838* Paris 9e, 05 mai 1885*)

 

Fils de Cecelli BARRÉ ( av. 1871), cabaretier, et de Cécile BUFFÉTRILLE ( av. 1871).

Epouse à Paris 9e le 27 juin 1871* Henriette Emélie BLARINGHEM (Lestrem, Pas-de-Calais, 07 juin 1844 ap. 1893), artiste lyrique ; parents d’Amand Marie Henri BARRÉ (Paris 17e, 06 octobre 1867* ), peintre, et de Félix Henri BARRÉ (Paris 9e, 24 novembre 1868* ), baryton [épouse 1. à Paris 17e le 31 octobre 1893* Elisabeth Marie Louise BOSC (Thury-en-Valois, Oise, 22 février 1869 ) ; épouse 2. à Bruxelles, Belgique, le 08 janvier 1908 Alice BOUCHER ; épouse 3. à Gorges, Loire-Atlantique, le 22 juin 1942 Germaine Marie Renée LETOURNEL] ; il chanta au Théâtre-Lyrique des Variétés le 16 août 1898 la première du Barbier de Séville (Figaro) de Rossini dans la version française de L. V. Durdilly.

 

 

Son enfance s'écoula à Nantes, où il acheva ses éludes à la maîtrise de l'archevêché. Il entra comme petit clerc dans une étude de notaire, puis vint à Paris suivre au Conservatoire la classe de chant de Fontana. Après avoir obtenu un 2e accessit d'opéra-comique au concours de 1857, il débuta l'année suivante à l'Opéra-Comique par le rôle de Germain du Valet de chambre, de Carafa. Il possédait déjà une fort belle voix de baryton ; mais, comme on le faisait jouer au lever du rideau, il ne resta pas à ce théâtre et parcourut la province. Il chanta avec succès pendant plusieurs années à Lille, à Liège, à Marseille et à Bruxelles. Engagé au Théâtre-Lyrique en 1866, il se montra bientôt sous les traits de don Juan. Il réussit complètement dans un rôle que les plus grands chanteurs n'ont abordé qu'en tremblant. « M. Armand Barré, dit Théophile Gautier, est un jeune homme bien fait de sa personne et qui représente suffisamment le grand séducteur. Il porte ses brillants costumes avec aisance, sa voix est d'une bonne qualité et il sait s'en servir ; on lui a fait répéter la sérénade, qu'il a chantée d'une façon charmante. » Il interpréta non moins heureusement, en 1867, Mercutio de Roméo et Juliette, l'oiseleur de la Flûte enchantée, Plunkett de Martha, et créa, le 11 décembre de la même année, le comte de Moissens de Cardillac, de Dautresme, et, quinze jours plus tard, le duc de Rothsay, de la Jolie fille de Perth, de Bizet. Après la fermeture du théâtre, le 5 mai 1868, il débuta immédiatement à la salle Favart et se fit vivement applaudir dans Belamy des Dragons de Villars, puis créa Hector de Lussan du Corricolo, de Poise (28 novembre 1868), Landry de la Petite Fadette, de Semet (11 septembre 1869) et Champrosé de Déa, de Jules Cohen (30 avril 1870). Il alla chanter ensuite avec Mlle Battu à Baden-Baden et revint en France aussitôt après la déclaration de guerre. Breton de naissance, il rejoignit son régiment et commanda une compagnie de mobiles à l'armée de la Loire. Engagé par un imprésario au mois d'août 1871, il fit une tournée artistique en Amérique avec la Nilsson et Capoul. Revenu en France avec sa femme en 1872, il joua pendant une saison à Milan, au théâtre Dal-Verme, où il se fit surtout applaudir dans Nevers des Huguenots, dans la Favorite et dans I Promessi sposi, de Petrella. Il devint en 1873 le pensionnaire de M. Strakosch, directeur du Théâtre-Italien, et quitta bientôt la salle Ventadour pour entrer à l'Opéra-Comique, où il reprit plusieurs de ses anciens rôles. Il a créé, le 11 avril 1876, Musaraigne, dans Piccolino de Guiraud, un de ses meilleurs rôles, et, le 5 avril 1877, le personnage un peu effacé de Fontrailles dans Cinq-Mars de Gounod ; puis, en mai 1877, le rôle d'Anacréon dans Bathyle. Cet artiste sympathique, qui était un chanteur distingué et un excellent comédien, mourut presque subitement, après trois jours de maladie. Il avait joué à l'Opéra-Comique, le dimanche précédent, dans le Domino noir. Sa dernière création fut le rôle de Frédéric, dans Lakmé de Delibes.

En 1871, il habitait 9 rue Bréda à Paris 9e. Il est décédé en son domicile, 3 rue Viollet-le-Duc à Paris 9e.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta en 1858 dans le Valet de chambre (Germain) de Carafa.

 

Il y fit sa rentrée en participant à la première le 05 juin 1868 des Dragons de Villars (Bellamy) d’Aimé Maillart.

 

Il y créa le 28 novembre 1868 le Corricolo (Hector de Lussan) de Ferdinand Poise ; le 11 septembre 1869 la Petite Fadette (Landry) de Théodore Semet ; le 30 avril 1870 Déa (Champrosé) de Jules Cohen ; le 11 avril 1876 Piccolino (Musaraigne) d’Ernest Guiraud ; le 05 avril 1877 Cinq-Mars (le vicomte de Fontrailles) de Charles Gounod ; le 04 mai 1877 Bathyle (Anacréon) de William Chaumet ; le 30 décembre 1878 Suzanne (Georges Dalton) d’Emile Paladilhe ; le 06 juin 1879 Embrassons-nous Folleville ! d’Avelino Valentini ; le 11 février 1882 Attendez-moi sous l’orme (Dorante) de Vincent d’Indy ; le 13 novembre 1882 Battez Philidor ! d’Amédée Dutacq ; le 14 avril 1883 Lakmé (Frédéric) de Léo Delibes.

 

Il y chanta les Noces de Jeannette (Jean, 500e le 18 janvier 1875) ; le Nouveau seigneur du village (Frontin, 1876) ; le Déserteur (Montauciel, 1877) ; Mignon (Laërte, 500e le 22 octobre 1878) ; le Pré-aux-clercs (Girot, 1879) ; le Domino noir (Juliano, 1882).

 

 

Sa carrière au Théâtre-Lyrique

 

Il y débuta en 1866.

 

Il y participa aux premières : le 08 mai 1866 de Don Juan (Don Juan) de Mozart [version française] ; le 26 décembre 1867 de la Jolie fille de Perth (le duc de Rothsay) de Georges Bizet.

 

Il y créa le 27 avril 1867 Roméo et Juliette (Mercutio) de Charles Gounod ; le 11 décembre 1867 Cardillac (le comte de Moissens) de Lucien Dautresme.

 

Il y chanta la Flûte enchantée (Papageno, 1867) ; Martha (Plunkett, 1867) ; Faust (Valentin, 16 mars 1868).

 

 

 

 

 

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