Arthur de BEAUPLAN

 

 

 

 

Victor Arthur ROUSSEAU DE BEAUPLAN dit Arthur de BEAUPLAN

 

auteur dramatique français

(Paris 10e, 20 juin 1823 – Paris 16e, 11 mai 1890*)

 

Fils d’Amédée de BEAUPLAN, compositeur, et de Marguerite HULIN.

Epouse à Paris 2e le 01 juillet 1847 Augustine Gabrielle TOURY (1822 – av. 1889).

Père de Charlotte Mathilde Suzanne ROUSSEAU DE BEAUPLAN (Maisons-sur-Seine [auj. Maisons-Laffitte], Seine-et-Oise [auj. Yvelines], 09 octobre 1860* – ap. 1908) [épouse à Paris 16e le 14 janvier 1889* Benjamin Honoré Hervé BLONDEL (Coutances, Manche, 13 décembre 1854* – Paris 16e, 03 mai 1908*), lieutenant de vaisseau] ; de Gabrielle Alice Victorine ROUSSEAU DE BEAUPLAN (Paris 8e, 17 avril 1862* – 1936) [épouse à Paris 16e le 21 octobre 1889* Antoine Louis Séraphin, vicomte HUTTEAU D’ORIGNY (Rotterdam, Hollande, 30 mars 1860 – Angres, Pas-de-Calais, 16 juin 1915), capitaine d’infanterie] ; et de Marie Alberte ROUSSEAU DE BEAUPLAN (Paris 8e, le 10 juin 1870* –).

 

 

Il écrivit, presque toujours en collaboration, un grand nombre de pièces de théâtre, devint commissaire impérial près de l'Odéon et des théâtres lyriques, chef de bureau des théâtres (1871), puis fut, jusqu'en 1879, sous-directeur des beaux-arts. Parmi ses pièces, nous citerons : les Grenouilles qui demandent un roi (1849) ; la Poupée de Nuremberg (1852) ; Boccace (1853) ; le Lis dans la vallée (1853) ; les Pièges dorés (1856) ; l’Ecole des ménages (1858) ; Bonsoir, voisin ! (1884) ; etc. On lui doit deux recueils de vers : Dix satires (1883), et les Sept paroles (1853). Le 14 juin 1856, il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur.

En 1862, il habitait 36 rue de Berlin [auj. rue de Liège] à Paris 8e ; en 1870, 5 rue de Florence à Paris 8e. Il est décédé en son domicile, 10 avenue Henri-Martin à Paris 16e.

 

 

 

 

livrets

 

la Poupée de Nuremberg, opéra-comique en 1 acte, avec Adolphe de Leuven, musique d'Adolphe Adam (Théâtre-Lyrique, 21 février 1852)

Guillery le trompette, opéra-comique en 2 actes, avec Adolphe de Leuven, musique de Salvatore Sarmiento (Théâtre-Lyrique, 08 décembre 1852)

Bonsoir, voisin !, opéra-comique en 1 acte, avec Brunswick, musique de Ferdinand Poise (Théâtre-Lyrique, 20 septembre 1853 ; Opéra-Comique, 12 juin 1872)

Dans les vignes, opéra-comique en 1 acte, avec Brunswick, musique de Louis Clapisson (Théâtre-Lyrique, 31 décembre 1854)

Mam'zelle Geneviève, opéra-comique en 2 actes, avec Brunswick, musique d’Adolphe Adam (Théâtre-Lyrique, 23 mars 1856)

la Bacchante, opéra-comique en 2 actes, avec Adolphe de Leuven, musique d’Eugène Gautier (Opéra-Comique, 04 novembre 1858)

l'Amour mouillé, opérette en 1 acte, avec Jules Barbier, musique d’Edouard de Hartog (Fantaisies-Parisiennes, 30 mai 1868)

le Pain bis, opéra-comique en 1 acte, avec Brunswick, musique de Théodore Dubois (Opéra-Comique, 26 février 1879)

 

 

 

 

 

Il débuta en 1843 par un petit poème des plus médiocres : le Monument de Molière. M. Arthur de Beauplan a été plus heureux en s'occupant de théâtre. Ses qualités naturelles et acquises lui ont valu souvent d'honorables succès. M. Arthur de Beauplan a été décoré en 1858, et il est aujourd'hui commissaire impérial près de l'Odéon. Voici la liste de ses principales pièces : les Suites d'un feu d'artifice, vaudeville en un acte, avec MM. Clairville et Léon Battu (Vaudeville, 14 novembre 1848) ; les Grenouilles qui demandent un roi, vaudeville en un acte, avec MM. Clairville et Jules Cordier, pseudonyme d'Eléonor de Vaulabelle (1849), pièce réactionnaire ; l'Amour mouillé, comédie-vaudeville en un acte, avec MM. Michel Carré et Jules Barbier (Gymnase, 5 mai 1850) ; Un coup d'Etat, vaudeville en un acte, avec MM. de Leuven et Brunswick (1850) ; le pendant des Grenouilles ; les Paves sur le pavé, revue-vaudeville en un acte, avec MM. de Leuven et Brunswick (1850) ; Suffrage premier ou le Royaume des aveugles, journal-vaudeville en un acte, avec MM. de Leuven et Brunswick (1850), le titre railleur fait aisément deviner l'intention de la pièce ; le Règne des escargots, revue-vaudeville en trois actes, avec MM. de Leuven et Brunswick (1850) ; Rosette et nœud coulant, vaudeville en un acte, avec Mélesville (1850) ; les Baignoires du Gymnase, vaudeville en un acte, avec MM. de Leuven et Siraudin (Gymnase, 31 octobre 1850) ; Claudine ou l'Avantage de l'inconduite, étude pastorale et berrichonne en un acte (parodie de Claudie, de George Sand), avec Siraudin (1851) ; Hortense de Cerny, comédie en deux actes, mêlée de chant, avec Bayard (Vaudeville, 24 novembre 1851) ; la Poupée de Nuremberg, opéra-comique en un acte, avec M. de Leuven, musique d'Adolphe Adam (Théâtre-Lyrique, 21 février 1852). « Au mois de novembre 1851, raconte le compositeur, je fis une maladie assez grave... A cette époque Edmond Seveste était directeur de l'Opéra-National, aujourd'hui Théâtre-Lyrique, cet établissement que j'avais fondé, qui a été mon rêve et qui fera un jour la fortune de quelque spéculateur plus heureux que moi. Il vint me demander de lui écrire un petit opéra en un acte ; mais me voyant au lit, il s'apprêtait à aller porter l'ouvrage à un autre ; je l'arrêtai à temps : Croyez-vous, lui dis-je, parce que je suis malade que je n'irai pas aussi vite qu'un autre confrère bien portant ? Laissez-moi la pièce, et revenez me voir dans quinze jours. En huit jours de temps, et sans quitter le lit, j'écrivis ce petit ouvrage... Je me levai le huitième jour, pour l'essayer et me le jouer au piano, j'étais guéri : le travail avait tué la maladie. Edmond Seveste mourut quelques jours après la visite qu'il m'avait faite, et ne vit jamais la pièce qu'il m'avait commandée et qui ne fut jouée que le 21 février 1852. » Le poème et la musique étaient charmants et obtinrent le plus légitime succès. Thérèse ou Ange et diable, comédie-vaudeville en deux actes, avec Bayard (Gymnase, 29 octobre 1852) ; Guillery le trompette, opéra-comique en deux actes, avec M. de Leuven, musique de M. Sarmiento (Théâtre-Lyrique, 8 décembre 1852), petit succès sans portée ; Elisa ou Un Chapitre de l'oncle Tom, comédie en deux actes (Gymnase, 21 février 1853) ; Boccace ou le Décaméron, comédie en cinq actes, mêlée de chant, avec Bayard et de Leuven (Vaudeville, 23 février 1853) ; Un Notaire à marier, comédie-vaudeville en trois actes, avec MM. Marc-Michel et Labiche (Variétés, 19 mars 1853) ; Un Coup de vent, vaudeville en un acte, avec MM. Varin et Brunswick (Palais-Royal, 22 mai 1853) ; le Lis dans la vallée, drame en cinq actes et en prose, tiré du roman de Balzac, avec M. Théodore Barrière (Comédie-Française, 14 juin 1853). Mme Judith se montra très touchante dans le rôle principal de cet ouvrage, qui, malgré un véritable mérite, ne fit pas recette. Un Feu de cheminée, comédie-vaudeville en un acte, avec M. Labiche (Palais-Royal, 31 juillet 1853) ; To be or not to be, comédie en deux actes, mêlée de couplets, avec Brunswick (1854) ; Un Mari qui ronfle, comédie-vaudeville en un acte, avec M. Siraudin (1854) ; Dans les Vignes, tableau villageois en un acte, avec Brunswick, musique de M. Louis Clapisson (Théâtre-Lyrique, 31 décembre 1854) ; les Pièges dorés, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 21 janvier 1856) ; les Marrons glacés, comédie mêlée de chant, en un acte (Palais-Royal, 30 décembre 1856) ; l'Ecole des ménages, drame en cinq actes et en vers (Odéon, 11 mai 1858).

(Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, 1866-1876)

 

Il fut nommé, en 1871, chef du bureau des théâtres et sous-directeur des Beaux-Arts au ministère de l'Instruction publique. Il a été mis à la retraite en février 1879. Aux ouvrages déjà cités de M. A. de Beauplan il faut ajouter : le Pain bis, opéra-comique (1879, in-16), en collaboration avec M. Brunswick ; Dix satires, avec prologue et épilogue (1882, in-18) ; Bonsoir, voisin !, opéra-comique (1884) ; les Sept paroles, recueil de vers (1885, in-18).

(Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, 2e supplément, 1888)

 

 

 

 

 

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