Henry BECQUE

 

Henry Becque, point sèche d'Auguste Rodin

 

 

Henry François dit Henry BECQUE

 

auteur dramatique français

(20 rue de Chabrol, Paris 3e, 18 avril 1837* 50 avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, 12 mai 1899*), enterré au Père-Lachaise (53e division).

 

Fils d’Alexandre Louis BECQUE (1801 ), employé, et de Jeanne MARTIN [fille de Michel MARTIN, garde d'artillerie, et de Marie LUBIZE ; sœur de Pierre Michel MARTIN dit LUBIZE (Bayonne, Pyrénées-Atlantiques, 21 février 1798* – Paris 9e, 28 janvier 1863*), auteur dramatique].

 

 

Tour à tour employé dans les bureaux du chemin de fer du Nord, à la chancellerie de la Légion d'honneur, il fut ensuite commis d'agent de change. Tout en donnant des leçons de littérature, il se lie d’amitié avec Victorin Joncières, jeune musicien de l’école de Berlioz, qui comme lui cherche encore sa voie. Ils composent ensemble Sardanapale, opéra par lequel Becque débute au théâtre (Théâtre-Lyrique, 1867). Il donne ensuite l'Enfant prodigue (1868), vaudeville consciencieux, puis Michel Pauper (1870), drame dont les nobles préoccupations sociales ne font pas pardonner la phraséologie. L'échec de l'Enlèvement (1871) éloigne un moment Becque du théâtre ; il fait alors du journalisme. Il revient à la scène avec la Navette (1878) et les Honnêtes Femmes (1880), puis donne ses deux chefs-d’œuvre, les Corbeaux (1882) et la Parisienne (1885), que complète Veuve en 1897. Becque, restaurateur de la grande comédie réaliste, en face des Scribe, des Sardou, des Augier et des Dumas fils, est, en quelque sorte, le père du théâtre « cruel », de ce qu'on a appelé la « comédie rosse », dont les « mots de nature » expriment, de façon incisive, l'homme et la société tels qu'il les voit, dans leur laideur et leur cynisme. Outre deux volumes de chroniques et de polémique, Querelles littéraires (1890) et Souvenirs d'un auteur dramatique (1895), Becque a laissé une comédie inachevée : les Polichinelles, publiée en 1910. Il fut nommé chevalier (29 décembre 1886), puis officier (27 juillet 1897) de la Légion d'honneur.

Il est décédé, célibataire, domicilié 104 avenue de Villiers à Paris 17e.

 

 

 

 

livrets

 

Sardanapale, opéra en 3 actes, musique de Victorin Joncières (Théâtre-Lyrique, 08 février 1867)

 

 

 

 

 

 

 

 

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