Fernand BÉRARD

 

 

 

Jean dit Fernand BÉRARD

 

baryton français

(rue Périgueux, Libourne, Gironde, 26 juin 1865* – 200 rue du Faubourg Saint-Denis, Paris 10e, 16 septembre 1897*)


Fils d’Eugène Jean
B
ÉRARD (1840 – ap. 1897), chaudronnier, et d’Anne Elvina LANGLOIS (1841 – ap. 1897).

 

 

Cet excellent artiste, baryton à la voix chaude et vibrante, sortit du Conservatoire en 1891 ; il y avait obtenu un 1er accessit (1889), puis un second prix de chant (1891), ainsi qu'un 2e accessit (1890), puis un 1er accessit d'opéra-comique (1891) ; il débuta immédiatement aux Bouffes-Parisiens, dans Miss Hélyett, qu'il joua également à Rouen et créa, en 1892, Eros de Paul Vidal, au même théâtre des Bouffes. Engagé à l'Opéra-Comique, en mai 1894, il y débuta dans le Maître de chapelle et obtint un grand succès ; dans le même temps il chantait l'Enfance du Christ aux Concerts Colonne et soulevait les acclamations de la salle entière. En 1895, il est à Nice, il y chante le Barbier de Séville et la Traviata avec Adelina Patti, et bien que l'assistance n'ait d'yeux et d'oreilles que pour la chanteuse, il se fait néanmoins très apprécier. Il participe ensuite au Grand Théâtre de Marseille aux premières de Paillasse de Leoncavallo et de la Vivandière de Benjamin Godard. Son succès auprès du difficile public marseillais est complet. Il est alors engagé pour la saison d'été 1896 au nouveau Casino de Royat, et là, comme partout où il passe, il trouve un accueil enthousiaste. Le 07 décembre 1896, il crée le rôle de Jean dans Ramponnette de Casimir Baille et Sélim aux Menus-Plaisirs. En avril 1897, il remplace Lucien Noël dans la Mascotte (Pippo) à la Gaîté. Puis la mort vint interrompre prématurément cette carrière prometteuse.

Il est décédé célibataire, étant domicilié 84 boulevard de Rochechouart à Paris 18e.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta en mai 1894 dans le Maître de chapelle.

 

 

 

 

 

[création de Ramponnette]

Le succès de l'interprétation est pour M. Bérard, un jeune baryton à la voix chaude, aux notes éclatantes, qui chante avec beaucoup de goût.

(A. Vallin, le Photo-Programme, 1896)

 

A la matinée d'aujourd'hui, pour une série de représentations, le rôle de Pippo, de la Mascotte, à la Gaîté, sera tenu par M. Fernand Bérard, l'absence de M. Lucien Noël, la victime de l'aventure d'amour que nous avons relatée, se prolongeant au delà de ce que l'on avait cru.

M. Fernand Bérard est un élève de Faure et du Conservatoire, où il a obtenu le prix de chant et le prix d'opéra-comique ; il a été le pensionnaire de M. Carvalho. Il retrouvera sur la scène de la Gaîté sa camarade de classe du Conservatoire, Mlle Cocyte, la Bettina actuelle.

(le Figaro, 04 avril 1897)

 

Un jeune artiste, lauréat du Conservatoire, M. Fernand Bérard, qui, après avoir passé par l'Opéra-Comique où, entre autres ouvrages, il a chanté le Maître de chapelle, avait appartenu à différents théâtres d'opérette, vient de mourir à la maison Dubois, à la suite d'une opération nécessitée par un phlegmon.

M. Bérard, qui était élève de Faure, avait remplacé, au théâtre de la Gaîté, dans le rôle de Pippo, de la Mascotte, M. Lucien Noël, lors de l'accident dont ce dernier faillit être victime.

(le Gaulois, 18 septembre 1897)

 

 

 

 

 

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