Alfred BLAU

 

 

 

Henry Théodore Alfred dit Alfred BLAU

 

librettiste français

(Grande rue, Blois, Loir-et-Cher, 29 mai 1827* – Bruxelles, Belgique, 23 février 1896)

 

Fils de Théodore BLAU, marchand horloger, et de Marguerite Zélie BRUNET.

Cousin du librettiste Edouard BLAU.

 

Il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur le 26 janvier 1894. Il habitait alors 49 rue Laffitte à Paris 9e.

 

 

 

 

livrets

 

le Chanteur florentin, scène lyrique en 1 acte, avec Edouard Blau, musique de Jules Duprato (Fantaisies-Parisiennes, 29 novembre 1866)

la Chanson de l'étoile, opéra-comique en 1 acte, avec Edouard Blau, musique de Gérôme (Folies-Marigny, 03 décembre 1872)

Sigurd, opéra en 4 actes, avec Camille Du Locle, musique d'Ernest Reyer (Monnaie de Bruxelles, 07 janvier 1884 ; Opéra de Paris, 12 juin 1885)

Esclarmonde, opéra romanesque en 4 actes, avec Louis de Gramont, musique de Jules Massenet (Opéra-Comique, 15 mai 1889) => fiche technique

le Moulin de la Galette, opérette

 

 

 

 

 

De notre correspondant de Belgique (27 février). — La Monnaie nous a donné une bonne reprise d'Orphée, avec Mlles Armand, Fœdor, Milcamps et Hendrickx, qui forment un ensemble très satisfaisant, en attendant la première de Thaïs, qu'on nous promet pour la semaine prochaine. M. Massenet est arrivé à Bruxelles — tout justement, hélas ! pour enterrer un de ses collaborateurs, Alfred Blau, dont la mort inopinée à Bruxelles, où il était venu passer quelques jours, a péniblement affecté tout le monde. Nous avions rencontré encore le pauvre homme à la reprise du Tannhäuser. Je ne sais si c'est cela qui l'a tué ; mais il est certain que rien ne faisait prévoir une fin aussi subite. Alfred Blau comptait rester à Bruxelles jusqu'après la première de Thaïs, et se faisait d'avance une joie d'applaudir l'œuvre de son collaborateur Massenet dans un cadre plus approprié à son caractère que celui de l'Opéra de Paris, et interprétée par une artiste curieuse et personnelle comme Mme Leblanc. Une indisposition de cette dernière est venue contrarier un peu les dernières répétitions ; mais elle n'a été heureusement que passagère, et la première représentation n'en aura pas été de beaucoup retardée.

(le Ménestrel, 01 mars 1896)

 

 

 

 

 

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