Edouard BLAU

 

Edouard Blau par Frédéric Bazille (1866)

 

 

Stanislas Edouard Viateur dit Edouard BLAU

 

auteur dramatique français

(rue Neuve, Blois, Loir-et-Cher, 30 mai 1836* – Paris 9e, 07 janvier 1906*)

 

Fils de Théophile Viateur BLAU (1799 ), médecin, et d'Amélie DEROUET.

Cousin du librettiste Alfred BLAU.

 

 

Licencié en droit. On doit à ce poète un assez grand nombre d'œuvres, dont plusieurs ont obtenu d'éclatants succès. Parmi les mieux venues, citons : le Chanteur florentin, scène lyrique, musique de Duprato (1866, in-12) ; la Chanson de l'étoile, opéra-comique en un acte, musique de Gérôme (1873, in-12) ; Bathyle, opéra-comique en un acte, musique de Chaumet (1877, in-12) ; le Paradis perdu, oratorio, musique de Théodore Dubois (1878, in-12) ; Belle Lurette, opéra-comique en trois actes, avec Ernest Blum et Raoul Toché, musique d'Offenbach (1880, in-12) ; le Chevalier Jean, opéra-comique en quatre actes, musique de Joncières (1885, in-12) ; le Cid, opéra en quatre actes, avec Adolphe d'Ennery, musique de Massenet (1885, in-18) ; le Rêve, ballet (1890) ; Dante, opéra (1890) ; Werther, opéra (1893) ; la Jacquerie, opéra (1895) ; etc. Citons encore Maître Andréa, acte qui a été représenté à l'Odéon (octobre 1887) ; Après Cent Ans, poésie récitée à l'Opéra à l'occasion du Centenaire des Etats-Unis (23 avril 1876) ; Hommage à Halévy (Opéra, 26 mai 1886).

En 1897, il habitait 6 rue Saint-Georges à Paris 9e ; en 1905, 6 rue d'Aumale à Paris 9e, où il est décédé, célibataire.

 

 

 

 

livrets

 

le Chanteur florentin, scène lyrique en 1 acte, avec Alfred Blau, musique de Jules Duprato (Fantaisies-Parisiennes, 29 novembre 1866)

la Chanson de l'étoile, opéra-comique en 1 acte, avec Alfred Blau, musique de Gérôme (Folies-Marigny, 03 décembre 1872)

la Coupe du roi de Thulé, opéra en 3 actes, avec Louis Gallet, musique d'Eugène Diaz (Opéra, 10 janvier 1873) [lors du concours de 1856, ce livret fut mis en musique par plusieurs musiciens, dont Georges Bizet, Jules Massenet et Ernest Guiraud]

Rédemption, poème-symphonie en 2 parties, musique de César Franck (1re version, 1872 ; 2e version, Odéon, 10 avril 1873)

Don Rodrigue, opéra en 5 actes, avec Edouard Blau, musique de Georges Bizet (1873, inachevé)

Bathyle, opéra-comique en 1 acte, musique de William Chaumet (Opéra-Comique, 04 mai 1877)

le Paradis perdu, drame oratorio, musique de Théodore Dubois (Concerts Colonne, 27 novembre 1878)

Belle Lurette, opérette-bouffe en 3 actes, avec Ernest Blum et Raoul Toché, musique de Jacques Offenbach (Renaissance, 30 octobre 1880)

Roncevaux, drame symphonique en 3 parties, musique de Martial Caillebotte (1883)

le Chevalier Jean, drame lyrique en 4 actes, avec Louis Gallet, musique de Victorin Joncières (Opéra-Comique, 11 mars 1885)

le Cid, opéra en 4 actes, avec Adolphe d'Ennery et Louis Gallet, musique de Jules Massenet (Opéra, 30 novembre 1885) => fiche technique

le Roi d'Ys, légende bretonne en 3 actes, musique d'Edouard Lalo (Opéra-Comique, 07 mai 1888)

Dante, drame lyrique en 4 actes, musique de Benjamin Godard (Opéra-Comique, 13 mai 1890)

Zaïre, opéra en 2 actes, avec Louis Besson, musique de Paul Véronge de la Nux (Opéra, 28 mai 1890)

le Rêve, ballet en 2 actes et 3 tableaux, musique de Léon Gastinel (Opéra, 09 juin 1890)

Werther, drame lyrique en 4 actes, avec Paul Milliet et Georges Hartmann, musique de Jules Massenet (v. all., Vienne, 16 février 1892 ; v. fr., Opéra-Comique, 16 janvier 1893) => fiche technique

Hélène, drame lyrique en 2 tableaux, musique d'André Gédalge (1893 ; 8e concours Cressent, 1895)

la Jacquerie, drame lyrique, avec Simone Arnaud, musique d'Edouard Lalo terminée par Arthur Coquard (Monte-Carlo, 09 mars 1895 ; Opéra-Comique, 23 décembre 1895)

Beaucoup de bruit pour rien, opéra en 4 actes, musique de Paul Puget (Opéra-Comique, 24 mars 1899)

Lancelot, drame lyrique en 4 actes et 6 tableaux, avec Louis Gallet, musique de Victorin Joncières (Opéra, 07 février 1900)

Mauprat, drame lyrique en 4 actes, avec Louis Gallet, musique de William Chaumet

les Macchabées, version française avec Philippe Maquet, musique d'Anton Rubinstein (vers 1895)

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien que presque toutes les œuvres de M. Edouard Blau aient été mises en musique, on aurait tort de le considérer uniquement comme un librettiste : c'est un vrai poète, et un joli acte de lui, Maître Andréa, a été représenté avec succès à l'Odéon au mois d'octobre 1887. Les quelques vers suivants permettront au lecteur d'apprécier sa manière. Maître Andréa, vieillard riche, a commis la faute d'épouser la jeune Paula ; Julio, il est inutile de définir plus amplement ce personnage, vient soupirer auprès de la belle enfant et lui propose de fuir. Que dites-vous? s'écrie celle-ci :
 

...Je dis qu'un vaisseau part demain,
Et qu'il emportera, gonflant ses blanches voiles,
Deux amants pleins d'espoir sous des cieux pleins d'étoiles.
– Ah! de grâce!...

                          Je dis que nous irons chercher
La terre où l'on peut être heureux sans se cacher,
Où, comme se flétrit la plante mal venue,
Le remords apporté chaque jour diminue,
Où le passé n'est plus qu'un songe, où l'on se sent,
A force d'oublier, devenir innocent.

 

(Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, 2e supplément, 1888)

 

 

 

 

 

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