Henri BLAZE

 

 

 

 

Henri Sébastien dit Henri BLAZE

 

compositeur et critique musical français

(Cavaillon, Vaucluse, 15 février 1763 – rue des Taillades, Cavaillon, 11 mai 1833*)

 

Fils de Sébastien BLAZE, notaire, et de Catherine GAUSSEN.

Epouse Jeanne Thérèse Catherine BRUN ( av. 1833).

Parents de CASTIL-BLAZE, critique musical, et de Jean Louis Joseph Elzéar BLAZE, littérateur et écrivain cynégétique (Cavaillon, octobre 1788* Paris 1er, 09 octobre 1848).

 

 

Etant venu à Paris pour terminer ses études et pour y apprendre le notariat, Blaze, qui avait de grandes dispositions pour la musique, prit de Séjan des leçons de piano et d'orgue, puis retourna dans sa ville natale, où il se fit notaire. Il n'en consacra pas moins ses moments de loisir à son art favori, et ses compositions obtinrent beaucoup de succès à Marseille, où elles furent jouées. Obligé de fuir pendant la Terreur, Blaze fut nommé, après le 9 thermidor, administrateur de son département, puis, il se rendit en 1799 à Paris, où il entra en relation avec Méhul et Grétry, se fit connaître en publiant des sonates, des duos, qu'il dédia à Joséphine, femme du premier consul (1800), et composa un opéra, Sémiramis, qui ne fut point représenté, mais qui lui valut néanmoins d'être nommé correspondant de l'Institut. En 1805, Blaze alla se fixer à Avignon, où il se livra de nouveau au notariat. Outre les compositions citées plus haut, on connaît son Requiem, exécuté en 1809, pour les funérailles de Lannes ; des Messes, et deux ouvrages : De la nécessité d'une religion dominante en France (1796) ; Julien ou le Prêtre (1805, 2 vol.).

 

 

 

 

œuvres lyriques

 

l'Héritage, opéra (1800, non représenté)

Sémiramis, opéra, livret du compositeur (vers 1802, non représenté)

 

 

 

 

 

Il apprit les premiers principes de l'art musical d'un organiste de sa ville natale, nommé Lapierre. Conduit à Paris pour y finir son éducation, il y arriva pendant la guerre des Gluckistes et des Piccinistes, ce qui contribua encore à augmenter le goût qu'il avait pour la musique. Aidé des conseils de plusieurs maîtres et des leçons de Séjan, organiste de Saint-Sulpice, il acquit des connaissances dans la composition ; mais, obligé d'embrasser la profession de notaire, il ne put se livrer à son penchant pour cet art que dans des moments de loisir. Blaze a néanmoins écrit plusieurs messes à grand orchestre, d'autres avec accompagnement d'orgue seulement ; un opéra intitulé l’Héritage, qui fut mit à l'étude au théâtre Favart ; une Sémiramis, dont il avait arrangé le livret d'après le plan de Voltaire, et qui n'a pas été représentée, à cause de sa ressemblance avec l'opéra du même nom dont Catel avait fait la musique, ouvrage reçu par l'administration de l'Opéra avant que Blaze présentât le sien. De retour dans sa province, Blaze alla s'établir à Avignon, et partagea son temps entre l'exercice de sa profession et ses travaux de musicien. Bientôt troublé dans son état et dans ses plaisirs par le régime de terreur qui pesa sur la France dans les années 1793 et 1794, il fut obligé de se soustraire par la fuite aux poursuites dont il était l'objet. Après la réaction du 9 thermidor, il fut nommé administrateur de son département. En 1799, il fit un second voyage à Paris, et profita de son séjour en cette ville pour y publier quelques-uns de ses ouvrages. Il s'y lia d'amitié avec Méhul et Grétry ; l'Institut le nomma son correspondant, en remplacement de l'abbé Giroust. Les compositions de Blaze qui ont été gravée sont : 1° Deux œuvres de sonates pour le piano. – 2° Un œuvre de duos pour harpe et piano. – 3° Plusieurs messes en plain-chant. – 4° Quelques pièces fugitives. Blaze s'est fait connaître par un roman intitulé : Julien, ou le Prêtre, Paris, 1805, 2 vol. in-12.

(François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens, 1866-1868)

 

 

 

 

 

Encylopédie