Maurice BOUKAY

 

 

 

Charles COUYBA dit Maurice BOUKAY

 

homme politique et chansonnier français

(Dampierre-sur-Salon, Haute-Saône, 01 janvier 1866* – Paris 14e, 18 novembre 1931*)

 

Fils de Claude Charles Hippolyte COUYBA (1844 –), boulanger, et d'Amélie VIELLE (1847 –).

Epouse à Neuvelle-lès-La-Charité, Haute-Saône, le 06 octobre 1902 Hélène Catherine HÉZARD (Le Pont-de-Planches, Haute-Saône, 15 janvier 1877 – ap. 1931).

 

 

Celui que Verlaine appelait « l’héritier spirituel de Pierre Dupont » fit une carrière assez curieuse. Professeur agrégé de l’Université, il faisait ses cours le jour et chantait le soir au Chat-Noir des chansons évoluant entre la politique « de gauche » (il était radical) et l'amour. Le Soleil rouge par exemple fut chanté dans les cercles ouvriers. Il fut élu conseiller général de la Haute-Saône en 1895. Décidant en 1896 de se présenter à la députation, il profite de ses tournées en province pour faire sa campagne électorale entre deux tours de chant (le voyage était en effet payé par le Chat-Noir). Il fut élu député radical de l’arrondissement de Gray en 1897. Il appuya la politique des cabinets Waldeck-Rousseau et Combes, et fut ministre du Commerce dans le ministère Caillaux du 27 mai 1911. Il fut également sénateur, mais sa carrière politique n'aura que peu d'éclat. Un jour que quelqu'un s'enquérait : « Dans quel groupe siège-t-il donc ? », Marcel Legay répondit : « Comme Lamartine, au plafond. » Sous le pseudonyme de Maurice Boukay, il a publié des poésies et des chansons, dont l’une, les Stances à Manon, sur une musique de Paul Delmet, est célèbre. Mais ses qualités de chanteur ne retenaient pas particulièrement l'attention et c'est surtout Paul Delmet et Marcel Legay qui furent ses interprètes. En 1907, il devint président de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (S.A.C.E.M.). En 1925, il fut nommé directeur de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts décoratifs. On distingue dans les œuvres de Boukay deux tendances très nettes : chansons d’amour (musique de Delmet) et odes véhémentes (musique de Legay), en particulier le Soleil rouge, dont Laurent Tailhade disait qu’il eût mérité, mieux que l’Internationale, de devenir l’hymne universel du prolétariat. Citons, parmi ses œuvres : Chansons d’amour (1893) ; Nouvelles Chansons : rêves, joies, regrets (1895) ; Chansons rouges (1897) ; Classiques et Modernes, la Réforme de l’enseignement secondaire (1901) ; l’Art et la Démocratie (1902).

En 1905, il habitait 41 rue Caulaincourt à Paris 18e ; en 1924, 20 rue Ernest-Cresson à Paris 14e, où il est décédé.

 

 

 

 

livrets

 

Panurge, haulte farce musicale en 3 actes, avec Georges Spitzmüller, musique de Jules Massenet (Gaîté, 25 avril 1913) => fiche technique

 

mélodies

 

Chansons d'amour => textes

Chansons rouges, musique de Marcel Legay => textes

Des pas dans l'allée, madrigal à 4 voix, musique de Camille Saint-Saëns (1913)

J'ai cueilli le lis, musique de Charles Levadé (1896)

Musique lointaine, musique d'André Roubaud

Nouvelles chansons => textes

Rose et Pierrot (la), chanson légende, musique de M. E. Gignoux

Mélodies sur des musiques de Paul Delmet : A Cythère ; le Baiser qui fuit ; Berceuse d'amour ; la Chanson des nuits ; Chanson frêle ; Charme d'amour ; les Deux tulipes ; l'Epingle d'or ; l’Etang ; Evocation ; la Fée aux cheveux d'or ; Fermons nos rideaux ; la Glaneuse ; Ma devise ; Pardon d'amour ; Prends garde, tourterelle ! ; Reconnaissance ; Soyons amis ; Stances à Manon ; Ton nez ; Tout simplement ; Tu me disais ; Vœux d’amour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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