BRANDUS

 

 

 

Louis Lazare dit Louis BRANDUS

(Crem, Allemagne, 1816 4 rue Rossini, Paris 9e, 30 septembre 1887*)

et son frère Samuel Gemmy BRANDUS

(Berlin, 1823 5 rue d'Aumale, Paris 9e, 12 février 1873*)

éditeurs de musique d'origine allemande naturalisés français

 

Fils de Nathan BRANDUS et de Sarah LAZARUS.

Louis BRANDUS épouse 1. Rosalie Reine REISHOFER ( av. 1872) ; 2. Amélie BACHER.

Samuel Gemmy BRANDUS épouse Elisabeth DAVIS ( av. 1873).

Rosalie Blanche BRANDUS (Paris 2e, 07 juin 1846 ), fille de Louis BRANDUS et de Rosalie REISHOFER [épouse à Paris 9e le 11 septembre 1872* Joseph LEHMANN (Sarreguemines, Moselle, 25 mars 1837 – ap. 1887), négociant].

 

 

Ils ont fondé le 14 janvier 1846 la maison Brandus et Cie au 97 rue de Richelieu à Paris 2e (transférée de 1849 à 1851 au n°87, puis de 1851 à 1887 au n°103 de cette même rue). En 1846, l’éditeur Maurice Schlesinger se retira des affaires et céda son fonds à son premier commis, Louis Brandus. Continuant la Revue et Gazette Musicale de Schlesinger, les frères Brandus absorbèrent en octobre 1850 la maison d’Eugène-Théodore Troupenas (17981850), constituant ainsi un riche catalogue de compositeurs français, allemands et italiens. Cette maison, frisant la faillite en 1854, sauvée par Selim François Dufour (17991872), prit le nom de G. Brandus, Dufour & Cie. Réorganisée deux fois encore avant de disparaître à la mort de Louis Brandus, la maison Brandus publia en tout plus de 13 000 ouvrages musicaux en quarante ans. Parmi ses nombreux compositeurs lyriques figuraient Rossini, Bellini, Donizetti, Berlioz, Meyerbeer, Auber, Adam, Halévv, Thomas, Offenbach et Lecocq ; et parmi ses compositeurs de musique instrumentale : Chopin, Liszt, Mendelssohn, Hummel, Alkan, Herz et Vieuxtemps. En 1887, à la mort de Louis Brandus, le fonds passa à Philippe Maquet. Célestin Joubert s’en rendit propriétaire en 1899 en épousant la veuve de ce dernier, Louise Bathlot.

 

 

 

 

La presse et la librairie musicales viennent de faire une perte aussi prématurée que cruelle en la personne de l'éditeur Gemmy Brandus, directeur de la Gazette musicale, enlevé eu moins de quelques jours de maladie à l'âge de 50 ans seulement.

M. Gemmy Brandus était le plus jeune des deux frères éditeurs de l'œuvre de Meyerbeer et les amis si dévoués de l'illustre maître. En parfaite santé, il y a quelques jours encore, la douloureuse nouvelle de sa mort est venue plonger sa famille dans la plus profonde désolation et affecter tous ses amis, il en comptait beaucoup dans les arts et les lettres.

Son caractère, son affabilité, ses lumières et son esprit de conciliation lui avaient créé une première place parmi ses confrères. Aussi ont-ils tous suivi avec consternation le char funèbre jusqu'au cimetière Montmartre.

Un grand nombre d'artistes, M. le directeur de l'Opéra en tête, ont également voulu donner ce dernier témoignage de sympathie à Gemmy Brandus. Le deuil était conduit par M. Louis Brandus, l'aîné des deux frères, et le jeune Edouard Brandus, fils de l'honorable défunt.

(le Ménestrel, 16 février 1873)

 

 

 

 

 

 

extrait du catalogue des éditions Brandus et Cie, août 1888

 

 

 

 

 

 

 

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