BRUNSWICK

 

 

 

Brunswick LÉVY dit BRUNSWICK

 

auteur dramatique et librettiste français

(Auxerre, Yonne, 01 floréal an XIII [21 avril 1805] – Hôtel Frascati, rue Du Perrey, Le Havre, Seine-Inférieure [auj. Seine-Maritime], 29 juillet 1859*)

 

Fils d’Isaac LÉVY DIT LHÉRIE (Wittelsheim, Alsace, 15 avril 1766 – 02 avril 1838), joaillier-bijoutier, et de Rosalie BLOQ.

Frère de Léon Victor LÉVY dit Victor LHÉRIE (Paris, 04 mai 1808 – Paris 8e, 27 mars 1845) acteur, avec qui il écrivit plusieurs vaudevilles [père de Paul LHÉRIE, ténor].

Epouse à Paris 2e le 10 juillet 1844 Marguerite DEJEAN.

 

 

Il écrivit, sous la Restauration, dans diverses feuilles littéraires, puis s'adonna définitivement au théâtre. Son grand art était de savoir tourner un couplet. Collaborateur de Barthélemy, Dartois, Dumersan, Vanderburch, etc., il a été surtout celui de de Leuven, son ami. Brunswick a écrit un grand nombre de poèmes d'opéras, et nul, Scribe excepté, n'a mieux compris les conditions d'un genre qui a ses difficultés. Parmi ses meilleurs, nous citerons : le Postillon de Lonjumeau (1836) ; le Brasseur de Preston (1838) ; le Panier fleuri (1839) ; le Roi d'Yvetot (1842) ; le Roi des Halles (1853) ; la Promise (1854). Outre un nombre considérable de vaudevilles, Brunswick a fait jouer d'amusantes comédies politiques, toutes dirigées contre les républicains, et dont la plus mordante est la Foire aux idées, avec de Leuven.

Lors de son décès, à 54 ans, il était de passage au Havre et était domicilié 29 rue de Trévise à Paris 2e.

 

 

 

 

livrets

 

le Postillon de Lonjumeau, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe de Leuven, musique d'Adolphe Adam (Opéra-Comique, 13 octobre 1836)

Un Conte d'autrefois, opéra-comique en 1 acte, avec Adolphe de Leuven, musique d'Hippolyte Monpou (Opéra-Comique, 20 février 1838)

le Brasseur de Preston, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe de Leuven, musique d'Adolphe Adam (Opéra-Comique, 31 octobre 1838)

le Panier fleuri, opéra-comique en 1 acte, avec Adolphe de Leuven, musique d'Ambroise Thomas (Opéra-Comique, 06 mai 1839)

Eva, drame lyrique en 2 actes, avec Adolphe de Leuven, musique de Pier Antonio Coppola arrangée par Narcisse Girard (Opéra-Comique, 09 décembre 1839)

Carline, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe de Leuven, musique d'Ambroise Thomas (Opéra-Comique, 24 février 1840)

la Reine Jeanne, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe de Leuven, musique d'Hippolyte Monpou et Luigi Bordèse (Opéra-Comique, 02 octobre 1840)

les Deux voleurs, opéra-comique en 1 acte, avec Adolphe de Leuven, musique de Narcisse Girard (Opéra-Comique, 26 juin 1841)

Mademoiselle de Mérange, opéra-comique en 1 acte, avec Adolphe de Leuven, musique d’Henri Potier (Opéra-Comique, 14 décembre 1841) => livret

le Conseil des Dix (ou les Dix), opéra-comique en 1 acte, avec Adolphe de Leuven, musique de Narcisse Girard (Opéra-Comique, 23 août 1842)

le Roi d'Yvetot, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe de Leuven, musique d'Adolphe Adam (Opéra-Comique, 13 octobre 1842)

les Quatre fils Aymon, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe de Leuven, musique de William Balfe (Opéra-Comique, 15 juillet 1844)

Gibby la cornemuse, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe de Leuven, musique de Clapisson (Opéra-Comique, 19 novembre 1846)

Il Signor Pascarello, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe de Leuven, musique d'Henri Potier (Opéra-Comique, 24 août 1848) => livret

les Deux bambins, opéra-comique en 1 acte, avec Adolphe de Leuven, musique de Luigi Bordèse (Opéra-Comique, 04 décembre 1848)

le Roi des Halles, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe de Leuven, musique d'Adolphe Adam (Théâtre-Lyrique, 11 avril 1853)

Bonsoir, voisin !, opéra-comique en 1 acte, avec Arthur de Beauplan, musique de Ferdinand Poise (Théâtre-Lyrique, 20 septembre 1853 ; Opéra-Comique, 12 juin 1872)

Elisabeth ou la Fille du proscrit, drame lyrique en 3 actes, avec Adolphe de Leuven, musique de Gaetano Donizetti (Théâtre-Lyrique, 31 décembre 1853)

la Promise, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe de Leuven, musique de Louis Clapisson (Théâtre-Lyrique, 16 mars 1854)

le Billet de Marguerite, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe de Leuven, musique de François-Auguste Gevaert (Théâtre-Lyrique, 07 octobre 1854)

Dans les vignes, opéra-comique en 1 acte, avec Arthur de Beauplan, musique de Louis Clapisson (Théâtre-Lyrique, 31 décembre 1854)

Mam'zelle Geneviève, opéra-comique en 2 actes, avec Arthur de Beauplan, musique d’Adolphe Adam (Théâtre-Lyrique, 23 mars 1856)

le Pain bis, opéra-comique en 1 acte, avec Arthur de Beauplan, musique de Théodore Dubois (Opéra-Comique, 26 février 1879)

 

 

 

 

 

Après avoir fait ses études à Paris, il écrivit dans les journaux littéraires sous la Restauration, et aborda le théâtre en 1829 par un drame-vaudeville, composé avec Dartois et intitulé : les Suites d'un mariage de raison, qui n'eut qu'un médiocre succès. Brunswick ne se découragea pas, et, s'instruisant même par ses revers, il conquit une estimable popularité comme vaudevilliste. Fidèle à la célèbre maxime : « L'union fait la force », il ne se hasarda jamais à composer seul une pièce de théâtre. Son coup d'œil était juste ; sa verve de courte haleine, mais réelle. Il savait, de plus, tourner un couplet avec une maestria toute particulière. Collaborateur de MM. Bayard, Barthélemy, Dartois, Dumersan, Vanderburch, etc., il a été surtout celui de M. de Leuven, son ami ; et leur association, commencée vers 1834, dura plus de vingt ans. Brunswick a écrit un grand nombre de poèmes d'opéras dignes de servir de modèles aux hommes de lettres qui s'escriment en ce genre. Nul, Scribe excepté, n'a mieux compris les conditions d'un genre qui a ses difficultés réelles. Le peuple français, dont l'éducation musicale laisse encore tant à désirer, s'intéresse avant tout à l'action scénique. Brunswick et M. de Leuven lui ont fait applaudir plus d'une œuvre remarquable, grâce à la gaieté et à l'habileté de leurs poèmes. Voici la liste des pièces de Brunswick : les Suites d'un mariage de raison, drame en un acte, mêlé de couplets, avec Dartois (théâtre des Nouveautés, 1829) ; Madame de Lavalette, drame historique en deux actes, mêlé de couplets, avec Barthélemy (Vaudeville, 6 janvier 1831) ; la Jeunesse de Talma, comédie-vaudeville en un acte, avec Barthélemy et Lhérie (Vaudeville, 13 avril 1831), repris au théâtre du Gymnase, en 1842 ; les Croix et le charivari, à-propos en un acte, mêlé de couplets, avec Barthélemy et de Ceran (Vaudeville, 4 juillet 1831) ; Gothon du passage Delorme, imitation burlesque, en cinq endroits et en vers, de Marion Delorme, de Victor Hugo, avec des notes grammaticales, en société de Dumersan et Ceran (29 août 1831) ; Encore un préjugé ou les Deux éligibles, comédie-vaudeville en trois actes, avec Saint-Hilaire et Lhérie (1831) ; le Pays latin ou Encore une leçon, folie-vaudeville en un acte, avec Hippolyte Cogniard (1832) ; le Secret de la future, vaudeville en un acte, avec Julien (1832) ; le Conseil de révision ou les Mauvais numéros, tableau-vaudeville en un acte, avec Barthélemy et Lhérie (théâtre du Palais-Royal, 4 août 1832), piquante satire, qui obtint un succès de vogue à Paris et dans les départements ; le Cadet de famille, vaudeville en deux actes, avec Emile Vanderburch (théâtre du Palais-Royal, 23 février 1833) ; Faublas, comédie en cinq actes, mêlée de chant, avec Dupeuty et Lhérie (théâtre du Vaudeville, 1833) ; M. Emile Taigny, à l'aurore de sa jeunesse et de son talent, y triompha sous les traits du brillant séducteur ; le Roi de Prusse et le comédien, comédie anecdotique en un acte, mêlée de couplets (1833) ; Deux femmes contre un homme, comédie-vaudeville en un acte, avec Dumanoir (1834) ; le Prix de vertu, comédie-vaudeville en cinq tableaux, avec Barthélemy (1834) ; Si j'étais grand, comédie en cinq actes, mêlée de couplets, avec Barthélemy (1834) ; la Gueule du lion, comédie en un acte, mêlée de chant, avec Barthélemy (1834) ; la Loterie à la mode, intermède-vaudeville en un acte, avec Emile Vanderburch (1835) ; l'Ennemi intime, comédie-vaudeville en deux actes, avec Vanderburch et Barthélemy (1836) ; Frogères et Loupin ou le Voyage en Sibérie, vaudeville anecdotique en deux actes, avec Lhérie (1836) ; Mistress Siddons, comédie-vaudeville en deux actes, avec de Leuven et Lhérie (théâtre du Gymnase, 1er août 1836), pièce bien faite, mais d'une grande froideur, qui n'eut qu'un succès d'estime ; Brunswick garda l'anonyme ; le Postillon de Lonjumeau, opéra-comique en trois actes, avec M. de Leuven, musique d'Adolphe Adam (Opéra-Comique, 13 octobre 1836). Le poème est et restera un des chefs-d'œuvre du genre ; par sa gaieté et son ensemble, il est éminemment français ; la Sonnette de nuit, comédie-vaudeville en un acte, avec Barthélemy et Lhérie (1836). Donizetti trouvant l'idée de cette bluette à son gré, en tira le scénario de son opéra : il Campanello. Le théâtre des Fantaisies-Parisiennes a monté tout récemment ce petit caprice musical du grand compositeur ; Un conte d'autrefois, opéra-comique en un acte, avec M. de Leuven, musique d'Hippolyte Monpou (Opéra-Comique, 20 février 1838). Cette pièce n'obtint que cinq représentations ; le Brasseur de Preston, opéra-comique en trois actes, avec M. de Leuven, musique d'Adolphe Adam (Opéra-Comique, 31 octobre 1838), œuvre dont le mérite égale celui du Postillon, et où Chollet et Mlle Prévost faisaient merveille ; le Panier fleuri, opéra-comique en un acte, avec M. de Leuven, musique de M. Ambroise Thomas (Opéra-Comique, 6 mai 1839) ; la pièce a reparu au Théâtre-Lyrique en 1854. Eva, drame lyrique en deux actes et en prose, avec M. de Leuven, musique de MM. Coppola et Girard (Opéra-Comique, 9 décembre 1839). Mme Eugénie Garcia débuta dans cet ouvrage. Elle possédait un talent correct, mais froid. Sa voix, exercée et vibrante, manquait de ce charme que toute la science du monde ne saurait suppléer. L'accueil du public fit comprendre à la cantatrice que sa place n'était pas sur cette scène, où souvent la grâce et la mutinerie tiennent lieu des qualités les plus essentielles ; Carline, opéra-comique en trois actes, avec M. de Leuven, musique de M. Ambroise Thomas (Opéra-Comique, 24 février 1840). Mme Henri Potier débutait par le rôle principal. C'était une adorable blonde, comédienne jusqu'au bout des ongles et parfaite musicienne, mais ayant l'oreille fausse. Si Mme Potier n'a pas pris rang parmi les cantatrices célèbres, elle ne peut en accuser que ce défaut originel, que rien ne saurait corriger. La Reine Jeanne, opéra-comique en trois actes, en collaboration avec M. de Leuven, musique de MM. Monpou et Luigi Bordèse (Opéra-Comique, 2 octobre 1840), dernière création de Mme Eugénie Garcia à l'Opéra-Comique ; l'Amour en commandite, comédie-vaudeville en un acte, avec M. de Leuven (1841) ; Floridor le choriste, comédie-vaudeville en deux actes, avec M. de Leuven (1841) ; le Bon moyen, comédie en un acte, mêlée de couplets, avec M. de Leuven (Vaudeville, 1841) ; les Deux voleurs, opéra-comique en un acte, avec M. de Leuven, musique de Narcisse Girard (Opéra-Comique, 26 juin 1841), scénario plein d'originalité et de charme ; musique remarquable. Paris et la province fêtèrent ce petit acte ; Mademoiselle de Mérange, opéra-comique en un acte, avec M. de Leuven, musique de M. Henri Potier (Opéra-Comique, 14 décembre 1841) ; les Dix, opéra-comique en un acte, avec M. de Leuven, musique de Narcisse Girard (Opéra-Comique, 23 août 1842) ; le Roi d'Yvetot, opéra-comique en trois actes, avec M. de Leuven, musique d'Adolphe Adam (Opéra-Comique, 13 octobre 1842) ; la Chasse aux maris, comédie en trois actes, mêlée de couplets, avec M. de Leuven (1843) ; le Mariage au tambour, comédie en trois actes, mêlée de chant, avec M. de Leuven (1843) ; les Aventures de Télémaque, vaudeville en trois actes, avec Dumersan et M. de Leuven (1844) ; les Sirènes, vaudeville en deux actes, avec M. de Leuven (1844) ; les Quatre fils Aymon, opéra-comique en trois actes, avec M. de Leuven, musique de M. William Balfe (Opéra-Comique, 15 juillet 1844), où débuta Hermann-Léon, acteur qui obtint plus de succès que la pièce ; le Garde forestier, vaudeville en deux actes, avec M. de Leuven (Variétés, 15 mars 1845) ; Un Conte de fées, vaudeville en trois actes, avec M. de Leuven (Variétés, 28 avril 1845) ; le Corbeau rentier, vaudeville en un acte, avec M. de Leuven (1846) ; Gibby la cornemuse, opéra-comique en trois actes, avec M. de Leuven, musique de M. Clapisson (Opéra-Comique, 19 novembre 1846), poème ennuyeux, musique savante, succès d'estime ; le Suisse de Marly, comédie-vaudeville en un acte, avec M. de Leuven (1847) ; le Mobilier de Rosine, vaudeville en un acte, avec MM. de Leuven et Siraudin (1848) ; il Signor Pascarello, opéra-comique en trois actes, avec M. de Leuven, musique de M. Potier (Opéra-Comique, 24 août 1848) ; le Voyage sentimental, comédie-vaudeville en deux actes, avec MM. Varin et de Leuven (1848) ; la Foire aux idées, journal-vaudeville en quatre numéros, rédacteurs gérants : Brunswick et de Leuven (Vaudeville, 1848 et 1849) ; la Faction de M. le curé, comédie-vaudeville en un acte, avec M. de Leuven (1849) ; Suffrage Ier ou le Royaume des aveugles, journal-vaudeville, avec MM. de Leuven et Arthur de Beauplan (1850) ; la Volière ou les Oiseaux politiques, vaudeville en un acte, avec M. de Leuven (1850) ; la Maison du garde, comédie-vaudeville en un acte, avec M. de Leuven (1850) ; Un Coup d'Etat, vaudeville en un acte, avec MM. de Leuven et Arthur de Beauplan (1850) ; les Pavés sur le pavé, revue-vaudeville en un acte, avec MM. de Leuven et Arthur de Beauplan (1850) ; le Règne des escargots, revue-vaudeville en trois actes, avec de Leuven et Arthur de Beauplan (1850) ; Boccace ou le Décaméron, comédie en cinq actes, mêlée de chant, avec Bayard et M. de Leuven (Vaudeville, 23 février 1853) ; le Roi des halles, opéra-comique en trois actes et en quatre tableaux, avec de Leuven, musique d'Adolphe Adam (Théâtre-Lyrique, 11 avril 1853), dernière création de Chollet. Mlle Girard débuta dans cette pièce, qui n'obtint qu'un succès éphémère. Un coup de vent, comédie-vaudeville en un acte, avec MM. Varin et Arthur de Beauplan (1853) ; Bonsoir, voisin, opéra-comique en un acte, avec M. Arthur de Beauplan, musique de M. Ferdinand Poise (Théâtre-Lyrique, 20 septembre 1853), débuts de M. et de Mme Meillet ; succès complet ; Elisabeth ou la Fille du proscrit, drame lyrique en trois actes, tiré du roman de Mme Cottin, avec M. de Leuven, musique de Donizetti, mise en ordre par Fontana, son élève (Théâtre-Lyrique, 31 décembre 1853) ; la Promise, histoire provençale, opéra-comique en trois actes, avec M. de Leuven, musique de M. Clapisson (Théâtre-Lyrique, 16 mars 1854). Mme Cabel et le baryton Laurent se signalèrent dans cet ouvrage, un des meilleurs de M. Clapisson ; To be or not to be, comédie en deux actes, mêlée de couplets, avec M. Arthur de Beauplan (1854) ; le Billet de Marguerite, opéra-comique en trois actes, avec M. de Leuven, musique de M. Gevaert (Théâtre-Lyrique, 7 octobre 1854), début de Mme Deligne-Lauters, à présent Mme Gueymard, double succès ; Dans les vignes, tableau villageois en un

acte, avec M. Arthur de Beauplan, musique de M. Clapisson (Théâtre-Lyrique, 31 décembre 1854) ; les Toquades de Borromée, vaudeville en un acte (1856).

C'est Brunswick, dit-on, qui avait fourni à M. Alexandre Dumas le sujet d'une de ses jolies comédies : Un Mariage sous Louis XV. Il passe pour avoir travaillé à cette pièce, ainsi qu'à plusieurs autres signées de M. Alexandre Dumas seul, de 1841 à 1845, telles que Lorenzino (1842) ; les Demoiselles de Saint-Cyr (1843) ; le Mariage au tambour (1843) ; le Laird de Dumbicky (1844), etc. Dans sa série de pièces politiques, jouées au Gymnase et au Vaudeville, la Foire aux idées, le Suffrage universel, la Volière, etc., Brunswick poussa très loin les personnalités, et se donna le plaisir de ridiculiser, en assez mauvais style, la république et les républicains de 1848. Du reste, ces petits coups d'épingle contre un victorieux qui commit la faute de dédaigner de se défendre ne sont pas le plus beau fleuron de la couronne du vaudevilliste.

(Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, 1866-1876)

 

 

 

 

 

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