Jules CHANTEPIE

 

 

 

 

Jules Gustave Adolphe dit Jules CHANTEPIE

 

librettiste français

(Paris 5e, 1843 – 8 rue du Départ, Meudon, Hauts-de-Seine, 03 mai 1885*)

 

Fils de Jules Louis Henri Joseph CHANTEPIE (Paris 1er, 16 juillet 1806* – 22 mars 1867), attaché au cabinet de l'empereur, et de Joséphine Anne DUVERGER (1818 – ap. 1885).

Epouse Constance LABARRE (1846 – ap. 1885).

 

 

 

 

livrets

 

le Cabaret de Morimont, opéra-comique en 1 acte, musique de Louis François (Dijon, 08 mars 1866)

Don César de Bazan, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe d'Ennery, musique de Jules Massenet (Opéra-Comique, 30 novembre 1872) => fiche technique

Dianora, opéra-comique en 1 acte, musique de Samuel Rousseau (Opéra-Comique, 22 décembre 1879)

Velléda, opéra en 4 actes, avec Augustin Challamel, musique de Charles Lenepveu (version italienne de G. Vacotti, Londres, 04 juillet 1882 ; version française, Rouen, 18 avril 1891)

 

mélodies

 

Marche vers l'avenir, musique de Jean-Baptiste Faure

Neige (la), extrait du Livre des sonnets, musique de Jules Duprato (vers 1875)

Premier baiser (le), extrait du Livre des sonnets, musique de Jules Duprato (vers 1875)

Vous vivez dans les cieux !, extrait du Livre des sonnets, musique de Jules Duprato (vers 1875)

 

 

 

 

 

M. Jules Chantepie, fils de M. Chantepie, qui fut attaché au cabinet de l'empereur Napoléon III, est mort le 3 mai.

M. Jules Chantepie avait gardé le culte du souvenir et conservé pour la famille impériale en exil le respect le plus profond, le dévouement le plus sincère.

Auteur dramatique, il avait été couronné par l'Académie et l'Opéra-Comique avait représenté quelques-unes de ses œuvres.

Rédacteur au Moniteur universel, à la Gazette diplomatique et à plusieurs autres journaux importants de Paris, M. Chantepie ne s'était fait que des amis partout où il avait passé. Il est également l'auteur de nouvelles dont l'une, la Suédoise, a obtenu un véritable succès.

(Cartes des Chemins de fer français, Livrets-Chaix)

 

 

 

 

 

Baptême de son Altesse le Prince Impérial

par J. Chantepie-Duverger, âgé de 13 ans, élève de l'école municipale Turgot (1856)

 

Le son de la cloche résonne,

Le tambour bat, le canon tonne,

Et sur la place du Parvis,

Aux yeux des Parisiens ravis,

Le beau Prince descend de son riche carrosse,

Et le Légat portant la barrette et la crosse,

Le mène aux saints fonts baptismaux

Ornés des velours les plus beaux.

 

Oh ! que cette foule est avide

D'apercevoir celui qu'on guide

Dans la route du Sacrement.

C'est que l'Impérial Enfant

Doit régner sur la France et perpétuer la race,

Qui de nos ennemis déjà vainquit l'audace,

Et cet Enfant, Dieu le protège,

Car c'est le filleul du Saint Siège.

 

Dans un pieux recueillement

On administre le baptême

Au jeune Prince, au jeune Enfant,

Qui doit ceindre le diadème.

Ah ! pour l'Impératrice et pour notre Empereur,

Quelle fête ! quel jour de joie et de bonheur !

Ce fut un doux moment pour eux,

Le ciel avait comblé leurs vœux.

 

A SA MAJESTÉ L'EMPEREUR.

 

NAPOLÉON, ton nom sera gravé

En lettres d'or sur la liste des Princes.

L'inondation ravage nos provinces,

Par toi le pauvre aussitôt est sauvé ;

Comme chacun t'aime, l'on te seconde

Et l'on secourt les victimes de l'onde.

 

Jamais un chef n'eut plus de prévoyance

Que toi pour nous, que toi pour tes soldats.

Jamais, jamais Prince dans ses états

Ne sut régner avec plus de prudence.

Ta main répand mille et mille bienfaits

Sur ton Empire et sur tous les Français.

 

 

 

 

 

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