CHARLESKY

 

Charlesky en 1924

 

Désiré PERRET dit CHARLESKY

 

artiste de café-concert puis ténor français

(27 avenue des Ponts, Lyon 3e, Rhône, 02 mai 1881* – Paris 16e, 04 décembre 1960*), enterré au cimetière d’Auteuil (9e division).

 

Fils d’Antoine Marie PERRET (1847 ), mécanicien, et de Marie CHARVET (1851 ), herboriste.

Epouse 1. à Paris 11e le 25 février 1915 Augustine THIZY (– av. 1919).

Epouse 2. à Paris 11e le 13 février 1919 Suzanne Marthe Charlotte JACQUE (– ap. 1960).

 

 

Il prit le pseudonyme de Charlesky après un séjour de trois ans en Russie. Spécialisé dans la tyrolienne, ses vrais débuts eurent lieu à Paris, à l’Alhambra, en 1907. Il chanta alors en France, Hollande, Italie, Belgique et Roumanie. Il enregistra un grand nombre de disque vers 1910, notamment pour la maison Pathé frères, en tant que "tyroliennomaniste de l'Alhambra". Vers 1914, il prit des cours de chant avec Léonce Escalaïs, puis il se lança dans la carrière lyrique. Au début des années 20, il chanta à la Gaîté-Lyrique, à l’Opéra de Monte-Carlo, à l'Opéra-Comique, et dans divers théâtres en province et à l'étranger. A la fin des années 30, il se retira à Paris.

En 1922, il habitait 43 boulevard de Belleville à Paris 11e ; il est décédé en son domicile, 29 rue Mirabeau à Paris 16e.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta le 29 juillet 1923 dans la Tosca (Mario Cavaradossi).

 

Il y chanta Cavalleria rusticana (Torrido) et Paillasse (Canio).

 

 

 

 

 

Toulon. Grand-Théâtre.

On nous annonce la création de Gismonda pour fin décembre, en présence du maître Février. Le ténor Fontaine viendra pour quelques représentations ainsi que le ténor Guis, en attendant en janvier le ténor Charlesky qui fit il y a deux ans une triomphale saison ici. Toulon voit passer des ténors ! et on ose dire qu'il en manque !

(le Ménestrel, 16 décembre 1921)

 

Après sa brillante saison à l'Opéra de Monte-Carlo, le ténor Charlesky vient d'être engagé à l'Opéra-Comique. En novembre et décembre prochains, il chantera à Bordeaux pour la quatrième année.

(Lyrica, août 1923)

 

Le ténor Charlesky est de retour de sa tournée d'hiver. Les plus grands succès l'accueillirent ! Partout, à Mulhouse, à Bordeaux (où il va chaque année deux mois), à Lille, à Montpellier, la pureté de la voix, le style et le tempérament de l'artiste firent merveille et déchaînèrent les plus spontanés enthousiasmes. A Monte-Carlo notamment, dans la reprise de la Foire de Sorotchinsky de Moussorgski, qu'il avait déjà créée l'an dernier, la composition du personnage égalant la qualité rare de la voix, le succès de Charlesky fut grandiose ! Le grand ténor est un laborieux ; ses efforts sont couronnés par les triomphes !

(le Théâtre, 01 mai 1924)

 

Après une brillante série de représentations à Marseille, Casablanca et au Caire, représentations au cours desquelles il fit admirer la richesse d'un bel organe superbement timbré, M. Désiré Charlesky, le ténor connu de l'Opéra-Comique, vient de repartir pour Marseille où il chantera dans le courant de novembre, Lohengrin, Tannhäuser, la Damnation de Faust, Hérodiade, l'Africaine, Aïda, la Juive, etc., avant de s'embarquer pour Le Caire où l'appelle un bel engagement.

M. Charlesky chantera au Caire Aïda, Lucia di Lammermoor et Lohengrin en italien, sans oublier Werther que le vaillant ténor chantera en français, faisant ainsi acte de propagande ; toutes nos félicitations et nos vœux de succès à notre compatriote.

(Lyrica, octobre 1926)

 

Brest. Saison lyrique au Théâtre Municipal.

Le ténor Charlesky, venu aussi en représentations, n'a pas été accueilli aussi chaleureusement que les autres années. A part dans la Juive, où ses notes aiguës font merveille près d'un certain public, cet artiste a été bien terne.

(M.-C. Guillermit, le Ménestrel, 19 juin 1931)

 

Toulouse. Théâtre du Capitole.

Eclipse à peu près totale de l'opéra ce mois de janvier sur la scène du Capitole, et seulement à noter une reprise de la Favorite avec le ténor Charlesky, toujours brillant dans le registre élevé et les notes aiguës mais qui, désireux sans doute de protester à sa manière contre une tradition qu'il juge surannée, interprète ses rôles avec une inattendue fantaisie.

(Lyrica, février 1932)

 

 

 

 

 

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