Antoine de CHOUDENS

 

 

 

 

Antoine de CHOUDENS

 

éditeur de musique suisse

(Genève, Suisse, 15 janvier 1825 – 2 rue de Caumartin, Paris 9e, 16 novembre 1888*)

 

Fils de Jean-Marc-François de CHOUDENS (Genève, 20 janvier 1793 Paris 13e, 03 janvier 1864*) et d'Eugénie Jeanne PACINI (Paris 1er, 04 septembre 1805 – ap. 1864) [fille d'Antonio PACINI, compositeur et éditeur, et sœur d'Emilien PACINI, librettiste], mariés à Paris 2e le 11 février 1824.

Frère de Jacques Henri de CHOUDENS (Paris, 1826 – Paris 11e, 23 mai 1891*), et d'Emile François Jacques de CHOUDENS (Paris 1er, 14 septembre 1837 – Paris 9e, 07 juillet 1896*) [père de Berthe Hélène Lucie de CHOUDENS dite Berthe CERNY (Paris 8e, 31 janvier 1868* [acte du 30 juin 1880] – Paris, 27 mars 1940), actrice].

Epouse Almaïs Marguerite Julie BÉREL (1830 – av. 1887) ; parents d'Antony CHOUDENS, compositeur, et de Paul de CHOUDENS, librettiste.

 

 

Son beau-père Antonio Pacini lui ayant cédé son fonds d'éditions, il fonda à Paris en juin 1845 la maison d’édition musicale française Choudens ; le premier ouvrage publié fut une anthologie de plus de 200 morceaux de chant parus sous le titre I canti d'Italia. En 1876, il associa à la direction ses deux fils Antony et Paul, qui lui succédèrent. Antony étant mort en 1902, la maison fut ensuite dirigée par Paul seul jusqu'à sa mort, puis par les gendres de Paul, Gaston Chevrier et André Leroy, et, à partir de 1946, par André Chevrier de Choudens. Outre Faust et Carmen, le fonds Choudens comprend un grand nombre de partitions d’opéras et d’opéras-comiques : la plupart des œuvres de Gounod et une quantité d'œuvres de Berlioz, Saint-Saëns, Reyer, Offenbach, Godard, Bruneau, Lalo, Coquard, Audran, etc. Installé auparavant au 30 boulevard des Capucines à Paris 9e, le magasin se trouve aujourd'hui au 38 rue Jean Mermoz à Paris 8e.

 

 

 

 

La maison Choudens fut fondée à Paris en 1842 par M. Choudens père, petit-fils de Pacini, le célèbre éditeur et l'ami de Rossini, de Bellini, Donizetti, etc.

En 1859, Gounod donna au Théâtre-Lyrique : Faust qui fut si froidement accueilli, que le maître ne trouva pas d'éditeur.

Le jeune Choudens, petit éditeur alors, mais enthousiaste de l'œuvre, rassembla toutes ses cartouches comme il disait, et alla chez Gounod qui lui livra sa partition. Un mois après, à la 32e représentation, Faust était déclaré un chef-d'œuvre par toute la presse qui s'était ravisée et le public affluait au Théâtre-Lyrique pour applaudir l'œuvre et l'idéale Marguerite qu'était Mme Miolan-Carvalho.

(Annuaire des Artistes, 1902)

 

 

 

 

extrait du catalogue Choudens en 1957

 

 

 

 

éditions Choudens, 38 rue Jean Mermoz à Paris 8e

 

 

 

 

 

 

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