Paul de CHOUDENS

 

 

 

Paul de CHOUDENS

 

librettiste et éditeur de musique suisse

(Paris 1er, 05 juin 1850 – 11 rue des Réservoirs, Versailles, Seine-et-Oise [auj. Yvelines], 06 octobre 1925)

 

Fils d'Antoine de CHOUDENS, éditeur, et d'Almaïs Marguerite Julie BÉREL (1830 – av. 1887). Frère d'Antony CHOUDENS, compositeur et éditeur.

Epouse 1. Eugénie Clémence POLGE (Paris 8e, 06 mars 1857* – Paris 9e, 20 octobre 1886*) ; parents de Marie Clémence de CHOUDENS (Paris 8e, 21 octobre 1878* – Paris 17e, 28 novembre 1946) [épouse à Paris 9e le 10 octobre 1899* Julien Gaston CHEVRIER (Neuilly-sur-Seine, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 20 août 1867 –), médecin et éditeur ; parents d'André Gaston CHEVRIER DE CHOUDENS (Paris 17e, 09 février 1904 – 03 mai 2002), éditeur].

Epouse 2. Marie Marguerite Julie POLGE (Neuilly-sur-Seine, 28 avril 1866 – av. 1825) [sœur de sa première femme] ; parents de Marguerite Marie Clémence de CHOUDENS (Paris 9e, 10 août 1890* – Isdes, Loiret, 24 janvier 1976) [épouse à Paris 9e le 11 décembre 1918 Jacques André Joseph LEROY, librettiste et éditeur].

 

 

En 1876, Antoine de Choudens associa à la direction de sa maison d'édition ses deux fils Antony et Paul, qui lui succédèrent à sa mort en 1888. Antony étant mort en 1902, la maison fut ensuite dirigée par Paul seul jusqu'à sa mort, puis par les gendres de Paul, Gaston Chevrier et André Leroy, et, à partir de 1946, par André Chevrier de Choudens.

Paul de Choudens a écrit des livrets d'opéra, dont certains sous le pseudonyme de Paul Bérel.

En 1887, il habitait 21 rue Blanche à Paris 9e, où il se fit construire, en 1901 par l'architecte Charles Girault, un hôtel particulier qu'il habita jusqu'à sa mort, et qui abritera, de 1940 à 1997, l'Ecole Nationale des Arts du Théâtre.

 

 

 

 

livrets

 

Dinah, comédie lyrique en 4 actes, avec Michel Carré fils, musique d'Edmond Missa (Comédie-Parisienne, 28 juin 1894)

l'Amour à la Bastille, opéra-comique en un acte, avec Lucien Augé de Lassus, musique d'Henri Hirschmann (Opéra-Comique, 14 décembre 1897)

le Mariage de Marcelle, opéra-comique en un acte, musique de Rodolphe Lavello (vers 1897)

Lovelace, opéra en 4 actes, avec Jules Barbier, musique d'Henri Hirschmann (Théâtre de la République, 19 septembre 1898)

Amica, poème dramatique en 2 actes [sous le pseudonyme de Paul Bérel], version rythmique de Paul Collin, musique de Pietro Mascagni (Monte-Carlo, 16 mars 1905)

les Girondins, tragédie lyrique en 4 actes [sous le pseudonyme de Paul Bérel], avec André Lénéka [sous le pseudonyme de Delormeil], musique de Fernand Le Borne (Lyon, 25 mars 1905 ; Opéra, 26 mars 1916)

Rolande, pièce lyrique en 3 actes [sous le pseudonyme de Paul Bérel], musique d'Henri Hirschmann (Nice, mars 1905)

Don Procopio, opéra bouffe en 2 actes, traduction française [sous le pseudonyme de Paul Bérel] avec Paul Collin, musique de Georges Bizet (Monte-Carlo, 06 mars 1906) => partition livret

Laura, drame lyrique en 3 actes [sous le pseudonyme de Paul Bérel], musique de Charles Pons (1906 ; Trianon-Lyrique, 30 décembre 1909)

Sanga, drame lyrique en 3 actes, avec Eugène Morand, musique d'Isidore de Lara (Nice, 19 mars 1906 ; Opéra-Comique, 09 décembre 1908)

Maïa, drame lyrique en 3 actes, musique de Ruggero Leoncavallo (1908)

Mourette, drame lyrique en 3 actes et 1 prologue, musique de Charles Pons (1908)

la Glaneuse, pièce lyrique en 3 actes, avec Arthur Bernède, musique de Félix Fourdrain (Grand-Théâtre de Lyon, février 1909)

Rhodope, opérette gréco-égyptienne en 3 actes, avec Paul Ferrier, musique de Louis Ganne (Casino de Monte-Carlo, 14 décembre 1910)

l'Aube rouge, drame lyrique en 4 actes et 5 tableaux, avec Arthur Bernède, musique de Camille Erlanger (Rouen, 29 décembre 1911)

Vercingétorix, drame musical en 4 actes, avec Arthur Bernède, musique de Félix Fourdrain (Opéra de Nice, 31 janvier 1912)

Madame Roland, drame lyrique en 3 actes, avec Arthur Bernède, musique de Félix Fourdrain (Théâtre des Arts, Rouen, 12 février 1913)

Myriane, drame lyrique en 3 actes, avec Paul Ferrier, musique de Charles Silver (Opéra de Nice, 12 février 1913)

les Contes de Perrault, féerie lyrique en 4 actes, avec Arthur Bernède, musique de Félix Fourdrain (Gaîté-Lyrique, 27 décembre 1913)

Cléopâtre, drame musical en 4 actes, avec Arthur Bernède, musique de Fernand Le Borne (Théâtre des Arts, Rouen, 05 février 1914)

la Passion, drame lyrique en 4 actes, avec Jules Méry, musique d'Albert Dupuis (Monte-Carlo, 02 avril 1916)

la Plus forte, drame lyrique en 4 actes, avec Jean Richepin, musique de Xavier Leroux terminée par Henri Büsser (Opéra-Comique, 11 janvier 1924)

la Vannina, drame lyrique en 3 actes, musique de Paul Bastide (Rouen, 29 janvier 1926) => fiche technique

Oletta, la fille du Corse, drame musical en 3 actes et 4 tableaux, avec André Leroy, musique d'Henry Février (Grand-Théâtre de Bordeaux, 1927)

Cyrca, ballet en 1 acte, avec Albert Boucheron, musique de Marc Delmas (Opéra, 06 décembre 1927)

la Servante maîtresse, intermezzo italien en 2 actes, version française [sous le pseudonyme de Paul Bérel], musique de Jean-Baptiste Pergolèse (Opéra-Comique, 02 avril 1929)

 

mélodies

 

Apparition (l'), mélodie-scène, musique de Gaston Salvayre

Banc de pierre (le), musique de Charles Gounod (1876)

Chanson du berger (la), musique d'Isaac de Camondo (1889)

Foins (les), idylle, extrait du recueil les Chansons d'amour, musique de Charles Lecocq (vers 1910)

Laisseras-tu, mignonne ?, idylle, musique d'Isaac de Camondo (1889)

Nuit à Venise, barcarolle, musique d'Antony Choudens => partition

Pour la France immortelle !, hymne d'une mère, sur un motif de Frédéric Chopin

Sentier perdu (le), idylle, musique de Jules Massenet (1877)

Sylvie, musique de Gabriel Fauré (vers 1879)

 

 

 

 

                   

 

Pour la France immortelle !, hymne d'une mère, paroles de Paul de Choudens, musique sur un motif de Frédéric Chopin

 

 

 

 

La maison d'édition de musique Choudens est la plus importante et la plus puissante du monde ; propriétaire des plus grands chefs-d'œuvre du répertoire, aucune entreprise théâtrale ne peut vivre sans le consentement de M. Paul de Choudens, homme des plus intelligents, des plus courtois, qui se fait des amis sincères de tous ceux qui l'approchent ; il connaît, comme pas un, son Paris artistique, est très travailleur, a une physionomie franche et sympathique et est d'une loyauté irréprochable dans les transactions commerciales.

Ce sont toutes ces qualités que le gouvernement de la République a entendu consacrer en attachant, l'année dernière, à la boutonnière du célèbre éditeur, la croix de chevalier de la Légion d'honneur.

L'espace restreint dont nous disposons ne nous permet de citer que les noms des principaux auteurs édités dans cette colossale maison : Berlioz, Bizet, César Franck, Saint-Saëns, Reyer, Paladilhe, Godard, Gounod, Messager, Salvayre, Lecocq, Varney, Planquette, Offenbach, Vasseur, Wenzel, Charpentier, etc.

M. Paul de Choudens est, en outre, un fin lettré et un littérateur distingué, il a produit beaucoup de poésies exquises et est l'auteur de quelques livrets d'opéras-comiques.

(Annuaire des Artistes, 1902)

 

Fils d'Antoine de Choudens l'éditeur bien connu, il appartient à la vieille famille des comtes de Choudens.

Après avoir fait ses études classiques dans un collège parisien. M. Paul de Choudens entra, à l'âge de vingt ans, dans la maison de son père, avec lequel il collabora jusqu'à la mort de celui-ci, survenue en 1888. Depuis lors, il a pris la direction des éditions musicales qui ont porté très haut la réputation de sa maison, l'une des plus anciennes et peut-être la plus importante de Paris.

Parmi les musiciens contemporains édités par la maison de Choudens père et fils, on doit signaler MM. Bruneau, César Franck, Charpentier, Godard, Xavier Leroux, Audran, Samuel Rousseau, Reyer, Le Borne, Henri Hirschmann, Mascagni, etc.

M. Paul de Choudens s'est fait connaître aussi comme un librettiste de valeur, sous le pseudonyme de Paul Bérel. Il est l’auteur des poèmes d’Amica ; des Girondins, dont M. Le Borne a écrit la musique ; de Rolande de M. Hirschmann.

M. Paul de Choudens est chevalier de la Légion d'honneur depuis 1895.

(C.-E. Curinier, Dictionnaire national des Contemporains, 1906)

 

 

 

 

l'hôtel particulier de Paul de Choudens, 21 rue Blanche à Paris 9e

 

 

 

 

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