Willy CLÉMENT

 

 

Willy CLÉMENT

 

baryton français

(Le Caire, Egypte, 19 juillet 1918 – Paris, 07 mars 1965)

 

 

Né en Egypte, alors sous protectorat anglais, arrivé très jeune en France, il est entré au Conservatoire de Paris en novembre 1938, dans les classes de Claire Croiza (chant), Georges Viseur (solfège) et Vanni-Marcoux (déclamation de scène). En raison de la guerre, il termina ses études au Conservatoire de Lyon (classes de Mme Claessens et de Roger Lalande) où il obtint en juillet 1941 les premiers prix de chant et de déclamation lyrique à l'unanimité. Après une saison dans la troupe du Théâtre des Quatre Saisons provinciales de Maurice Jacquemont, il alla chanter à l'Opéra de Lyon pendant les saisons 1942-43 et 1943-44, où il fit ses débuts dans le Chemineau (Martin) de Xavier Leroux.
Le 19 juillet 1944, il fut engagé au service lyrique de la radio et y débuta dans la Mascotte (Pippo). Engagé à l'Opéra-Comique, il y fit ses débuts le 1er avril 1945 dans Figaro du Barbier de Séville, rôle qu'il chanta souvent à Paris et en province. Il y chanta également Pelléas ; ce rôle lui valu en tournée avec l'Opéra-Comique à Genève, Vienne, Strasbourg et Baden-Baden.
Willy Clément a chanté dans les premières françaises du Viol de Lucrèce de Benjamin Britten (Mulhouse, 1948), l'Amour des trois oranges de Prokofiev (Monte-Carlo, 1952). Il a créé entre autres, Casanova, opéra-comique de Wal-Berg (Nancy, 1954) ; Roxelane d'Henri Büsser. Il a chanté également au Festival d'Edimbourg en 1951 aux côtés de Fanély Revoil ; au Grand Théâtre de Genève [les Saltimbanques (André de Langeac) en 1963, et Ciboulette (Duparquet) en 1964].
Il chantait encore au Théâtre Royal de Liège en février 1965, mais, malade, dû rentrer à Paris, où il est décédé d'une leucémie foudroyante, à l'âge de 46 ans.
Artiste d'une grande sensibilité, il a laissé le souvenir de sa voix exceptionnelle, suave et généreuse, dans de nombreux enregistrements d'opéras-comiques et d'opérettes
, réalisés pour le disque ou pour la radio.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta le 01 avril 1945 dans le Barbier de Séville (Figaro).

 

Il y a chanté les Contes d’Hoffmann (Nicklauss), Lakmé (Frédéric), la Bohème (Marcel), Pelléas et Mélisande (Pelléas), la Fille de Madame Angot (Ange Pitou), Monsieur Beaucaire (Monsieur Beaucaire), le Roi malgré lui (Henri de Valois).

 

 

 

 

 

Willy Clément reçoit des mains du Général de Linarès la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur (revue l'Opéra de Paris, 1956)

 

 

 

 

(Opéra de Lyon) Le cas de Willy Clément, baryton au timbre chaud, à la prestance riche de distinction, est curieux. Voilà un chanteur qui ferait merveille dans l'opérette, où il pourrait ambitionner les tout premiers rôles. Pourquoi se contenter d'incarner les Valentin, quand on pourrait faire un si brillant Danilo ?

(le Journal, 27 décembre 1943)

 

(Opéra de Lyon) On parlait beaucoup, au cours des entr'actes... Et l'on disait :

- Que nous perdrions, en même temps que Mme Luccioni (Martoune pour ses intimes), le beau Willy Clément que Paris rappelle.

(le Journal, 10 mars 1944)

 

 

 

 

 

Willy Clément dans le rôle merveilleux de Figaro qu'il tient avec tellement de brio et d'aisance (Musica, août 1957)

 

 

 

Willy Clément (Figaro) et Mado Robin (Rosine) dans le Barbier de Séville (Musica, août 1957)

 

 

 

 

 

Air d'entrée "Qu'il est charmant de flâner"

extrait d'Aimer, boire et chanter d'après Johann Strauss

Willy Clément (Johann) et Orchestre Radio Lyrique dir Marcel Cariven

enr. le 25 mai 1951

 

 

Voir également les enregistrements de la Béarnaise, les Dragons de l'Impératrice, François les Bas-bleus, Monsieur Beaucaire ("la Rose rouge"), Véronique (la Lettre)

 

 

 

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