Edmond DELAUNAY-RIQUIER

 

 

Edmond Jules RIQUIER dit Edmond DELAUNAY-RIQUIER ou RIQUIER-DELAUNAY

 

ténor puis baryton français

(28 rue du Gros Gérard, Lille, Nord, 29 septembre 1826* – Lille, 17 octobre 1899*)

 

Fils de Louis Joseph RIQUIER (Frelinghien, Nord, 1799 – Lille), épicier, et d’Hyacinthe DELAUNAY (Lille, 1794 – Lille) [fille d’Étienne DELAUNAY (1758 –), tapissier].

Epouse à Paris 2e le 20 octobre 1859 Marie DELAUNAY-RIQUIER, soprano.

 

 

Au Conservatoire de Paris, il obtint un second prix de chant (1849) ; un second prix (1849), puis un premier prix (1850) d’opéra-comique. Il fit partie de la troupe de l’Opéra-Comique de 1850 à 1859, puis entre au Théâtre-Lyrique en 1860. Avec sa femme, il a appartenu à la troupe du théâtre d’Anvers (1862-1863). A la Monnaie de Bruxelles, il participa aux premières : le 18 novembre 1867 de Roméo et Juliette (Capulet) de Charles Gounod ; le 30 janvier 1868 du Béarnais (Henri IV) de J.-Théodore Radoux ; le 17 février 1868 de Robinson Crusoé (sir William Crusoë) de Jacques Offenbach ; le 14 avril 1868 de la Jolie fille de Perth (le duc de Rothsay) de Georges Bizet ; le 11 février 1870 Une folie à Rome de Federico Ricci. Il fut professeur de chant et de déclamation au Conservatoire de Lille.

En 1855, il habitait 20 rue Neuve-des-Mathurins [auj. rue des Mathurins] à Paris 9e ; en 1862, 3 cité Gaillard [auj. rue Paul-Escudier] à Paris 9e. Il est décédé en son domicile, 8 rue Lepelletier à Lille (Nord).

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Il y débuta en 1851 dans le Calife de Bagdad (Isaoun).

 

Il y créa le 02 février 1853 le Sourd ou l’Auberge pleine (le Chevalier d’Orbe) d’Adolphe Adam ; le 16 février 1854 l’Etoile du Nord (Ismaïloff) de Giacomo Meyerbeer ; le 28 juin 1854 les Trovatelles de Jules Duprato ; le 18 août 1854 l’Opéra au camp (Larose) d’Alphonse Varney ; le 02 juin 1855 Jenny Bell d’Esprit Auber ; le 17 octobre 1855 le Houzard de Berchini d’Adolphe Adam ; le 22 décembre 1855 les Saisons (Pierre) de Victor Massé ; le 30 septembre 1857 le Roi Don Pèdre de Ferdinand Poise ; le 09 décembre 1857 le Carnaval de Venise (Lélio) d’Ambroise Thomas.

 

Il y chanta Joseph (Joseph, 1851) ; les Voitures versées (Armand, 1852) ; le Déserteur (Alexis, 1853).

 

 

Sa carrière au Théâtre-Lyrique

 

Il y débuta en 1859.

 

Il y participa à la première le 05 juin 1860 des Rosières de Louis-Ferdinand Herold.

 

Il y créa le 25 janvier 1861 Astaroth de Jean-Jacques-Joseph Debillemont.

 

 

 

 

 

Ce jeune artiste possède un organe de ténor bas, d'une sonorité faible, mais agréable ; il a de la tenue et de la distinction. Dans Joseph, qu'on reprit à l'époque de ses débuts, il se fit remarquer : amoureux élégant, il pêche peut-être par un peu de mollesse et d'afféterie.

Riquier-Delaunay gagne 10.000 fr. par an. Il est élève de Bordogni et lauréat du Conservatoire en 1850.

Les Trovatelles. — Galathée. — Ismaïloff de l'Etoile du Nord. — Joseph.

(H. de Villemessant et B. Jouvin, Figaro, 22 octobre 1854)

 

 

[reprise de Si j’étais roi ! au Théâtre-Lyrique]

Et d’abord Riquier-Delaunay, qui s’est transformé en baryton pour les besoins de la cause, a laissé à désirer dans le rôle du roi. Il est vrai que le souvenir du baryton Laurent, qui a créé ce personnage, pèsera longtemps sur tous ses successeurs.

(J. Lovy, le Ménestrel, 16 octobre 1859)

 

 

Mardi dernier est mort à Lille, à l'âge de 73 ans, un excellent artiste Edmond-Jules Riquier-Delaunay, qui appartint jadis à l'Opéra-Comique, puis au Théâtre-Lyrique. Il avait fait de bonnes études au Conservatoire, où il avait obtenu en 1849 les deux seconds prix de chant et d'opéra-comique, et l'année suivante le premier prix d'opéra-comique. Il entra presque aussitôt au théâtre Favart, où il chanta avec succès dans Joseph. Sa voix de ténor était jolie, et il s'en servait avec habileté ; il laissait seulement à désirer comme comédien. Après plusieurs années passées à l'Opéra-Comique, il fut engagé au Théâtre-Lyrique, et ensuite alla continuer sa carrière en province et à l'étranger, où il remporta de vrais succès. Lorsqu'il eut abandonné la scène, il devint professeur de chant au Conservatoire de Lille, où il sut se faire aimer et estimer, et il conserva ces fonctions pendant une dizaine d'années.

(le Ménestrel, 22 octobre 1899)

 

 

 

 

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