Casimir DELAVIGNE

 

Casimir Delavigne par Henri Scheffer

 

 

Casimir Jean François DELAVIGNE dit Casimir DELAVIGNE

 

poète et auteur dramatique français

(27 quai Sollier, Le Havre 3e, Seine-Inférieure [auj. Seine-Maritime], 04 avril 1793* – 2 place de la Charité, Lyon, Rhône, 11 décembre 1843*), enterré au Père-Lachaise (49e division).

 

Fils de Louis Augustin Anselme DELAVIGNE (Vernon, Eure, 16 juillet 1761 – Paris, 02 décembre 1835), arpenteur géographe des forêts du Roi du département de Rouen, et de Catherine Louise LECOMTE (Paris, 07 octobre 1768 – 03 novembre 1853).

Frère cadet de Germain DELAVIGNE, auteur dramatique.

Epouse à Paris 3e le 10 novembre 1830 Hortense Eugénie Élisa de COURTIN (1792 – 02 décembre 1863), nièce de Pierre Henri PHILIBERT (Saint-Denis, La Réunion, 24 janvier 1774 – Paris, 31 octobre 1824), navigateur.

Parents de Louis Albert Casimir DELAVIGNE (Paris 3e, 12 octobre 1831 – 12 avril 1876).

 

 

Fils d'un armateur, il fit, avec son frère Germain, de brillantes études au lycée Napoléon, où il connut Scribe. Encouragé par Andrieux, il s’essaya d'abord avec succès dans les concours académiques. La gloire lui vint subitement, quand il publia, à la fin de 1815, ses trois premières Messéniennes (Waterloo, Sur la dévastation du Musée, Sur le besoin de s'unir après le départ des étrangers). Cette poésie libérale et patriotique fut saluée par des transports d'enthousiasme. Delavigne fut pour un temps, avec Béranger, le poète national. Plus tard, parurent d'autres Messéniennes sur Jeanne d'Arc, sur la révolte des Napolitains, sur l'affranchissement de la Grèce, etc. Toutes ces pièces, d'un tour trop classique, ont considérablement vieilli. On apprécie davantage aujourd'hui certains petits poèmes posthumes, écrits en Italie ; notamment : Memmo, l'Ame du Purgatoire, et surtout les charmantes strophes des Limbes. La production dramatique de Casimir Delavigne est bien plus importante. Dès 1818, il avait abordé le théâtre avec les Vêpres siciliennes, qui eurent un immense succès [Eugène Scribe en a tiré un opéra pour Giuseppe Verdi (les Vêpres siciliennes) et pour Gaetano Donizetti (le Duc d’Albe)] ; puis vinrent les Comédiens (1819), comédie en vers ; le Paria (1821), tragédie (avec des chœurs presque raciniens) ; l'Ecole des vieillards (1823), comédie en vers, œuvre agréable et ingénieuse, qui s'est maintenue au répertoire ; la Princesse Aurélie (1828), comédie d'imagination trop peu connue. C'était l'époque des bruyantes revendications du drame romantique. Dans cette circonstance, Casimir Delavigne se montra libéral en art, comme il l'était en politique : sans rompre avec la tradition classique, il n’hésita pas à accepter beaucoup des nouveautés à la mode : son Marino Faliero, tragédie imitée de Byron, fut joué en 1829, avant Othello de Vigny et Hernani de V. Hugo [Giovanni Bidera en a tiré un opéra pour Donizetti (Marino Faliero)]. Louis XI (1832) [l’acte IV fut donné à l’Opéra le 29 juillet 1900] et les Enfants d'Edouard (1833) sont des œuvres très étudiées et vraiment hardies, auxquelles a manqué seulement la séduction du lyrisme. Delavigne donna encore une spirituelle comédie historique en prose : Don Juan d'Autriche (1835) [Carlo d’Ormeville en a tiré un opéra pour Filippo Marchetti (Don Giovanni d’Austria)] ; un sombre drame en un acte et en prose : Une Famille au temps de Luther (1836) ; puis la Popularité (1838), comédie ; la Fille du Cid (1839), tragédie ; le Conseiller rapporteur (1841), comédie en prose ; enfin, avec son frère Germain, le livret de Charles VI, opéra d'Halévy (1843). Il était entré à l'Académie française dès 1825. Esprit sincèrement libéral, auteur dramatique ingénieux et fécond, Casimir Delavigne joua dans les luttes romantiques le rôle ingrat de médiateur ; sa réputation, trop éclipsée par celle de ses illustres rivaux, s'est déjà un peu raffermie avec le temps.

En 1831, il habitait 33 rue Hauteville à Paris 3e. Lors de son décès, il était domicilié 2 rue Bergère à Paris.

 

 

 

 

livrets

 

la Marche parisienne, cantate dédiée aux familles des braves morts dans les journées des 27, 28 et 29 Juillet 1830 (Opéra, 04 août 1830)

Charles VI, opéra en 5 actes, avec Germain Delavigne, musique de Fromental Halévy (Opéra, 15 mars 1843)

Hymne au soleil, cantate, musique de Lili Boulanger (1912)

 

 

 

 

 

Casimir Delavigne

 

 

 

 

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