André DIGNIMONT

 

 

 

André Pierre Jean dit André DIGNIMONT

 

peintre, graveur et illustrateur français

(74 rue de Clichy, Paris 9e, 22 août 1891* – Paris 4e, 04 février 1965), enterré au cimetière du Montparnasse (27e division).

 

Fils d'Auguste Louis DIGNIMONT (1857 –), négociant, et de Marie Gabrielle COLIN (1858 –).

Epouse à Créteil, Seine [auj. Val-de-Marne], le 15 mars 1939 Lucienne Fernande GÉRARD.

 

 

Elève de Jules Lefebvre à l'académie Jullian (1910-1911), il débuta au Salon des artistes indépendants et au Salon d'automne de 1910. Il est l'auteur de paysages à l'aquarelle dont le sentiment bucolique contraste curieusement avec celui de ses savoureuses représentations de scènes de la vie galante ; son dessin est d'une grâce aussi intelligente que raffinée et son coloris chaleureux dans la nuance. De 1930 à 1939, il a collaboré à divers journaux et revues, et produit un grand nombre d'eaux-fortes et de lithographies. Très recherché en tant qu'illustrateur, il a publié notamment : le Colonel Chabert (1924), la Maison Philibert (1925), le Chant de l'équipage de Mac Orlan (1926) ; la Vagabonde de Colette (1927) ; Perversité de Francis Carco (1927), la Bonne Vie de Galtier-Boissière (1928) ; l'Ingénue libertine de Colette (1929), la Muse gaillarde de Raoul Ponchon (1939), le Grand Meaulnes d'Alain-Fournier (1942), le Quai des brumes de Mac Orlan (1949), la Bohème et mon cœur de Francis Carco (1951), les Hommes de bonne volonté de Jules Romains (1952), ainsi que des décors et des costumes de ballets pour l'Opéra (reprise de Namouna d'Edouard Lalo le 13 mai 1935 ; création de la Grisi d'Henri Tomasi le 21 juin 1935 ; création de Guignol et Pandore d'André Jolivet le 29 avril 1944 ; création de la Grande Jatte de Fred Barlow le 12 juillet 1950), d'œuvres lyriques pour l'Opéra-Comique (reprise de Louise de Gustave Charpentier en 1936 ; reprise de Carmen de Georges Bizet le 25 octobre 1938 ; première de l'Etoile d'Emmanuel Chabrier le 10 avril 1941 ; première de Ciboulette de Reynaldo Hahn le 13 mars 1953), de comédies pour la Comédie-Française (le Voyage de M. Perrichon d'Eugène Labiche et Edouard Martin en janvier 1946 ; les Trente millions de Gladiator d'Eugène Labiche et Philippe Gille en novembre 1958). Il est représenté au musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris et au musée d'Albi.

 

 

 

 

 

décor du 1er tableau de l'acte I pour la première de Ciboulette à l'Opéra-Comique le 13 mars 1953, par André Dignimont

 

 

 

décor du 2e tableau de l'acte I pour la première de Ciboulette à l'Opéra-Comique le 13 mars 1953, par André Dignimont

 

 

 

décor de l'acte II pour la première de Ciboulette à l'Opéra-Comique le 13 mars 1953, par André Dignimont

 

 

 

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