Ernest DUBREUIL

 

 

 

 

Jacques Pierre Ernest dit Ernest DUBREUIL

 

publiciste et auteur dramatique français

(rue des Basses-Treilles, Poitiers, Vienne, 19 septembre 1830* – Neuilly-sur-Marne, Seine-et-Oise [auj. Seine-Saint-Denis], 28 avril 1886*)

 

Fils de Jacques Pierre DUBREUIL (1787 –), chef de bureau du cadastre, et de Victoire HOUDELET (1895 –).

 

 

Comme journaliste, il collabora à « l'Etoile belge » et au « Petit National » pendant douze ans, sous le pseudonyme de Pierre du Croisy ; et, sous son nom, au « Petit Moniteur ». Comme librettiste, il fit représenter, en 1861, à l'ancien Théâtre-Lyrique de Paris, un opéra-comique en un acte, la Tête enchantée, dont la musique était due à un compositeur lyonnais, Léon Paliard. En 1865, il donna un opéra-comique en trois actes, le Roi des Mines, musique de Chérouvrier. Un autre opéra-comique en trois actes, de Dubreuil, la Belle Bourbonnaise, musique de Cœdès, fut représenté aux Folies-Dramatiques en 1874 et obtint un certain succès. Il n'en fut pas de même d'un autre ouvrage en trois actes, Clair-de-lune, qui fut donné en 1875 au même théâtre par les deux collaborateurs. La chute fut si complète, que cet opéra-comique ne put dépasser la cinquième représentation. Dubreuil fit encore, en collaboration avec Eugène Humbert et Paul Burani, le livret de François les bas-bleus, auquel la musique de Bernicat, terminée par André Messager, donna un véritable succès (1883). Parmi les œuvres dramatiques de Dubreuil, nous citerons : le Joueur d'orgue, comédie en un acte (1868, in-12), et parmi ses romans : Olivier le Bâtard (1882, 2 vol. in-12).

Dubreuil, frappé d'aliénation mentale, mourut à l'asile de Ville-Evrard (68 route de Strasbourg à Neuilly-sur-Marne) peu de temps avant son collaborateur Cœdès, qui mourut de la même manière chez le docteur Blanche. Il était alors domicilié 75 rue des Batignolles à Paris 17e.

 

 

 

 

œuvres lyriques

 

la Harpe d'or, opéra-comique en 2 actes, avec Adolphe Jaime, musique de Félix Godefroid (Théâtre-Lyrique, 08 septembre 1858)

Au fond du verre, opérette en 1 acte, musique de Laurent de Rillé (théâtre Déjazet, mars 1861)

la Tête enchantée, opéra-comique en 1 acte, musique de Léon Paliard (Théâtre-Lyrique, 13 décembre 1861)

le Roi des Mines, opéra-comique en 3 actes, musique d'Edmond Chérouvrier (Théâtre-Lyrique, 22 septembre 1865)

Pierrot-fantôme, opéra-comique en 1 acte, avec Staplaux, musique de Léon Vercken (Athénée, 06 juin 1873)

la Belle Bourbonnaise, opéra-comique en 3 actes, avec Henri Chabrillat, musique d'Auguste Cœdès (Folies-Dramatiques, 11 avril 1874)

Clair-de-lune, opérette-bouffe en 3 actes, avec Henri Bocage, musique d'Auguste Cœdès (Folies-Dramatiques, 11 mars 1875)

la Double épreuve, opéra-comique en 1 acte, musique de Léon Vercken (Paris, 29 janvier 1880)

François les bas bleus, opéra-comique en 3 actes, avec Eugène Humbert et Paul Burani, musique de Firmin Bernicat terminée par André Messager (Folies-Dramatiques, 08 novembre 1883) => fiche technique

Saint-Mégrin, opéra-comique en 4 actes, avec Eugène Adenis, musique de Paul et Lucien Hillemacher (Monnaie de Bruxelles, 02 mars 1886)

le Signal, opéra-comique en 1 acte, avec William Busnach, musique de Paul Puget (Opéra-Comique, 17 novembre 1886)

le Bourgeois de Calais, opéra-comique en 3 actes, avec Paul Burani, musique d'André Messager (Folies-Dramatiques, 06 avril 1887) => partition

 

mélodies

 

Credo de la victoire (le), chant patriotique pour deux voix, avec Paul Burani, musique d'André Messager => partition

 

 

 

 

 

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