ERCKMANN-CHATRIAN

Erckmann (à gauche) et Chatrian (à droite)

 

ERCKMANN-CHATRIAN, nom sous lequel ont publié leurs œuvres deux écrivains français :

 

Emile ERCKMANN

(Phalsbourg, dép. de la Meurthe [auj. Moselle], 20 mai 1822 Lunéville, Meurthe-et-Moselle, 14 mars 1899)

et

Alexandre CHATRIAN

(Soldatenthal [auj. Grand-Soldat], dép. de la Meurthe [auj. Moselle], 18 décembre 1826 – Villemomble, Seine-Saint-Denis, 03 septembre 1890)

 

 

Une longue collaboration interrompue seulement tout à la fin de leur carrière par une brouille et de mutuelles accusations (1889), les a pour ainsi dire unis dans une seule personnalité. C'est en 1847 qu'ils commencèrent à écrire ; leur premier succès date de l'Illustre Docteur Mathéus (1859). Leurs ouvrages les plus connus sont : Contes des bords du Rhin (1862), le Fou Yégof (1862), Madame Thérèse (1863), les Amoureux de Catherine (1863) [Jules Barbier en a tiré un livret d'opéra-comique pour Henri Maréchal en 1876], l'Ami Fritz (1864) [Mascagni en a tiré un opéra en 1891], Histoire d'un conscrit de 1813 (1864), Waterloo (1865), Histoire d'un homme du peuple (1865), les Contes populaires (1866), Histoire d'un paysan (1868-1870), les Fiancés de Grindelwald [Paul Lacome en a tiré l'opéra-comique la Nuit de Saint-Jean en 1882]. Ils donnèrent au théâtre : le Juif polonais, drame en trois actes (Cluny, 15 juin 1869) [Henri Cain et P. B. Gheusi en ont tiré un livret pour Camille Erlanger en 1900], l'Ami Fritz, comédie en trois actes (Comédie-Française, 04 décembre 1876), et les Rantzau, comédie en quatre actes (Comédie-Française, 27 mars 1882). Leurs ouvrages se recommandent, en général, par la simplicité familière et pittoresque, par la franchise et la bonhomie cordiale, genre spécial, peut-être pas très « littéraire », mais qui n'en a pas moins beaucoup de saveur, et, parfois même, une certaine allure d'épopée rustique ou populaire. Un esprit foncièrement démocratique anime leurs romans historiques. On les accusa d'attaquer systématiquement la guerre et d'affaiblir ainsi le sentiment national. Mais, en réalité, ils ne s'en prirent qu'aux guerres excitées par l'ambition, « dérivatifs habituels du despotisme, comme ils disent eux-mêmes, pour faire avorter le développement des libertés politiques ».

 

 

 

 

livrets

 

l’Ami Fritz, comédie en 3 actes, musique de scène d’Henri Maréchal (Comédie-Française, 04 décembre 1876)

la Taverne des Trabans, opéra-comique en 3 actes, avec Jules Barbier, musique d'Henri Maréchal (Opéra-Comique, 31 décembre 1881)

Madame Thérèse, pièce historique et militaire en 5 actes, musique de scène d’Alexandre Artus (Châtelet, 09 octobre 1882)

le Fou Chopine, opéra-comique en 1 acte, musique d’Adolphe Sellenick (Renaissance, 29 septembre 1883) => fiche technique

Myrtille, opéra-comique en 3 actes, avec Maurice Drack, musique de Lacôme (Gaîté, 27 mars 1885)

 

mélodies

 

Dis-moi ! quel est ton pays ?, chant alsacien, musique d'Adolphe Sellenick => partition

 

 

 

 

 

Erckmann (à droite) et Chatrian (à gauche) par André Gill en 1876

 

 

 

Encylopédie