Jeanne ESPIGAT

 

 

Jeanne Zélie Marie dite Jeanne ESPIGAT

 

soprano français

(31 rue du Rempart Matabiau, Toulouse, Haute-Garonne, 10 mars 1863* – 17 rue Menou, Nantes, Loire-Atlantique, 08 août 1887*)

 

Fille de Jean Dominique Rose Pierre Paul ESPIGAT, employé, et de Pétronille Marie Joséphine LEBON [fille d'Henri LEBON, associé-gérant du journal le Messager de Toulouse].

Epouse à Nantes le 10 mai 1886* René Dominique LEBEC, architecte.

 

 

Elève de Louise Thérèse Carol, qui fut cantatrice à l'Opéra-Comique, Jeanne Espigat, dont la presse de l'époque vante les grandes qualités vocales, a chanté à l'Opéra-Comique (1883-1884), au Grand-Théâtre de Nantes (1884-1886), puis à celui d'Angers (1886-1887). Le 23 mars 1885, elle avait créé à Nantes la Bamboula de Solié fils. Elle est morte à l'âge de vingt-quatre ans, à l'aube d'une carrière des plus prometteuses.

 

=> sa carrière, par Didier Espigat

 

 

Programme de l'Opéra-Comique du 29 juin 1884, paru dans la Presse ; Jeanne Espigat y chantait le Maçon (Irma).

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle a débuté le 15 avril 1884 dans Manon.

 

Elle y a chanté le 29 juin 1884 le Maçon (Irma) d'Auber.

 

 

 

 

 

Troupe d'opéra et d'opéra-comique du Grand-Théâtre de Nantes pour la saison 1884-1885, où apparaît le nom de Jeanne Espigat

 

 

 

Une élève de Mme Vincent-Carol, dont on dit beaucoup de bien, vient d’être engagée à l’Opéra-Comique. On l’appelle Mlle Espigat.

(le Ménestrel, 16 septembre 1883)

 

De grandes nouvelles circulent dans la presse à propos de Sapho, à l'Opéra ; de Gatienne, à l'Ambigu ; des débuts prochains à l'Opéra-Comique d'une jeune et charmante cantatrice, Mlle Espigat, que nous avons entendue en différents concerts, où nous avons pu apprécier le timbre cristallin de son organe juvénile d'un charme et d'une souplesse achevés. C'est probablement dans le Pré-aux-Clercs ou le Domino noir que la débutante se produira devant le public parisien. Attendons pour en parler plus longuement.

Paris, 11 mars 1884.

(le Patriote savoisien, 13 mars 1884)

 

Le Conservatoire de Caen a donné, le 12 mars, son premier concert. Une jeune cantatrice parisienne, Mlle Espigat, a déployé tout le charme et l’agilité de sa jolie voix de soprano dans les airs de Lucie et de la Fée aux roses ; une mélodie de Collinet, J’ai rêvé de toi, lui a valu les honneurs du bis.

(le Ménestrel, 23 mars 1884)

 

Mlle Espigat conquit vite les sympathies du public par sa jeunesse et sa très jolie voix pleine d'une éclatante pureté. Comme Berger [ténor de la troupe], elle devait rester deux ans à Nantes, où elle épousa un de nos concitoyens, dilettante bien connu, M. René Lebec, l'un des architectes de la ville. Quelques mois après une terrible maladie l'enlevait à l'affection des siens.

(Etienne Destranges, le théâtre à Nantes, 1893)

 

 

 

 

 

 

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