Jenny FAYOLLE

 

 

 

Jenny Louise dite Jenny FAYOLLE

 

mezzo-soprano français

(27 avenue des Gobelins, Paris 13e, 08 janvier 1883* – av. 1922)

 

Fille de François FAYOLLE (Mussidan, Dordogne, 03 août 1846 ap. 1909), secrétaire-chef de bureaux, et d’Alphonsine Ozaline JÉRU (Paris 11e, 19 juin 1852 ap. 1909) [mariés à Paris 5e le 24 août 1876*].

Epouse à Paris 5e le 28 juillet 1909* Louis VAURS, baryton.

 

 

Elève de Mlle Got en solfège au Conservatoire de Paris, elle y a obtenu une 3e médaille en 1894, puis une 2e médaille en 1895. Elle a débuté salle Favart le 21 février 1908. L'année suivante, elle a épousé son camarade, le baryton Louis Vaurs.

En 1909, elle habitait avec ses parents 13 place du Panthéon à Paris 5e.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y débuta (salle de la Gaité-Lyrique) le 21 février 1908 dans Lakmé (Mallika).

 

Elle y participa aux premières le 22 mai 1908 de Snégourotchka (le Myosotis, un page) de Nikolaï Rimski-Korsakov [version française de Pierre Lalo] ; le 09 décembre 1908 de Sanga (Mariette) d'Isidore de Lara.

 

Elle y créa le 30 novembre 1910 Macbeth (Fléance) d'Ernest Bloch ; le 07 février 1912 la Lépreuse (une Servante) de Sylvio Lazzari.

 

Elle y chanta Aphrodite (Séléné, Séso) ; la Basoche (une jeune fille) ; Cendrillon (Dorothée) ; les Contes d’Hoffmann (la Muse) ; les Dragons de Villars (Rose Friquet) ; la Flûte enchantée (une dame) ; Louise (Plieuse, l'Apprentie) ; Manon (Rosette) ; Mignon (Frédéric) ; la Reine Fiammette (Chiarrina) ; la Traviata (Annette).

 

 

 

 

 

Nous avons annoncé le suicide du baryton Vaurs, auquel nous avons consacré hier une note en tête des théâtres.

Dans une lettre adressée au commissaire de police, M. Vaurs donne les raisons de son suicide. Il n'a pu survivre au chagrin qu'il éprouvait de la mort de sa femme, née Jenny Fayolle, artiste lyrique également, décédée récemment.

Qui disait donc qu'on ne meurt plus d'amour ?

(l'Homme libre, 13 août 1921)

 

 

 

 

 

 

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