Nelly FRÉVAL

 

Nelly Fréval, pastel par Henri Bréant, exposé au Miramar-Palace de Nice en mars 1925

 

 

Rosine GARFUNKEL dite Nelly FRÉVAL

 

soprano français

(New York, Etats-Unis, 18 septembre 1892 – ap. 1963)

 

Fille de Salomon GARFUNKEL et de Justine WINTER.

Epouse à Paris 10e le 28 juin 1932* René Nathan KAHN devenu le 24 mai 1956 René Nathan FRÉVAL (Paris 11e, 04 décembre 1891* – Paris 10e, 28 novembre 1963*), industriel puis banquier, officier de la Légion d’honneur [fils de Maurice KAHN et d’Henriette ARON ; épouse 1. à Paris 17e le 23 juin 1922* (divorce le 06 février 1924) Germaine BRAUN (Paris 3e, 23 février 1893* –)].

 

 

En 1922, elle habitait 10 boulevard de Magenta à Paris 10e.

 

 

bottin mondain de 1942

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y a débuté le 07 juillet 1921 dans Madame Butterfly (Cio-Cio-San).

 

Elle y a chanté également Louise (Louise) ; la Bohème (Mimi).

 

Elle y a fait sa rentrée le 03 novembre 1933 dans Madame Butterfly (Cio-Cio-San).

 

 

 

 

 

 

 

Mlle Nelly Fréval, de l'Opéra-Comique, qui vient de remporter un gros succès à l'Opéra de Nice

 

 

Les débuts de Mlle Nelly Fréval, à l'Opéra-Comique, dans Madame Butterfly, avaient été très remarqués. De suite, l'artiste affirma avec éclat qu'elle possédait à fond l'art du chant et toutes les finesses du jeu. Son organe souple et puissant, d'une finesse et d'une justesse remarquables, fit merveille dans la difficile partition de Puccini. Et depuis, Mlle Nelly Fréval n'a point démenti les espérances qu'on plaçait en elle, et a interprété avec un égal talent : Louise, Manon, la Vie de Bohème, la Tosca, etc.

 

Après une triomphale saison à la Côte d'Azur, elle vient de rentrer à Paris, où l'attendent de belles créations.

 

(Paris qui chante, 15 avril 1923)

 

 

 

 

publicité de 1934

 

 

 

 

Nelly Fréval de l’Opéra-Comique ou la cantatrice qui dort moins de… 5 heures en 24 heures

 

Et nous n'exagérons pas ! En effet, Nelly FREVAL — dont le nom musical pourrait s'écrire ainsi : « FRAIS...VAL » car sa tête adorable (notamment !) est blonde comme les blés ! — en effet, dis-je, la toute charmante cantatrice de l'Opéra-Comique, témoigne d'une activité telle (ceux qui l'entourent en savent quelque chose !) qu'elle ne demande, au maximum, que… cinq heures, par vingt quatre heures, de « dodo », à Morphée. Il paraît même que quand notre spirituelle vedette dort — et ce n'est pas le Dieu des Songes, les Fils de la Nuit et l'Enfant du Sommeil qui nous démentira ! — elle pense, encore et toujours, à son Art lyrique, à ses Films, à ses Disques, à sa Radio, à ses œuvres, etc... Cela ne l'empêche pas — la bonne... voix conserve ! — de se réveiller fraîche, reposée et rose.

« NELLY » — ses camarades la dénomment ainsi — ne se contente pas de chanter, de « tourner » (bien) et de donner libre cours à son exquis « soprano », sur disque, et devant le micro. Au surplus, elle fait affluer, en vitesse, les « billets » dans la caisse des œuvres sociales, refusant jusqu'à ses frais de voiture. Celle que l'on appelle « La Dame aux... Camélias » — ah ! Comme Alexandre Dumas fils (comme le père Dumas !) serait heureux de lui baiser la main — porte invariablement en boutonnière, cette fleur parlante entre toutes ! Nelly FREVAL, par surcroît, préside ou vice-préside plusieurs œuvres importantes de charité. Si elle ne porte pas l'une de ses quelques dix-sept décorations, médailles et rubans, par contre elle est fière, plus particulièrement, de sa Croix de Verdun. Elle la reçut pour avoir prêté son gracieux concours aux poilus, de cette ville, pendant la guerre, sous les bombardements. Citoyenne d'honneur de la ville de Gray, Nelly FREVAL, pour se... reposer, s'apprête à « tourner » plusieurs films documentaires et historiques, et à se faire entendre vocalement en Amérique du Sud…

Quand le ministre François de Tessan et le célèbre député-aviateur Boussoutrot, par exemple, donnent un gala, au profit des chômeurs ou des anciens combattants, ils ne sollicitent pas en vain Nelly FREVAL : organisatrice, animatrice et cantatrice.

Des preuves ? — Cette femme de cœur a organisé déjà cinq cents (oui !) concerts ou galas de bienfaisance — programmes en mains ! — tant à Paris qu'en Province. Il est vrai que jamais ses camarades de la scène et de l'écran ne lui marchandent leur concours désintéressé. On comprend, maintenant, pourquoi, Nelly FREVAL dort moins de... cinq heures par nuit ou par jour, et d'un seul œil, — car le second, demeuré en veilleuse, fixe du... regard toutes ses obligations artistico-philanthropiques de la première heure du lendemain même...

 

(Jean Sampeur, Paris-Municipal, 14 novembre 1937)

 

 

 

 

 

 

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