Paul GAUTIER

 

 

 

 

Paul GAUTIER

 

compositeur français

 

 

 

 

œuvres lyriques

 

le Lion amoureux, comédie lyrique en 3 actes et 4 tableaux, livret d'Henri Cain d'après la pièce de François Ponsard (Casino municipal de Nice, fin mars 1922)

la Mauviette, drame lyrique en 1 acte, livret d'Albert-Paul Herrenschmidt dit Albert Fox (Grand-Théâtre du Havre, mars 1924 ; Opéra de Marseille, 28 mars 1925 avec Viard et Albers)

 

 

 

 

 

le Lion amoureux

 

Le public vient d’accueillir chaleureusement la création, au Casino municipal [de Nice], de la comédie lyrique d'après Ponsard, le Lion amoureux, poème de Henri Cain, musique de M. Paul Gautier, un jeune compositeur fort bien doué pour le théâtre.

Le poème est conçu dans la forme ramassée, rapide, qui inspire l'action et soutient l'intérêt. Pour le détail, l'œuvre de Ponsard est suffisamment connue pour ne point s'y attarder. Il suffit de signaler le cadre des quatre tableaux, heureusement variés : au premier et au trois, le modeste appartement du général jacobin Humbert ; au deux, la somptuosité d'une fête chez la Tallien (la Circé thermidorienne) avec un ballet mythologique ; au quatre, enfin, la place d'Auray, le lendemain de l'échec de Sombreuil à Quiberon. Les amours de Humbert et de la marquise de Maupas y promènent leurs fortunes diverses.

Il convient d'insister sur le brillant début du jeune compositeur — vingt-cinq ans à peine — qui vient de se révéler. M. Paul Gautier apporte au théâtre une inspiration mélodique généreuse, personnelle, expressive et toujours adaptée étroitement à la situation, aux personnages, à leurs sentiments. Elle est tendre, émue, souriante et, parfois, passionnée, pathétique et puissante. La déclamation lyrique est largement traitée et très vivante. Certes, M. Paul Gautier n'est pas, ne cherche pas à être du dernier bateau musical. Il est, simplement, toujours musical. Cette sincérité, ces juvéniles élans, cette grâce naturelle ont conquis le public, qui n'a pas marchandé son applaudissement.

Le Lion amoureux a été parfaitement interprété. Le bon baryton Vigneau, qui a dessiné de Humbert une figure émouvante ; Mme Victoria Fer, tendre et enthousiaste marquise de Maupas ; Mlle Suzanne Sabran, une Tallien sopranisant avec éclat ; M. Francis Combes, un Aristide échappé d'une lithographie de Raffet ; M. Rimbaud, enfin, qui campa un général Hoche plein de noblesse, tous défendirent avec tout leur art et tout leur cœur l'ouvrage qu'ils conduisirent brillamment à la victoire. Et M. Jacques Miranne, qui dirigeait l’orchestre, après avoir dirigé les études, ne fut pas le moindre artisan de ce beau succès. Quant à la direction artistique du Casino municipal elle avait entouré le Lion amoureux de tous les soins matériels désirables.

(le Figaro, 12 avril 1922)

 

Lyon. Le public a fort bien accueilli le Lion amoureux, de M. Paul Gautier, qui vient d’être créé au Grand-Théâtre. Cette comédie lyrique a cependant laissé à désirer en maints passages, en raison de la hâte avec laquelle elle fut montée.

L’ouvrage fut, par bonheur, mis en valeur par une excellente interprétation : tout d’abord M. Miranne, qui conduisait l’orchestre ; Mlles Victoria Fer et Roche ; MM. Billot et Baldous.

(J. Barraud, le Ménestrel, 06 avril 1923)

 

 

 

 

 

la Mauviette

 

 

Henri Albers dans la Mauviette (Maître Fleuriot)

 

 

Le Havre. Le grand artiste Henri Albers vient de reprendre la Mauviette, d’Herrenschmidt et Paul Gautier, au Grand-Théâtre. Entouré de Mmes Mauroy et Rex et de M. Castin, Albers s’est montré comme d’habitude parfait chanteur et comédien de grande classe. Le succès a été très vif pour les auteurs et pour les interprètes.

(Lyrica, mars 1924)

 

Cette pièce, dont l'action se déroule dans le cadre de la vie paysanne normande, porte à la scène un violent conflit d'amour et d'intérêt. Il dresse, devant la cupidité et le cynique égoïsme du séducteur, la fille-mère sacrifiée, douloureuse et vengeresse.

Le frisson tragique enveloppe un dénouement dont le vigoureux effet dramatique est souligné par le musicien.

M. Henri Albers et Mlle Mauroy, de l'Opéra-Comique, ont fait des rôles de Fleuriot et de la Mauviette des créations saisissantes de la vie ardente et pittoresque. Mme Rex et M. Castin ont été associés à leur succès par le public nombreux qui a chaleureusement accueilli cette œuvre de décentralisation artistique.

(le Théâtre et Comoedia illustré, 01 avril 1924)

 

 

 

 

 

 

 

 

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