GÉNIO

 

Génio en 1933 (photo Félix Bonnet)

 

 

Eugène Marie Etienne MARCEL dit GÉNIO

 

ténor français

(20 rue de Bruxelles, Paris 9e, 07 mai 1899* – Paris 16e, 21 mai 1980)

 

Fils d’Etienne DUPRÉ reconnu MARCEL (Paris 6e, 28 août 1872* –), chef d’orchestre, et de Madeleine Emilie Henriette DENÉCHEAU (Asnières-sur-Seine, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 28 décembre 1872* – Bois-Colombes, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 23 mars 1957) [fille de Séraphin DENÉCHEAU (Vihiers, Maine-et-Loire, 21 octobre 1831* – 1912), sculpteur statuaire, et d’Elisabeth Félicité Romaine LEGRAND (1835 –)], mariés à Paris 9e le 18 mai 1897* (divorce le 24 janvier 1901).

Epouse 1. à Paris 13e le 08 septembre 1936 (divorce le 06 juillet 1944) Huguette Raymonde VIALLE.

Epouse 2. à Paris 16e le 21 juin 1945 Jacqueline Simone Roberte DREYFUS.

 

 

Fils d’un chef d’orchestre, il est, par sa mère, petit-fils du sculpteur Séraphin Denécheau, qui a travaillé, entre autres, pour l’Opéra (bustes en pierre de Chérubini, Méhul, Niccolo, Weber, Bellini et Adam ; buste en bronze de Niedermeyer), l’Opéra-Comique (buste en marbre de Méhul [salon de 1880]), et le théâtre d’Angers (bustes en pierre de Grétry, Méhul et Lully). Au Conservatoire de Paris, Génio fut l’élève d’André Gresse pour le chant, de Thomas Salignac pour l’opéra-comique et de Bournonville pour le solfège. Il y obtint en 1924 un 2e accessit de chant ; en 1925, un 1er accessit de chant ; en 1926, un second prix de chant, un 2e accessit d’opéra-comique et une 2e médaille de solfège ; en 1927, un premier prix de chant et une 1re médaille de solfège. Le 05 décembre de cette année-là, il débuta à la Salle Favart, où il devait être affiché dans une quarantaine d’œuvres. Dans les années 50 et 60, il chanta dans de nombreux opéras et opérettes pour la RTF.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta le 05 décembre 1927 en créant le Bon roi Dagobert (le Guetteur) de Marcel Samuel-Rousseau.

 

Il y a également créé le 09 mai 1928 Sarati le Terrible (un marchand de beignets) de Francis Bousquet ; le 17 décembre 1928 Riquet à la houppe (un Huissier) de Georges Hüe ; le 09 février 1931 Cantégril (le Rempailleur de chaises) de Roger-Ducasse ; le 11 janvier 1935 Mon Ami Pierrot (le Perroquet) de Samuel Barlow ; le 17 février 1935 Gargantua (2e buveur, 2e ennemi) d'Antoine Mariotte ; le 19 juin 1935 l’École des maris (2e Clerc de nuit) d'Emmanuel Bondeville.

 

Il y a participé aux premières : le 11 mars 1929 de la Femme et le pantin ou Conchita (un jeune homme) de Riccardo Zandonai ; le 02 juin 1930 d'Angélique (le Diable) de Jacques Ibert et du Fou de la Dame (2e pion blanc) de Marcel Delannoy ; le 08 février 1932 d'Eros vainqueur (une voix) de Pierre de Bréville ; le 19 juin 1932 de Vieux garçons ! (Fritz) de Louis Urgel ; le 10 mars 1933 de Tarass Boulba (2e Juif ; une Voix dans la foule) de Marcel Samuel-Rousseau ; le 03 mai 1933 de Frasquita (Sancho, Serge) de Franz Lehar [version française d'Eddy et Marietti].

 

Il y a chanté Angélique (l’Italien) ; les Contes d’Hoffmann (Nathanael, Spalanzani) ; Don Quichotte (un Bandit) ; la Femme nue (Sellier) ; Gianni Schicchi (Ghérardo) ; Lorenzaccio (Pierre Strozzi) ; Louise (le Poète) ; Lakmé (Hadji) ; Madame Butterfly (Yamadori) ; Mignon (Frédéric) ; Mireille (Vincent) ; le Maître de chapelle (Benetto) ; les Noces de Figaro (Brid'Oison, Bazile) ; Pénélope (Léodès, un Pâtre) ; la Reine Fiammette (Jean Vassari) ; le Roi malgré lui (Liancourt) ; la Rôtisserie de la Reine Pédauque (un Postillon) ; le Sicilien (Tircis) ; la Tosca (Sciarrone) ; Thérèse (un Officier) ; la Peau de Chagrin (Antonin, de Trailles) ; Masques et Bergamasques ; la Vie brève (une Voix) ; Werther (Schmidt) ; Paillasse (Beppe).

 

 

 

Génio en 1928 (photo Studio Lorelle)

 

 

 

[Concours de chant au Conservatoire, jeudi 25 juin 1925]

M. Génio, un ténorino à qui est échu le soin de chanter l’air très lyrique de Sélim, de la Statue de Reyer, avait entrepris une tâche trop lourde pour ses frêles épaules ; ce jeune homme fera une agréable carrière dans les seconds ténors ou les ténors d’opérettes, s’il sait ne pas vouloir aller trop vite, trop loin, trop fort ; il a besoin de donner de l’ampleur à sa voix trop fluette et de surveiller sa façon de respirer.

(Louis Schneider, le Ménestrel, 03 juillet 1925)

 

[Concours d’opéra-comique au Conservatoire, lundi 05 juillet 1926]

M. Génio est un ténorino qui, dans le rôle de Rodolphe, au premier acte de la Vie de Bohème, a pêché par un excès de zèle, poussant intempestivement le son et exagérant inutilement le jeu et le geste.

(Louis Schneider, le Ménestrel, 16 juillet 1926)

 

[Concours de chant au Conservatoire, lundi 27 juin 1927]

M. Génio est un second ténor léger ; sa voix a de la clarté dans son tout petit volume ; sa diction est nette ; évidemment le grand air de Georges Brown du deuxième acte de la Dame blanche, « Viens, gentille dame » exige plus d’aisance et de facilité que de volume ; M. Génio a-t-il vocalisé selon les principes ? N’a-t-il pas quelque peu « savonné » ses traits ? Je n’oserais l’affirmer.

(Louis Schneider, le Ménestrel, 08 juillet 1927)

 

[Madame Buttefly à l’Opéra-Comique]

[…] Et les titulaires ordinaires des autres rôles : M. Sydney Rayner, à la voix saine et bien menée ; M. Tubiana et Mlle Cernay, solides chanteurs et comédiens éprouvés ; MM. De  Creus, fin ; Génio, ténor de goût ; Rousseau, etc., prouvèrent péremptoirement de la haute classe, la sûreté achevée d’interprétation des nôtres.

(Raymond Balliman, Lyrica, mai-juin 1932)

 

 

 

 

 

    

 

Sélection

extraits de la Veuve joyeuse de Lehar

Marthe Coiffier, Gabrielle Galland, Emile Rousseau, Génio et Orchestre dir Edouard Bervily

Gramophone L 947, mat. 2W 1565 et 2W 1566, enr. le 27 avril 1932

 

 

              

 

Sélection

extraits de Rêve de valse de Straus

Jane Rolland (a), Marthe Coiffier (b), Génio (a et b), Emile Rousseau (b) et Orchestre dir Edouard Bervily

Gramophone L 943, mat. 2W 1567 et 2W 1568, enr. le 27 avril 1932

 

 

 

 

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