Edmond GLUCK

 

Edmond Gluck en 1896

 

Edmond GLUCK

 

ténor français

(Nîmes, Gard, vers 1863 )

 

 

Après des débuts difficile en novembre 1887 à la Monnaie de Bruxelles, il a chanté à Paris, au Théâtre National Lyrique (1888), où son contrat fut résilié, à l’Opéra-Comique, où il débuta en 1891, et parallèlement en province, particulièrement à Angers (1896), au Grand Théâtre de Marseille (1901), au Théâtre de Nantes (1905), et à l'Opéra de Monte-Carlo où il créa le 07 février 1907 Thérèse (un Officier) de Jules Massenet.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta le 22 mai 1891 dans Carmen (Don José).

 

Il y chanta, à partir de 1900, Mignon (Wilhelm Meister) ; Lakmé (Gérald) ; Carmen (Don José, notamment le 22 septembre 1901 avec Marie Delna).

 

 

 

 

 

« Bruxelles, 10 novembre 1887

Le théâtre de la Monnaie est toujours à la recherche de ténors. […] L’autre soir, nous avons eu M. Gluck, pas le vieux Gluck, un autre : M. Edmond Gluck, descendant direct, d’ailleurs, de l’ancien. Ce M. Gluck est ingénieur de son état et chanteur par fantaisie. Je dois à la vérité de dire qu’il n’est resté à la Monnaie que le seul soir de son début, et que ce soir-là n’a été suivi d’aucun autre. Comment M. Gluck a-t-il chanté ? Je serais bien embarrassé de vous le dire, car on ne l’a pas entendu ; la voix avait l’air de sortir, mais elle ne dépassait pas la rampe… M. Gluck sera certainement retourné, le lendemain, à son génie… civil, et il aura bien fait. »

(le Ménestrel, 13 novembre 1887)

 

« la Première chambre du tribunal civil de la Seine a rendu hier une décision qui intéresse les artistes.

M. Gluck, ténor au Théâtre-Lyrique, ayant été remercié par son directeur, a intenté un procès à M. Santerre, en remboursement de l’indemnité stipulée dans son engagement.

Par l’organe de Maître Faucon, M. Santerre a plaidé l’incompétence du tribunal civil, par ces motifs qu’un artiste engagé par une direction devait être considéré comme un facteur de l’exploitation théâtrale, en d’autres termes assimilé à un commerçant.

Le tribunal, après avoir entendu Maître Quérenet pour M. Gluck, s’est déclaré compétent, attendu qu’un artiste en passant un contrat d’engagement avec un directeur de théâtre ne passe pas un contrat de louage d’industrie, que dès lors le contrat est civil et par suite l’artiste non commerçant.

Le tribunal a remis à huitaine pour statuer sur la demande de M. Gluck. »

(le Rappel, 01 décembre 1888)

 

« Le Havre, 30 novembre 1893.

M. Hourdin est toujours très applaudi ; par contre, M. Gluck, ténor léger, chante de plus en plus avec mollesse, on commence à regretter son engagement. Malgré notre indulgence, il ne donne pas tout ce que l’on doit attendre de lui étant donné les sacrifices que s’impose la direction. »

(la Lanterne, 02 décembre 1893)

 

Fils d'un ingénieur distingué de la Compagnie des chemins de fer de P.-L.-M., M. GLuck est né à Nîmes.

Après d'excellentes études au lycée de cette ville, il obtint son diplôme de bachelier es-sciences, et fut admis à l'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris.

Il en sortit, avec le diplôme d’ingénieur en 1883.

Attaché, en cette qualité, aux ateliers de P.-L.-M. à Oublino, près Lyon, ses goûts artistiques lui firent, peu après, abandonner les sciences abstraites, pour embrasser la carrière théâtrale.

Il alla à Paris où l'excellent maître Téqui compléta son éducation d'artiste, et il partit à l'étranger appelé par des engagements successifs.

Mais le mirage de la grande ville foyer de tous les arts l'attirait.

Il revient à Paris et s'y fait connaître du grand public, en se faisant entendre dans les salons mondains.

Chez Mme de Trédern, chez Mme Gallet, chez Mme d'Ausac, chez le comte de Riancey, au cercle Volney, aux Mirlitons, etc..., il obtient la plus flatteurs succès.

Aussi lorsque  Carvalho reprend la direction de l'Opéra-Comique, en 1891, s'empresse-t-il de s'assurer le concours du jeune ténor, qui débute le 22 Mai de cette même année, dans le rôle de don José, de Carmen.

Ce début fut des plus heureux. Le public fit au nouveau venu un grand succès, que la presse parisienne fut unanime à enregistrer en même temps qu'elle constatait les brillantes qualités de chanteur et de comédien, que l'artiste avait su mettre au service d'une jolie voix.

Pendant près de deux ans, il interpréta à ce même théâtre divers rôles du répertoire, et ne le quitta que pour aller moissonner d'autres lauriers dans le nouveau monde.

Le Havre, Genève, et Lyon le possédèrent successivement, et le succès le suivit grandissant dans chacune de ces villes.

Ajoutons, pour terminer qu'appelé au cours de l'été dernier à donner quelques représentations à Vichy, le public lui fit un accueil si enthousiaste, que le directeur s'empressa de s'assurer pour toute la durée de l'été prochain, le concours de l'excellent artiste.

C'est dans cette ville, devant un public d'élite, qu'il est appelé à paraître en nous quittant.

Mais d'ici là nous aurons 6 mois à l'applaudir, et le public, par son empressement, saura prouver au directeur de notre première scène, qu'il sait reconnaître les sacrifices qu'il s'est imposés, et qu'il lui sait gré d'avoir su grouper autour de lui des artistes d'une si haute valeur dignes du grand renom artistique de la Ville d'Angers.

(le Théâtre Illustré, 10 octobre 1896)

 

« L’Opéra-Comique donne, ce soir, Carmen, avec Mlle Delna. Le rôle de Don José sera chanté par M. Gluck, ténor du Grand Théâtre de Marseille, qui a déjà, avant-hier, avec un vif succès, remplacé M. Maréchal dans ce même rôle. »

(le Journal, 22 septembre 1901)

 

De Marseille : Au Grand-Théâtre, la saison ne s’annonce guère brillante. Au cours de bien des représentations, et devant l’insuffisance de certains chanteurs, les habitués du parterre ont sorti le sifflet. Pour donner satisfaction aux mécontents, la commission municipale a résilié les engagements de Mme Hélène Therry, falcon ; Mlle Delorme, dugazon ; M. Gluck, ténor, et de M. Bruno Maurel, chef d’orchestre. »

(Gil Blas, 12 novembre 1901)

 

Théâtre de Nantes.

« M. Gluck, ténor léger, a débuté dans Manon. Cet artiste possède une voix assez menue, mais il chante avec beaucoup de goût. Il a notamment interprété d’une façon charmante la rêverie du second acte. »

(le Monde artiste, 29 octobre 1905)

 

Théâtre de Nantes.

« M. Gluck, ténor léger, a été remplacé par M. Lavarenne, qui se sert avec habileté d’une voix un peu menue, mais bien timbrée. »

(le Monde artiste, 03 décembre 1905)

 

 

 

 

 

 

 

 

Discographie

 

N° catalogue N° matrice Date d'enregistr. Compositeur Œuvre  Extrait Interprètes Accompagnement
 PHRYNIS, Paris (cylindres)
10403A     MASSENET (Jules) MANON Duo de la rencontre Lise LANDOUZY et Edmond GLUCK, de l'Opéra-Comique  
DUTREIH, Paris (cylindre)
9113   1905 MISSA LES VIEUX BATEAUX   M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
9192   1905 BIZET (Georges) CARMEN Les dragons d'Alcala M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
 EDISON, Paris (cylindres)
17033   1905/06 MAILLART (Aimé) LES DRAGONS DE VILLARS "Ne parle pas, Rose" M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17221   1905/06 BIZET (Georges) CARMEN Air de la fleur  M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17227   1905/06 MASCAGNI (Pietro) CAVALLERIA RUSTICANA Sicilienne  M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17232   1905/06 GOUNOD (Charles) FAUST "Salut ô mon dernier matin" M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17236   1905/06 ROSSINI (Gioacchino) GUILLAUME TELL "Asile héréditaire" M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17238   1905/06 MASSENET (Jules) HÉRODIADE Air de Jean  M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17244   1905/06 MASSENET (Jules) MANON le Rêve  M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17253   1905/06 VERDI (Giuseppe) RIGOLETTO "Comme la plume au vent" M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17254   1905/06 GOUNOD (Charles) ROMÉO ET JULIETTE "Ah ! lève-toi, soleil" M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17255   1905/06 REYER (Ernest) SIGURD "Hilda, vierge au pâle sourire" M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17256   1905/06 PUCCINI (Giacomo) LA TOSCA "Le ciel luisait d'étoiles" M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17257   1905/06 BAZIN (François) LE VOYAGE EN CHINE "La Chine est un pays" M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17261   1905/06 MATHÉ (Édouard) SI VOUS N'ÉTIEZ SI JOLIE   M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17280   1905/06 MEYERBEER (Giacomo) L'AFRICAINE "O Paradis" M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17284   1905/06 VERDI (Giuseppe) AIDA "O céleste Aïda" M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17296   1905/06 NIEDERMEYER (Louis) PATER NOSTER   M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17297   1905/06 GOUNOD (Charles) JÉRUSALEM   M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17303   1905/06 FRANCK (César) PANIS ANGELICUS   M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17304   1905/06 GOUNOD (Charles) MIREILLE "Anges du Paradis" M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17305   1905/06 VERDI (Giuseppe) OTHELLO Air des adieux  M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17306   1905/06 HOLMÈS (Augusta) NOËL   M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17336   1905/06 GOUNOD (Charles) FAUST "Salut, demeure chaste et pure" M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17337   1905/06 DONIZETTI (Gaetano) LA FAVORITE "Ange si pur" M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17339   1905/06 DONIZETTI (Gaetano) LA FAVORITE Romance  M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17340   1905/06 MEYERBEER (Giacomo) LES HUGUENOTS "Plus blanche que la blanche hermine" M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17342   1905/06 MÉHUL (Étienne) JOSEPH Air  M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17343   1905/06 HALÉVY (Fromental) LA JUIVE "Rachel, quand du Seigneur" M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17346   1905/06 WAGNER (Richard) LOHENGRIN "Viens, respirer" M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17347   1905/06 MASSENET (Jules) MANON "Ah ! fuyez, douce image" M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17348   1905/06 FLOTOW (Friedrich von) MARTHA Air des larmes  M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17349   1905/06 THOMAS (Ambroise) MIGNON "Elle ne croyait pas" M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17354   1905/06 LEONCAVALLO (Ruggero) PAILLASSE "Me grimer" M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17365   1905/06 REYER (Ernest) SIGURD "Prince du Rhin" M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17366   1905/06 ADAM (Adolphe) SI J'ÉTAIS ROI "J'ignore son nom" M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17368   1905/06 VERDI (Giuseppe) LE TROUVÈRE Sérénade  M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17370   1905/06 GOUNOD (Charles) MIREILLE "O Magali" Cécile MERGUILLIER & M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17374   1905/06 LIONNET (Anatole) HYMNE D'AMOUR   M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17376   1905/06 RABEY SI TU PEUX   M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17378   1905/06 GOUNOD (Charles) AVE MARIA   M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17387   1905/06 MASSENET (Jules) LE CID Air de Rodrigue  M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17390   1905/06 CHAMINADE (Cécile) L'ECRIN   M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17391   1905/06 BIZET (Georges) AGNUS DEI   M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17696   1905/06 DI CAPUA (Eduardo) O SOLE MIO   M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17755   1905/6 AUBER (Daniel) LA MUETTE DE PORTICI "Du pauvre seul ami fidèle" M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17795   1907   QUAND L'AMOUR MEURT   M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17789   1905/06 MASSENET (Jules) WERTHER "Pourquoi me réveiller" M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17801   1905/06 HALÉVY (Fromental) LA JUIVE Prière  M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17802   1905/6 GOUNOD (Charles) FAUST Trio "Alerte ! Alerte !" Ida VAUDèRE, MM. GLUCK & RAGNEAU de l'Opéra-Comique Orchestre
17813   1905/06 MAILLART (Aimé) LES DRAGONS DE VILLARS Duo Ida VAUDèRE & M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17816   1905/06 VERDI (Giuseppe) JÉRUSALEM [LES LOMBARDS] Trio "Dieu nous sépare" Ida VAUDèRE, MM. GLUCK & RAGNEAU de l'Opéra-Comique  
17825   1905/06   J'AI PEUR DE T'AIMER   M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
17827   1905/06 AUBER (Daniel) LA MUETTE DE PORTICI Duo MM. GLUCK & RAGNEAU de l'Opéra-Comique Orchestre
17846   1905/06 BIZET (Georges)  CARMEN Duo de Micaëla et Don José Ida VAUDèRE & M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17867   1905/6 GOUNOD (Charles) CHANTER ET SOUFFRIR   M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17879   1909 MAZELLIER (Jules) BONJOUR SUZON   M. GLUCK de l'Opéra-Comique Orchestre
17907   1905/06 HALÉVY (Fromental) LA REINE DE CHYPRE Duo MM. GLUCK & RAGNEAU de l'Opéra-Comique Orchestre
18032   1908 BRUNEAU (Alfred) L'ATTAQUE DU MOULIN Adieux à la forêt M. GLUCK de l'Opéra-Comique  
 ODÉON, Paris (disques)
A 73024   1908 GOUNOD (Charles) MIREILLE "Anges du Paradis" Edmond GLUCK, ténor de l'Opéra-Comique Orchestre
A 73025 Po 199 1908 FLOTOW (Friedrich von) MARTHA "Lorsqu'à mes yeux" Edmond GLUCK, ténor de l'Opéra-Comique Orchestre
A 73028 Po 194 1908 DI CAPUA (Eduardo) O SOLE MIO   Edmond GLUCK, ténor de l'Opéra-Comique Orchestre
A 73030 Po 196 1908 GOUNOD (Charles) FAUST "Salut, demeure chaste et pure" Edmond GLUCK, ténor de l'Opéra-Comique Orchestre
A 73031 Po 198 1908 VERDI (Giuseppe) RIGOLETTO "Comme la plume au vent" Edmond GLUCK, ténor de l'Opéra-Comique Orchestre

 

 

 

 

 

Cavatine "Salut, demeure chaste et pure"

extrait de l'acte III de Faust

Edmond Gluck (Faust) et Orchestre

cylindre Edison 17336, enr. à Paris en 1905/1906

 

 

 

 

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