Eugène GRAUX

 

 

Eugène Louis dit Eugène GRAUX

 

ténor français

(275 rue Sadi-Carnot, Hellemmes-Lille, Nord, 27 janvier 1895* – Amiens, Somme, 05 mai 1963)

 

Fils de Louis GRAUX (Lesquin, Nord, 09 avril 1855* –), fabriquant de chaux, et de Sidonie Eugénie BOURDON (Arras, Pas-de-Calais, 1865 –), cabaretière.

Epouse à Hellemmes, Nord, le 24 février 1919 Adrienne Pauline Eugénie ANDRÉ.

 

 

Il a commencé ses études de chant en 1913, à 18 ans, au Conservatoire de Lille (professeur Alphonse Capon), où il obtient, la première année, un 1er accessit. La même année, il enlève, au concours de solistes de Roubaix, le 1er prix d'excellence et, en 1914, au concours de solistes de Denain, le 1er prix d'honneur. Après la guerre, où il fut blessé et fait prisonnier, il est admis au Conservatoire de Paris en 1920. Il y obtient, la première année, un second prix de chant et, la seconde année, un premier prix de chant, un 1er accessit d'opéra-comique et un second prix d’opéra. Engagé au Grand-Théâtre de Nancy, il recueillit un très vif succès. En 1923, il y fait sa troisième saison en tant que premier ténor. Il chante également en représentation à Béziers, Perpignan, Bayonne, etc. En 1931, il est nommé professeur de chant au Conservatoire de Lille.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y a débuté le 19 juillet 1928 dans Lakmé (Gérald).

 

 

 

Eugène Graux dans Werther (Werther)

 

 

 

Nos jeunes vedettes.

Parmi les artistes lyriques des grandes scènes de province que la capitale ignore encore, le jeune ténor Eugène Graux se place au premier rang.

Après être passé par le Grand-Théâtre de Bordeaux, l'Opéra de Lyon, le Casino municipal de Cannes, l'Opéra de Monte-Carlo, M. Eugène Graux, qui a eu la bonne fortune de se perfectionner à l'admirable école de Mme Ninon Vallin, vient de partager sa saison en séries de représentations, qu'on peut qualifier de triomphales, à Lille, sa ville natale, à Grenoble, au Havre et à Dijon.

Tour à tour acclamé dans Roméo, dans Werther, dans Lakmé, dans Manon, dans Carmen, dans Madame Butterfly, etc., le jeune artiste a vu consacrer sa réputation par les éloges unanimes de la critique, ainsi qu'en font foi les extraits ci-après de la presse :

« M. Graux avait déjà chanté à Lyon, il avait plu. C'est un très beau ténor d'opéra-comique, et c'est un artiste intelligent. Il a composé le personnage de Werther avec une sobriété et une mesure qui ne sont pas les vertus ordinaires qui marquent l'interprétation de ce rôle. » (Lyon Républicain.)

« M. Eugène Graux a vu s'affirmer encore le succès qu'il a remporté dans Werther. Son chevalier des Grieux est sympathique et élégant à souhait, et le chanteur se sert avec un art accompli d'une voix délicate qu'il ne brutalise jamais. » (La Petite Gironde.)

« Notre concitoyen, le ténor Graux, vient de faire une excellente rentrée dans Faust et dans Gérald de Lakmé. Il prêta à ces deux personnages la jeunesse requise, une physionomie sympathique, du naturel, du sentiment et une jolie voix qu'il conduit avec intelligence. » (La Dépêche du Nord.)

« Chez M. Graux, l'acteur et le chanteur donnent au personnage beaucoup de relief, se sacrifiant entièrement à lui. L'artiste se confie à la seule expression musicale et lyrique de l'œuvre. M. Graux revêt Hoffmann d'originalité fantasque et de la plus agréable enveloppe vocale. » (La France du Sud-Ouest.)

(Lyrica, mars 1930)

 

M. E. Graux est nommé professeur de chant.

Après un intérim de plusieurs mois, M. Eugène Graux vient d'être nommé définitivement professeur de chant au Conservatoire de Lille, en remplacement de M. Alphonse Capon, décédé.

Né dans les environs de Lille, M. E. Graux fit ses études de chant au Conservatoire de Lille et, de là, fut au Conservatoire de Paris, après la guerre. Il y remporta un premier prix de chant et un deuxième prix d'opéra.

Tour à tour, M. E. Graux poursuivit sa carrière théâtrale aux théâtres de Nancy, de Cannes, de Deauville, de Lille, d'Anvers, etc... En représentations, M. E. Graux chanta également la Vie brève, de Manuel de Falla, à Bordeaux, et Werther au théâtre de Lyon.

Comme on voit, M. E. Graux a déjà derrière lui une belle carrière de chanteur.

A Lille, au Grand Théâtre, on a pu l’entendre dans Mireille, Lakmé, Sapho, les Contes d'Hoffmann, Louise et quelques autres pièces du répertoire.

(Les Spectacles, 03 avril 1931)

 

 

 

 

 

 

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