Marie GRISIER-MONTBAZON

 

 

Marie Rose LIVERGNE dite Marie GRISIER-MONTBAZON

 

mezzo-soprano français

(7 place de l'Horloge, Avignon, Vaucluse, 29 janvier 1859* – Bois-Colombes, Hauts-de-Seine, 18 octobre 1922)

 

Fille d'Hippolyte François LIVERGNE (1838 – Paris 12e, 28 décembre 1882*), tapissier, qui jouait la comédie en province sous le nom de MONTBAZON, et d'Emilie HODY (1835 –), artiste dramatique.

Sœur d'Adèle Charlotte LIVERGNE dite Adèle Charlotte MONTBAZON, qui fit partie de la troupe des Folies-Dramatiques en 1887.

Epouse à Colombes, Hauts-de-Seine, le 22 juillet 1882* (divorce le 16 juin 1897) Georges GRISIER, auteur dramatique.

 

 

Fille de l'acteur Montbazon et d’une actrice, elle débuta à Lyon dans le Vieux Caporal (1866), joua ensuite la comédie et le drame à Marseille, Rouen, Genève. Elle remplaça un soir une camarade dans les Cloches de Corneville, y obtint un grand succès, et depuis chanta l'opérette. Elle rentra à Lyon pour y chanter les premières du Petit Duc et Madame Favart. Elle fut alors engagée à Paris, aux Bouffes-Parisiens, où elle débuta, le 29 décembre 1880 en obtenant un éclatant succès dans la création de la Mascotte (Bettina) d'Edmond Audran. Après avoir créé Boccace (Boccace) de Franz von Suppé [version française de Chivot et Duru] aux Folies-Dramatiques le 29 mars 1882, elle revint aux Bouffes-Parisiens et se fit applaudir dans les créations suivantes : Gillette de Narbonne (Gillette) d'Audran (11 novembre 1882) ; la Dormeuse éveillée (Suzette) d'Audran (23 décembre 1883) ; le Chevalier Mignon (le Chevalier Mignon) de Léopold de Wenzel (23 octobre 1884) ; ainsi que dans une reprise des Mousquetaires au couvent (Simone). Ensuite, elle a joué sur différents théâtres de Paris : aux Nouveautés, où elle a chanté une reprise de la Cantinière (1885) ; et créé les Délégués d'Antoine Banès (28 novembre 1887) ; puis participé aux créations suivantes : au Châtelet, les Aventures de M. de Crac (Anita), féerie en quatre actes et 25 tableaux d'Ernest Blum et Raoul Toché (19 avril 1886) ; aux Folies-Dramatiques, Madame Cartouche (Sylvine) de Léon Vasseur (19 octobre 1886) ; aux Bouffes-Parisiens, Mam'zelle Crénom (Juliette) de Léon Vasseur (19 janvier 1888) ; le Valet de cœur (Chloé) de Raoul Pugno (19 avril 1888) ; au Casino de Paris : Cocher ! au Casino (1890) ; aux Folies-Dramatiques, le Mitron d'André Martinet (24 septembre 1891). Elle fit plusieurs tournées à l'étranger, notamment en Russie où elle a remporté de grands succès (Théâtre Arcadia de Saint-Pétersbourg, 1895).

 

 

 

 

 

 

 

M. Montbazon, père de Mme Marie Grisier-Montbazon, l’étoile des Bouffes, vient de mourir dans la maison de santé de la rue Picpus. Il est mort subitement, jeudi, en achevant de dîner.

Cet artiste avait été célèbre, comme grand premier rôle, en province. Il avait surtout obtenu de grands succès à Marseille et à Lyon. Son enterrement aura lieu demain dimanche, à une heure et demie, à Colombes. On se réunira à l’église.

(le Temps, 31 décembre 1882)

 

 

A l’occasion de cette création [Boccace] un petit roman d’amour qui devait aboutir à un mariage se développa dans les coulisses du théâtre. La jeune Montbazon, pour jouer correctement une scène de duel dans l’opérette de Suppé avait dû prendre quelques leçons d’escrime avec un jeune journaliste, M. Grisier, dont le père était un maître d’armes réputé dans la capitale. A la fin des répétitions les deux jeunes gens annoncèrent leurs fiançailles et le mariage eut lieu à Bois-Colombes au milieu de juillet. Mademoiselle Montbazon prit alors le nom de Madame Grisier-Montbazon.

(Florian Bruyas, Histoire de l’opérette en France, 1974)

 

 

 

 

 

Encylopédie