Alfred HENNEQUIN

 

 

 

Alfred Néoclès HENNEQUIN dit Alfred HENNEQUIN

 

auteur dramatique belge

(Liège, Belgique, 13 janvier 1842 – Epinay-sur-Seine, Seine [auj. Seine-Saint-Denis], 07 août 1887)

 

Petit-fils de Philippe-Augustin HENNEQUIN (Lyon, Rhône, 1763 Leuze, près de Tournai, Belgique, 1833), peintre.

Père de Maurice HENNEQUIN, auteur dramatique.

 

 

Gai, spirituel, plein de verve, il écrivit, soit seul, soit en collaboration, un grand nombre de pièces. En mars 1886, il fut interné dans une maison de santé de Saint-Mandé. Parmi ses comédies qui ont eu le plus de succès, nous citerons : les Trois chapeaux (Liège, 1869 ; Paris, 1871) ; le Procès Vauradieux (1875), son chef-d'œuvre ; Poste restante (1876) ; les Dominos roses (1876) ; Bébé (1877) ; la Poudre d'escampette (1877) ; le Phoque (1877) ; Nounou (1880) ; la Vente de Tata (1881) ; Cherchez la femme (1885) ; etc. Hennequin écrivit, en collaboration avec Albert Millaud, une série de pièces spécialement faites pour Anna Judic, et qui ne cessèrent d'attirer la foule au théâtre des Variétés : Niniche (1878) ; la Femme à papa (1879) ; Lili (1882).

 

 

 

 

livrets

 

Niniche, comédie-vaudeville en 3 actes, avec Albert Millaud, musique de Marius Boullard (Variétés, 15 février 1878)

Fleur d'oranger, vaudeville en 3 actes, avec Victor Bernard, musique d'Auguste Cœdès (Nouveautés, 07 décembre 1878)

la Femme à papa, comédie-opérette en 3 actes, avec Albert Millaud, musique d'Hervé (Variétés, 03 décembre 1879)

Ninetta, opéra-comique en 3 actes, avec Alexandre Bisson, musique de Raoul Pugno (Renaissance, 26 décembre 1882)

le Présomptif, opéra bouffe en 3 actes, avec Albin Valabrègue, musique de Louis Gregh (Bruxelles, décembre 1883 ; Renaissance, 06 juin 1884)

les Trois Devins, opérette en 3 actes, avec Albin Valabrègue, musique d'Edouard Okolowicz (Théâtre de l'Ambigu, 09 juin 1884)

l'Etudiant pauvre, opéra-comique en 3 actes, version française avec Albin Valabrègue, adaptation musicale par Maurice Kufferath, musique de Carl Millöcker (Bruxelles, 10 janvier 1885)

la Guerre joyeuse, opéra-comique en 3 actes, version française avec Maurice Hennequin, musique de Johann Strauss (Bruxelles, 19 novembre 1885)

 

 

 

 

 

 

Cette production excessive avait amené chez l'auteur de tant de joyeuses folies un commencement de ramollissement du cerveau. Le mal fit de rapides progrès, et, au mois de mars 1886, Alfred Hennequin dut être interné dans une maison de santé à Saint-Mandé. Plus tard, il fut transféré à Epinay, où il devint aveugle. Dans les derniers temps, il perdit coup sur coup sa femme, atteinte du même mal que lui, soignée dans la même maison, et sa mère, âgée de quatre-vingts ans. Toutefois, ces malheurs de famille ne l'impressionnèrent pas autant qu'on pourrait croire, car son cerveau affaibli ne percevait plus nettement les choses. Un certain mystère plana sur sa mort : on trouva un matin son cadavre dans le jardin, au pied de la villa, avec une fracture à la base du crâne. On crut un moment à un suicide ; mais cette hypothèse est peu admissible, car, malgré l'affaiblissement de son esprit et sa cécité, Hennequin était resté d'humeur plutôt joyeuse et s'amusait beaucoup à « faire des niches » au personnel de la maison. A moins qu'il n'ait eu un éclair de vive raison et que, frappé subitement de son triste état, il n'ait voulu eu finir avec la vie, il est plus probable qu'il se sera simplement penché à la fenêtre et qu'il sera tombé par accident.

(Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, 2e supplément, 1888)

 

Alfred Hennequin, l'auteur dramatique bien connu, est mort à Saint-Mandé, le 8 août, à la maison de santé où il était en traitement depuis le mois de mars 1886. Il était né à Liège en 1842 et avait commencé à être ingénieur des chemins de fer belges. Une pièce, J'attends mon oncle, qu'il fit représenter au théâtre des Galeries-Saint-Hubert, à Bruxelles, en 1869, décida de sa vocation, et l'année suivante il faisait représenter les Trois Chapeaux sous son véritable nom. Cette pièce passa deux ans après au Vaudeville.

L'œuvre principale d'Alfred Hennequin est le Procès Veauradieux (1875), qui eut un grand succès. Elle avait été faite en collaboration avec Alfred Delacour et fut suivie par les Dominos roses. Il a encore collaboré à Bébé avec M. de Najac, au Phoque avec Delacour, et enfin avec M. Albert Millaud, à Niniche, la Femme à papa, Lili.

Surmené par un travail excessif, M. Hennequin tomba malade et le mal fit des progrès assez rapides pour nécessiter son internement dans la maison de santé où il est mort.

Les obsèques de M. Alfred Hennequin, auteur dramatique, chevalier de la Légion d'honneur, ont eu lieu le 10 août, à dix heures trois quarts, en l'église d'Epinay-sur-Seine.

Le pauvre Hennequin fut atteint du terrible mal, qui vient de l'emporter, en mars 1886. Il perdit au bout de quelques mois sa femme, frappée du même mal que lui et qui est morte dans la même maison où il était interné. Enfin, il y a quelques jours, on enterrait à Versailles sa mère, âgée de quatre-vingts ans.

(le Monde illustré, 20 août 1887)

 

 

 

 

 

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