Amédée de JALLAIS

 

 

 

Jean Baptiste Amédée FONTRÉAUX DE JALLAIS dit Amédée de JALLAIS

 

auteur dramatique français

(9 rue aux Prêtres, Saint-Germain-en-Laye, Seine-et-Oise [auj. Yvelines], 17 décembre 1825* – 31 janvier 1909)

 

Fils de Pierre Victor FONTRÉAUX DE JALLAIS, brigadier des Gardes du corps du Roi, compagnie Gramont, et de Marie Augustine BLAUVILLAIN.

Epouse 1. à Paris 6e le 14 avril 1853 Philippine PERRIN.

Epouse 2. en 1862 Eudoxie Louise Laurence YVOS dite Eudoxie LAURENT, actrice (La Rochelle, Charente-Maritime, 30 juillet 1831* –).

 

 

Il a fait ses études au collège Bourbon. Il a fait représenter soit seul, soit en collaboration, près de deux cents drames, vaudevilles, opérettes, saynètes, parodies, etc. La plupart de ces pièces ont été jouées aux Folies-Dramatiques, aux anciens Délassements-Comiques, à Déjazet, aux premières Folies-Marigny et dans des cafés-concerts. Dans le nombre, on peut signaler : le Carnaval des canotiers ; En classe, mesdemoiselles ! ; les Plaisirs de Paris ; le Chemin des amoureux ; Gabriel le Faussaire ; Quinze jours de printemps ; Paris nous amuse ; Estelle et Némorin ; le Carnaval au quartier Latin ; les Mémoires de Frétillon ; Nos belles petites ; les Caricatures de l'année ; les Reines de l'opérette ; etc.

Il a été secrétaire général de plusieurs théâtres et concerts. En 1897, il était secrétaire général du Théâtre de la République, et habitait 30 rue Véron à Paris 18e.

 

 

 

 

livrets

 

Estelle et Némorin, bucolique musicale en 1 acte, musique de Joseph Ancessy (Folies-Nouvelles, juin 1856)

le Guetteur de nuit, opérette en 1 acte, avec Léon Beauvallet, musique de Paul Blaquières (Bouffes-Parisiens, 30 août 1856)

Rompons !, opérette en 1 acte, avec Armand-Numa Jautard, musique d'Adolphe Vogel (Bouffes-Parisiens, 21 septembre 1857)

le Roi de la Gaudriole, opérette en 1 acte, avec Alexandre Flan et Charles Bridault, musique de Joseph Darcier (Folies-Nouvelles, 01 juin 1858)

le Magot de Jacqueline, opérette en 1 acte, musique de Paul Blaquières (Théâtre des Champs-Elysées, juillet 1858)

I Pifferari, opéra bouffe en 1 acte, musique de Julien Nargeot (Théâtre Deburau, août 1858)

la Dette de Jacquot, opérette en 1 acte, avec Emile Thierry, musique d'Eugène Moniot (Bouffes-Deburau, 01 septembre 1858)

Fra Diavolino, opérette en 1 acte, avec Charles Bridault, musique d'A. Roque (Folies-Nouvelles, 04 décembre 1858)

les Recruteurs, opéra-comique en 3 actes, avec Vulpian, musique de Lefébure-Wély (Opéra-Comique, 13 décembre 1861)

Achille chez Chiron, opérette en 1 acte, avec Vulpian, musique de Frédéric Barbier (Folies-Marigny, 14 octobre 1864)

Rhum et eau en juillet, parodie en 6 tableaux, musique d'Eugène Déjazet (Théâtre Déjazet, juillet 1867)

l'Héritage du postillon, opérette en 1 acte, avec Francis Tourte, musique d'Auguste L'Eveillé (Folies-Marigny, 30 août 1867)

Aux Champs-Elysées, promenade fantaisiste en 3 actes et 8 tableaux, dont 1 prologue, avec Alexandre Flan, musique d'Auguste Léveillé, accords de Cappelli (Folies-Marigny, 02 juin 1869)

Mam'zelle Pierrot, opérette en 1 acte, avec Henri de Kock, musique de Frédéric Barbier (Folies-Bergère, 26 septembre 1869)

On dit que c'est drôle, revue de l'année en 4 actes et 10 tableaux, dont 1 prologue, avec Alexandre Flan, musique d'Auguste Léveillé (Folies-Marigny, 20 novembre 1869)

Une fausse gélatine, saynète, musique de Charles Hubans (Alcazar, 1869)

Alsaciennes de carton, opérette en 1 acte (Alcazar, 1869)

Ah ! des bêtises, revue en 4 actes, musique d'Eugène Déjazet (Délassements-Comiques, 12 mars 1874)

Estelle et Némorin, opéra bouffe en 3 actes, musique d'Hervé (Opéra-Bouffe, 02 décembre 1876)

l'Agence est au troisième, opérette en 1 acte, avec Louis Péricaud, musique d'Herpin (Scala, 10 avril 1885)

les Ambitions de Turlure, opéra-comique en 1 acte, avec Byrec (Le Havre, 1890)

les Reines de l'Opérette, fantaisie musicale, avec Alfred Delilia (Cigale, 28 juin 1895)

 

 

 

 

 

Il était le fils d'un lieutenant-colonel dans les gardes du corps. Ne se destinant pas à la carrière militaire, il entra comme employé à la compagnie d'assurance la Nationale. Il y resta six ans et débuta dans la littérature par un vaudeville en deux actes, Un de perdu, un de retrouvé, qui fut joué au théâtre de la Porte-Saint-Martin en 1548. Un acte fort bien accueilli aux Variétés eu 1854, ayant pour titre : Sous un bec de gaz, lui valut la collaboration de Clairville, avec lequel il donna au même théâtre : Madame Roger Bontemps, vaudeville en un acte (1856) ; Scélérat de Poireau ! vaudeville en un acte ; le Poignard de Léonora, vaudeville en quatre actes (1857) ; les Enfants du travail, un acte (1859) ; le Minotaure, un acte (1862). Parmi les pièces qu'il a fait représenter sur presque tous nos théâtres de genre, nous citerons : les Poètes de la treille, vaudeville en quatre actes (1857), avec Flan ; I Pifferari, saynète, musique de Nargeot (1858) ; Madame Angot au sérail de Constantinople, pièce en quatre actes et cinq tableaux, imitée d'Aude et jouée aux Folies-Dramatiques (1859) ; les Etrangleurs de dindes, quatre actes (1862), avec Léon Beauvallet ; le Carnaval des canotiers, quatre actes avec Dupeuty et Thiéry ; les Vieux glaçons, cinq actes (1865), avec Flan ; les Supplices des femmes, trois actes, avec Koning ; Rien n'est sacré pour une revue, quatre actes, douze tableaux ; Ah ! quel plaisir d'être garçon, un acte (1866) ; la Déesse du bœuf gras, trois actes ; Pan... pan..., c'est la Fortune, un acte (Fantaisies-Parisiennes), avec Varin ; l'Evénement, trois actes, dix tableaux ; Cendrillon, deux actes, quatre tableaux ; Nos bonnes villageoises, deux actes, trois tableaux ; le Décapité vivant, révélation mystérieuse, deux actes, cinq tableaux ; la Petite Presse, revue, quatre actes, dix tableaux ; Marin le chasseur, un acte (1867, Palais-Royal), avec Varin ; le Royaume de la bêtise, fantaisie, trois actes, huit tableaux ; A quoi expose l'Exposition, à-propos en un acte ; En classe, mesdemoiselles, vaudeville en un acte, dont le succès fut très grand, avec Dupeuty ; le Chemin des amoureux, un acte (Bouffes-Parisiens), avec Vulpian ; l'Héritage du postillon, opérette en un acte, musique de l'Eveillé, avec Tourte ; Rhum et eau en juillet, parodie en trois actes ; les Plaisirs de Paris, pièce en cinq actes, neuf tableaux, avec Lemonnier ; la Bonne aventure, ô gué, trois actes, quatre tableaux ; Paul, faut rester, un acte (1868), avec Jaime ; Carnaval vit encore, revue, cinq actes, huit tableaux, avec Flan ; le Kean de Faverne, parodie, trois actes, cinq tableaux ; A la barque, à la barque ! revue, trois actes, dix tableaux ; la Fleur des spahis, folie-vaudeville en deux actes (1869) ; la Mariée est trop belle, vaudeville en un acte (Palais-Royal), avec Léon Beauvallet ; Quinze jours de printemps, folie en deux actes ; Patrie ! journal du soir, parodie en trois tableaux ; Aux Champs-Elysées, promenade fantaisiste en trois actes, huit tableaux ; On dit que c'est drôle, revue de l'année en quatre actes, dix tableaux ; les Brigandes, vaudeville en deux actes ; Mademoiselle Pierrot, opérette en un acte, musique de Frédéric Barbier ; Bobino vit encore, revue en trois actes (1873) ; Madame Angot et ses demoiselles, vaudeville en un acte ; les Petites bonnes des Champs-Elysées, un acte ; Estelle et Némorin, opérette bouffe en trois actes, musique d'Hervé (1876) ; Loup, y es-tu ? revue en quatre actes, huit tableaux, etc. On a encore de ce fécond vaudevilliste : en 1859, à la Porte-Saint-Martin, la Peyruse, drame historique en cinq actes et douze tableaux, avec d'Ennery ; en 1861, à la salle Favart, les Recruteurs, opéra-comique en quatre actes, musique de Lefébure-Wély ; en 1868, au théâtre Beaumarchais, Gabriel le faussaire, drame en six actes, avec Alexandre Dumas. Il a publié en librairie : Sur la scène et dans la salle (1862, 1 vol. in-4°) et a collaboré à la Gazette des théâtres, puis au Messager des théâtres. Il a dirigé les Délassements-Comiques depuis le 5 mars jusqu'au 22 mai 1871 et, après l'incendie de ce théâtre, les Menus-Plaisirs. Il a administré, pendant les années 1874 et 1875, le théâtre Déjazet. M. Amédée de Jallais a épousé, en 1862, une actrice de talent, connue au théâtre sous le nom d'Eudoxie Laurent.

(Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, 1er supplément, 1878)

 

 

 

 

 

 

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