Henri JÉRÔME

 

 

Jérôme GROSJEAN dit Henri JÉRÔME

 

ténor français

(rue Grosjean, Monplaisir, Lyon 3e, Rhône, 05 avril 1860* entre 1918 et 1942)

 

Fils de Marie GROSJEAN (Cusy, Haute-Savoie, 16 mai 1825 – Lyon 3e, 25 avril 1893*) chaudronnier, et d’Etiennette COLLOMB (Cusy, 15 mars 1830 – Lyon 3e, 16 août 1878*) ouvrière en soie [mariés à Lyon 3e le 15 janvier 1853*].

Epouse 1. à Paris 9e le 11 octobre 1888* (divorce à Bordeaux, Gironde, le 26 juillet 1897) Antoinette HUGUET (Lagnieu, Ain, 05 septembre 1866 –).

Epouse 2. à Barbaste, Lot-et-Garonne, le 14 mai 1898* (divorce avant 1918) Marie Célestine Anne Joséphine TRIAIRE (Constantinople, Turquie, 26 juillet 1873 – av. 1942) [épouse 1. à Constantinople le 14 septembre 1889* (divorce le 13 mars 1895) Raymond Jean Martin SÉGURA (Toulouse, Haute-Garonne, 15 décembre 1858 –) artiste lyrique (remarié à Toulouse le 11 novembre 1901 avec Julie FOURQUAT)] ; parents d’Etiennette Henriette GROSJEAN (Barbaste, 04 août 1900* – Paris 10e, 23 juillet 1969*) [épouse 1. à Saint-Mandé, Seine (auj. Hauts-de-Seine), le 12 mars 1918* Léon Alfred CARPENTIER (Le Vésinet, Seine-et-Oise [auj. Yvelines], 10 août 1885* – av. 1942), ingénieur ; épouse 2. à Paris 9e le 18 juin 1942* André Pierre ORLHAC (Paris 9e, 21 février 1896* – Villiers-le-Bel, Val-d'Oise, 03 novembre 1972), décorateur].

 

 

Lauréat du Conservatoire de Lyon. Il entre ensuite au Conservatoire de Paris (élève de Crosti et de Ponchard) où il y remporta les premières récompenses : 2e accessit de chant en 1887, premier prix de chant en 1888, second prix d’opéra-comique en 1888. Il a débuté à l'Académie Nationale de Musique le 15 octobre 1888, dans le rôle de Faust, et y a tenu l'emploi de ténor pendant deux années. A chanté ensuite, avec grand succès, le répertoire d'opéra et d'opéra-comique sur les scènes suivantes : Grand-Théâtre de Bordeaux, où il chante les Huguenots, l'Africaine, la Favorite, le Prophète et participe aux premières d'Esclarmonde et de l'Attaque du moulin. Il quitte Bordeaux pour entrer au Théâtre National de l'Opéra-Comique (débuts en 1894) ; puis le Théâtre de la Monnaie de Bruxelles ; tournées en Amérique ; Opéra de Nice ; représentations à Marseille, Alger, Grand-Théâtre de Lyon. Est engagé de nouveau à Nice pour la saison 1906-1907. Il a créé la Jacquerie (Robert) d'Edouard Lalo à l'Opéra de Monte-Carlo le 09 mars 1895, Princesse d'Auberge, à Bordeaux en 1898, et la première de la Tosca, à Lyon. Il a chanté successivement : Faust, Rigoletto, la Favorite, Lucie de Lammermoor, Roméo et Juliette, le Cid, Lohengrin, Sigurd, l'Africaine, les Huguenots, le Prophète, Esclarmonde, l'Attaque du Moulin, les Pêcheurs de perles, Carmen, Lakmé, la Vie de Bohème, Aïda, Messaline, Hérodiade, etc. Il eut ensuite une entreprise de vins, 11 rue Félicie à Gennevilliers (Seine ; auj. Seine-Saint-Denis), qui fit l'objet d'une déclaration de faillite par jugement du 19 juin 1914. En 1918, il était professeur de chant à Paris.

En 1888, il habitait 4 rue de Parme à Paris 9e ; en 1895, 90 rue de Rivoli à Paris 4e ; en 1898, à Barbaste (Lot-et-Garonne) ; en 1914, place de la Nouvelle-Gare à Epinay-sur-Seine (Seine ; auj. Seine-Saint-Denis) ; en 1918, 166 rue Ordener à Paris 18e.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Il a débuté le 15 octobre 1888 dans Faust (Faust).

 

Il a chanté la Juive (Léopold, 1889) ; Rigoletto (le Duc, 1889) ; Hamlet (Laerte, 1889) ; Robert le Diable (Raimbaut, 1890).

 

Il a créé le 28 mai 1890 Zaïre (Nérestan) de Paul Véronge de La Nux.

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il a débuté le 15 novembre 1894 dans les Pêcheurs de perles (Nadir).

 

Il a créé le 07 juin 1895 Guernica de Paul Vidal ; Kermaria ; le 24 juin 1896 la Femme de Claude d'Albert Cahen ; le 08 février 1897 Kermaria (Yvon) de Camille Erlanger.

 

Il a participé aux premières, le 03 octobre 1895 de la Navarraise (Araquil) de Jules Massenet ; le 23 décembre 1895 de la Jacquerie (Robert) d'Edouard Lalo ; le 17 mai 1897 du Vaisseau fantôme (Erik) de Richard Wagner [version française de Charles Nuitter].

 

Il a chanté Carmen (Don José, 1896-1898).

 

 

 

 

 

L'Opéra nous a présenté lundi dernier un nouveau ténor, M. Jérôme, qui a fait son premier début dans Faust. C'est, si nous comptons bien, avec M. Saléza, Mlles Jeanne Durand, Agussol et Aussourd, le cinquième des élèves de notre Conservatoire qui affronte le public de nos théâtres depuis les derniers concours, ce qui ne prouve pas que l'institution soit aussi inutile que quelques-uns voudraient le donner à croire. M. Jérôme, élève de MM. Crosti et Ponchard, avait obtenu cette année un premier prix de chant et un second prix d'opéra-comique, et il serait mieux à sa place, croyons-nous, dans la maison de Grétry et de Boieldieu que dans celle où cohabitent MM. Ritt et Gailhard. Sa voix, qui est d'un assez joli timbre, manque de force et de volume, et le moindre effort semblerait devoir la briser. Le jeune artiste chante d'ailleurs non sans goût, avec une grâce aimable, et pour une première épreuve il ne s'est point montré maladroit comme comédien. Mais s'il articule avec netteté, il s'en faut que sa prononciation soit toujours heureuse, et il devra s'observer beaucoup sous ce rapport, de façon, par exemple, à ne pas dire demôre pour demeure et à ne pas orner le mot chaste d'une série d'accents circonflexes qui le rendent fort désagréable. En résumé, le début de M. Jérôme n'est point malheureux, et le jeune chanteur pourra rendre des services, à la condition essentielle de s'en tenir aux rôles de grâce et aux ouvrages de demi-caractère. Un bon point, dans cette représentation, à M. Delmas, qui tient avec talent et presque avec autorité le rôle de Méphistophélès.

(le Ménestrel n° 3003, dimanche 21 octobre 1888)

 

A l'Opéra, quatre débuts dont les plus dignes d'attention m'ont paru être ceux de Mlle Agussol dans les Huguenots et celui de M. Jérôme dans Faust. Assez petit, mais « fait avec soin » comme le jeune Hassan du poème de Namouna, M. Jérôme est doué d'une voix charmante, et de suffisante portée ; il chante avec goût, il joue avec naturel. C'est une bonne acquisition pour l'Opéra où Faust, qui caractérise les rôles de son emploi, revient si régulièrement sur l'affiche, étant, à juste titre, la pièce de fond du répertoire moderne.

(Louis Gallet, la Nouvelle Revue, 01 novembre 1888)

 

Monnaie de Bruxelles. — Faust nous a fait revoir M. Jérôme, plus apprécié et plus applaudi encore qu'il ne l'avait été dans les Pêcheurs de perles ; et nous le reverrons lundi ou mardi dans Princesse d'auberge, qu'il a créé l'an dernier à Bordeaux.

(le Ménestrel n° 3573, dimanche 17 septembre 1899)

 

Ténor de la bonne école, orienté vers l'Opéra-Comique, l'interprète actuel du rôle de Jean, dans Hérodiade, est un artiste accompli. De tempérament souple, de talent très complexe, il se prouva d'abord capable de se faire une belle place à l'Académie Nationale de Musique dans Faust, Rigoletto et Zaïre.

Puis on le vit à Bordeaux conquérir des lauriers dans tous les rôles de ténor, et créer Esclarmonde et l'Attaque du Moulin avec un succès sans précédent. Il ne crut pas déchoir en entrant à l'Opéra-Comique au temps de M. Carvalho. Personne n'a oublié son début dans les Pêcheurs de Perles, et tout le monde se souvient de son triomphe dans Araquil de la Navarraise, rôle dans lequel son talent s'affirma définitivement. Le superbe José de Carmen, l'admirable Gérald de Lakmé, pris du désir des longs voyages, s'en alla dans les Amériques créer la Messaline d'Isidore de Lara, et la Vie de Bohème de Puccini. Il nous revint après deux ans d’absence pour créer à Nice la Grisélidis de Massenet et le voici maintenant acclamé dans la personnification de Jean le Baptiseur à laquelle il prête toutes les ressources de sa voix chaleureuse.

Comme artiste, Henri Jérôme est un charmeur, comme homme il est le plus sympathique camarade. Petit, mais trapu, le visage ouvert et fleuri d'un sourire, il suit sa voie avec ténacité, ainsi qu'en témoignent deux petits sillons qui barrent l'arc tendu de ses sourcils.

(le Monde artiste, 05 novembre 1903)

 

 

 

 

 

 

Conseil de guerre de Paris (3e) : Le crime du canonnier Louis Bouvard.

En matière de crime passionnel, les conseils de guerre ont parfois la clémence de jurys parisiens : ils vont jusqu'à acquitter un artilleur coupable d'avoir vitriolé l'amant de sa femme !

Réformé, le comptable Louis Bouvard n'hésita pas, lors de la mobilisation, à s'engager. Sur le front, il se conduisit avec vaillance.

Tombé malade, au bout de six mois, il fut évacué dans un hôpital du midi de la France. Au mois de mai dernier, il obtint une permission de sept jours.

Il s'empressa de venir rejoindre à Epinay, sa femme et sa fillette, qu'il avait confiées à un ami, M. Grosjean, dit Jérôme, ancien ténor à l'Opéra et à l'Opéra-Comique.

Convaincu bientôt qu'en son absence sa femme l'avait trompé avec son ami, le canonnier prit la résolution de se venger. Il choisit, dans ce but, « une arme tout à fait indigne de l'uniforme qu'il avait l'honneur de porter » : le 19 mai dernier, sur la voie publique, il versait, par derrière, dans le cou de l'ex-ténor, un verre d'acide sulfurique, heureusement hydraté.

M. Jérôme fut malade durant deux mois environ.

Hier, sous l'accusation de coups et blessures, avec préméditation et guet-apens, le canonnier comparaissait devant le troisième Conseil de guerre que présidait M. le colonel Gouin.

« Ce qui m'a follement exaspéré, dit l'accusé, au cours de son interrogatoire, c'est qu'après m'avoir volé ma femme, cet homme me prenait le cœur de ma fillette, âgée de quatre ans et demi. »

A mentionner, parmi les témoignages, la déposition de Mme Bouvard, âgée de vingt-neuf ans. De petite taille, à physionomie juvénile, très sèche, la femme de l'accusé exhale bizarrement ses rancunes conjugales :

« J'ai un idéal de patriotisme, dit-elle. Je suis une enfant de giberne, d'une famille de soldats, dont plusieurs ont la croix de guerre. Aussi j'espérais que, par son attitude, lors des hostilités, mon mari ferait tomber le mur qui se dressait entre lui et moi. Il n'en a rien été. C'est moi qui l'ai contraint à s'engager. »

Mme Bouvard proclame n'avoir jamais trompé son mari.

De son côté, avec non moins d'énergie, M. Jérôme, l'ancien ténor de l’Opéra, âgé de cinquante-cinq ans, affirme n'avoir jamais été qu'un ami pour Mme Bouvard, « honnête femme et bonne mère de famille ».

« Pour me récompenser des bienfaits que je lui ai rendus, dit-il, dans sa déposition, M. Bouvard a essayé de briser ma réputation de ténor de l'Opéra et de m'empêcher d'obtenir mon divorce avec ma femme. Il s'est servi, envers moi, non d'une arme de soldat français, mais d'une arme de Boche. Il m'a frappé par derrière. Cependant je ne lui en veux pas. Il est victime des cancans d'Epinay. Nous autres, les artistes, nous sommes des gens de cœur et nous aimons à faire des bienfaits. Je vous demande de renvoyer cet homme sur le front, immédiatement. »

Après réquisitoire de M. le commissaire du gouvernement Wattime et plaidoirie de Me Lesueur, le Conseil a, à la minorité de faveur, acquitté le canonnier Bouvard.

(le Figaro, 22 août 1915)

 

Le drame d’Epinay.

Un soldat accusé d'avoir vitriolé un ami, qu'il soupçonne être l'amant de sa femme, tel est le drame qu'avait, hier, à juger le troisième conseil de guerre. Avant la guerre, Bouvard — c'est le nom de l'accusé — exerçait un petit commerce à Epinay-sur-Seine. Il était marié, père d'une petite fille de quatre ans et demi, et il avait été réformé.

Versé dans le service auxiliaire, à la suite d'une nouvelle visite, il insista pour être déclaré bon pour le service armé et fit tant qu'il finit par obtenir d'être envoyé au front.

Tandis qu'il y faisait vaillamment son devoir, voici ce qui se passait chez lui :

Au moment de partir, Louis Bouvard se trouvait assez gêné. Il s'en ouvrit à un de ses amis, M. Jérôme Grosjean, ancien ténor, avec lequel jadis il était entré en relations au sujet de l'organisation d'un concert projeté par le comité électoral dont tous deux faisaient partie.

Entre les deux amis, il fut convenu que, durant l'absence de Bouvard, M. Grosjean, au lieu de manger au restaurant comme il le faisait depuis quelque temps, prendrait ses repas chez Mme Bouvard. D'autre part, la femme d'un voisin mobilisé avait mis sa villa à la disposition de Mme Bouvard et de sa fille. M. Grosjean s'y installa avec Mme Bouvard et la fillette. Vers la mi-juin, Louis Bouvard se présentait à la villa, ayant obtenu un congé de convalescence de sept jours. Il fut, à ce qu'il assure, si froidement reçu, qu'un soupçon traversa son esprit. Ce soupçon allait bientôt se préciser. Vers le même temps, le propriétaire de la villa étant revenu chez lui, les Bouvard durent déménager et tout le monde était allé habiter chez Grosjean. De pins en plus préoccupé des relations qu'il supposait entre Grosjean et sa femme, Bouvard demanda des explications à son ami. Comme réponse, on le mit à la porte. Il en fut réduit à venir, chaque matin, à la porte de la maison où était restée sa femme, attendre sur le trottoir sa fillette à l'heure où elle partait pour l'école, et l'embrasser en passant. Il assure même qu'un jour il avait prié sa femme de lui laisser l'enfant, en lui disant :

— Je vais retourner au front. Quand reviendrai-je ? Je l'ignore. C'est peut-être la dernière fois que j'embrasserai ma fille !

Et Mme Bouvard, qui le nie, lui aurait répondu :

— Non ! non ! il faut qu'elle aille à l'école. C'est samedi, et elle n'aurait pas la croix si elle manquait la classe !

Cette scène, assure Buvard, acheva de lui ouvrir les veux. Sa résolution fut prise. Il acheta du vitriol et, le lendemain, tandis que Grosjean et Mme Bouvard se rendaient au marché. Bouvard s'approchant, aspergea de vitriol le dos de l'ami qu'il soupçonnait d'être l'amant de sa femme.

M. Grosjean ne fut qu'assez légèrement brûlé. Il aurait alors, à ce qu'assurent divers témoins, sorti un revolver de sa poche et, le tendant à Mme Bouvard, lui aurait crié : « Tue-le ! » Mais un caporal intervint, et le drame n'eut pas d'autres suites.

L'examen médical avait conclu que les brûlures de M. Grosjean pouvaient entraîner une incapacité de travail et déterminer au cou une contraction persistante. M. Grosjean, qui a cinquante ans passés, a pu cependant se présenter hier à l'audience, où il s'est défendu vivement, comme Mme Bouvard d'ailleurs, contre les soupçons du mari.

Le commissaire du gouvernement, M. le capitaine Wattine, avait requis une condamnation, tout en s'engageant à faire obtenir à Bouvard le sursis de guerre.

Défendu par Me Chalifour, et interrogé s'il avait quelque chose à ajouter pour sa défense, Bouvard répondit :

— Pendant sept mois, j'ai fait mon devoir au front. Je suis prêt à le faire encore, si vous m'y renvoyez.

Le conseil lui a donné satisfaction, en l'acquittant.

(le Petit Parisien, 22 août 1915)

 

 

 

 

 

Discographie

 

N° catalogue N° matrice Date d'enreg. Compositeur Librettistes Œuvre Extrait Interprètes Accompagnement
FONOTIPIA (Paris)
39280 xPh 713-2 1905 VERDI (Giuseppe) trad fr Edouard Duprez RIGOLETTO Ballade "Qu'une belle" Henri JÉRÔME, ténor de l'Opéra Piano
39281 xPh 715 1905 VERDI (Giuseppe) trad fr Edouard Duprez RIGOLETTO "Comme la plume au vent" Henri JÉRÔME, ténor de l'Opéra Piano
39282 xPh 721-2 1905 BRUNEAU (Alfred) Louis Gallet ATTAQUE DU MOULIN (L') Adieux à la forêt Henri JÉRÔME, ténor de l'Opéra Piano
39283 xPh 722-2 1905 DELIBES (Léo) Philippe Gille et Edmond Gondinet LAKMé "Fantaisie aux divins mensonges" Henri JÉRÔME, ténor de l'Opéra Piano
39284 xPh 714-3 1905 MASSENET (Jules) Paul Milliet et Henri Grémont HéRODIADE "Adieu donc, vains objets" Henri JÉRÔME, ténor de l'Opéra Piano
39285 xPh 717-2 1905 REYER (Ernest) Camille Du Locle et Alfred Blau SIGURD "Esprits, gardiens de ces lieux vénérés" Henri JÉRÔME, ténor de l'Opéra Piano

 

 

 

Voir les enregistrements d'Hérodiade (acte IV "Ne pouvant réprimer")

 

 

 

   

 

 

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