Ernest LEGOUVÉ

 

Ernest Legouvé par Nadar vers 1853-1854

 

 

Joseph Wilfrid Ernest Gabriel LE GOUVÉ ou LEGOUVÉ dit Ernest LEGOUVÉ

 

écrivain français

(14 rue Saint-Marc, Paris 2e, 15 février 1807* Paris 2e, 14 mars 1903*) enterré au cimetière de Montmartre (17e division), sa tombe se trouve également au cimetière de Seine-Port (77).

 

Fils de Gabriel Marie Jean Baptiste LE GOUVÉ ou LEGOUVÉ (Paris, 23 juin 1764 – Montmartre [auj. Paris 18e], 30 août 1812), poète [on lui doit les livrets de Doria pour Méhul et de Charles II et Tyrtée pour Henri Montan Berton], et d’Elisabeth Adélaïde SAUVAN (Paris, 1775 – Paris 2e, 07 septembre 1809) [mariés le 04 février 1803].

Epouse à Paris le 06 février 1834 Sophie Georgina de COURBON-MACKENZIE (1804 – 1856) ; parents de Marie Elisa LEGOUVÉ (Paris 2e, 14 janvier 1835 –) [épouse à Paris 2e le 28 mai 1856 Louis Emile LEFEBVRE DESVALLIÈRES (Paris 3e, 13 mai 1822 –) ; parents de Maurice DESVALLIÈRES, auteur dramatique, et de Georgina DESVALLIÈRES, épouse du compositeur Emile PALADILHE].

 

 

Il remporta, en 1829, le prix de poésie à l'Académie française, par un poème sur la Découverte de l'imprimerie, puis publia un recueil de petits poèmes, les Morts bizarres (1832). Il s'essaya ensuite dans le roman : Max (1833) ; les Vieillards (1834) ; Edith de Falsen, sa meilleure œuvre de ce genre (1840), et eut encore plus de succès au théâtre avec Louise de Lignerolles, drame en cinq actes et en prose (1848). L'année suivante, il obtenait son plus grand triomphe théâtral avec Adrienne Lecouvreur, comédie-drame en cinq actes et en prose, en collaboration avec Scribe (Théâtre-Français, avril 1849) [dont Francesco Cilea tirera son opéra Adriana Lecouvreur en 1902]. Deux autres comédies, les Contes de la reine de Navarre (Théâtre-Français, 1850) et Bataille de dames (1851), eurent également de nombreuses représentations. La tragédie Médée, écrite pour Rachel, fut moins heureuse : la tragédienne refusa le rôle. Traduite en italien par Montanelli, elle fut jouée à Paris par Mme Ristori. Ernest Legouvé a encore donné au Théâtre-Français : Par droit de conquête (1855) ; le Pamphlet (1857) ; les Doigts de fée (1858) ; Un Jeune Homme qui ne fait rien (1861) ; A deux de jeu (1868) ; Miss Suzanne (1869) ; les Deux reines (1872). On lui doit, en outre : Béatrix, roman (1860) ; des recueils de Lectures faites à l'Académie (1862) ; Conférences parisiennes (1872) ; Lamartine (1876) ; l'Art de la lecture (1878), conférence pleine d'observation et de fines anecdotes ; Nos fils et nos filles, scènes et études de famille (1878), et quelques autres ouvrages moins importants, dont il faut pourtant distinguer Soixante ans de souvenirs (1885-1887), où l'auteur parle encore plus des autres que de lui-même. Ecrivain plein de goût et de correction, conférencier et liseur hors ligne, auteur dramatique habile, Ernest Legouvé fut reçu à l'Académie française le 01 mars 1855. Il fut nommé officier (12 août 1864), commandeur (12 juillet 1887), puis grand officier (31 décembre 1895) de la Légion d’honneur.

En 1897, il habitait 14 rue Saint-Marc à Paris 2e, où il est décédé.

 

 

 

 

livrets

 

les Deux Reines de France, drame en 4 actes, chœurs et musique de scène de Charles Gounod (Théâtre-Italien, 27 novembre 1872)

l'Amour africain, opéra-comique en 2 actes, musique d’Emile Paladilhe (Opéra-Comique, 08 mai 1875)

Vanina, opéra en 4 actes, avec Louis Gallet, musique d’Emile Paladilhe (1890, non représenté)

 

mélodies

 

Lucioles (les), musique de Clémence de Grandval (1866)

Maria Lucrezia, musique de Camille Saint-Saëns (1868)

Mort d'Ophélie (la), ballade d'après Shakespeare, pour plusieurs voix (1842) et orchestre (1848), musique d'Hector Berlioz

Mort d'Ophélie (la), musique de Camille Saint-Saëns (1858)

Tombez, mes ailes !, musique de Charles Gounod (1866)

 

 

 

 

 

 

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