Gustave LEROY

 

 

Gustave Ferdinand LE ROY dit Gustave LEROY

 

ténor français

(27 quai de la Petite Chaussée, Rouen, Seine-Inférieure [auj. Seine-Maritime], 13 octobre 1846* – Asnières, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 18 août 1887*)

 

Fils de Louis Jacques LE ROY (Sotteville-lès-Rouen, Seine-Maritime, 16 septembre 1811 –), fileur, et de Marie Joséphine BLANCHARD (La Vaupalière, Seine-Maritime, 23 juillet 1822 –), femme de magasin, mariés à Déville-lès-Rouen, Seine-Maritime, le 31 août 1840*.

 

 

Au Conservatoire de Paris, il obtint un 1er accessit de chant en 1864, puis un second prix d’opéra-comique en 1865. Il a appartenu à l’Opéra-Comique de 1865 à 1872. Organisateur de tournées, il est le fondateur des représentations populaires d'opéras au Théâtre-Lyrique du Château-d’Eau (Opéra-Populaire, 1879-1880), y créant en 1880 Bachelier et Alguazil (Pedro) d’Elie Brault, et y chantant le 14 août 1879 la première du Barbier de Séville (Almaviva) de Rossini [version française de Castil-Blaze], et le 07 juillet 1880 la première de la Fée des bruyères de Samuel David.

Il est décédé, célibataire, en son domicile, 27 boulevard de la Seine à Asnières.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta le 16 août 1865 dans Marie.

 

Il y créa le 05 février 1866 Fior d’Aliza (le Marié) de Victor Massé ; le 13 mai 1868 la Pénitente de Clémence Valgrand [comtesse de Grandval] ; le 21 février 1870 la Cruche cassée (Colin) d’Emile Pessard ; le 30 avril 1870 Déa de Jules Cohen ; le 27 juillet 1870 le Kobold d’Ernest Guiraud.

 

Il y chanta Joseph (Nephtali, 1866) ; le Premier jour de bonheur.

 

 

 

 

 

Les anciens habitués de l'Opéra-Comique se rappellent peut-être ce petit ténorino à la voix courte, mais au jeu assez vif et intelligent, qui débuta à ce théâtre il y a une vingtaine d'années et qui le quitta, je crois, à l'époque de la guerre. Gustave Leroy avait commencé par jouer quelques petits rôles de drame à la Porte-Saint-Martin, puis il était entré au Conservatoire, comme élève de Révial pour le chant, et de Mocker pour l'opéra-comique. Après avoir obtenu un premier accessit de chant, en 1864 et un second prix d'opéra-comique l'année suivante, il débuta à la salle Favart dans Marie, le 16 août 1865. Il reprit ensuite divers rôles du répertoire, doubla un instant Capoul dans le Premier Jour de Bonheur, fit une petite création dans Fior d'Aliza, et au bout de quelques années s'en alla faire des tournées en province à la tête d'une troupe d'opérette et d'opéra-comique dont il était le premier sujet.

 

C'est Leroy qui, le premier, conçu et mit à exécution l'idée d'installer pendant les mois d'été une troupe lyrique dans la salle du théâtre du Château-d'Eau, à laquelle il donnait alors le titre d'Opéra-Populaire, ainsi que firent après lui MM. Millet, Garnier et Milhaud. Pendant deux saisons, en 1879 et en 1880, il donna ainsi à ce théâtre le Barbier de Séville, Lucie de Lammermoor, Martha, le Maître de Chapelle, le Docteur Crispin, le Bijou perdu, la Poupée de Nuremberg, le Sourd, la Fanchonnette, ouvrages dont il jouait les principaux rôles. Il représenta même un opéra-comique en trois actes, inconnu à Paris, la Fée des Bruyères de M. Samuel David, qui n'avait encore paru qu'à Bruxelles. Après cette double campagne, Leroy reprit ses pérégrinations en province et à l'étranger, et l'on n'entendit plus parler de lui. Il était âgé de 45 ans environ lorsque, le 18 août, il fut frappé à Asnières, qu'il habitait, d'une attaque d'apoplexie foudroyante à laquelle il succomba aussitôt.

 

(le Ménestrel, 11 septembre 1887)

 

 

 

 

 

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