Camille de MAËSEN

 

 

 

Wilhelmine Camille VAN DER MAËSEN D'AVIONPUITS dite Camille de MAËSEN

 

soprano belge

(Esneux, province de Liège, Belgique, 1840 – Marseille, Bouches-du-Rhône, 15 avril 1885*)

 

Fille de René Auguste Hippolyte VAN DER MAËSEN (1805 –), procureur du roi, et de Joséphine SARTON.

Sœur de Léontine de MAËSEN, cantatrice.

Epouse 1. en Italie vers 1875, Comte C. TURATI (– Milan, décembre 1873) ; parents de Renée TURATI.

Epouse 2. Louis MONDOT, docteur en médecine.

 

 

Elle chanta l’opéra-comique à la Monnaie de Bruxelles en tant que première chanteuse légère durant les saisons 1856-57, 1862-63, où elle chanta la Juive (Eudoxie), les Huguenots (Marguerite), ainsi que la première le 20 avril 1863 du Freischütz (Agathe) de Carl Maria von Weber, et 1863-64, où elle créa le 08 janvier 1864 l’Orco d’Oscar Stoumon. En 1864, elle fut engagée à l’Opéra de Paris où elle créa Roland à Roncevaux (Saïda). De l'Opéra, elle alla faire briller son talent aimable et délicat dans diverses villes importantes de la province et de l'étranger. En 1876, elle chanta I Puritani (Elvira) à la Scala de Milan. A Marseille, elle avait chanté la première de l'Africaine (Inès) de Giacomo Meyerbeer.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Elle y débuta en juin 1864 dans les Huguenots (Marguerite de Valois).

 

Elle y chanta en 1864 Lucie de Lammermoor (Lucie).

 

Elle y créa le 03 octobre 1864 Roland à Roncevaux (Saïda) d’Auguste Mermet.

 

 

 

 

 

Il vient de mourir à Marseille une cantatrice de talent, Mme Camille de Maësen. Sœur de Mlle Léontine de Maësen, qui créa avec éclat au Théâtre-Lyrique les Pêcheurs de perles de Bizet, le Roi des mines de Cherouvrier, le Rigoletto français, et qu'a depuis longtemps fixée à Marseille un bien honorable mariage, Mme Camille de Maësen (dont le véritable nom était Wilhelmine) était connue, elle aussi, du public parisien, car elle était restée plusieurs années à l'Opéra et y avait créé le principal rôle de femme dans le Roland à Roncevaux de M. Mermet. Douée d'une voix un peu ténue, mais très pure et très assouplie par l'étude, elle avait un ensemble de qualités qui constituaient un talent froid, mais élégant, correct, bien à sa place dans l'emploi qu'a personnifié Mme Damoreau et qu'elle rehaussait par une beauté distinguée. Elle avait chanté avec succès à Bruxelles, Saint-Pétersbourg, Moscou, Vienne, Madrid, sur les grandes scènes italiennes, et aussi à Marseille, où elle avait laissé d'excellents souvenirs, notamment dans Inès de l'Africaine, qu'elle y avait créé, et dans la comtesse du Comte Ory. Mme Camille de Maësen avait épousé en Italie le comte Turati, et, devenue veuve, s'était remariée avec le docteur Mondot, de Montpellier. Depuis quelque temps, elle était venue chercher à Marseille, avec ses affections de famille, le climat tempéré que réclamait sa santé ébranlée. Elle a été emportée, à la fleur de l'âge, par une longue et douloureuse maladie et laisse une fille de seize ans, Mlle Renée Turati.

(le Ménestrel, 26 avril 1885)

 

 

 

 

 

Camille de Maësen en 1864

 

 

 

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