José MALLABRERA

 

 

 

Joseph MALLEBRERA dit José MALLABRERA

 

ténor français

(Oran, Algérie française, 31 rue d'Azoff, 05 juin 1907* –)

 

Fils de Vicente MALLEBRERA (Oran, 25 août 1880 –), tonnelier [fils de Trinitario Jose Antonio MALLEBRERA (Monovar, Espagne, 1851 – Oran, 26 octobre 1898)], et de Josefa ASENSION (Oran, 18 septembre 1881 –), mariés à Oran le 25 août 1906.

Epouse à Oran, le 17 août 1933 Cécile GOMIS. Père d'André MALLABRERA, ténor.

 

 

Horloger-bijoutier, il obtint en 1927, au Conservatoire d'Oran, un premier prix de chant et un premier prix d'opéra (classe de Mme Gross-Riquier) ; en 1928, il étudia au Conservatoire de Toulouse. Il débuta à l'Opéra d'Alger en 1942 dans Faust. Puis il chanta en province (Marseille, Nîmes, Béziers, Nice, Montpellier, Lyon, Bordeaux, Perpignan, Toulouse, Strasbourg, Vichy, Nancy, Avignon, Toulon) et la Belgique. En 1947, il entra à la RTLN. Des ennuis de santé l'éloignèrent de la scène et il revint à son métier d'horloger-bijoutier, à Oran.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y a débuté le 15 juin 1947 dans Manon (Des Grieux).

 

Il y a chanté la Traviata (Rodolphe) ; la Bohème (Rodolphe) ; Lakmé (Gérald) ; les Pêcheurs de perles (Nadir) ; Madame Butterfly (Pinkerton).

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Il y a débuté le 27 novembre 1949 dans Rigoletto (le Duc).

 

 

 

 

 

Audition musicale à Oran. – Mlle Germaine Guénard, professeur de piano, donnait, la semaine dernière, dans le cadre si accueillant du Musée Nessler, avec le concours de M. Troulay, violoncelliste, et M. Mallabrera, ténor, une adition de ses élèves qui a été un vrai régal pour les auditeurs. [...] M. Mallabrera, le ténor bien connu par ses succès aux Conservatoires d'Oran et de Toulouse, que nous n'avons pas le plaisir d'entendre souvent, a soulevé l'enthousiasme de la salle en chantant de la façon la plus exquise différents morceaux de son répertoire.

(l'Afrique du Nord illustrée, 17 juin 1933)

 

Faust au Théâtre Municipal d’Alger.

M. Carrié en affichant, une fois de plus Faust mais, avec une nouvelle distribution, a été bien inspiré. Un public venu en foule, se disputa jusqu'au moindre strapontin et un bon nombre de spectateurs postulants s'en retourna sans avoir réussi à obtenir satisfaction.

Cette nombreuse assistance ne fut d'ailleurs pas déçue, au contraire, car la représentation fut des plus brillantes. M. Roger Rico (Méphisto) dès son apparition s'imposa par les qualités les plus riches de chanteur et de comédien. Sa voix merveilleusement anchée, son art parfait du chant, sa diction nette et mordante et le caractère dramatique qu'il sut prêter à son personnage firent tout de suite une profonde impression sur le public, qui bientôt, entièrement conquis, lui prodigua ovations sur ovations. Ajoutons que M. Rico est servi par une plastique parfaitement adéquate à son emploi et qu'il s'était grimé avec un art remarquable — choses qui ont leur importance.

M. Mallabrera (Faust) a lui aussi vite conquis les faveurs du public, grâce à une voix très timbrée, bien extériorisée et particulièrement solide dans le registre aigu où elle réalise des performances surprenantes ; les notes graves sont moins fermes. Il fut acclamé après son air « A moi, la jeunesse !... » qu'il lança avec une fougue magnifique. C'est encore à pleine voix qu'il « devina la présence d'une âme innocente et divine » dans la demeure de Marguerite. C'est plus brillant, certes, mais c'est moins joli que la « mezza voce » plus indiquée ici.

Mme Luccioni (Marguerite) affirme tous les jours davantage son très beau tempérament d'artiste. Sa déclamation lyrique, bien scandée et intelligemment conduite a fait merveille dans ce rôle qu'elle a ainsi marqué d'une intéressante et émouvante personnalité. Bravo !

De même M. Nougaro arrive à conférer au rôle de Valentin une vie si intense qu'il le plaça au tout premier plan. Félicitons-le de n'avoir pas chanté l' « Invocation », qui ne figure d'ailleurs pas sur la partition et que l'Académie nationale de musique ignore — à juste titre. — De nouveau compliments aux chœurs qui se distinguèrent et furent bissés au quatrième tableau.

(G.-S. Mercier, l’Echo d’Alger, 10 février 1941)

 

A l'Opéra d'Alger. Madame Butterfly.

L'œuvre de Puccini a permis la rentrée de Mme Chauny-Lasson et de M. Mallabrera. Disons-le, ce fut une fort jolie rentrée. M. Mallabrera, très en forme, donna toute la mesure d'un organe chaud, au pur métal, qui autorise chez ce jeune ténor les plus beaux espoirs.

(Couret-Jardin, l'Echo d'Alger, 24 février 1942)

 

 

 

 

 

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