Irma MARIÉ

 

 

 

Irma Valentine MARIÉ DE L'ISLE dite Irma MARIÉ

 

soprano français

(Paris 2e, 28 janvier 1841 Paris 18e, 10 janvier 1891*)

 

Fille de Claude Marie Mécène MARIÉ, ténor, et de Francesca Maria HARTFUS.

Sœur de GALLI-MARIÉ et de Paola MARIÉ, cantatrices.

Epouse à Paris 18e le 22 juillet 1869* (divorce le 27 mars 1886 [acte du 04 septembre 1886 à Paris 18e*]) Edouard COLONNE, chef d’orchestre ; parents de Mathilde Henriette COLONNE (Grenoble, Isère, 01 mars 1862* ) [épouse 1. à Paris 9e le 14 décembre 1887* (divorce le 02 juin 1891) Antony CHOUDENS, éditeur ; épouse 2. à Paris 8e le 22 juin 1896* Hermann NEUMANN (Conitz, Thuringe, 14 août 1860 )], et d’Edouard Henri Jean COLONNE (Paris 18e, 08 mars 1863* ).

 

Elle s’est fait remarquer sur divers théâtres de genre. Elle fut pendant plusieurs années une excellente chanteuse d’opérettes. Elle a appartenu aux Bouffes-Parisiens d’Offenbach, où elle a débuté le 05 janvier 1864 dans l’Amour chanteur (Araminte) d’Offenbach, et où on l’a distinguée dans la création le 11 décembre 1865 des Bergers et dans la Chanson de Fortunio. Elle créa ensuite, au Théâtre de l’Athénée, le 30 janvier 1868 l’Amour et son carquois, et surtout, le 11 avril 1868, Fleur de Thé (Césarine), deux opérettes de Charles Lecocq. En 1868, elle avait également créé, au Théâtre du Gymnase, la Veilleuse ou les Nuits de Milady (Milady) de Loïsa Puget. Le 10 janvier 1869, elle créa aux Bouffes-Parisiens Madeleine d’Henri Potier, avec sa sœur Galli-Marié. Puis elle aborda le genre de l’opéra-comique et fit une honorable carrière à la salle Favart, où elle se montra charmante dans le Char d’Emile Pessard. Le 08 février 1879, elle créa, aux côtés de Galli-Marié, le Chevalier Gaston (Lisette) de Robert Planquette au Théâtre de Monte-Carlo. En 1883, elle joua au Théâtre-Lyrique-Populaire le Brasseur de Preston (Effie) avec le baryton Eugène Thierry dans le rôle titre, mais sans succès.

En 1869, elle habitait 96 rue Marcadet à Paris 18e. Elle est décédée en son domicile, 22 rue Ganneron à Paris 18e.

 

 

 

 

Sa carrière au Théâtre-Lyrique

 

Elle y a débuté en janvier 1867 dans le Val d’Andorre (Rose-de-Mai).

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y a débuté le 31 octobre 1877 en créant la Surprise de l'amour (la Comtesse) de Ferdinand Poise, aux côtés de sa sœur Galli-Marié.

Elle y a créé le 18 janvier 1878 le Char (Briséis) d’Emile Pessard ; le 21 mai 1878 la nouvelle version de Psyché (Bérénice) d’Ambroise Thomas.

 

 

 

 

 

A New York, la gentille Irma Marié vient d’être victime d’un petit accident.

Le rideau maladroitement baissé est tombé – le brutal ! – sur le joli nez de Boulotte et l’a fort endommagé…

(Jules Prével, le Figaro, 18 septembre 1868)

 

Le mariage de l’habile violoniste Colonne avec Mlle Irma Marié (retour d’Amérique) a été célébré jeudi dernier. Mlle Irma Marié, sœur de Mme Galli-Marié, est aussi, elle, une artiste de talent, et d’un talent original, chose si rare sur la scène.

(le Ménestrel, 01 août 1869)

 

Elle s'est fait remarquer au théâtre du passage Choiseul dans la Chanson de Fortunio (1861) et dans les Bergers. Sa dernière apparition, à l'Opéra-Populaire du Château-d'Eau, sous les traits d'Effie du Brasseur de Preston (1883), n'a pas été heureuse.

(Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, 2e supplément, 1888)

 

Nous apprenons la mort de Mme Irma Marié, sœur de Mme Galli-Marié.

Fille du chanteur Marié, qui passa plusieurs années à l’Opéra, Mme Irma Marié s’était fait remarquer, aux Bouffes-Parisiens, dans les Bergers et dans la Chanson de Fortunio ; elle créa la cantinière de Fleur-de-Thé, à l’Athénée-Comique ; elle entra à l’Opéra-Comique, où elle créa le Char, de M. Emile Pessard ; en 1883, elle reprit, à l’Opéra-Populaire du Château-d’Eau, le rôle d’Effie du Brasseur de Preston.

Mme Irma Marié était âgée de cinquante ans.

(le Matin, 13 janvier 1891)

 

 

 

 

 

 

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