Alba MAZZONI

 

Alba Mazzoni en 1934, photo G.-L. Manuel Frères

 

 

Suzanne Georgette MASSON dite Alba MAZZONI

 

mezzo-soprano français

(32 rue de la Scellerie, Tours, Indre-et-Loire, 29 avril 1903* – Grigny, Essonne, 22 février 1979)

 

Fille de Julien Fernand MASSON (1873 –), professeur à l'Ecole nationale de musique de Tours, et de Marie Eugénie Caroline CORNEVAUX (1878 –), mariés à Nancy, Meurthe-et-Moselle.

Epouse 1. à Paris 8e le 29 novembre 1919 Alexander GUNN.

Epouse 2. à Paris 8e le 19 janvier 1926 (divorce le 15 juin 1944 [acte du 15 mars 1945 à Paris 8e] Justin BARRAGAN.

 

 

Au Conservatoire de Paris, elle obtint les prix suivants : 1re médaille de piano préparatoire en 1918 ; 1re médaille de vocalises en 1925 ; 1er accessit en 1925, second prix en 1927 puis premier prix de chant en 1929 ; second prix d'opéra-comique en 1929 ; 2e accessit en 1928 puis premier prix d'opéra en 1929. Elle chanta à l'Opéra sous son nom (Suzanne Masson), puis débuta le 25 août 1933 à l'Opéra-Comique sous le pseudonyme d'Alba Mazzoni.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Elle y débuta le 04 mars 1932 dans Elektra (la Surveillante).

 

Elle y chanta la Walkyrie (Guerhilde, 1932) ; Rigoletto (Johanna, 1932) ; Thaïs (Myrtale, 1932) ; Elektra (deuxième Servante, 1932) ; Roméo et Juliette (Gertrude, 1933).

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y débuta le 25 août 1933 dans les Contes d’Hoffmann (Giulietta).

 

Elle y chanta la Navarraise (Anita) ; Résurrection (la Korobléva, puis Caterina) ; Sapho (Fanny) ; Cavalleria rusticana (Santuzza) ; le Roi d’Ys (Margared) ; la Tosca (Tosca) ; Werther (Charlotte).

 

 

 

 

 

 

Alba Mazzoni en 1933

 

 

 

Un jour accablant de juillet, aux concours du Conservatoire, nous eûmes la surprise – une fois n'est pas coutume... – de découvrir une jeune chanteuse qui était musicienne, qui se préoccupait de sa technique, et qui se souciait de s'émouvoir pour nous émouvoir... Suzanne Masson obtint deux brillants premiers prix. Depuis, cette cantatrice, admirablement douée plastiquement pour la scène, n'a cessé de travailler. Suzanne Masson, en laquelle ses maîtres placent les plus grands espoirs, est, de plus, une pianiste remarquable... Or, après avoir "œuvré" dans la troupe de l'Opéra, Suzanne Masson vient d'effectuer à l'Opéra-Comique, dans le rôle de Margared, des débuts éclatants. C'est, incontestablement, une véritable, une ardente, une admirable "lyrique". Réjouissons-nous !...

(la Rampe, 01 décembre 1933)

 

 

 

 

 

publicité de juillet 1936

 

 

 

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