Henri MEILHAC

 

Henri Meilhac par Jules-Elie Delaunay

 

 

Henry dit Henri MEILHAC [prononcez Mé-iak']

 

auteur dramatique français

(2 rue de la Lingerie, Paris 4e, 23 février 1830* – Paris 8e, 06 juillet 1897*), enterré au cimetière Montmartre (monument par Bartholomé, 21e division).

 

Fils naturel de François MEILHAC, artiste peintre, et d'Antoinette CHOMÉ, couturière.

 

 

Employé chez un libraire, il donna, de 1852 à 1855, au « Journal pour rire », des articles humoristiques agrémentés de croquis et, plus tard, des fantaisies à la « Vie parisienne ». En 1855, il débuta au théâtre par des vaudevilles. Depuis lors, il fit jouer soit seul, soit en collaboration, un nombre considérable de pièces, qui le classèrent parmi les premiers auteurs dramatiques de son temps. Meilhac possédait un esprit léger, capiteux, ayant dans la bouffonnerie même quelque chose de distingué. Son style, imprégné de l'esprit boulevardier, est d’une exactitude et d'une vivacité rares. Parmi les pièces qu'il a écrites seul, nous citerons : l'Autographe (1859) ; le Petit-fils de Mascarille (1859) ; la Vertu de Célimène (1861) ; l'Attaché d'ambassade (1861 ; Victor Léon et Leo Stein en ont tiré leur opérette la Veuve joyeuse, musique de Franz Lehár) ; les Demoiselles Clochart (1886) ; Décoré (1888) ; le Brevet supérieur (1892). Sa collaboration avec Ludovic Halévy a été particulièrement féconde et brillante. Leur théâtre humoristique, d'une fantaisie légère et charmante, est une satire gaie de nos travers qui emprunte quelque chose à l'imagination bouffe, et qui fait servir l'imagination bouffe à accuser le trait d'observation et à en aviver le dessin. Parmi leurs opérettes, dont la plupart ont eu des succès retentissants, nous citerons les opéras bouffes dont Offenbach a écrit le plus souvent la musique : la Belle Hélène (1864) ; Barbe-Bleue (1866) ; la Grande-Duchesse de Gérolstein (1867) ; la Vie parisienne (1867) ; la Périchole (1868) ; les Brigands (1869) ; le Petit Duc (1878) ; il faut y ajouter le livret de l’opéra-comique Carmen (1875) pour Bizet. Parmi leurs comédies : les Brebis de Panurge (1863) ; Fanny Lear (1868) ; Froufrou (1869) ; Tricoche et Cacolet (1872) ; le Réveillon (1872 ; Carl Haffner et Richard Genée en tiré leur opérette la Chauve-Souris, musique de Johann Strauss) ; l'Eté de la Saint-Martin (1873) ; Toto chez Tata (Variétés, 25 août 1873 ; Opéra, 04 avril 1875) ; la Boule (1874) ; la Petite Marquise (1874) ; Loulou (1876) ; le Mari de la débutante (1879) ; Lolotte (1879) ; etc. Parmi les pièces écrites avec d'autres collaborateurs, citons : Manon (1884), et Rip (1884), avec Philippe Gille ; Mam'zelle Nitouche (1883), avec Albert Millaud ; Pepa (1888), avec Ganderax ; Leurs Gigolettes (1893) et Panurge (1895), avec de Saint-Albin ; etc. Il fut nommé chevalier (14 août 1869), puis officier (31 décembre 1884) de la Légion d'honneur. [Académie française, 26 avril 1888].

En 1868 il habitait 10 cité de Trévise à Paris 9e ; en 1885, 10 place de la Madeleine à Paris 8e, où il est décédé, célibataire.

 

 

 

 

 

 

 

livrets

 

les Diamants de la diva, opéra-comique en 2 actes, musique d'Adolphe Sellenick (Théâtre de Strasbourg, entre 1849 et 1854)

le Café du roi, opéra-comique en 1 acte, musique de Louis Deffès (Ems, 17 août 1861 ; Théâtre-Lyrique, 16 novembre 1861 ; Opéra-Comique, 02 septembre 1868)

le Brésilien, vaudeville en 1 acte, avec Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach (Palais-Royal, 09 mai 1863)

les Bourguignonnes, opéra-comique en 1 acte, musique de Louis Deffès (Ems, 19 juillet 1862 ; Opéra-Comique, 16 juillet 1863)

Néméa ou l'Amour vengé, ballet-pantomime en 2 actes, avec Ludovic Halévy, chorégraphie d'Arthur Saint-Léon, musique de Léon Minkus (Opéra, 14 juillet 1864)

la Belle Hélène, opérette en 3 actes, avec Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach (Variétés, 17 décembre 1864)

José-Maria, opéra-comique en 3 actes, avec Eugène Cormon, musique de Jules Cohen (Opéra-Comique, 16 juillet 1866)

Barbe-Bleue, opéra bouffe en 3 actes, avec Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach (Variétés, 05 février 1866)

la Vie parisienne, opéra bouffe en 5 actes, avec Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach (Palais-Royal, 31 octobre 1866 ; version en 4 actes, Variétés, 25 septembre 1873)

la Grande-Duchesse de Gérolstein, opéra bouffe en 3 actes, avec Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach (Variétés, 12 avril 1867)

l'Elixir de Cornelius, opéra-comique en 1 acte, avec Arthur Delavigne, musique d'Emile Durand (Fantaisies-Parisiennes, 03 février 1868)

le Château à Toto, opéra bouffe en 3 actes, avec Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach (Palais-Royal, 06 mai 1868)

la Pénitente, opéra-comique en 1 acte, avec William Busnach, musique de Clémence de Grandval (Opéra-Comique, 13 mai 1868)

la Périchole, opéra bouffe en 2 actes, avec Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach (Variétés, 06 octobre 1868 ; version en 3 actes, Variétés, 25 avril 1874)

Vert-Vert, opéra-comique en 3 actes, avec Charles Nuitter, musique de Jacques Offenbach (Opéra-Comique, 10 mars 1869)

la Diva, opéra bouffe en 3 actes, avec Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach (Bouffes-Parisiens, 22 mars 1869)

les Brigands, opéra bouffe en 3 actes, avec Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach (Variétés, 10 décembre 1869 ; Opéra-Comique, 15 juin 1931)

le Service obligatoire, opérette bouffe en 3 actes, avec Albert Marion et Fournier-Sarloveze, musique de Jules Costé, Emmanuel Chabrier et René de Boisdeffre (Paris, 21 décembre 1872)

Carmen, opéra-comique en 4 actes, avec Ludovic Halévy, musique de Georges Bizet (Opéra-Comique, 03 mars 1875)

la Boulangère a des écus, opéra bouffe en 3 actes, avec Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach (Variétés, 19 octobre 1875)

les Païens, opérette, musique de Messager, Serpette, Widor, Massenet et Delibes (1876 ; partition perdue)

le Fandango, ballet-pantomime en 1 acte, avec Ludovic Halévy, chorégraphie de Louis Mérante, musique de Gaston Salvayre (Opéra, 26 novembre 1877)

le Petit Duc, opéra-comique en 3 actes, avec Ludovic Halévy, musique de Charles Lecocq (Renaissance, 25 janvier 1878)

la Petite Mademoiselle, opéra-comique en 3 actes, avec Ludovic Halévy, musique de Charles Lecocq (Renaissance, 12 avril 1879)

Janot, opéra-comique en 3 actes, avec Ludovic Halévy, musique de Charles Lecocq (Renaissance, 22 janvier 1881)

la Roussotte, comédie-vaudeville en 3 actes et 1 prologue, avec Ludovic Halévy et Albert Millaud, musique d'Hervé, Charles Lecocq et Marius Boulard (Variétés, 26 janvier 1881)

Rip, opéra-comique en 3 actes, avec Philippe Gille, musique de Robert Planquette (version anglaise de Farnie, Londres, 14 octobre 1882 ; version fr. Folies-Dramatiques, 11 novembre 1884)

Madame le Diable, opérette féerique en 4 actes, avec Arnold Mortier, musique de Gaston Serpette (Renaissance, 05 avril 1882)

Mam'zelle Nitouche, comédie-opérette en 3 actes, avec Albert Millaud (Variétés, 26 janvier 1883)

Manon, opéra-comique en 5 actes, avec Philippe Gille, musique de Jules Massenet (Opéra-Comique, 19 janvier 1884) => fiche technique

la Cosaque, comédie-vaudeville en 3 actes, avec Albert Millaud, musique d'Hervé (Variétés, 01 février 1884)

Kassya, drame lyrique en 4 actes, avec Philippe Gille, musique de Léo Delibes terminée par Jules Massenet (Opéra-Comique, 24 mars 1893)

Panurge, opérette en 3 actes, avec Albert de Saint-Albin, musique de Robert Planquette (Gaîté-Lyrique, 22 novembre 1895)

 

 

 

 

 

Ludovic Halévy (assis) et Henri Meilhac

 

 

 

 

Lorsqu'il eut fait ses études au collège Louis-le-Grand, il entra comme employé dans une maison de librairie. Doué d'un esprit fin, caustique, original, d'une imagination quelque peu bizarre et fantasque, ayant une manière à lui de voir les choses, de les peindre, de les revêtir d'une fantaisie toute personnelle, M. Meilhac s'essaya d'abord dans la caricature. Des dessins, puis des articles qu'il envoya à Philipon furent insérés dans le Journal pour rire, où collabora, de 1852 à 1855, sous le pseudonyme de Thalin. En 1855, il débuta au théâtre en faisant représenter au Palais-Royal deux vaudevilles en deux actes, Garde-toi, je me garde, et Satania. Ces pièces eurent peu de succès ; toutefois, on y trouvait de la verve, une imagination ingénieuse et un tour d'esprit tout parisien qui, dès cette époque, frappèrent la critique. M. Meilhac fit jouer ensuite : la Sarabande du cardinal, en un acte (1856), au même théâtre ; le Copiste, en un acte (1857), au Gymnase ; l'Autographe, en un acte (1858), charmante petite pièce, dont la donnée ingénieuse est traitée avec une grande habileté et qui obtint le plus légitime succès au Gymnase ; Péché caché ou A quelque chose malheur est bon, en un acte (1858), au Palais-Royal ; le Retour d'Italie, à-propos en un acte (1859), au Gymnase ; le Petit-fils de Mascarille, comédie en cinq actes, vive amusante, originale (1859), au même théâtre ; Ce qui plaît aux hommes, en un acte (1860), aux Variétés, pièce en collaboration avec M. Ludovic Halévy ; l'Étincelle, en un acte (1860), au Vaudeville ; Une heure avant l'ouverture, prologue en un acte au même théâtre, avec Arthur Delavigne ; la Vertu de Célimène, comédie en cinq actes (1861), pièce fort agréable, mais remplie de combinaisons invraisemblables, qui réussit au Gymnase ; l'Attaché d'ambassade, comédie en trois actes (1861), au Vaudeville ; les Bourguignonnes, livret d'opéra en un acte (1861), à l'Opéra-Comique ; le Café du roi, opérette en un acte (1861), au Théâtre-Lyrique ; le Menuet de Danaé, en un acte (1861), aux Variétés, avec M. Ludovic Halévy.
A partir de cette époque, M. Meilhac a composé presque toutes ses pièces en collaboration avec M. Ludovic Halévy, et, depuis lors, ces deux auteurs ont remporté presque autant de succès qu'ils ont fait jouer de pièces. Jusque-là, M. Meilhac avait montré une tendance accusée à donner soit dans le précieux et le raffiné, soit dans le grotesque à outrance. Avec son sens de la réalité, M. Ludovic Halévy a atténué les tendances de son collaborateur a se jeter dans le fantasque et le bizarre, et il l'a circonscrit, dit M. Sarcey, dans les limites plus étroites hors desquelles il n'y a plus aucun sentiment de la réalité et par conséquent aucun plaisir pour le spectateur. Dans leurs pièces spirituelles, piquantes et d'un tour bien parisien, on rencontre fréquemment des mots d'observation qui, tout en excitant le rire du public, donnent à réfléchir au moraliste. Toutes les pièces suivantes, à l'exception de quelques-unes que nous indiquerons, sont dues à la collaboration des deux écrivains : les Moulins à vent, en trois actes (1862), aux Variétés ; l'Echéance, en un acte, avec M. Arthur Delavigne (1862), au Gymnase ; les Brebis de Panurge, en un acte (1862), au Vaudeville, spirituelle bluette qui est restée au répertoire ; la Clef de Metella, en un acte (1862), au même théâtre ; le Brésilien, en un acte (1863), au Palais-Royal ; le Train de minuit, en deux actes (1863), au Gymnase ; les Curieuses, en un acte, pièce spirituelle et brillante, par M. Meilhac seul (1864), au Gymnase ; Néméa ou l'Amour vengé, ballet (1864) ; la Belle Hélène, parodie en trois actes de la Grèce antique, dont Offenbach fit la musique et qui obtint un succès énorme aux Variétés (1864) ; le Photographe, en un acte (1864), au Palais-Royal ; Fabienne, en trois actes, au Gymnase (1865), pièce où domine un marivaudage maniéré et qui est due à M. Meilhac seul ; les Méprises de Lambinet, en un acte (1865), aux Variétés ; le Singe de Nicolet, en un acte (1865), au même théâtre ; Barbe-Bleue, bouffonnerie en trois actes, mise en musique par Offenbach (1866), aux Variétés ; la Vie parisienne, en cinq actes (1866), au Palais-Royal, reprise aux Variétés en 1873 ; José Maria, opéra-comique en trois actes, avec M. Cormon (1866), à l'Opéra-Comique ; la Grande-Duchesse de Gérolstein, en trois actes (1867), aux Variétés, bouffonnerie, avec musique d'Offenbach, laquelle eut un succès prodigieux ; Tout pour les dames, en un acte (1867), aux Variétés ; le Château à Toto, en trois actes (1868), au Palais-Royal ; Fanny Lear, en cinq actes (1868), au Gymnase ; la Périchole, en deux actes, aux Variétés (1868) ; le Bouquet, en un acte (1868), au Palais-Royal ; Suzanne et les deux vieillards, gracieuse comédie en un acte (1868), au Gymnase ; la Pénitente, opéra-comique en un acte, à l'Opéra-Comique (1868), avec Busnach ; Vert-Vert, opéra-comique en trois actes (1869), avec Nuitter, à l'Opéra-Comique ; la Diva, en trois actes (1869), aux Bouffes-Parisiens ; l'Homme à la clef, en un acte (1869), aux Variétés ; Frou-Frou, comédie en cinq actes, dont le succès fut retentissant (1869), au Gymnase ; les Brigands, en trois actes, aux Variétés (1869) ; Tricoche et Cacolet, très amusant vaudeville en cinq actes (1871), au Palais-Royal ; Nany, comédie en quatre actes (1872), avec E. de Najac, représentée avec peu de succès au Théâtre-Français ; le Réveillon, spirituel vaudeville en trois actes au Palais-Royal ; Madame attend Monsieur, en un acte (1872), au même théâtre ; les Sonnettes, en un acte pétillant de gaieté (1872), aux Variétés ; le Roi Candaule, en un acte (1873), au Palais-Royal ; l'Eté de la Saint-Martin, en un acte (1872), au Théâtre-Français ; Toto chez Tata, fantaisie en un acte (1873), aux Variétés, etc.
Enfin M. Meilhac a été un des collaborateurs de la Vie parisienne, et il a publié, dans la Revue de Paris, les Païens, morceau dramatique en vers.

(Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, 1866-1876)

 

Depuis 1873, ce spirituel écrivain a fait jouer, en collaboration avec M. Ludovic Halévy : l'Ingénue, comédie en un acte (1874, in-12) ; la Mi-Carême, en un acte (1874, in-12) ; la Petite marquise, en trois actes (1874, in-12) ; Carmen, opéra-comique en quatre actes, musique de Georges Bizet (1875, in-12) ; la Boule, comédie en quatre actes (1875, in-12) ; la Boulangère a des écus, opéra bouffe en trois actes, musique d'Offenbach (1875, in-12) ; le Passage de Vénus, en un acte (1875, in-12) ; la Veuve, comédie en trois actes (1875, in-12) ; Loulou, vaudeville en un acte (1876, in-12) ; Paturel, en un acte (1876, in-12) ; le Prince, en quatre actes, pièce des plus amusantes, jouée au Palais-Royal (1877, in-12) ; la Cigale, en trois actes (1877, in-12) ; le Petit duc, opérette en trois actes, dont le succès a été considérable (1878), etc.

(Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, 1er supplément, 1878)

 

Depuis le Petit Duc, opérette (1878), M. H. Meilhac a fait jouer : la Cigarette, comédie en un acte, avec M. Ludovic Halévy (1878) ; Samuel Brohl, drame en trois actes (1879) ; le Mari de la débutante, comédie en quatre actes, avec M. Ludovic Halévy (1879) ; le Petit Hôtel, comédie en un acte, avec M. Ludovic Halévy (Comédie-Française, 1879) ; Lolotte, comédie en un acte, avec M. Ludovic Halévy (1879) ; la Petite Mademoiselle, opéra-comique en trois actes, musique de M. Ch. Lecocq, avec M. Ludovic Halévy (1879) ; Nina la tueuse, comédie en un acte et en vers, avec M. Jacques Redelsperger (1880) ; la Petite Mère, comédie en trois actes, avec M. Ludovic Halévy (1880) ; la Roussotte, comédie-vaudeville en trois actes, musique de MM. Lecocq, Hervé et Boulard (1881) ; Phryné, fantaisie en trois actes (1881) ; Janot, opéra-comique en trois actes, musique de M. Ch. Lecocq, avec M. Ludovic Halévy (1881) ; Mam'zelle Nitouche, comédie en trois actes, avec M. Albert Millaud (1882) ; le Mari à Babette, comédie en trois actes, avec M. Ph. Gille (Palais-Royal, 1882) ; Madame le Diable, féerie-opérette en quatre actes, musique de M. Serpette, avec M. Arnold Mortier (Renaissance, 1882) ; Ma Camarade, comédie en cinq actes, avec M. Philippe Gille (Palais-Royal, 1883) ; le Nouveau Régime, comédie en un acte, avec M. Jules Prével (1883) ; la Cosaque, comédie-vaudeville en trois actes, avec M. Albert Millaud (Variétés, 1884) ; la Duchesse Martin, comédie en un acte et en prose (Comédie-Française, 1884) ; Manon, opéra-comique en cinq actes, musique de M. Massenet, avec M. Ph. Gille (Opéra-Comique, 1884) ; Rip, opéra-comique en trois actes, musique de M. Planquette, avec MM. Ph. Gille et Farnie (1885) ; les Demoiselles Clochart, comédie-vaudeville en trois actes (Variétés, 1886) ; Gotte, comédie en quatre actes (Palais-Royal, 1886) ; Décoré, comédie en trois actes (Variétés, 1888) ; Pepa, comédie en trois actes (Comédie-Française, 1888). M. Henri Meilhac, le 26 avril 1888, a été élu membre de l'Académie française, où l'avait précédé son collaborateur le plus habituel, M. Ludovic Halévy. Il succédait au spirituel vaudevilliste Eugène Labiche. Il a prononcé son discours de réception le 4 avril 1889 ; c'est M. Jules Simon qui lui a répondu.

(Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, 2e supplément, 1889)

 

 

 

 

 

 

Aimables frères Siamois,

Dont l'union archi-féconde

Sans peine lance par le monde

Un nouveau-né tous les deux mois ;

Croissez, multipliez, chers frères,

Car vos enfants font leur chemin

Et ne manquent pas de compères

Pour leur donner un coup de main.

C'est pourquoi le public ravi

D'entendre sonner vos sonnettes,
Sourira sans doute aux binettes

De Meilhac et de Halévy.

 

 

Henri Meilhac (à gauche) et Ludovic Halévy, caricature de Telory

 

 

 

 

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